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LE TEXTE DE LA PRÉDICATION, par la pasteure Béatrice Clero-Mazire
Pasteure Béatrice Cléro-Mazire, prédication pour l’Oratoire du Louvre le 18 octobre 2026.
« suivre le Christ : « une singulière suivance »
Jean 21, 21-25
En se retournant, Pierre voit le disciple que Jésus aimait, celui qui, pendant le dîner, s’était penché tout contre sa poitrine pour lui demander : « Seigneur, qui est celui qui te livre ? » Lui aussi suivait. En le voyant, Pierre dit à Jésus : Et celui-ci, Seigneur ? Jésus lui dit : Si je veux que lui demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe ? Toi, suis-moi. Là-dessus, le bruit se répandit parmi les frères que ce disciple-là ne mourrait pas. Pourtant, Jésus ne lui avait pas dit qu’il ne mourrait pas, mais : « Si je veux que lui demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe ? » C’est ce disciple qui témoigne de ces choses et qui les a écrites. Et nous savons que son témoignage est vrai. Jésus a fait encore beaucoup d’autres choses ; si on les écrivait en détail, le monde même, j’imagine, ne pourrait contenir les livres qu’on écrirait.
Dans le jargon des théologiens on appelle « suivance » l’attitude des disciples qui se mettent à la suite de Jésus. C’est en fait ce que chaque chrétienne et chaque chrétien est invité à faire, si l’on en croit les Évangiles. Mais que veut dire se mettre à la suite d’un personnage raconté dans des témoignages vieux de plus de deux mille ans ? La question se pose particulièrement le jour où nous célébrons un baptême. Quel chemin ouvrons-nous devant les pas des enfants que nous présentons au baptême ? Est-il bien raisonnable de se référer à une figure de maître, selon l’acception qu’on en avait dans l’Antiquité, pour des enfants du vingt et unième siècle ? Au moment où une partie de la jeunesse de notre pays manifeste son désir de vivre dans une autre société, plus solidaire entre les générations, plus responsable quant à sa consommation, plus engagée pour protéger l’environnement, et clairement plus hospitalière pour les personnes migrantes qui cherchent un lieu de refuge ; le chemin qu’ouvre le Christ devant nos enfants est une question essentielle. On pourra rétorquer que le baptême est un sacrement qui relève d’une tradition qui permet d’appartenir à une communauté particulière, qui a ses propres règles et s’extrait, de fait, du monde qui l’entoure.
Mais même l’argument traditionnel ne suffit pas à évacuer la question du contenu de cette appartenance et du sens de la « suivance » du Christ.
Le Jésus des Évangiles est lui-même le résultat de la « suivance » des disciples telles qu’ils l’ont comprise dans leur contexte socio-politique. Ils ont voulu dire de lui ce qu’il leur avait apporté en terme d’éthique, de justice et d’espérance pour leur société.
Dans ce passage de l’Évangile, Jésus est déjà mort et c’est une figure suscitée par le récit qui est mis en scène ici. Une figure messianique, vecteur d’espérance alors même que sa fin sur la croix est un véritable fiasco du point de vue de ses détracteurs.
Suivre le ressuscité, qu’est-ce que cela peut vouloir dire ?
Dans cet épilogue de l’Évangile de Jean, il est question de deux « suiveurs » d’un Jésus déjà mort et ressuscité. Deux disciples d’un Jésus qui n’existent que dans la construction d’un récit d’outre-tombe, comme un personnage qui ferait référence au-delà de la mort et parlerait encore au coeur de celles et ceux qui le suivaient de son vivant, mais peut-être à d’autres qui n’auraient pas eu le temps de le connaître de son vivant.
L’un d’eux est Pierre, le disciple certes faillible, puisqu’il a renié par trois fois le fait de connaître Jésus, alors que celui-ci était mis en accusation ; mais Pierre est aussi le disciple reconnu dans sa responsabilité pastorale et missionnaire, dans tout le début du livre des Actes des apôtres.
L’autre disciple, celui que Jésus aimait, est présenté ici comme une menace aux yeux de Pierre. Pierre voudrait l’exclusive de la « suivance ». Il veut être l’ultime héritier, celui qui ne peut être dépassé.
Le texte nous précise, en parlant du disciple que Jésus aimait : « lui aussi suivait ». Ce petit morceau de verset installe le disciple bien aimé dans sa qualité de disciple.
Alors que la question : « et celui-ci ? » de Pierre, cherche à l’installer dans une concurrence.
