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LE TEXTE DE LA PRÉDICATION, par le pasteur Robert PHILIPOUSSI

 

L’auteur du Livre des Actes serait le même auteur que celui de l’évangile de Luc. Beaucoup d’éléments, stylistiques en particulier, corroborent cette hypothèse classique. Pourtant, du simple point de vue d’un lecteur qui lirait pour le plaisir, le plaisir d’interpréter et de dépasser certaines idées reçues, ce n’est pas évident. Lire l’évangile de Luc, c’est se confronter à des constructions littéraires très ingénieuses, des messages sous-jacents; dans cet évangile, on savoure l’utilisation fréquente du mode ironique. L’évangile de Luc transforme des histoires reçues-entre autres par Marc-et y apporte très fréquemment un savant décalage. Par exemple à Nazareth, au début de son ministère, quand Marc décrit Jésus comme simplement impuissant à faire des miracles, Luc décrit le personnage comme une espèce de dieu souverain et indifférent, après qu’il avait prêché une parole éminement politique qui avait énervé toute la synagogue. Interessant d’ailleurs de comparer ces deux textes dans un atelier de prédicateurs, et leurs possibles diverses fortunes.

Or, a priori, rien de toute cette fantaisie ça dans le livre de Actes supposément écrits par le même auteur. Le style y semble beaucoup plus factuel. Tous les éléments de l’évangile sont certes là: l’adresse à un certain Théophile, la terminologie, la syntaxe, la valorisation de l’Esprit Saint, mais aussi par, exemple la place donnée aux femmes, mais il y manquerait : le charme.

Alors, après avoir choisi le texte que vous avez entendu, j’ai voulu trouver un moyen de corroborer l’hypothèse classique et presque souveraine de l’unicité d’auteurs.

Mon adresse à Luc ce matin serait donc « dans la seconde partie de ton œuvre, Luc, puisque c’est comme cela que la tradition t’a appelé, un nom greco-latin pour bien signifier que toute ton œuvre s’adresse aux non-juifs d’origine, Luc excellent Luc, qu’as-tu fait dans ton livre des actes de ton art du sous-texte, de l’allusion, de la structure cachée et de l’ironie ?»

D’abord, je me dois de rappeler ce qu’est le livre des Actes: c’est une œuvre de légitimation du mouvement des premiers croyants au Christ. Elle tente d’expliquer que ce mouvement vient certes d’un prédicateur Galiléen et juif, mais qu’il est sorti de sa terre natale pour s’adresser aux nations, c’est-à-dire ultimement les non-juifs, c’est-à-dire en fait le lectorat, ou l’auditorat potentiel de l’auteur, qui dit donc: voici la trajectoire de ce mouvement nouveau, dès son origine.

Si bien que, si l’on s’imagine que le propos est de raconter comme un historien ou un journaliste ce qu’il s’est passé au départ dans la première communauté de Jérusalem, on court le risque de ne rien comprendre et pire, de fonder des concepts, voire des dogmes sur un matériel inadéquat. Bon en même temps, fonder des dogmes n’est pas l’activité habituelle de tout un chacun, je le reconnais. La forme descriptive, n’est ici qu’un cadre littéraire, ou qu’un décor scénographique.

Rappelons aussi que la publication de cette œuvre intervient quelques 50 ans après les faits présumés. Et que, pas plus que pour nous, le lectorat de ce livre ne comprend pas spontanément des mots comme Sadducéen, et ne saisit pas non plus grand chose de tout ce qui concerne la vie du Temple de Jérusalem, ses responsables son organisation et ses rites. Ce lectorat a sans doute entendu parler de la destruction du temple de Jérusalem par les légions romaines, une dizaine ou une vingtaine d’années auparavant, mais cela ne devait être qu’un écho. Pas assez fort pour que cela soit vécu comme un drame. Le présumé même auteur y fait allusion, cette fois dans son évangile, sous forme de prophéties sur Jérusalem envahie par des armées, des paroles attribuées à Jésus, et elles sont effectivement dramatiques. Or, dans le livre des Actes, aucune allusion pseudo prophétique de cette destruction n’est faite. Certes, encore une fois, la temporalité de l’action du livre des actes se situe avant cette destruction, mais celle de l’évangile aussi. Conclusion: pour l’auteur du livre des actes, la dramaturgie n’est plus la même. On n’est plus dans la tragédie, on est dans une série qui parle de la conquête des cœurs. Il s’agit maintenant de présenter ce nouveau mouvement, cette nouvelle religion qui apprend à se libérer des codes dont elle provient.

