Le culte en video
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LE TEXTE DE LA PRÉDICATION
Texte de la prédication donnée à l’oratoire du Louvre par Robert Philipoussi, le 19 juillet 2026
Textes: Dt 18, 21-22; Marc 1, 29-34
Dans cette simplicité-là, c’est d’une beauté insoutenable
Jésus guérit la belle-mère de Pierre et les commentateurs se demandent pourquoi.
Je veux dire: se demandent quel est le sens de cette guérison-là. De quoi cette guérison serait-elle le nom.
Est-ce une manie, ou une attirance vers la facilité , que de considérer les textes bibliques comme des allégories? Comme des réserves de sens caché à la première lecture? Ce qui déjà contournerait une espèce de joie spontanée et naïve d’éprouver de la joie devant une guérison ?
Pour beaucoup de commentateurs, spontanés ou érudits, chaque action d’un récit est censée avoir un sens supérieur à l’action proprement dite.
Cela peut être anodin: Jésus monte sur une barque, et il devient tout à coup le successeur de Noé victorieux des flots envahissants. Il permet qu’une foule entière soit nourrie, et c’est le nouveau pourvoyeur d’une manne pour un nouveau peuple errant. Mais c’est allé très loin: Jésus est condamné à mort et crucifié comme tant de fauteurs de troubles, et cette mort devient un sacrifice expiatoire et universel voulu par Dieu.
Une manie, une quête, celle de voir, dans tout, une volonté, un dessein, voire un sens supérieur.
On passe de ce qui apparaît comme un fait, même un fait important, et pour ce dernier exemple à un fait émouvant, à un concept.
Mais pour moi, c’est une réduction.
Quand j’apprends qu’en fait ce que j’ai vu sur la croix n’était qu’un élément d’un récit plus grand, pré écrit, fonctionnel, j’en arrive même à oublier que sur cette croix, d’abord, quelqu’un est mort.
J’en arrive à oublier la densité du mystère autour de la simple description d’un acte, j’oublie qu’avant le discours, il y avait la vie, même celle de quelqu’un qui s’échappe sur une croix.
Certains donc par exemple se demandent, puisqu’il est écrit que dès qu’elle a été guérie, elle s’est mise à les servir , si la belle-mère de Pierre dans ce récit ne serait pas la première diaconesse de l’Église , ou le premier diacre si on veut garder le masculin supposé neutre de cette fonction .
Ainsi , la norme de l’église instituée serait déjà là, dans ce récit: Pierre serait la figure par excellence de l’apôtre et la belle-mère la figure inaugurale du diacre.
Et c’est pertinent car dans l’église instituée, il y a ceux et celles qui ont la profession d’annoncer la bonne nouvelle par l’acte de la Parole, et ceux et celles qui annoncent aussi la bonne nouvelle mais par les actes du service, par le soin envers le prochain. Sans cette double fonctionnalité, l’église n’est pas pertinente. D’accord. Et le tour est joué: les exégètes disent que ce texte illustre et valide le shéma d’organisation d’une église, et l’église trouve dans ce récit une source de validation, prétendument originelle, de son organisation.
Le problème n’est pas la validité de cette norme, mais à mon sens le problème devient la perte provoquée par le fait de plonger immédiatement dans le symbolique. Car au fond, que dit-on quand on dit qu’un texte illustre l’église et que l’église fabrique un texte pour se justifier ? On ne dit rien. On contemple un fonctionnement en boucle qui fondamentalement ne dit rien, ou pas grand chose de vital.
Alors, reprenons. Pourquoi Jésus guérit-il la belle-mère de Pierre? Et bien je vous réponds et normalement vous m’avez vu venir : parce qu’elle était malade.
Et qu’il était là. Et que Jésus était un guérisseur.
Pourquoi, dans nos associations comme la Cimade ou le Casp, prenons-nous soin des demandeurs d’asile? Mon point de vue est que nous le faisons parce qu’ils sont là, et aussi parce que nous étions là, et que nous pouvions le faire.
Plutôt que d’aller dénaturer cette femme, de l’idéaliser sous forme symbolique, je préfère me réjouir qu’il y a plus de deux mille ans, une femme ait été guérie. Je suis heureux de lire le récit d’une personne qui peut-être, sans doute, a existé et qui a été guérie. Je me réjouis plus de ça que d’un symbole, ou que d’une illustration, même quand celle-ci est un croquis de Rembrandt que j’ai utilisé pour illustrer le cartouche de ce culte sur notre site internet.