Jésus s’inscrit en faux et remet clairement Pierre à sa place : « Si je veux que lui demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe ? »
Jésus est réinstallé dans le rôle du maître et Pierre n’a qu’à s’occuper de sa propre obéissance, de sa propre vocation, sans se comparer à un autre.
Qui est-il ce disciple qui fait de l’ombre à Pierre ? Il est d’abord l’objet d’une rumeur selon laquelle il ne mourrait pas et survivrait jusqu’au retour attendu du Christ. Et le verset : « Pourtant, Jésus ne lui avait pas dit qu’il ne mourrait pas, mais : « Si je veux que lui demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe. » se présente comme un commentaire rectificatif : « d’une tradition qui prêtait à ce disciple une longévité qui ne s’est pas vérifiée. Il y a tout lieu de penser que cette mise au point cherche à dédouaner Jésus d’une prédiction fausse, parce qu’entre temps, le disciple bien-aimé est mort et que sa mort a fait problème. » Charles L’Éplattenier, auteur d’un commentaire de l’Évangile de Jean, insiste sur le fait que : « Le dialogue ici relaté n’aurait aucun sens si ce disciple mystérieux n’était pas un personnage historique réel, mais un pur symbole, comme certains l’ont prétendu. »(…)
« Le disciple bien aimé, tel qu’il est présenté ici est à la fois celui qui authentifie, en tant que témoin des faits, le contenu de l’Évangile, et celui qui l’a mis par écrit. Et le narrateur se considère comme le porte-parole de la communauté qui vénère ce personnage, et il atteste sa crédibilité dans un solennel « nous savons que son témoignage est vrai! ». C. L’Eplattenier, l’Évangile de Jean, Labor et Fides 1896.
D’après J. Zumstein, La « communauté johannique » s’était fondée sur le témoignage particulier de ce « disciple bien aimé ». Elle l’a considéré comme un témoin oculaire des faits évangéliques décisifs mais aussi comme le croyant exemplaire qui en a plus vite et mieux que d’autres compris la signification profonde.
L’auteur de l’épilogue n’est donc pas l’auteur du reste de l’Évangile, mais un continuateur fidèle de son oeuvre et donc : un disciple de celui que Jésus aimait. De fidélité en fidélité, on comprend alors que la figure du Christ continue à se créer au-delà des premiers récits des Évangiles.
Tous ces éléments de compréhension de cet épilogue nous montre une suivance faite de témoignage oculaire, d’héritage traditionnel, d’acte de foi, d’acte d’écriture, d’autorité acquise par l’exemplarité et de rejet des rumeurs superstitieuses.
Mais que veut dire suivre et demeurer ? Pierre est appelé à suivre le Christ alors que le disciple bien aimé est appelé à demeurer. Dans le texte il est dit que Pierre se retourne pour voir le disciple bien-aimé.
Sans doute les deux disciples n’ont-ils pas la même vocation alors qu’ils sont tous les deux disciples de ce maître mort et ressuscité. Le disciple que Jésus aimait appartient au passé et il est au fondement d’une communauté scripturaire par l’autorité de son témoignage, quand Pierre, lui, est celui qui va propager la parole oralement au-delà de la communauté des disciples du Christ, il est celui qui devra prêcher le Christ jusqu’à y laisser sa vie dans la violence des persécutions .
Dans cet épilogue, on comprend que chaque suivance est singulière et que chaque témoin du Christ agit en fonction de ce qu’il a reçu et de la manière qui lui correspond.
Quand nous parlons du christianisme, nous autres femmes et hommes d’églises, nous oublions peut-être trop souvent de dire cette singularité des chemins que chacun empruntera pourtant dans les pas du même Christ.
Et d’ailleurs, est-ce bien le même Christ que nous recevons toutes et tous ? Déjà dans les témoignages qui nous ont touchés pour que nous nous mettions en route à sa suite, c’est une facette de l’espérance dont le Christ est porteur qui nous a touchés ; touchés : parce que rejoints là où nous aspirions à une parole qui nous manquait. Les récits, les traditions, les rites de cette longue histoire du christianisme apparaissent à chacun de nous sous un jour différent selon ce dont nous avons besoin. D’aucuns seront édifiés par un baptême quand d’autres ne s’attacheront qu’à l’étude des textes bibliques sans être très touchés par la puissance du sacrement. Pour d’autres, le Christ se révèlera dans l’action sociale en son nom, d’autres encore le rencontreront dans la contemplation et la prière silencieuse.
