TEXTE DE LA PRÉDICATION DU DIMANCHE 7 JUIN 2026

Texte de la prédication donnée à l’Oratoire du Louvre
par le Pasteur Robert Philipoussi,

le 7 juin 2026.
Texte biblique 1 Rois 19, 1-13.
Baptêmes d’Oscar et de Marius

« QUE FAIS-TU ICI, ÉLIE ? »

La légende d’Elie le prophète raconte qu’avant de se retrouver là, sur le mont Horeb, l’autre nom du mont Sinaï, il aura traversé beaucoup de tumulte.

 

Celui qui se décrit comme « zélé » a par exemple été en butte aux agissements d’un roi faible et veule nommé Achab et surtout de sa puissante épouse, Jézabel celle dont personne n’oublie le nom, rappelez-vous : C’était pendant l’horreur d’une profonde nuit ;Ma mère Jézabel devant moi s’est montrée, Comme au jour de sa mort pompeusement parée ; Ses malheurs n’avaient point abattu sa fierté ; Même elle avait encor cet éclat emprunté Dont elle eut soin de peindre et d’orner son visage, Pour réparer des ans l’irréparable outrage. L’Athalie de Racine (1691), fille de Jézabel, n’a de cesse que de vouloir venger sa mère, et à l’origine de tout ça, c’est le prophète Élie, évoqué par Racine dans l’Acte I : « Élie aux éléments parlant en souverain, Les cieux par lui fermés et devenus d’airain, Et la terre trois ans sans pluie et sans rosée… »

 

Ce prophète au sommet de la hiérarchie des prophètes, ou du moins le plus fameux, s’était confronté aux prophètes de Baal — un Dieu souvent lié à l’orage — et ce pendant un épisode de sécheresse que le prophète a justement prophétisé. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ensuite, il n’a pas fait de quartier et qu’il n’a eu aucune pitié.

 

Ce prophète qui se présente donc lui-même comme zélé (mais qu’on va plutôt qualifier de fanatique), comme de nombreux personnages de la Bible hébraïque, n’est pas vraiment été décrit sous un jour très sympathique. Mais il a des nuances. Par exemple dans cet épisode dit de la veuve de Sarepta : une étrangère auprès de laquelle il accomplit un miracle pour qu’elle ne meure pas de faim et dont aussi il relèvera le fils de la mort. Nuancé aussi, dans le moment raconté dans notre récit, où visiblement, le héros est très fatigué.

 

À propos de héros bibliques, c’est le moment de rappeler qu’il y a un biais quasi systématique dans ces écritures pour présenter les héros, en tous les cas masculins, d’une façon a minima déplaisante, jusqu’à complètement amorale et en tous les cas très peu lisses. Ma petite liste du jour : Abraham qui expose deux fois sa sœur au pharaon et à Abimelek, pour sauver sa propre vie et aussi qui laisse tomber sa première femme, Jacob qui obtient son droit d’ainesse contre un plat de lentilles et qui profite de la cécité de son père pour usurper la bénédiction de celui-ci, je ne vais pas déployer toute liste, mais on pourrait aussi citer Moïse (meurtrier puis colérique) ; Aaron (compromis) ; Gédéon (ambigu) ; Samson (grotesque et violent ) ; David (jeune homme berger et tranquille puis criminel) ; Salomon (sage puis idolâtre) ;

 

Et notre Élie héroïque puis fanatique. Mais tout à coup, ce vaillant combattant sans pitié semble victime d’une sorte de stress post-traumatique et se retrouve déprimé, enfermé dans une boucle de plainte. C’est ce qu’on verra plus tard.

 

Cette façon de présenter les héros est très biblique, je veux dire que n’est pas une marque d’époque. Dans l’Iliade, par exemple Achille est violent et colérique. Mais Hector, lui, est souvent présenté sous un jour très favorable, courageux mais pas inhumain. Même le roi mythique presque dieu Gilgamesh, dont l’épopée a utilisé des sources encore plus anciennes qui ont aussi inspiré des motifs bibliques comme le déluge ou peut-être le jardin d’Éden et d’autres motifs, Gilgamesh, s’il est d’abord décrit comme un être violent et tyrannique, évoluera. Grâce à son ami Enkidu, il découvrira la sagesse.