Alors pour tenter de retrouver le charme de Luc, je vais lire ce texte comme s’il délivrait un message sous jacent, qui va bien au delà de la simple description factuelle d’un conflit entre d’une part le binôme des deux apôtres, Pierre et Jean et les autorités du Temple de Jérusalem, un message qui irait bien au delà aussi d’une légitimation du mouvement évangélique puisqu’il pourrait même vibré d’une tonalité plus universelle .

Divers détails sautent aux yeux quand on est moins focalisés sur une prétendue reconstitution historique: on voit d’abord sans trop réfléchir qu’il y a ici une mise en concurrence de légitimités (celle du Temple et celle des apôtres), on remarque la description de certaines armes du pouvoir (la détention, les menaces), on voit la représentation de la masse (les 5000 personnes converties) et donc l’indication d’une puissance alternative à celle du pouvoir central, mais on voit aussi une mise en valeur d’un individu (l’infirme guéri), on note la plaidoirie de Pierre, ce qui permettrait d’extrapoler sur l’usage nécessaire de la parole dans un conflit, on remarque aussi dans ce texte une certaine capacité de l’institution, celle d’écouter ce que l’opposant a à dire, et on voit enfin que l’institution délibère en son collectif (et non pas agit aveuglément sans réfléchir, ni ne se réfugie sous la parole d’un commandant en chef). Et peu à peu, le filigrane apparaît: ce texte est une sorte de bréviaire de pédagogie politique par temps de crise, et décrit en filigrane comment une institution devrait se comporter face à l’irruption du nouveau qui vient contrecarrer sa nature.

Pour simplifier et pour ne pas nous perdre dans tous ces détails intelligemment semés par l’auteur de ce texte, nous pourrions dire que nous avons ici deux conceptions du Bien. Celles-ci ne s’affrontent pas. Je dirais qu’elles se frottent. Qu’elles se comparent.

Le premier Bien est celui de l’ordre du Temple. Le centre de la régulation religieuse et sociale. Un Temple avec une hiérarchie qui le fait fonctionner. Le temple autour duquel tout tourne et vers qui tout converge. Des pèlerinages s’y font aux grandes fêtes, où la population non seulement accomplit les sacrifices destinés à atténuer sa misère spirituelle et reçoit en échange une matière précieuse qui s’appelle le pardon, mais aussi où ce peuple se brasse et se rencontre, commerce et trouve du sens à sa vie collective, autour d’une spèce d’oasis. Les familles aussi se déplacent et cet événement consolide aussi les familles qui se retrouvent ensemble périodiquement pour faire autre chose que travailler. De plus, dans ce temple agissent les prêtres et des intellectuels (les sadducéens) dont la fonction est de maintenir l’interprétation de la Torah, qui sous sa forme écrite est le socle, la véritable demeure de toute la population. Ici est le bien, de la maintenance, de la régulation collective et de la conservation de l’être au monde de ce peuple.

Et voici que surgit un nouveau prétendant au Bien. Un mouvement dont les représentants sont accusés de désordre. Après avoir été placés en prison pendant une nuit, ces représentants sont appelés à comparaitre le lendemain . Pierre va faire un discours. Pierre est un habile discoureur, il va fonder sa plaidoirie du bien sur le fait qu’un homme infirme vient d’être guéri, par l’opération de l’Esprit et par son truchement d’apôtre, d’envoyé donc, pour une mission nouvelle dont le nom de code est «Évangile».