Vous l’avez entendu tout à l’heure dans le livre des actes: là où il passait, il faisait du bien et il guérissait tous ceux qui étaient opprimés par le diviseur ; car Dieu était avec lui !
C’est simple. C’est basique.
Cette façon de considérer les textes bibliques comme des réservoirs de sens caché voire crypté vient de loin et de longtemps, et elle fait toujours recette.
Et elle fait aussi partie des premiers réflexes des prédicateurs en herbe, finalement héritiers spontanés d’une vieille tradition.
Ce mode d’interprétation date des 4e et 5e siècle de notre ère. C’est la tradition de l’école d’Alexandrie qui prône la lecture allégorique et qui se distinguerait de l’école d’Antioche, qui elle s’attacherait plus à la littéralité des énoncés.
Dans nos évangiles, il y a la narration de l’action, et dans celle-ci, il est aussi énoncé de multiples paraboles, qui elles sont vraiment faites pour que nous puissions nous en donner à cœur joie et décupler le sens dans tous ses degrés.
Tous les textes ne sont pas des paraboles. Il faut donc garder la distinction, entre les deux genres littéraires.
Mais ce qu’on oublie, plus essentiellement, c’est que le christianisme, la foi chrétienne n’est pas une religion du livre ! Et cela, je crois, il faut le rappeler clairement et constament.
Le christianisme n’est pas une religion du livre, c’est-à-dire n’est pas une religion basée sur des mots et des phrases dont il faudrait tirer du sens. Mais il est une religion de la parole faite chair, donc une religion autour d’une personne. Et de fait, une personne, c’est beaucoup plus difficile à décrypter qu’un texte. Une personne, c’est ce qui résiste au symbole ou à l’allégorie. Le bon samaritain, titre donné à une parabole qui ne raconte nulle part qu’il était particulièrement bon, titre donné à quelqu’un peut-être à son corps défendant et poshume et avant qu’il ne devienne l’élément clé d’une histoire imaginaire, est un symbole, la belle-mère de Pierre est une personne.
Une personne, on ne peut la réduire à néant, qu’en la tuant d’une part, ou dans une perspective légale et néanmoins immorale, qu’en la transformant en texte: on le fait tous quand on « parle de quelqu’un » en bien ou en mal» , en fait, on transforme quelqu’un en un petit récit clos, un petit récit beaucoup plus manipulable que la personne elle-même, qui avant cette œuvre littéraire était faite de chair, de sang, de sentiments, de contradictions, de paradoxes, de non conscience partielle ou totale d’elle-même, d’obsessions et j’en passe, mais même un petit récit peut aller entourer et jusqu’à étouffer la vraie personne définitivement, qui n’est plus qu’une phrase. Errante et solitaire. Définitive. Plus que son épitaphe, y compris de son vivant.
C’est pourquoi je vous invite à vous intéresser aux textes bibliques, mais avec la même charité que vous auriez ou que nous devrions tous avoir envers une personne. Dans le sens où vous n’auriez pas directement envie de l’étouffer au motif de votre recherche effrénée de sens.
C’est pourquoi sans vous encourager à un littéralisme qui peut souvent être assimilé à de la bêtise, je vous invite aussi , et particulièrement dans un évangile comme celui de Marc, à lire ce qui est écrit.
Encore un exemple- sans doute inspiré par la canicule : Si vous avez un brevet de secourisme et que vous vous mettez à faire un massage cardiaque à la personne qui vient de s’effondrer devant vous dans la rue, je ne vois pas en quoi vous seriez le symbole de quoi que ce soit. Vous avez juste empêché quelqu’un de mourir prématurément.
Mais c’était juste deux personnes. L’une en train de mourir. Et l’autre qui la sauve. Où est l’allégorie? Quel est le symbole de cette action? Il n’y en a pas. L’avantage dans votre cas, c’est que personne n’a pris de notes sur ce qui s’est passé. Je ne doute pas qu’un journaliste voire un écrivain aurait pu transformer votre anecdote en manifeste du courage, de la performance et de la bonté. À votre corps défendant peut-être. Ou consentant, qui sait. Pourquoi ne pas tirer finalement, des bénéfices de son acte héroïque? Mais quel intérêt à devenir la métaphore de soi-même? Quelle perte d’énergie, plutôt que de vivre.