Suivre le Christ c’est peut-être à la fois demeurer et se déplacer. Demeurer et garder la matière vive des récits qui constituent son existence historique et symbolique et suivre en marchant dans ses pas pour incarner l’amour qu’il a défendu et vécu ?
Aujourd’hui nous baptisons une petite fille dans la tradition de notre église, en nous référant aux textes qui racontent, chacun à leur manière et de façons très diverses, comment des disciples du Christ ont compris son message et sa façon de le vivre. Nous nous plaçons dans la longue chaîne de témoins qui a fait le christianisme et nous y invitons une nouvelle personne dont la parole et l’action viendra grossir ce que Wilfred Monod appelait « la nuée de témoins ». Cette petite fille a aujourd’hui sa place dans une communauté qui a son histoire et ses références propres, mais cette communauté a pour vocation de témoigner au monde dans lequel elle est de l’espérance qu’elle a reçu.
La religion, la confession, la dénomination ou la communauté et sa tendance théologique, ne sont que des outils pour facilité ce témoignage fait de demeures et de mouvement.
Et ce n’est peut-être pas au sein de cette communauté que la petite baptisée de demain mènera ses combats écologiques, économiques, sociaux ou politiques pour que notre monde soit nourri de l’espérance que ses parents auront voulu lui faire connaître. Peut-être ne viendra-t-elle plus jamais à l’église, mais elle saura que dans son parcours de vie, une bénédiction s’est posée sur elle, offerte par ces parents aimants, pour qu’elle puisse se référer à la l’espérance du Christ : mort et ressuscité, c’est à dire sorti de la fatalité de la mort et éternellement dans l’espérance.
Peut-être aussi qu’elle sera l’aiguillon qui demandera à notre communauté d’agir pour le climat, pour la justice sociale, pour une politique du bien commun, et pour que l’espérance du Christ règne dans le monde où nous l’aurons envoyée.
Alors, demeurant dans l’enseignement de notre maître en fraternité, nous seront remis en route pour annoncer l’espérance contre la fatalité, la résurrection contre la mort ; comme de véritables témoins à qui le Christ aurait dit : toi, suis-moi.
Toi, suis-moi dans ta singularité, avec tes talents particuliers, avec la force que tu as, avec les faiblesses que tu connais et viens écrire ce monde qu’il nous faut inventer : car le monde même, j’imagine, ne pourrait contenir les livres qu’on écrirait sur ce que le Christ continue de faire en nous. AMEN.
LA LITURGIE
Baptême de Victoria
Le 18 Octobre 2026
Orgue
Annonce de la grâce
La grâce et la paix nous sont données de la part de Dieu notre Père en son Fils Jésus notre frère.
Accueil et bienvenue.
Chant spontané : Bénissons le seul Seigneur
(l’assemblée s’assied )
Louange : psaume 19
Du chef de chœur. Psaume. De David.
Le ciel raconte la gloire de Dieu, la voûte céleste dit l’œuvre de ses mains.
Le jour l’annonce au jour, la nuit l’explique à la nuit.
Ce n’est pas un langage, ce ne sont pas des paroles, on n’entend pas leur voix.
Leurs mesures apparaissent sur toute la terre, leurs accents vont aux extrémités du monde ; c’est là qu’il a placé une tente pour le soleil.
Celui-ci, tel un marié sortant de sa chambre, tout content, se met en route, tel un vaillant guerrier.
Il s’élance des extrémités du ciel et achève sa course à l’autre extrémité ; rien n’est à l’abri de sa chaleur.
La loi du SEIGNEUR est parfaite, elle restaure la vie ; le témoignage du SEIGNEUR est sûr, il rend sage le naïf.
Les directives du SEIGNEUR sont droites, elles réjouissent le cœur ; le commandement du SEIGNEUR est limpide, il fait briller les yeux.
La crainte du SEIGNEUR est pure, elle subsiste à jamais ; les règles du SEIGNEUR sont vérité, elles sont toutes justes ;
elles sont plus précieuses que l’or, que beaucoup d’or fin ; plus douces que le miel, que le miel qui coule des rayons.
Moi-même, ton serviteur, je suis averti par elles ; pour qui les observe l’avantage est grand.
Qui peut connaître ses erreurs involontaires ? Tiens-moi pour innocent de ce qui m’est caché.