 

L’Antiquité, et les exemples sont nombreux, savait produire des héros exemplaires. La singularité de nombreux récits bibliques est plutôt de proposer quelque chose d’inouï, celle de dissocier radicalement vocation et vertu : être choisi ou se croire choisi ne rend pas moralement admirable. Et notre Élie du jour fait partie de ces « choisis problématiques ». Même si le catholicisme a transformé certains héros bibliques en Saints, dont Élie que vous fêterez le 20 juillet, l’original restera à jamais très peu catholique.

 

Les héros bibliques n’évoluent pas vraiment et on pourrait finalement tous les définir comme tragiques. Le seul décrit comme capable d’évoluer dans la Bible, c’est Dieu lui-même, c’est un comble ! Et d’ailleurs, ce motif de l’évolution du Dieu est à l’œuvre dans notre récit. Comme il l’est dans le livre qui raconte l’histoire d’un autre prophète légendaire, Jonas. Comme Jonas, Élie est saisi d’une grande fatigue, et finira comme lui par s’écrouler sous un arbre / plante : un ricin pour Jonas, et un genêt pour Elie. Les deux fuient. Jonas parce qu’il ne veut pas prononcer le châtiment annoncé par Dieu sur les gens de la ville de Ninive, et Elie lui, parce qu’il est menacé de mort par le couple royal qu’il combat. Les deux veulent en finir avec leurs existences, et pour différentes raisons : Jonas parce que Dieu a changé d’avis, et Élie parce qu’il n’en peut plus. Et ces deux prophètes les plus connus de la Bible vont être interpellés par Dieu de façon similaire : Pour Élie : « que fais-tu ici, Elie » et pour Jonas cette question passive agressive de la part du Seigneur : « fais-tu bien de t’irriter ? »

 

Chez Jonas, Dieu tente de faire bouger le prophète hors de la théologie routinière de la vengeance aveugle.

 

Chez Élie, Dieu tente de faire bouger le prophète hors de la théologie du spectaculaire. Le Seigneur n’était pas dans la tempête, ni dans le tremblement de terre, ni dans le feu.

 

On dirait que notre récit du jour fournit un antidote théologique à tout ce qu’Élie croyait avant, lui qui, par exemple avait fait descendre le feu sur les offrandes qu’il avait préparées pour contester publiquement l’offrande à l’autre Dieu, le Baal.

 

Et là, tout à coup, le récit nous a dit, et on a envie d’ajouter qu’il nous dit en fait que, le Seigneur n’est pas dans le feu. Et la question qu’immédiatement le récit va suggérer aux lecteurs attentifs, c’est « est-ce qu’il l’était avant finalement ? ». Il y a de quoi sérieusement faire déprimer un héros sur de sa vocation et ses super pouvoirs présumés.

 

Car surgit un des passages les plus mystérieux de la Bible en 1 Rois 19:12. Je relis : Enfin, après le feu, un appel d’un fin silence. Quand Elie l’entendit, il s’enveloppa le visage de son manteau, sortit et se tint à l’entrée de la grotte. Soudain une voix lui dit : Que fais-tu ici, Elie ?

 

Bien sûr, nous allons maintenant reprendre cette mystérieuse expression : un appel, ou une voix (ou un son) d’un fin silence (ou d’une fine immobilité, d’une suspension, d’un calme subtil). Souvent les traducteurs disent « murmure » à la place. Et certains précisent « murmure subtil ». Car ainsi, il y aurait eu quelque chose à entendre. Mais l’hébreu pourtant si polysémique, ne le permet pas. קֹ֖ול דְּמָמָ֥ה דַקָּֽה C’est bien la catégorie du silence. Le verbe racine désigne aussi le fait de « faire mourir » dans le sens de « réduire au silence ». Et en plus, nous avons le qualificatif de ce silence à savoir « ténu, fin », qui accentue paradoxalement le silence. Non seulement c’est du silence, mais même dans sa qualité de silence, il n’est pas débordant.