Ainsi le christianisme est la religion de la parole faite chair, faite personne, Jésus de Nazareth, une personne qui marche, voit, guérit, parle. Et si nous ne recevons cette personne que sous la forme de quelques belles phrases écrites, et bien nous sommes sans doute dans l’erreur.
C’est pourquoi je convie souvent les adeptes de l’évangile à carrément entrer dans le texte en position d’observateur de ce qui se passe, à oublier le caractère littéraire de cette affaire. À vivre les évangiles en immersion complète.
Ici c’est dans un maison privée, juste après une délivrance publique dans une synagogue, mais qu’importe, il y a toujours beaucoup de monde autour des malades et vous y êtes. Vous êtes peut-être un cousin. Ou alors vous êtes venu rapporter une jarre que cette femme vous avez prêtée. Bref. Vous êtes venus et vous avez vu. Jésus guérissant une femme, qui se trouve être la belle-mère de Pierre.
Quel enseignement en tirer ? Littéralement aucun. Ou alors considérer que celui ci, ce Jésus, n’est pas quelqu’un qui ne fait que parler en théorie, mais qui agit avec les dons qu’il possède. Quel enseignement en tirer ? Si nous voulions des phrases, c’est à dire un enseignement au sens strict, nous irions plutôt voir Jésus dans ses actes verbaux d’enseignement. Mais dans Marc, nous serions sans doute un peu déçus, car dans cet évangile, il ne parle pas beaucoup. Il agit plus qu’il ne parle.
Puisque la foi chrétienne a pour centre le passage de la parole à la chair donc à la vie, il serait peut-être plus cohérent de ne pas tout de suite faire le chemin inverse mais plutôt d’essayer de rester dans vie, les actes, les effets, la performance de cette parole faite chair en la personne de Jésus de Nazareth.
Les textes sont là, ils méritent exégèses et convoquent à juste titre des savants de nombreuses disciplines, mais au fond, ils n’ont sans doute pas d’autre prétention que d’être des traces de celui qui a marché ici, guéri là, parlé comme ça, des traces sublimes certes, extrêmement subtiles et aussi disparates que la vie, des traces complexes y compris pour un pisteur chevronné mais pas des traités cryptiques et symboliques, voire moraliste à la petite semaine, ou pires, illustratifs.
Je me réjouis de cette guérison, car je suis content qu’une personne cesse de souffrir. Et si je transforme cette femme en symbole, en fait, peut-être que je passe à côté de la bonne nouvelle de ce texte: à savoir que quelqu’un ait été guéri.
C’est ma bonne nouvelle de ce matin. Elle est simple et brute. Et belle, de mon point de vue. Littérale matérielle et brute. Elle avait de la fièvre. Elle n’en a plus. Elle était couchée. Elle a été relevée.
Le vrai prophète, dit le texte du Deutéronome qui a été lu en premier c’est celui dont la parole se réalise, c’est à dire devient un acte. En voici un.
Elle a été relevée.
Comme Jésus finalement qui jeté dans un tombeau si l’on l’y avait laissé, aurait été la proie de tous les compétiteurs en nécrologie.
Mais il a été annoncé qu’il a été relevé du tombeau. Relevé comme cette femme.
Interessant, puisque même si certains ne vont pas se gêner pour le renfermer quand même dans des nombreux sarcophages théoriques, et il y a quand même l’idée qu’il est vivant, et qu’un vivant, cela ne se comprend pas, ça ne s’attrape pas si facilement.
Attrape moi si tu peux, on dirait le défi de Jésus aux théologiens depuis deux millénaires. Mais c’est un défi impossible, car Jésus n’est pas un texte. C’est, ou c’était selon votre façon de croire, un vivant.
Il s’approcha et la fit lever en lui saisissant la main
Dans cette simplicité-là, c’est d’une beauté insoutenable
La parole s’est faite chair. Amen.
LA LITURGIE
SALUTATION ANNONCE DE LA GRÂCE
Bienvenus, frères et sœurs en Christ.