Notons que le Bien en face, après les avoir fait comparaitre, les écoute, les autorise à exprimer ce qu’il ont dire. Que dit-il finalement Pierre, le porte parole de cette nouveauté?

Dans son discours, il n’y aucune critique immédiate de l’ordre qui le fait comparaitre. À aucun moment Pierre ne plaide l’illégitimité de l’institution. L’argumentation utilise un autre angle.

Un homme est désormais en bonne santé et sa guérison a été faite au nom de ce Jésus le Nazoréen que nous appelons Christ. Et cette guérison a suscité de l’espoir parmi le peuple. Ils sont là, 5000 personnes, qui soutiennent ce que nous faisons car ils en ont assez de désespérer. Que pouvez-vous nous reprocher dans le fait d’avoir guéri quelqu’un?

Mais Pierre ajoute, et c’est ce qu’on désigne par l’adage que nous avons tous appris en latin dans notre classe de 5eme :« in cauda venenum» , dans la queue: le venin, à la fin du discours: ce qui va faire mal; il ajoute que celui par le nom duquel cette guérison a été faite, vous l’avez méprisé, vous l’avez crucifié.

Ce que l’apôtre fait n’est pas la critique de l’institution, mais celle de son dévoiement qui aurait pu, si ce Jésus n’avait pas été relevé d’entre les morts, laisser d’une part le peuple dans le désespoir, et ce pauvre homme dans son infirmité.

Que dit l’apôtre?

Il dit aux représentants de l’ordre et de la régulation. Vous avez la mission d’assurer la vie collective. Puisque nous sommes sous occupation, votre mission est essentielle pour tout ce qui va faire que notre identité ne se démantèle pas. Mais voilà, votre passion de la masse vous a fait commettre une grave erreur, en croyant que celui-là, cette personne, au nom de laquelle nous parlons n’était qu’un fauteur de troubles, alors qu’il faisait le boulot que vous vous êtes cru dispensés de faire, à savoir: conserver l’espoir, planter chez le peuple des raisons d’espérer; alors celui-là, vous l’avez laissé être crucifié par les Romains; alors vous avez collaboré avec les Romains puisque pour vous, c’était ça le Bien: empêcher le désordre, protéger l’unité. Et maintenant, c’est nous qui sommes considérés comme des fauteurs de trouble alors que nous nous sommes préoccupés non pas de la gestion de la masse, mais d’une personne, une personne que votre idéologie ne vous a même pas permis d’apercevoir, lui là, tout seul dans sa souffrance individuelle.

Je relis un partie de ce texte très politique du livre des Actes: 13 En voyant l’assurance de Pierre et de Jean, ils étaient étonnés, car ils se rendaient compte que c’étaient des gens du peuple sans instruction. Ils reconnaissaient en eux ceux qui étaient avec Jésus. 14 Mais comme ils voyaient debout auprès d’eux l’homme guéri, ils n’avaient rien à répliquer. 15 Ils leur ordonnèrent de sortir du sanhédrin et délibérèrent entre eux, 16 en disant : Comment allons-nous traiter ces gens ? Il est manifeste, pour tous les habitants de Jérusalem, qu’un signe évident a été accompli par leur entremise ; nous ne pouvons pas le nier. 17 Mais, pour que cela ne se répande pas davantage dans le peuple, défendons-leur, avec des menaces, de parler désormais à qui que ce soit en ce nom-là.

Passage étonnant, qui décrit une oscillation de l’institution. Déjà elle est obligée de réviser son a priori sur la supposée bêtise des gens qui ne font pas partie de leur aristocratie. Elle se sent obligée, après avoir, je le rappelle été suffisamment ouverte pour ne serait-ce qu’écouter la revendication des apôtres, d’amollir un peu sa certitude. Ici, est décrite la possibilité d’un ébranlement de l’institution par elle-même. C’est une institution intelligente, elle n’est pas un simple pouvoir autoritaire comme pouvait l’être le pouvoir Romain. Elle se pose des questions comme: Comment allons-nous traiter ces gens ? Visiblement avec tous ces gens qui les soutiennent, cela sera difficile de mettre tout le monde en prison, d’autant moins que si les services de sécurité du temple avait effectivement la possibilité de mettre des gens en détention avant procès, ils n’avaient pas la possibilité plus générale de condamnation pénale, prérogative du pouvoir Romain. Il aurait donc fallu une nouvelle fois collaborer avec la puissance occupante, et là, cela aurait, selon la dramaturgie du livre des Actes, une provocation à l’émeute générale.