Préserve-moi aussi des gens arrogants ; qu’ils ne dominent pas sur moi ! Alors je serai intègre, innocent de toute transgression grave.
Que les paroles de ma bouche et le murmure de mon cœur soient agréés de toi, SEIGNEUR, mon rocher et mon rédempteur !
Psaume de Louange : Psaume 92 1,2,3,4
Volonté de Dieu
Un jour Jésus appela un enfant, le plaça au milieu de ses disciples et dit : Amen, je vous le dis, si vous ne vous convertissez pas pour devenir comme les enfants, vous n’entrerez jamais dans le royaume des cieux. C’est pourquoi quiconque se rendra humble comme cet enfant sera le plus grand dans le royaume des cieux. Et quiconque accueille en mon nom un enfant comme celui-ci m’accueille moi-même.
Chant spontané :
Repentance
Prière d’Anselme de Cantorbéry
Je cherche ton visage, Seigneur, ne me le cache point
Enseigne-moi au plus profond de mon coeur, où et comment je dois te chercher , où et comment je te trouverai. Puisque tu es partout présent, d’où vient que je ne te vois pas ?
Tu habites, je le sais, une lumière inaccessible.
Mais où resplendit-elle, cette lumière, et comment parvenir jusqu’à elle ?
Qui me guidera, qui m’introduira pour que je puisse te voir?
Regarde-moi, Seigneur et exauce-moi.
Donne-moi la lumière, montre-toi.
Aie pitié de mes efforts pour te trouver car je ne peux rien sans toi.
Tu nous invites à te regarder, aide-moi ; apprends-moi à te chercher car je ne peux le faire si tu ne me l’apprends pas, ni te trouver si tu ne te montres pas à moi.
Fais qu’en t’aimant je te trouve,
Et que je t’aime en te trouvant.
Chant spontané : J’aime mon Dieu car il entend ma voix
Annonce de la grâce
Dans le Psaume 145, il est écrit:
« Le Seigneur est proche de ceux qui l’appellent, de tous ceux qui le réclament avec sincérité. Il dit : Ne craint rien car je suis avec toi. »
Chant spontané debout :
Accueil de la famille de la baptisée.
Chers amis, vous avez demandé que votre enfant reçoive le baptême. Avec ses parrain et marraine, veuillez vous approcher. L’Eglise, aujourd’hui accueille votre désir avec joie.
Confession de foi (debout )
Je crois que tu es le Dieu Un
Le même hier, aujourd’hui et demain
Je crois en ton amour unique pour tous les êtres humains
Je crois que nos religions sont nos langues pour dire ta grandeur et ta gloire
Et je crois que si j’étais née en d’autres temps ou d’autres lieux
j’aurais une autre langue pour dire ma foi en toi.
Mais je crois que tu serais toujours « Dieu pour moi ».
Je crois en une amitié entre les hommes et les femmes de bonne volonté toujours possible
En un dialogue entre les chercheurs de vérité toujours possible
En une paix entre les religions et les philosophies toujours possible.
Je crois en une liberté de conscience toujours possible
en une religion utile pour le monde
En une critique théologique bénéfique pour tous
Mais je crois qu’il n’est pas possible d’y arriver
sans l’amour du prochain que tu inspires à toutes et tous
et qui reste si difficile à vivre réellement.
J’ai foi en la bonne volonté de celles et ceux qui sincèrement
cherchent à dire l’indicible de ta présence à leur côté.
Je crois en Jésus qui est un frère pour moi
et qui est un prophète pour d’autres
et je n’affirmerai pas que j’ai raison contre eux
car ni eux ni moi ne pouvons prouver
que nous avons raison quand nous parlons de toi.
Mais toujours j’affirmerai que nous avons raison de chercher ensemble,
même dans des langues différentes de foi
pour trouver ensemble un chemin vers ton règne de justice d’amour et de paix.
AMEN.
Chant spontané debout :
Institution du baptême (assis)
Voici la volonté de Jésus-Christ pour son Eglise :
« Toute autorité m’a été donnée dans le ciel et sur la terre.
Allez de toutes les nations faites des disciples.
Baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit et apprenez-leur à garder tout ce que je vous ai enseigné.
Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde ».
Instruction (assis)
Votre enfant va être baptisée au nom du Père qui lui donne le souffle de vie.
Elle va être baptisé au nom du Fils.
Jésus-Christ, mort et ressuscité, qui l’appelle à son service.
