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LE TEXTE DE LA PRÉDICATION
Prédication donnée à l’oratoire du Louvre, le 26 juillet 2026, par Robert Philipoussi
LECTURE MATTHIEU 18
19Amen, je vous dis encore que si deux d’entre vous s’accordent sur la terre pour demander quoi que ce soit, cela leur sera donné par mon Père qui est dans les cieux. 20 Car là où deux ou trois sont rassemblés pour mon nom, je suis au milieu d’eux.
TEXTE DE LA PRÉDICATION
Dans le passage qui vient d’être lu de l’évangile selon Matthieu se trouve une recommandation que, comme motif de prédication, j’ai souvent laissé passer.
Que je mettais dans la catégorie: naïveté. Que je mettais dans la catégorie : impossibilité. Dans la catégorie : phrases de l’évangile qui suscitent au mieux de la condescendance devant la crédulité des chrétiens, voire du mépris à cause de leur faculté d’entonner des sentences auxquelles ils ne croient pas vraiment, comme dit-on, les Grecs anciens à leurs mythes.
Nous vivrions, nous chrétiens, dans l’imaginaire. Dans le monde des choses qui n’existent pas. Nous nous serions logés dans des creux du réel, dans des grottes…des refuges pour ne pas voir le monde tel qu’il est, les gens tels qu’ils sont et nous-mêmes tels que nous sommes. Réjouis et protégés par nos conventions cimentées par nos phrases.
Nous ressasserions sans fin nos phrases mais sans impact sur la vie réelle. Ces phrases, ces sons, deviendraient notre maison et nous serions trop faibles pour voir dehors et assumer le monde tel qu’il est. Nos phrases se répéteraient donc parallèlement aux répétitions des catastrophes que nous dénoncerions à l’aide de ces phrases exprimant nos convictions. Mais cette répétitivité finit par ressembler à une certaine forme de nonchalance. Les phrases de notre espérance rebondissent en écho sur les murs de notre enclos. Le pape, qui, que nous le voulions ou non devant le reste du monde représente tous les chrétiens de la planète, deux fois par an adresse à ce monde, un message pour la paix; mais les puissants qui se considèrent comme les vrais chefs du monde s’en moquent, lui conseillent de rester dans son enclos, et parfois littéralement se moquent de lui, et ainsi révelent face à la violence incendiaire de l’humain, l’impuissance de deux milliards et demi de chrétiens supposés être unis par les mêmes convictions établies depuis plus de deux mille ans.
Et pourtant aujourd’hui, j’ai choisi ces deux petits versets parce que, si justement, mon premier réflexe, à la première lecture a été effectivement condescendant avec moi-même : si cette recommandation de Jésus à ses disciples fonctionnait, ça se saurait, j’ai eu tout de même envie d’aller plus loin, en constatant que les mots, dans cette phrase-là, ne semblaient pas avoir été jetés au hasard.
Déjà je me suis demandé si j’avais déjà fait ça:
M’accorder avec quelqu’un, pour demander avec cette personne QUOI QUE CE SOIT, à Dieu. La réponse est non. Je suppose que pour la plupart d’entre nous, à cette question l’aurions-nous déjà fait, nous accorder avec quelqu’un pour demander quoi que ce soit à Dieu, la réponse serait la même: non. Cela ne prouve évidemment rien, mais cela dit que cette phrase n’est pas si anodine. Elle propose une action rare. Et en se posant cette question simple «l’avons nous déjà fait», on «voit» mieux la teneur de cette recommandation. Elle ne vise pas l’universel puisqu’ elle évoque une action qui ne concerne que deux personnes. La recommandation de Jésus ne nous dirige pas dans une utopie, mais propose une actionlocale immédiate.
Continuons. Je lis dans les traductions courantes: si deux d’entre vous s’accordent sur la terre pour demander quoi que ce soit . D’après le grec ce quoi que ce soit, ne veut pas dire « n’importe quoi »
En grec, c’est «peri pantos pragmatos» pragma. Pragmatique. Il s’agirait ici de demander quelque chose qu’il serait possible de faire, de demander à propos de toute affaire concrète.
Cette formule nous pousserait à sortir de nos demandes spontanées habituelles, qui sont en général situées dans monde des idées.
Voilà donc pour cette traduction du quoi que ce soit, qui n’est donc pas «n’importe quoi».