Nous ne pouvons pas le nier, disent ils dans leur délibération. Or, les sadducéens sont des orfèvres du raisonnement; ils auraient pu argumenter. Mais vrai ou faux, ceux-ci ont été décrits comme des gens qui ne croyaient pas à la fatalité et qui mettaient en valeur la liberté, et selon l’historien antique Flavius Josèphe, qui croyaient que les êtres humains disposent de la capacité de choisir entre le bien et le mal.

Nous ne pouvons pas le nier. Ils ne vont donc pas user de la rhétorique habituelle des pouvoirs autoritaires pour nier les faits ou les évidences.

Ils disent : Nous ne pouvons pas nier l’émergence de ce mouvement et de sa capacité à répondre à des demandes que dans notre vision du monde, nous n’avons pas su voir.

L’institution, ébranlée dans sa certitude monolithique n’a alors plus qu’une seule solution. Pour elle, croit-elle à tort, c’est une question, de survie; il faut éviter que «cela» se répande davantage dans le peuple, «nous devons donc les menacer, les bailloner, jusqu’à que ce mouvement s’étiole». Cela, cela quoi ?

Le temple, on le voit; les prêtres, les sadducéens, on les voit; la loi écrite on la lit, on la vit, on la pratique; les sacrifices, on les fait; tout cela n’est pas indéfini comme ce «cela» qu’est l’évangile, qui au fond, n’est qu’une rumeur gracieuse et selon le livre des Actes, de plus en plus populaire et cette rumeur gracieuse n’avait aucune intention de détruire le centre du pouvoir, elle n’avait que le désir de semer de l’espoir dans le peuple. Mais voilà, ce mouvement qui n’avait aucune autre intention que de rester gentiment parallèle s’est retrouvé sans cesse accusé, voire persécuté.

Les hiérarques leur disent de désormais se taire. Et eux, ils objectent. Est-il juste au regard de Dieu de vous obéir plutôt qu’à Dieu ? A vous d’en juger, car nous, nous ne pouvons pas ne pas parler de ce que nous avons vu et entendu.

Et ici survient la question politique par excellence, au delà de la problématique religieuse: à qui, à quoi obéir, au nom de quoi.

Mais ce n’est pas leur belle parole sur l’obéissance qui va leur permettre d’être relâchés. Ils leur firent de nouvelles menaces et les relâchèrent, sans trouver moyen de les punir, à cause du peuple ; tous, en effet, glorifiaient Dieu pour ce qui était arrivé

En fait, Pierre et Jean n’obéissent pas à Dieu, même s’ils le croient fermement. Ils obéissent au peuple, car qu’on le veuille ou non, c’est bien le peuple qui s’est emparé de l’évangile, et ce peuple est suffisamment perçu comme puissant pour que les responsables du Temple ne prennent pas le risque de l’affronter, car sans le peuple, ils ne sont rien, et les apôtres ne sont, tout inspirés qu’ils soient que les figures visibles de ce mouvement populaire.

Les responsables du temple pourraient se poser la question: cela, cette chose, cet évangile, a-t-ils fait main basse sur le peuple? Et ce peuple, arriverons nous toujours à le réguler?

Voilà donc un bref examen de ce texte qui sonne comme un avertissement destiné à la fois aux premiers croyants au Christ face à l’institution du pouvoir en général, et aussi peut-être face à l’insitution qu’un jour ils pourraient mettre en place.

Le livre des actes se terminera comme la caricature d’un film français des années 80. C’est à dire sans évidence de fin.