Elle va être baptisée au nom du Saint-Esprit qui fera naître en elle la foi, l’espérance et l’amour.
L’eau qui est ici est de l’eau ordinaire, qui aurait pu servir à donner à boire à un ami, à laver les mains d’un enfant, à faire pousser une plante, mais avec la Parole de Dieu, cette eau devient l’eau du sacrement du baptême, eau d’une nouvelle naissance avec Dieu.
Chaque jour notre baptême nous rappelle que nous dépendons de Dieu seul et qu’ensemble nous vivons de son amour.
Nous croyons que cela est vrai pour nos enfants, même s’ils ne le savent pas encore. En effet, « nous aimons Dieu parce qu’il nous a aimés le premier ».
Baptême de Victoria
Dieu nous l’a promis : nous sommes à lui, il nous connaît chacun par notre nom.
, quel prénom avez-vous choisi pour votre fille ?
Victoria
Je te baptise au nom du père, du fils et du saint-esprit.
Imposition des mains
Pour toi aussi Victoria , cette parole est vraie : « Dieu a tellement aimé le monde qu’Il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle ».
Texte des parents
Victoria,
Il y a maintenant 3 ans que tu es arrivée dans notre vie. Tourbillon de bonheur, de vie, de fierté pour nous, tes parents, tu as pris ta place dans notre famille le plus naturellement du monde au point qu’il devient presque impossible de se rappeler la vie sans toi. Toujours souriante, tu es déjà bien déterminée, d’une énergie débordante, toujours très attentive aux détails et aux personnes qui t’entourent.
Aujourd’hui, 4 ans après nous être mariés dans ce même lieu, nous sommes réunis pour célébrer ton baptême. Nous te souhaitons de toujours garder ta curiosité, ton enthousiasme à aller vers les autres, ton humour et ta vivacité d’esprit. Nous espérons que tu trouveras à l’Oratoire du Louvre, une communauté tolérante, un lieu oùposer des questions, admettre que l’on n’a pas toujours la réponse, apprendre, partager et grandir avec les autres, tout en construisant librement ton propre chemin, sur lequel nous sommes infiniment heureux de t’accompagner.
Exhortation à l’assemblée
Frères et sœurs, voici Victoria .
Par ce baptême, nous attestons qu’elle est enfant de Dieu.
Elle est ici chez elle, vous êtes sa famille spirituelle.
Vous lui accorderez, ainsi qu’à sa famille, le soutien de votre prière.
Aucune contrainte ne le retiendra dans la communauté chrétienne mais si elle venait à s’en séparer, vous affirmerez qu’elle peut toujours y retrouver sa place. Vous serez ainsi pour elle, des témoins de l’amour de Dieu.
Ce sera notre joie qu’elle confesse un jour que Jésus-Christ est le Seigneur.
Cantique : L&P 204, 1-2 : Seigneur dirige et sanctifie
Lecture de la Bible Jean 21, 20-25
En se retournant, Pierre voit le disciple que Jésus aimait, celui qui, pendant le dîner, s’était penché tout contre sa poitrine pour lui demander : « Seigneur, qui est celui qui te livre ? » Lui aussi suivait. En le voyant, Pierre dit à Jésus : Et celui-ci, Seigneur ? Jésus lui dit : Si je veux que lui demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe ? Toi, suis-moi. Là-dessus, le bruit se répandit parmi les frères que ce disciple-là ne mourrait pas. Pourtant, Jésus ne lui avait pas dit qu’il ne mourrait pas, mais : « Si je veux que lui demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe ? » C’est ce disciple qui témoigne de ces choses et qui les a écrites. Et nous savons que son témoignage est vrai. Jésus a fait encore beaucoup d’autres choses ; si on les écrivait en détail, le monde même, j’imagine, ne pourrait contenir les livres qu’on écrirait.
Cantique :
Prière :
Jeu d’orgue:
Prédication : « Suivre Jésus : une singulière « suivance »
Silence :
Cantique :
Jeu d’orgue:
Annonces
Collecte (Eglise )
Prière d’intercession
Notre Père (debout)
Notre Père qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour ; pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. Ne nous laisse pas entrer dans la tentation mais délivre-nous du mal, car c’est à toi qu’appartiennent le règne, la puissance et la gloire, aux siècles des siècles. Amen.
Bénédiction
Recevons la bénédiction de Dieu
Le Seigneur qui fait grâce nous bénit et nous garde.
Spontané :
Jeu d’orgue.