Que cette heure en communion vous soit bénéfique.
La grâce et la paix sur chacun et chacune d’entre vous.
AMEN
RÉPONS
LOUANGE [ DEBOUT]
Louons le Seigneur.
Nous t’adorons Seigneur puisque tu te tiens au-delà de la routine et de la violence de nos jours et nous offre une espérance que notre cécité naturelle et aussi notre condition pécheresse ne nous permettraient pas d’appréhender.
Grâce à toi, nous espérons et c’est déjà ça au milieu de la brutalité des comportements.
Grâce à Toi, Seigneur, nous pouvons voir venir la lumière au cœur de nos ténèbres; ressentir à nouveau la force de nous engager à transformer le monde, et ce faisant, dans la compagnie de nos frères et des nos sœurs, eux et elles aussi s’étant révélés ta merveilleuse présence.
Merci, au cœur d’un système qui fabrique sans cesse l’illusion et valorise le mensonge, de nous offrir de la vérité et du calme.
AMEN.
CHANT PSAUMES 98, strophes 1, 2, 3, 4
VOLONTÉ DE DIEU
Ecoutons l’expression de la volonté de Dieu dans l’évangile de la 1ère épitre de Jean, chapitre 1
1 Jean 5
…2Nous connaissons que nous aimons les enfants de Dieu, lorsque nous aimons Dieu, et que nous pratiquons ses commandements. 3Car l’amour de Dieu consiste à garder ses commandements. Et ses commandements ne sont pas pénibles, 4parce que tout ce qui est né de Dieu triomphe du monde; et la victoire qui triomphe du monde, c’est notre foi.…
RÉPONS
PRIÈRE DE CONVERSION
Nous prions.
Notre Dieu, au nom de ton Fils Jésus-Christ, celui qui a consacré son entière existence à ouvrir la voie de notre salut, nous te demandons de pardonner nos errances, nos louvoiements et notre pusillanimité dans l’exercice de notre vocation de chrétien, quand nous sommes supposés transmettre la grâce qui vient de toi, mais que, sans trop savoir comment, nous préférons tourner en rond dans le désert de nos vanités.
Ouvre nos yeux, nos cœurs et nos bouches pour qu’enfin nous soyons accordés à ton amour à notre égard prodigue. AMEN
RÉPONS
ANNONCE DU PARDON
Recevons d’un cœur sincère et confiant l’assurance que le Seigneur nous pardonne.
Ecoutons alors la lecture d’un passage du livre des Actes, chapitre 10, versets 37 à 43
Vous, vous savez ce qui est arrivé dans toute la Judée, après avoir commencé en Galilée, à la suite du baptême que Jean a proclamé : 38comment Dieu a conféré une onction d’Esprit saint et de puissance à Jésus de Nazareth qui, là où il passait, faisait du bien et guérissait tous ceux qui étaient opprimés par le diviseur ; car Dieu était avec lui !
39Nous sommes témoins de tout ce qu’il a fait dans le pays des Judéens et à Jérusalem. Celui qu’ils ont supprimé en le pendant au bois, 40 Dieu l’a réveillé le troisième jour ; il lui a donné de se manifester, 41non à tout le peuple, mais aux témoins désignés d’avance par Dieu, à nous ! Qui avons mangé et bu avec lui après qu’il s’est relevé d’entre les morts.
42Et il nous a enjoint de proclamer au peuple et d’attester que c’est lui que Dieu a institué juge des vivants et des morts. 3Tous les prophètes lui rendent ce témoignage : quiconque met sa foi en lui reçoit par son nom le pardon des péchés.
Et avec le prophète Jérémie:
…21Voici ce que je veux repasser en mon coeur, Ce qui me donnera de l’espérance. 22Les bontés de l’Eternel ne sont pas épuisées, Ses compassions ne sont pas à leur terme; 23Elles se renouvellent chaque matin. Oh! que ta fidélité est grande!
RÉPONS
CONFESSION DE FOI
Je reconnais l’existence de Dieu.
Je considère Jésus comme une personne marquante, dont l’exemple incite à réconsidérer radicalement certaines de nos manières de vivre.
J’estime que les Écritures, lues avec discernement, sont une source prodigieuse d’éveil.