Paul le véritable apôtre des nations, personnage clé de la seconde partie du livre des actes où la figure de Pierre a totalement disparu, n’est pas exactement en prison comme on le dit souvent, mais, il a été assigné à résidence et surveillé, par un garde. Là où il est, il reçoit des gens, des notables juifs par exemple et leur explique des choses. Certains adhèrent, d’autres pas.

Et le livre des actes se termine ainsi:

il (Paul) proclamait le règne de Dieu et enseignait ce qui concerne le Seigneur Jésus-Christ avec une entière assurance, sans empêchement.

Ce que cette fin non conclusive dit c’est que cette rumeur gracieuse qu’est l’évangile va continuer, malgré les empêchements, les baillons et les menaces exercés contre ceux qui la répandent. Comme Paul, dans sa prison résidence.

Derniers mots du livre : sans empêchement.

Un trait ironique de l’auteur à propos de quelqu’un qui est littéralement entravé dans ses mouvements.

La rumeur gracieuse continue.

Epilogue. Quand elle sera devenue elle-même un pouvoir autoritaire, quand elle ne sera plus une rumeur ni ne sera gracieuse, qu’elle sera pétrifiée, comme un organisme qui ne sait pas qu’il est mort, c’est alors qu’elle renaîtra à côté de ce qu’elle était devenue et interrogera ce nouveau pouvoir central maître du lexique religieux, et posera de nouveau la question éminemment politique de l’obéissance à qui, à quoi, au nom de qui ou de quoi, et continuera à se propager parmi le peuple, puisque c’est sa nature, à cette rumeur, à cette grâce, d’être libre comme l’Esprit de Dieu. AMEN

LA LITURGIE

ORGUE

PROCLAMATION DE LA GRACE

A l’Eglise de Dieu

dispersée sur toute la terre,

A celles et ceux qui invoquent

le nom du Seigneur Jésus-Christ,

A vous tous et toutes ici rassemblés,

grâce et paix de la part de Dieu notre créateur

et de Jésus-Christ notre libérateur

ACCUEIL (…)

RÉPONS

LOUANGE

Prions et invoquons l’Esprit Saint sur notre assemblée.

Seigneur,

Nous te disons merci.

Merci de nous accueillir, tels que nous sommes.

Merci de nous accueillir comme nous sommes arrivés et nous inviter à avancer et d’éclairer de nouveaux aspects dans notre chemin.

Merci du respect et de la délicatesse avec laquelle tu viens nous rejoindre.

Viens Seigneur je te prie, relever la confiance chez ceux et celles qui en manquent aujourd’hui.

Au nom du Christ Jésus que nous aimons et dont nous désirons suivre le chemin qu’il a tracé.

Amen

PSAUMES 65, STROPHES 1, 2, 3, 4

 

VOLONTE DE DIEU

Que nos vies soient des reflets de la sienne quand elle transparait à travers le message et les actions de notre Christ. Soyons cette -lumière pour les autres. Une lumière qui émanede lui.

RÉPONS

CONFESSION DU PÉCHÉ

Seigneur, tu nous appelles à être tes témoins dans ce monde, mais nous nous conformons si souvent aux modèles de notre société.

Tu nous envoies annoncer la Bonne Nouvelle autour de nous, mais nous hésitons à payer le prix de la solidarité. Nous avons laissé faire et advenir tellement de choses, pardonne nous

Amen

RÉPONS

ANNONCE DU PARDON (debout)

Lorsque l’humain trébuche,

le Seigneur ne se réjouit pas

En revanche il y a de l’allégresse dans les Cieux

lorsqu’un humain est relevé.

Le pardon de Dieu construit notre confiance.La grâce de Dieu est notre unique assurance

Le pardon, le salut et la grâce nous sont donnés au nom de Jésus

Désormais, Dieu nous convie à entrer dans sa joie,

suivons le Christ en serviteurs fidèles et attentifs

Amen.

RÉPONS

CONFESSION DE FOI

Je crois que Dieu peut et veut faire naître le bien à partir de tout.