Mais revenons au début de la recommandation, qui est le point le plus important de celle-ci.
Est-ce que je l’ai déjà fait ? M’accorder avec quelqu’un d’autre pour demander à Dieu, quelque chose? Non, je le répète.
Certes, j’ai maintes fois prié avec mes frères et soeurs, et c’est toujours plus que deux. Mais je crois que cela n’a rien à voir. Il s’agit ici avant de prier ensemble, de s’accorder.
Le verbe grec choisi par le rédacteur de l’évangile est le mot qui a donné en français le mot symphonie.
Je me suis aperçu que si j’avais maintes fois prié seul – demandé, seul, à Dieu, quelque chose, et même si j’ai reçu des réponses, voire des exaucements, quand ma prière provenait de ma vérité et pas simplement – vous savez – des courants qui parfois nous traversent; rumeurs, regrets, tristesses, passions tristes, remords ressentiments, désirs…
Je me suis aperçu que si j’avais maintes fois prié avec les autres, je ne m’étais jamais d’abord « accordé » avec quelqu’un pour ensuite demander avec cette personne quelque chose de concret, à Dieu.
Et alors j’ai commencé à bien comprendre la pointe de cette phrase intercalée au milieu de nombreuses recommandations de Jésus. C’est l’accord d’abord, et la prière ensuite. Je me suis donc dit qu’il y a là sans doute un des secrets qui expliqueraient pourquoi la plupart de nos prières semblent retomber sur la terre comme un des ce oiseaux abattus en plein vol par des chasseurs qui ne savent pas ce qu’ils font, qui ne pensent qu’au plaisir d’interrompre un envol, de détruire une courbe, de détourner un flux, ou comme ces oiseaux brulés vifs dans leur envol saisis par des incendies gigantesques. J’ai commencé à envisager sinon à comprendre pourquoi tant de nos prières retombent comme des oiseaux morts.
Comment faire pour qu’ils continuent à vivre et à voler ? Pour qu’ils migrent, passent d’un monde à l’autre ?
Certains disent par ailleurs, mais cela ne fait que m’embrouiller, que le secret de la prière ce serait la sincérité de la demande. C’est-à-dire une demande claire, pas simplement l’expression d’un vague ressentiment. Mais qu’est ce que je sais de ma sincérité? Ma seule sincérité, ce serait l’acte même de prier; le contenu de la prière restera à jamais enfoui dans mon labyrinthe personnel. Mais l’acte de le faire lui, ne peut pas être insincère, et ce y compris, si ma prière est vide, vide de parole, ou vide de sens, vide d’espérance ou vide de Dieu lui-même.
Mais d’après notre texte, le vrai secret, c’est l’accord, cette mise en accord- en symphonie- d’au minimum deux personnes pour ensuite prier, demander, et même plus puisque le verbe employé pour demander peut aussi bien se traduire par exiger.
C’est une façon peu commune certes mais cohérente d’envisager l’assemblée, le culte, comme une assemblée exigeante devant son Dieu qui l’a convoquée, certes bien sûr, après l’avoir remercié de nous avoir invité, de l’avoir loué de cet honneur qu’il nous a fait, puisqu’au fond, le début de nos cultes sont des formules liturgiques de politesse, certes indispensables, mais quand même des préambules.
Au culte, il y a toujours quelqu’un pour nous dire « prions », mais me suis-je, avant de prier d’abord accordé avec mon voisin de prière – je ne dis pas réconcilié – on n’était pas forcément fâchés ! – Se réconcilier au fond c’est facile, il suffit de vouloir- mais me suis-je bien d’abord accordé avec lui ou elle – car là , il ne suffit pas de vouloir mettre un terme à un différent quelconque en prenant sans doute sur soi. On peut toujours neutraliser un conflit. Trouver un terrain neutre, des mots vagues.
S’accorder, ce serait plus subtil, si en grec ici ça parle de symphonie, en français accorder ça parle de coeur. Mais en français comme en grec, Il s’agit de faire vibrer ensemble des pulsations et des tonalités différentes, de deux instruments différents, fabriqués avec des normes différentes, destinés à des usages différents, avec des matériaux différents, avec chacun des malfaçons, des torsions, des coups reçus. Comme nos cœurs, ces cœurs qui battent rarement en harmonie.