Après la tempête, le tremblement de terre et le feu, c’est l’appel d’un silence, un appel discret, le silence qu’on entend, qu’on distingue, au milieu du fracas !

 

Les plus âgés d’entre nous se souviennent de la chanson de Simon and Garfunkel « the sound of silence » et étrangement, je n’ai trouvé nulle part quelqu’un qui faisait le lien. Sans doute à cause de cette volonté des traducteurs, y compris anglophones, de transformer ce silence en murmure.

 

Le texte ne dira jamais que Dieu était dans ce son d’un fin silence. Mais il dit qu’Élie l’entend, qu’il entend cet appel de la rupture dans le fracas. Je précise que ce miracle peut être quotidien pour ceux et celles qui prient chaque jour, et qui peuvent « entendre » l’appel du silence après le fracas. Le récit ne dit pas que le Seigneur était dans ce son d’un fin silence, mais avouons-le, il le suggère fortement.

 

Dans le premier mouvement de ce passage, quand Elie se couche dans sa grotte du mont Horeb et veut mourir, le Seigneur s’adresse à lui une première fois et lui demande ce qu’il fait ici : Elie lui répond avec sa plainte : J’ai montré une passion jalouse pour le Seigneur, le Dieu des Armées ; car les Israélites ont abandonné ton alliance, ils ont rasé tes autels, ils ont tué tes prophètes par l’épée ; moi, je suis resté, seul, et ils cherchent à me prendre la vie !

 

Mais après cet appel d’un fin silence, le Seigneur lui pose la même question : « que fais-tu ici Élie » et le prophète répond… ce que je n’ai pas lu tout à l’heure : J’ai montré une passion jalouse pour le Seigneur, le Dieu des Armées ; car les Israélites ont abandonné ton alliance, ils ont rasé tes autels, ils ont tué tes prophètes par l’épée ; moi, je suis resté, seul, et ils cherchent à me prendre la vie ! Exactement la même chose.

 

Le Dieu a évolué, le prophète non. Le prophète ensuite, finalement réconforté et sorti de sa déprime, continuera sa vie normale de politique, de combat et de fracas, jusqu’à être enlevé au ciel dans les nuées, et être attendu pour l’éternité comme un Messie potentiel. Le lecteur lui, qui aura lu attentivement ce récit, sera préoccupé par autre chose que le devoir d’admirer ce héros, il devra se poser une question qui pourrait ne plus jamais le lâcher.

 

Et si ce Dieu-là, qui apparaît subrepticement, ce Dieu dont on dit qu’il n’est pas dans le fracas, mais — attention double négation — dont on ne dit pas non plus qu’il n’est pas dans le son du silence. Dont on suggère qu’il y est peut-être dans ce silence…, et si ce Dieu-là, plus suggéré ou suggestif que fracassant, était plus proche de la vérité de Dieu que ce Dieu brutaliste et colérique maintes fois décrit par ailleurs et parfois en parallèle ? On dirait que dans une surcouche narrative, un nouveau Dieu apparaît, plus humain en tous les cas que dans ces représentations antérieures, et plus humain, en tous les cas plus moral, que ses héros qui se battent pour lui, ou prétendent le faire.

 

En tous les cas, nous ce matin, nous pouvons nous rendre compte, dans le fracas permanent du monde tel que nous l’avons construit sans forcément le vouloir ainsi, nous pouvons nous rendre compte de l’éventuelle présence de ce Dieu auquel nous voudrions bien croire. Découvrir l’éventuelle présence de ce Dieu non pas dans les cris, y compris de ses fanatiques officiels, même pas dans les mots, même pas dans la musique si l’on pensait que celle-ci n’était pas produite par le silence qui la précède, mais dans cet appel du silence. Ce qui retournerait complètement les plaintes habituelles, y compris celles de certains psaumes, contre le présumé silence de Dieu. Et si ce silence, ce fin silence, celui dont on ne se plaint pas par exemple quand on prie, et si ce fin silence était l’ultime de la parole de Dieu ? Ce fin silence ne serait-il pas l’ultime parole de Dieu ?