Aussi a-t-il besoin d’hommes et de femmes

pour lesquels toutes choses concourent au bien.

Je crois que Dieu veut nous donner, chaque fois que nous nous trouvons dans une situation difficile, la force de résistance dont nous avons besoin. Mais il ne la donne pas d’avance, afin que nous ne comptions pas sur nous-mêmes,mais sur lui seul.

Dans cette certitude, toute peur de l’avenir devrait être surmontée.

Je crois que nos fautes et nos erreurs ne sont pas vaines

et qu’il n’est pas plus difficile à Dieu d’en venir à bout que de nos prétendues bonnes actions. Je crois que Dieu n’est pas une fatalité hors du temps, mais qu’il attend nos prières sincères et nos actions responsables, et qu’il y répond. RÉPONS

Doxologie : « Gloire à Dieu dans les cieux et sur la terre, et d’éternité en éternité ».

LECTURE BIBLIQUE

ACTES 4 1 Tandis qu’ils parlaient au peuple, les prêtres, le commandant du temple et les sadducéens survinrent, 2 excédés de les voir instruire le peuple et annoncer, en la personne de Jésus, la résurrection d’entre les morts. 3 Ils mirent la main sur eux et les placèrent sous bonne garde jusqu’au lendemain – car c’était déjà le soir. 4 Cependant, beaucoup de ceux qui avaient entendu la parole devinrent croyants, et le nombre des hommes s’éleva à environ cinq mille.

5 Le lendemain, leurs chefs, ainsi que les anciens et les scribes, se rassemblèrent à Jérusalem 6avec le grand prêtre Anne, Caïphe, Jean, Alexandre, et tous ceux qui étaient de la lignée des grands prêtres. 7 Ils les firent comparaître au milieu d’eux et leur demandèrent : Par quelle puissance ou par quel nom avez-vous fait cela ?

8 Alors Pierre, rempli d’Esprit saint, leur dit : Chefs du peuple et anciens, 9puisque nous sommes interrogés aujourd’hui sur un bienfait accordé à un homme infirme et sur la manière dont il a été sauvé, 10 sachez-le bien, vous tous, ainsi que tout le peuple d’Israël : c’est par le nom de Jésus-Christ le Nazoréen, que vous avez crucifié et que Dieu a réveillé d’entre les morts, c’est par lui que cet homme se présente en bonne santé devant vous. 11 C’est lui, la pierre que vous, les constructeurs, vous avez méprisée, et qui est devenue la principale, celle de l’angle. 12 Le salut ne se trouve en aucun autre, car il n’y a sous le ciel aucun autre nom donné parmi les humains par lequel nous devions être sauvés.

13 En voyant l’assurance de Pierre et de Jean, ils étaient étonnés, car ils se rendaient compte que c’étaient des gens du peuple sans instruction. Ils reconnaissaient en eux ceux qui étaient avec Jésus. 14 Mais comme ils voyaient debout auprès d’eux l’homme guéri, ils n’avaient rien à répliquer. 15 Ils leur ordonnèrent de sortir du sanhédrin et délibérèrent entre eux, 16en disant : Comment allons-nous traiter ces gens ? Il est manifeste, pour tous les habitants de Jérusalem, qu’un signe évident a été accompli par leur entremise ; nous ne pouvons pas le nier. 17Mais, pour que cela ne se répande pas davantage dans le peuple, défendons-leur, avec des menaces, de parler désormais à qui que ce soit en ce nom-là.

18 Alors ils les appelèrent et leur enjoignirent formellement de ne plus parler ni enseigner au nom de Jésus. 19 Pierre et Jean leur répondirent : Est-il juste au regard de Dieu de vous obéir plutôt qu’à Dieu ? A vous d’en juger, 20 car nous, nous ne pouvons pas ne pas parler de ce que nous avons vu et entendu. 21Ils leur firent de nouvelles menaces et les relâchèrent, sans trouver moyen de les punir, à cause du peuple ; tous, en effet, glorifiaient Dieu pour ce qui était arrivé, 22 car l’homme qui avait bénéficié de ce signe, de cette guérison, avait plus de quarante ans.