Il ne s’agit pas uniquement de se parler, vous savez, le langage commun, le code habituel, les phrases habituelles, et toutes les répétitions qui vont avec. Ça évidemment nous le faisons; mais s’accorder, c’est plus difficile, sans doute plus engageant, plus éprouvant, plus dévoilant, car il faut d’abord réussir à entendre cette dissonance qu’on refoule constamment, mais qui est là, cette dissonance provoquée par nos parcours, nos âges, nos représentations et nos interêts différents et cette croyance irrépressible et vitale en notre singularité.
Révéler cette dissonance pour ensuite commencer à accorder. Les musiciens qui jouent ensemble, le font- avec des instruments qu’ils portent, et s’ils réussissent, l’oeuvre est produite et la beauté devient touchante. Ces musiciens peuvent être indifférents l’un à l’autre quand ils ne jouent pas, ou se détester, ou se jalouser, mais ils doivent s’accorder en permanence, et la beauté apparait. La symphonie. Cette exigence de n’importe quel orchestre, voire petit quatuor ou même duo, l’église, étonamment, ne l’a pas.
Dans l’Eglise inspirée par le Christ, qui lance cette recommandation de quelques mots, nous sommes nous-mêmes les instruments, mais nous prétendons souvent vouloir faire apparaitre l’oeuvre de Dieu sans faire le travail, sans prendre le risque, de nous accorder avant, dans le sens que je viens d’évoquer.
Alors si j’étais un simple animateur de culte, je ferais maintenant une animation, je ferai des groupes de deux et je demanderai à chaque groupe de s’accorder, à deux, ou à trois dit le texte. Mais je ne suis pas un animateur de culte, je suis un prédicateur, adulte, et nous sommes tous des personnes responsables.
Et nous sommes invités ce matin à répondre à cette question fournie par l’évangile : avons nous déjà au moins essayé de nous accorder avec quelqu’un avant de prier avec cette personne pour demander à Dieu quoi que ce soit de concret ?
Et sinon, voudrions-nous au moins essayer ? Et si oui, alors, continuer ?
Se donner rendez vous avec quelqu’un de notre Eglise, ou pas d’ailleurs, dans l’objectif de demander à Dieu quelque chose, mais en faisant d’abord ce travail d’accord. Je ne connais pas la méthode précise – ce n’est qu’une histoire de sensibilité, d’intuition, de finesse et d’écoute. ce n’est qu’une histoire d’abandon du désir permanent d’avoir la voix la plus haute, la parole la plus vraie, ou la plus « juste » . Cet accord pourra se faire dans la construction de cette demande, de cette prière, mais attention de ne pas avancer plus vite que la musique, si je puis dire.
Attention. Si on est malin dans le sens du maléfice, on peut simuler l’accord très rapidement, pour ensuite exécuter une prière. On peut toujours exécuter une prière. Et donc l’empêcher de migrer, de s’envoler.
Et au moment où nous jugeons que cet accord est fait, parce que cela devient évident, ensuite, prier, exprimer la demande concrète que notre accord aura dévoilé.
Voudrions nous au moins essayer? Pour que nos prières ne se retrouvent plus aussi fréquemment plaquées au sol, pour que nous sachions ce que nous voulons avant de le demander, pour que notre Eglise par exemple devienne une Eglise symphonique, et qu’enfin, elle parle d’une façon telle que personne n’oserait s’en moquer?
Voudrions-nous que notre prière soit exaucée avant même qu’elle ne se produise par l’accord qui va la permettre?
Une Eglise accordée et exaucée.
S’accorder, pour demander, et recevoir.
Juste, essayer AMEN
LA LITURGIE
Culte pour l’assemblée du 26 juillet 2026 à l’Oratoire du Louvre.
Présidé par le pasteur Robert Philipoussi, accompagnée par Mme Sarah KIM.
ORGUE
LA SALUTATION
Il nous a été transmis que « là où deux ou trois seraient rassemblés en son nom », nous ne serions pas seuls, qu’il serait présent au milieu de nous. Simone Weil la philosophe aurait ajouté que dès qu’on est plus de trois, il n’est plus présent. Il est vrai que la plupart des foules sont inquiétantes. Mais certaines formes de communion ne le sont pas.
Notre aide soit au nom de Dieu qui a fait le ciel et la Terre.
Que chacun de nous reçoive de lui : la vie, la joie profonde et la paix parfaite.