 

Un silence dont on aurait pu croire qu’il était muet. Et alors être tenté de nous embarquer avec Elie dans la conception d’un Dieu fracassant et brutal. Si nous n’avions pas prêté attention à cette contradiction narrative et subtile de l’histoire officielle du héros, du héros qui va « gagner » à la fin puisqu’Achab le Roi et ensuite sa femme Jézabel disparaitront.

 

Mais semble-t-il, le personnage de Dieu qui justifiait tous les hauts faits de ces héros assez bancals, semble progressivement gagner son indépendance sur la trame du roman national et se décoller de toute cette geste violente.

 

On sent que, comme Gilgamesh, ce Dieu a envie d’autre chose, d’une narration moins systématiquement violente et binaire, on sent que ce Dieu irait mieux s’épanouir dans certaines formules des Psaumes, dans certains textes où il console comme une mère console son enfant pour citer le prophète Ésaïe, mais surtout quand il va investir les textes de sagesse et pourquoi pas se trouver plus à l’aise dans les codes d’une nouvelle alliance annoncée par un autre prophète, beaucoup moins violent qu’Élie, en tous cas dans ses actes, un prophète appelé Jérémie. Jérémie annonçait une nouvelle alliance, beaucoup plus limpide et simple et les chrétiens par la suite se sont appropriés cette prophétie. Ce qui a fait qu’aujourd’hui Oscar et Marius, Marius et Oscar ont été baptisés, et je vous l’assure, ces baptêmes, traditionnellement enrobés de paroles liturgiques, auraient pu se dérouler dans un fin silence, car le geste sacramentel disait déjà tout le nécessaire.

 

Que fais-tu, ici ? Telle est la question adressée à tous les baptisés et en l’occurrence à leurs porte-paroles quand les baptisés sont encore trop jeunes pour répondre à ce type de question.

 

Mais c’est la question que tout humain responsable devrait se poser « qu’est-ce que je fais, ici ? »

 

Je me suis figuré que cette question m’avait été posée. Je n’avais de réponse immédiate. Mais je me suis dit que j’allais exprimer ma réponse dans le bref et peut-être fin silence qui suivra le dernier mot de cette prédication : AMEN

 

SILENCE

Liturgie du culte du 24 mai 2026

«

Et si ce fin silence était l’ultime de la parole de Dieu ?

»

LITURGIE DU 7 MAI 2026

CULTE À L’ORATOIRE DU LOUVRE, DIMANCHE 7 JUIN 2026

Baptêmes d’Oscar et de Marius, fils de Clémentine et de Cyril 

ORGUE, Sarah KIM

FLÛTE, Brian KIM

 

LA SALUTATION

Toute grâce nous est donnée de la part de Dieu Père Fils et Esprit, créateur, libérateur et défenseur.

Bienvenue au culte ! Vous qui êtes ici présents en ce Temple de l’Oratoire du Louvre à Paris, et vous qui êtes je dirais « là présents » et qui nous suivez via internet.

Aujourd’hui nous avons la chance d’avoir deux musiciens pour accompagner ce culte, Sarah KIM à l’orgue et son invité, Brian KIM à la flûte. Merci à vous deux.

Aujourd’hui, nous allons entendre la parole de parents, Cyril et Clémentine, demander le baptême pour leurs enfants Oscar et de Marius. Leur grand frère sera là aussi, Basile qui lira un texte important de la liturgie.

Avec eux 5 nous avons préparé ce moment, ils ont choisi le texte qui sera le support de notre prédication et aussi choisi un cantique,celui ci n’est pas affiché, et ce sera une surprise.