J’accorde de l’importance à l’église, quand elle permet une démarche responsable et engagée quand elle permet et annonce à la fois la diversité la plus folle et la communion la plus harmonieuse
J’avance avec modestie, porté par une quête sincère de sens, de cohérence et de bonheur.
J’avance avec fierté, celle de me situer maintenant dans le passé d’un monde nouveau auquel j’appartiens déjà.
RÉPONS
Doxologie : « Gloire à Dieu dans les cieux et sur la terre, et d’éternité en éternité ».
LECTURES
DEUTERONOME 18
21Peut-être te diras-tu : « Comment reconnaîtrons-nous la parole que le Seigneur n’a pas dite ? » 22Quand le prophète parle au nom du Seigneur (YHWH) et que la parole ne se réalise pas, qu’elle n’arrive pas, c’est une parole que le Seigneur n’a pas dite. C’est par arrogance que le prophète l’a dite : tu n’auras pas peur de lui.
MARC 1
29 En sortant de la synagogue, ils se rendirent, avec Jacques et Jean, chez Simon et André. 30La belle-mère de Simon était alitée, elle avait de la fièvre ; aussitôt on lui parle d’elle. 31Il s’approcha et la fit lever en lui saisissant la main ; la fièvre la quitta, et elle se mit à les servir.
32 Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous les malades et les démoniaques. 33Toute la ville était rassemblée devant la porte. 34 Il guérit beaucoup de malades qui souffraient de divers maux et chassa beaucoup de démons ; il ne laissait pas les démons parler, parce qu’ils le connaissaient.
PSAUMES 121, strophes 1, 2, 3, 4
PRIÈRE D’ILLUMINATION
Seigneur, donne nous la paix intérieure pour recevoir de ta parole ce dont nous avons besoin pour notre vie. AMEN
ORGUE
PRÉDICATION
ORGUE
PSAUMES 23, strophes 1, 2, 3
LES ANNONCES
21/07/ 2026 à 11H Jean-Noël RACHET 26/12/1948 –07/07/2026 (77 ans)
22/07/2026 à 10H30 Yves BOURGADE, 17/06/1942- 27/06/2026 (83 ans)
L’OFFRANDE POUR L’ÉGLISE
Notre offrande est la concrétisation d’une bénédiction.
Quand nous voulons nous donner les moyens d’annoncer l’évangile, nous savons que cette possibilité est simplement dans notre décision.
PRIÈRE D’INTERCESSION
Pour les enfants atteints de maladies incurables et vivant leurs derniers moments dans des chambres d’hôpitaux aux murs colorés de dessins joyeux, entourés de leur familles aimantes et désespérées et d’un personnel médical et para médical engagé à leur côté, nous te prions Seigneur.
Pour les enfants enterrés sous les décombres des bombardements, nous te prions Seigneur.
Pour nous, pour la reconquête de notre humanité, nous te prions Seigneur.
Pour ceux et celles qui errent sans fin dans la rue, monologuant des paroles délirantes et qui ne seront jamais la priorité d’une société sans pitié pour ceux et celles qui ne sont rien, nous te prions Seigneur.
Pour nous, pour la reconquête de notre humanité, nous te prions Seigneur.
Pour toutes les femmes agressées, violentées, abusées et violées, nous te prions Seigneur.
Pour nous, pour la reconquête de notre humanité, nous te prions Seigneur.
Pour nous donner la force d’à la fois voir le monde tel qu’il est, et celle de le subvertir pour qu’il devienne enfin vivable et plaisant, nous te prions Seigneur.
NOTRE PÈRE
EXHORTATION
« Oui, le bonheur et la grâce m’accompagneront tous les jours de ma vie, et j’habiterai dans la maison de l’Éternel jusqu’à la fin de mes jours. »
BÉNÉDICTION
Que dieu vous bénisse et qu’il vous garde dans son amour, qu’il anime vos coeurs et vos pensées, qu’il vous offre l’espérance et l’espoir dont vous pourriez manquer et vous indique votre chemin à suivre pour rendre votre existence digne de la grâce que vous avez reçue.
Au nom du Seigneur Jésus-Christ, celui a consacré sa vie pour que nous découvrions le salut.
Amen
RÉPONS
ORGUE