Ouvrons nous à sa présence
RÉPONS
LA LOUANGE
Nous disons notre reconnaissance à Dieu.
La voici l’heureuse journée.
Notre espérance est en Dieu
CHANT PSAUMES 25, strophes 2 et 4
LA VOLONTÉ DE DIEU
Écoutons, au titre d’une volonté de Dieu, ce que Jésus un jour a dit à ses disciples
Vous savez que les chefs des nations les tyrannisent, et que les grands les asservissent, il n’en sera pas de même parmi vous.
RÉPONS
LA PRIÈRE DE CONVERSION
Devant Dieu, nous nous recueillons,
nous reconnaissons devant lui que nous manquons, que nous ne savons pas vivre.
Enclins au malheur, empêchés souvent de faire du bonheur
nous transgressons tous les jours les recommandations de sa sagesse,
celle qui dit, dans les attributs d’une jeune femme dans la Bible, « écoutez-moi »
et nous, qui n’écoutons pas, nous nous condamnons nous-mêmes.
Et nous pouvons ressentir cette vive douleur d’avoir oublié d’écouter
et nous voulons retourner vers lui, Dieu, et vers elle sa sagesse fondatrice du monde.
c’est pourquoi nous demandons de l’aide
Qu’ils se penchent vers nous, allègent notre fardeau nous aident à réparer, nous accordent les grâces de l’Esprit, pour que prenant vraiment conscience de notre manque nous en soyons vivement touchés, et que nous progressions, et portions des fruits de la justice. AMEN
RÉPONS
L’ ANNONCE DU PARDON
Je ne désire pas la mort du pécheur dit l’Éternel, mais qu’il se convertisse et qu’il vive. J’ai effacé ta faute comme la lumière gagne sur la nuit épaisse,
et j’ai effacé le mal que tu as fait comme le vent chasse un nuage.
Tu peux revenir à moi sans crainte, car je t’aime dès maintenant et pour toujours
RÉPONS
LA CONFESSION DE FOI
Cette profession de foi, déjà lue ici mais que je vais redire, a été prononcée en 1918, dans un temps où Albert Schweitzer, dans une prédication pouvait croire que la guerre était finie. Nous pouvons l’entendre aujourd’hui à la fois comme une prophétie et comme l’avertissement dont nous aurons besoin quand le principe même de la guerre sera perçu comme une folie du passé.
Que pouvons-nous encore promettre aux morts ? Que leur mort n’était pas inutile … ? Maintenant que nous regardons la guerre comme quelque chose de fini, ceux qui ont été sacrifiés sont devant nous comme une troupe dans laquelle il n’y a plus de différence d’armes et de nations, des êtres humains qui sont unis dans la douleur et la souffrance.
Par notre faute, ils ont été offerts. De manière trop légère, dans tous les peuples, on pensait du bien et du mal de l’individu. On considérait la vie humaine, cette valeur mystérieuse et irremplaçable de manière trop insignifiante. De manière trop inconsciente et légère, on parlait de la guerre et de la misère qu’elle apporte. On était habitué à comptabiliser tant et tant de vies humaines. On glorifiait et chantait cette inhumanité. Alors arriva ce qui devait arriver, mais des milliers de fois plus lourd et plus fort que ce que l’on avait imaginé. Et c’était si laid et affreux, si plein de misère et de détresse, qu’aucune glorification n’est plus possible, et que seules la douleur et l’horreur nous restent.
Ceux auxquels nous pensons aujourd’hui au-delà de toute barrière de nationalité ont été sacrifiés à l’esprit de la non-compassion. En nous inclinant devant eux et en nous humiliant, nous promettons que cet esprit auquel ils ont été sacrifiés, doit être réduit à néant. L’esprit dans lequel cette génération humaine a grandi, nous voulons nous en débarrasser comme le grand péché qui a fait souffrir le monde. Nos enfants doivent l’apprendre de nous et recevoir comme un héritage pour leur vie, que le commandement « tu ne tueras pas » a une signification beaucoup plus profonde que celle que les hommes qui nous ont éduqués lui ont donné et que nous avons acceptée. Les millions d’êtres humains qui ont dû tuer, puisque c’était devenu ainsi, et que l’ordre et la légitime défense les y obligeaient, ceux-là devraient rendre compte à toutes les générations à venir du monde des atrocités qu’ils ont dû traverser afin que plus aucune ne s’aventure dans un tel destin.