Chers amis, chers compagnons, chers frères et sœurs en Christ,

Ici nous venons pour célébrer la grâce de Dieu, source inépuisable d’amour et de bonté. Nous sommes reconnaissants pour cette grâce que nous recevons sans mérite de notre part. Elle nous sauve, nous pardonne et nous offre une vie pleine de sens et d’espérance. Que cette grâce devienne notre réconfort en ces temps difficiles, et qu’elle nous permette de sentir et de pratiquer l’harmonie. Et nous, puissions nous en devenir des témoins en toutes circonstances

Nous suivons maintenant les répons du temps de l’Église et je vous invite à saisir votre Psautier Français et à chanter le premier d’entre eux.

Répons: « Bénissons Dieu le seul Seigneur » (Ps. 134, str.1).

Bénissons Dieu le seul Seigneur,

Nous qu’il choisit pour serviteurs.

Levons nos mains dans sa maison,

Pour bénir et louer son nom.

[DEBOUT] LA LOUANGE

Père éternel, tes grâces ne tarissent jamais,

Depuis toujours nous espérons en toi.

Merveilleux Seigneur, au-delà même de nos louanges, mais vivant dans

notre souffe, nous te remercions de nous accueillir ce matin chez toi,

nous qui sommes venus en compagnie de nos frères et soeurs, pour

vivre ce moment de fête.

 

CHANT PSAUMES 33, strophes 1 à 5. Réjouis-toi, peuple fidèle

[ASSIS] L’EXPRESSION DE LA VOLONTÉ DE DIEU

C’est comme si une certaine torpeur, un très long assoupissement, prenait fin.

Au milieu de la nuit, une nouvelle aube.

Quelque chose d’inoui, dont nous ne connaissons pas la signification, arrive, ce quelque chose s’appelle la paix. AMEN

Répons: « Parle, parle Seigneur, ton serviteur écoute » (L&P n°193, str.1)

 

Parle, parle Seigneur, ton serviteur écoute :

Je dis ton serviteur, car enfin je le suis.

Je le suis, je veux l’être, et marcher dans ta route,

Et les jours et les nuits.

LA PRIÈRE DE CONVERSION

Prions Dieu: Seigneur, nous sommes aveugles, devant toi nous le confessons.

Quand nous nous croyons quelqu’un, ou alors quelqu’un d’autre, quand nos fausses ou nos vrais vertus nous montent à la tête, c’est alors que nous voyons mal, c’est alors que nous ne voyons plus. Seigneur, délivre-nous.

Quand la colère, la rancune et le jugement , le dédain nous submergent, c’est alors que nous voyons mal, c’est alors que nous ne voyons plus. Seigneur, délivre-nous.

Quand nous perdons l’espérance, la certitude de ta victoire, c’est alors que nous voyons mal, c’est alors que nous ne voyons plus. Seigneur, nous sommes aveuglés par le jour qui vient. Seigneur, délivre-nous.

Amen.

Répons : « J’aime mon Dieu, car il entend ma voix ». (Ps. 116, str.1)

J’aime mon Dieu car il entend ma voix,

Quand la frayeur ou le tourment m’oppresse,

Quand j’ai prié au jour de ma détresse,

Dans sa bonté, il s’est tourné vers moi.

INVITATION À S’APPROCHER DE CYRIL, CLÉMENTINE, BASILE , OSCAR, MARIUS

[DEBOUT] L’ANNONCE DU PARDON [ BASILE]

Que tous ceux qui se tournent vers Dieu avec confiance reçoivent de lui la certitude de son amour.

Vous qui avez faim et soif de son pardon,

vous êtes heureux, car il vous pardonne.

Vous qui avez faim et soif de sa présence,

vous êtes heureux, car il vient demeurer en vous,

vous fortifier et vous guider.

Vous qui avez faim et soif d’amour,

vous êtes heureux, car notre Père nous aime et nous pardonne

en Jésus-Christ.

Tous ceux qui se tournent vers Dieu reçoivent la certitude de son pardon, Amen

Répons « Combien grande est ta gloire » (Ps 92 selon L&P n° 38 str.2).

Combien grande est ta gloire, en tout ce que tu fais,

Et combien tes hauts faits sont dignes de mémoire !

Tes œuvres sans pareilles ont réjoui mon cœur,

Je veux chanter, Seigneur, tes divines merveilles !