PSAUMES 42, STROPHES 1, 5, 7, 9

PRIERE D’ACCUEIL DE LA PAROLE

Conduis-moi sur la route, Seigneur,

et parle à mon cœur.

Loin du bruit, loin de l’agitation, viens murmurer à mon corps, mon esprit et mon intelligence les mots qui les releveront

ORGUE

PREDICATION

ORGUE

CANTIQUE 166, STROPHES 1, 2, 3, 4

 

ANNONCES

OFFRANDE

LITURGIE SAINTE CENE

PRÉFACE

Qu’est ce que j’aime quand je t’aime?

Ce n’est pas la beauté d’un corps, ni le charme d’un temps,

ni l’éclat de la lumière, amical à mes yeux d’ici-bas,

ni les douces mélodies des cantilènes de tout mode,

ni la suave odeur des fleurs, des parfums, des aromates,

ni la manne ou le miel,

ni les membres accueillants aux étreintes de la chair:

ce n’est pas cela que j’aime quand j’aime mon Dieu.

Et pourtant, j’aime certaine lumière et certaine voix,

certain parfum et certain aliment et certaine étreinte

quand j’aime mon Dieu:

lumière, voix, parfum, aliment, étreinte

de l’homme intérieur qui est en moi,

où brille pour mon âme ce que l’espace ne saisit pas,

où résonne ce que le temps ne prend pas,

où s’exhale un parfum que le vent ne disperse pas,

où se noue une étreinte que la satiété ne desserre pas.

C’est cela que j’aime quand j’aime mon Dieu.

L’INSTITUTION

Pendant le repas, Jésus prit du pain et, après avoir prononcé une prière de bénédiction, il le partagea et le donna à ses disciples ; il leur dit : « Prenez et mangez, ceci est mon corps. » Il prit ensuite une coupe de vin et, après avoir remercié Dieu, il la leur donna en disant : « Buvez-en tous, car ceci est mon sang, le sang de l’alliance de Dieu qui est versé pour une multitude de gens, pour le pardon des péchés. Je vous le déclare : dès maintenant, je ne boirai plus de ce fruit de la vigne jusqu’au jour où je le boirai nouveau avec vous dans le règne de mon Père. »

L’INVITATION

Venez, car tout est prêt

LA PRIÈRE EUCHARISTIQUE ET LA PRIÈRE D’INTERCESSION

Maintenant, Père, donne-nous ton Esprit Saint.

Fais de ce pain et de ce vin la vie même du Christ.

Qu’elle nous transforme à son image et nous fasse participer à son œuvre

PRIERE D’INTERCESSION (spontanée)

5 victimes Pengo Bossio Wangi, Une enfant de 12 ans est grièvement blessée, touchée à huit reprises, à La Verrière « Elle a été touchée au foie, au rein, aux bras, aux cuisses. Ses jambes vont être déformées.

Amen

[Ensemble prions: (débout) Notre Père]

LA FRACTION

Le pain que nous rompons est la communion au corps de notre Seigneur Jésus-Christ

La coupe de bénédiction pour laquelle nous rendons grâce est la communion au sang de notre Seigneur Jésus-Christ

LA COMMUNION

CANTIQUE 150, STROPHES 1, 2, 3

 

 

 

 

 

 

ENVOI

Par Calvin

Dieu Père céleste,

Nous te bénissons pour le bien que tu nous as fait en nous recevant à la communion de ton Fils, Jésus-Christ (…) accorde-nous aussi maintenant, dans ta grâce, de n’oublier jamais un si grand bienfait, mais de le graver dans nos coeurs pour avancer continuellement dans la foi; que cette foi fructifie par toutes sortes d’actes justes, et que notre vie tout entière soit consacrée à ta gloire et à l’édification de notre prochain, par Jésus-Christ, ton Fils, qui vit et règne avec toi, dans la communion du Saint-Esprit, un seul Dieu, éternellement béni

BENEDICTION

RÉPONS

ORGUE

SORTIE