Que le respect de la souffrance humaine et de la vie humaine, devant le plus petit et le plus insignifiant, soit la loi d’airain qui régit désormais le monde !
RÉPONS
Doxologie : « Gloire à Dieu dans les cieux et sur la terre, et d’éternité en éternité ».
LECTURE MATTHIEU 18
19Amen, je vous dis encore que si deux d’entre vous s’accordent sur la terre pour demander quoi que ce soit, cela leur sera donné par mon Père qui est dans les cieux. 20 Car là où deux ou trois sont rassemblés pour mon nom, je suis au milieu d’eux.
CHANT CANTIQUE 203, 1, 3 , 4
LA PRIÈRE D’ILLUMINATION
Seigneur ta parole reste alors que nous passons, mais elle nous donne la force de la vie éternelle et nous entraîne dans ton Règne, c’est pourquoi elle devient, traverse les générations et les modes, manne sans cesse renouvelée, puissance objective, bénissant ses auditeurs et ses interprètes, leur donnant une vie qui ne peut être vaine, amen
ORGUE
LA PRÉDICATION
ORGUE
CHANT PSAUMES 100, strophes 1, 2, 3, 4
LES ANNONCES
L’ OFFRANDE
Liturgie de sainte-cène
LA PRÉFACE
Louez sois-tu toi qui nous annonce ta grâce à travers la vie humaine de Jésus. Dans sa foi, dans son courage, dans sa bonté, tu nous annonce qu’il est possible de vivre ton salut dans notre monde, malgré le mal, malgré la précarité de nos vies, malgré tout ce qui ne dépend pas de nous et dont nous dépendons. Parce qu’un être humain comme nous a manifesté ton amour par sa vie jusqu’à en mourir nous pouvons avancé sur les chemins que tu traces avec nous. Aussi, nous te bénissons et nous chantons :
RÉPONS
L’INSTITUTION
Le soir venu, Jésus se mit à table avec les douze.
Pendant le repas, il prit du pain et après avoir rendu grâce,
il le rompit et le leur donna en disant: “Prenez, mangez, ceci est mon corps”.
Ayant aussi pris la coupe et rendu grâces,
il la leur donna en disant: “Buvez-en tous, car ceci est mon sang, le sang de l’alliance qui est répandu pour beaucoup, pour la rémission des péchés.
Je vous le dis désormais, je ne boirai plus de ce fruit de la vigne jusqu’au jour où je le boirai, nouveau, avec vous dans le Royaume de mon Père”.
LA PRIÈRE D’INTERCESSION
Béni soit l’homme qui s’appuie sur Dieu. Dieu sera son appui. Il sera comme l’arbre planté près des eaux qui pousse ses racines vers la fraicheur du courant. Quand vient la chaleur, l’épreuve, l’angoisse son feuillage reste vert, sa foi et son espérance intacts.
• O notre Père, nous voici devant toi, recueillis et prêts à puiser au plus profond de nos cœurs la paix et l’harmonie, l’élan et la force dont nous savons que tu nous les renouvelles toujours, toi qui es à la source de toute vie.
• Nous avons un rêve, un rêve enraciné dans l’Écriture : Les montagnes seront abaissées et les vallée élevées.
Les montagnes de l’injustice, des droits de l’homme bafoués, de l’oppression seront abaissées et s’élèveront les vallées de la justice, de l’humanité, de la fraternité.
Les amertumes et les divisions entre les hommes s’effaceront, les murs tomberont, l’harmonie s’établira.
La confiance et la paix règneront, Les ventes d’armes diminueront,
Les ressources seront davantage partagées
L’autre sera devenu un frère que l’on aimera car on aura pris conscience qu’il est aimé de Dieu.
En vérité, nos rêves enracinés dans l’Écriture seront devenus vrais
NOTRE PÈRE
Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne,
Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel,Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour,Pardonne-nous nos offenses
Comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés,
Et ne nous laisse pas entrer en tentation,Mais délivre-nous du mal,
Car c’est à toi qu’appartiennent le règne, la puissance et la gloire,
Pour les siècles des siècles, amen.
RÉPONS
L’INVITATION
LA FRACTION
LA COMMUNION
CANTIQUE : LOUANGE ET PRIÈRE N° 150, A TOI LA GLOIRE
LA BÉNÉDICTION
RÉPONS
ORGUE