[DEBOUT] LA CONFESSION DE FOI

Voici pour notre confession de foi, un texte qui semble venir de la communauté de Pomeyrol, mais qu’importe sa provenance

Je Te crois

Eternel lié au déroulement du temps,

Esprit greffé à nos âmes d’humains

Je Te crois si naturel à moi que souvent je t’oublie

d’une présence sans faille

jusqu’aux moindres replis, jusqu’aux moindres détails

Contorsionniste : infiniment grand, infiniment petit

Je Te crois tout à la fois large d’épaule et trop souvent meurtri

Je Te crois sans preuve de Toi, sans preuve de ton contraire séduite par ton insaisissable ingéniosité

je Te crois responsable du re-surgissement permanent de la Vie

Je Te crois pour l’irraisonnable raison d’espérer pour le sens de l’alliance, le sang neuf à créer

le gage des naissances et les seuils à franchir.

CT 101, STROPHE 1 chantée ensemble + SUIVI DE LA MUSIQUE INSPIRÉE PAR CELLE DU CANTIQUE.

INSTRUCTION À PROPOS DU BAPTÊME

Le baptême, d’enfant ou d’adulte a été dès le début considéré comme un sacrement par les protestants calvinistes et luthériens. Si les catholiques et les protestants différent quant à leur conception du sacrement, il reste pour les deux une marque indissoluble d’une alliance et pour les protestants, le signe visible d’une grâce réputée invisible. Je dis réputée, parce que je ne suis pas d’accord de dire sans réfléchir que la grâce de Dieu est invisible.

Les protestants luthériens et calvinistes ont aussi choisi de continuer de baptiser les enfants à la demande de leurs parents, mais en ne voyant plus dans ce geste une nécessité vitale, mais un moyen d’affirmer cette grâce que l’on peut recevoir sans l’avoir demandée. Comme la vie finalement. Cela n’a rien d’exceptionnel et c’est sans doute pour cela que cela peut se révéler comme sacré. Dans un baptême d’adulte, les protestants s’ils ne méconnaissent pas la grâce qui y est annoncée, accentuent le motif de la décision personelle et la responsabilité.

De son côté, un baptême d’enfant va dire aussi l’importance du porte parolat, en l’occurence des parents ou tuteurs, ou témoins et parrains, va accentuer aussi l’importance de l’assemblée, une sorte d’extension douce de la responsabilté que tout un chacun doit avoir vis à vis d’un enfant, et cette assemblée que nous sommes sera invitée à s’engager sincèrement, par exemple en n’oubliant pas noms des enfants, ni la date où ils auront été baptisés! Certes, dans une conception extremiste du sacrement, on pourrait se dispenser d’une assemblée mais cet idéalisme ne fonctionne pas car ce sur quoi les protestants insistent souvent, c’est la dimension d’annonce de l’évangile que représente ce geste. Le geste du sacrement du baptême, c’est aussi une prédication, comme l’est aussi la Cène.

INSTITUTION DU BAPTEME

Toute autorité m’a été donnée dans le ciel et sur la terre

Allez, de toutes les nations faites des disciples [ élèves] . Baptisez-les au nom du Père, du Fils et du

Saint-Esprit [ Souffle sacré ] et apprenez-leur à garder tout ce que je vous ai enseigné.

Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde”.

Clémentine et Cyril, Oscar et Marius je vous invite maintenant à vous rapprocher

DIALOGUE 1:

Quel prénom avez vous donné à cet enfant ?

Oscar

Et que demandez-vous ?

Nous demandons qu’il soit baptisé.

PRÉFACE 1:

Clémentine et Cyril

Oscar va être baptisé au nom du Père, le créateur qui donne le souffle de la vie.

Il va être baptisé au nom de celui qui a été appelé son Fils Jésus-Christ, qui a été relevé de la mort, relevant ainsi l’espérance de beaucoup.

Il va être baptisé au nom du Saint-Esprit qui fait naître en lui la foi, l’espérance et l’amour.

Oscar, je te baptise maintenant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit . Amen!

Voici ce verset de la bible que je te confie, tiré du livre de la révélation chapitre 21 verset 6: « (A celui qui a soif, dit Dieu, je donnerai de l’eau de la source de vie et je la donnerai gratuitement”.) »

ORGUE BREF

DIALOGUE 2:

Quel prénom avez vous donné à cet enfant ?

Marius

Et que demandez-vous ?

Nous demandons qu’il soit baptisé.

PRÉFACE 2

Clémentine et Cyril

Marius va être baptisé au nom du Père, le créateur qui donne le souffle de la vie.

Il va être baptisé au nom de celui qui a été appelé son Fils Jésus-Christ, qui a été relevé de la mort, relevant ainsi l’espérance de beaucoup.

Il va être baptisé au nom du Saint-Esprit qui fait naître en lui la foi, l’espérance et l’amour.

Marius, je te baptise maintenant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit . Amen!

Voici ce verset de la bible que je te confie, tiré du prologue de l’évangile de Jean: « (Au commencement était la Parole,Toutes choses ont été faites par elle,en elle est la vie, la lumière des humains. En Christ, cette Parole a habité parmi nous, pleine de tendresse et de fidélité.

À toutes les personnes qui la reçoivent elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu.) »

ENGAGEMENT DES PARENTS

Nous avons baptisé Oscar et Marius, vous, ses parents, vous promettez, en comptant sur la grâce de Dieu , de porter Oscar et Marius devant Dieu par la prière, de leur faire connaître votre foi / confiance et de leur parler de son baptême, vous serez ainsi témoins de l’amour de Dieu.
Ce sera votre joie et celle de l’Eglise que pour chacun d’entre eux un jour l’évangile prenne du sens

Est-ce bien-là ce que vous voulez ? Si oui, Dites après moi : « Oui, que Dieu nous soit en aide ».

TÉMOIGNAGE DES PARENTS

(…)

EXHORTATION A L’ASSEMBLEE

Frères et soeurs, vous avez été toutes et toutes témoins des baptêmes d’Oscar et de Marius

Ils nous rappellent que l’amour de Dieu est toujours premier et que le Seigneur est fidèle. Nous qui avons été baptisé.e.s, nous sommes enfants de Dieu par la foi en Jésus-Christ, mort et relevé pour nous ; nous accueillons Oscar et Marius comme nos frères dans notre Eglise. Aucune contrainte ne les retiendra dans la communauté chrétienne mais, s’ils venaient à s’en séparer, vous affirmerez qu’ils peuvent toujours y retrouver leur place. Vous êtes leur famille spirituelle ; vous les entourerez de votre affection et les soutiendrez par votre prière. Vous serez ainsi pour elles des témoins de 1 ‘amour de Dieu.

Tout cela, le voulez vous ? Si et uniquement si vous vous voulez et voulez faire cette promesse, vous pouvez dire après moi: – Oui, que Dieu nous soit en aide.

Accueillons nos baptisés par des applaudissements, et allons au plus près de vos frères et sœurs.

PROMENADE DANS LA TRAVÉE SUR ORGUE QUI CONTINUE JUSQU’À L’ARRIVÉE DU PASTEUR À SON PUPITRE

[ en chaire]

DOXOLOGIE «Gloire à Dieu dans les cieux et sur la Terre et d’éternité en éternité»

[ASSIS]

LECTURE DE 1 ROIS 19, 1 À 13

1 Achab raconta à Jézabel tout ce qu’avait fait Elie, et comment il avait tué par l’épée tous les prophètes. 2 Jézabel envoya un messager à Elie, pour lui dire : Que les dieux fassent ceci et qu’ils y ajoutent cela, si demain, à cette heure-ci, je ne fais de ta vie ce que tu as fait de la vie de chacun d’eux ! 3Elie, voyant cela, s’en alla pour sauver sa vie. Il arriva à Bersabée, qui appartient à Juda, et il laissa là son serviteur. 4Quant à lui, il alla dans le désert, à une journée de marche ; il s’assit sous un genêt et demanda la mort en disant : Cela suffit ! Maintenant, Seigneur, prends ma vie, car je ne suis pas meilleur que mes pères. 5Il se coucha et s’endormit sous un genêt. Soudain, un messager le toucha et lui dit : Lève-toi, mange ! 6Il regarda : il y avait à côté de lui une galette cuite sur des pierres chaudes et une cruche d’eau. Il mangea et but, puis se recoucha. 7Le messager du Seigneur vint une seconde fois, le toucha et dit : Lève-toi, mange, car le chemin serait trop long pour toi. 8Il se leva, mangea et but ; avec la force que lui donna cette nourriture, il marcha quarante jours et quarante nuits jusqu’à la montagne de Dieu, l’Horeb.

9 Là-bas, il entra dans la grotte et y passa la nuit. Soudain la parole du Seigneur lui parvint, qui lui disait : Que fais-tu ici, Elie ? 10 Il répondit : J’ai montré une passion jalouse pour le Seigneur, le Dieu des Armées ; car les Israélites ont abandonné ton alliance, ils ont rasé tes autels, ils ont tué tes prophètes par l’épée ; moi, je suis resté, seul, et ils cherchent à me prendre la vie ! 11Il reprit : Sors et tiens-toi dans la montagne, devant le Seigneur. Or le Seigneur passait. Un grand vent, violent, arrachait les montagnes et brisait les rochers devant le Seigneur : le Seigneur n’était pas dans le vent. Après le vent, ce fut un tremblement de terre : le Seigneur n’était pas dans le tremblement de terre. 12Après le tremblement de terre, un feu : le Seigneur n’était pas dans le feu. Enfin, après le feu, un appel d’un fin silence. 13 Quand Elie l’entendit, il s’enveloppa le visage de son manteau, sortit et se tint à l’entrée de la grotte. Soudain une voix lui dit : Que fais-tu ici, Elie ?

[TOUJOURS ASSIS]

LA PRIÈRE D’ILLUMINATION

Eternel notre Dieu, illumine nos esprits, pour qu’à travers ces mots anciens nous entendions la parole que tu veux nous adresser aujourd’hui. Éclaire nos pensées afin que nous puissions repartir dans le monde ressourcés par ce que tu nous dis et que nous agissions en conséquence.

CHANT PSAUMES 67B strophes 1 et 2, Que Dieu nous bénisse et nous garde

ORGUE

LA PRÉDICATION

SILENCE

ORGUE

CHANT Cantique 204, strophes 1 et 2, Seigneur dirige et sanctifie


LES ANNONCES L’OFFRANDE // ORGUE

 

LA PRIÈRE D’INTERCESSION (improvisée) LE NOTRE PÈRE

LA BÉNÉDICTION

 

Que le Dieu vivant vous bénisse et vous garde. Au travail ou au repos, dans le tumulte ou dans le calme. Chaque jour et chaque moment qu’il créé, qu’il soit à vos côtés et que sa présence illumine vos jours et ceux de vos bien-aimé.e.s.

Quand vous quitterez ce lieu, souvenez-vous que Dieu marche avec vous.

Dans chaque pas, chaque rencontre, Il est là, présent, à vos côtés.

Que cette semaine soit une occasion d’offrir un sourire, une main tendue, et d’être des fabricants de paix

 

Soyez assurés que même dans les moments de doute ou de fatigue,

la force de Dieu est là pour vous relever,

Et Sa grâce pour vous guider.

 

Allez en paix, avec confiance,

Sachez que vous êtes aimés,

Et que rien ne peut vous séparer de l’amour de Dieu.

 

Que le Seigneur vous bénisse

Amen

 

Répons : « Confie à Dieu ta route » (L&P n°309, str.5)

Bénis ô Dieu nos routes, nous les suivrons heureux,Car toi qui nous écoutes, tu les sais, tu les veux.Chemins riants ou sombres, j’y marche par la foi,Même au travers des ombres, ils conduisent à toi.

 

ORGUE

Le culte en video

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