TEXTE DE LA PRÉDICATION DU JEUDI 17 MAI 2026 , par Joey COMMES
Si le Seigneur est ma lumière, brille-t-elle seulement pour moi ?
LA PRÉDICATION
Avoir Dieu à ses côtés, est-ce le posséder comme un bien exclusif ? Est-ce l’avoir pour soi afin de dire à son voisin, comme les enfants, c’est à moi, pas à toi ? C’est un peu ce qui se passe dans ce psaume. Le Seigneur y est présenté comme une forteresse dans laquelle celui qui parle se protège contre des ennemis. C’est une idée centrale de ce texte et sur ce point il ne diffère guère de nombreux autres passages de la Bible où le Seigneur est présenté comme un seigneur de guerre qui marche à la tête de son peuple contre un royaume hostile, qui guide la main des rois et sur qui repose l’issu des batailles. Les livres dits historiques de l’Ancien Testament sont sans nul doute les plus riches en littérature militaire de cette sorte, mais notre psaume ce matin montre bien que cette figure d’une divinité guerrière n’est pas absente des livres poétiques, ou livres de sagesse, non plus. À ce titre l’attribution traditionnelle de nombre des psaumes au roi David revêt d’une signification particulière : ces psaumes mettent en scène David dans les péripéties auxquelles il fut confronté au cours de sa vie. Ils expriment ainsi les sentiments qu’il a pu ressentir, et formulent les demandent qu’il a pu formuler face aux épreuves qui jalonnèrent ses âges. Le psaume 27 se place dans une longue série de compositions similaires et construit l’image d’un David pieux, qui se fie en son Dieu pour le protéger de son adversaire et à qui il promet de rendre hommage dans son temple qui d’ailleurs n’est pas censé exister du temps de son règne, puisque c’est son fils Salomon qui l’a construit d’après le premier livre des Rois. Nous avons donc affaire à un cantique qui se présente comme la prière d’un roi-guerrier demandant la protection divine, mais pouvons-nous résumer notre texte à cela ? Si nous le lisons encore, nous qui ne sommes pas des soldats combattant pour Jérusalem, nous qui prions si souvent pour la paix et la réconciliation du genre humain, nous qui, espérant contre toute espérance, croyons que nulle violence n’est inéluctable, que toute puissance maléfique disparaîtra un jour comme la nuit s’évanouit face au matin, serait-ce parce que nous sommes séduits par ce langage guerrier ?
J’en doute fortement, mais un texte comme celui-là peut cacher une profondeur dans laquelle nous puisons des trésors qui nourrissent notre âme. Mais pour les trouver, il faut dépoussiérer ces lignes vieilles de plus de vingt-cinq siècles, approximativement, pour atteindre un autre niveau de lecture qui ne trahisse pas le texte mais qui l’actualise. Dans cette perspective je vous propose de nous intéresser à ce qui est dit de Dieu dans notre passage au-delà de cette métaphore de place-forte militaire. Dieu n’est pas que ça ici, d’autres images et idées sont développées par le psalmiste qui exprime une attirance profonde pour Dieu. Le je de notre texte, figure allégorique d’un roi mais avant tout de tout croyant sincère, dit qu’au fond de lui il a besoin de Dieu, et ce besoin se décline autour de trois concepts : la maison, la lumière et le salut, que je vous propose d’approfondir.
Tout d’abord la maison, « je demande au Seigneur une seule chose, que je recherche ardemment : habiter tous les jours de ma vie dans la maison du Seigneur, pour voir la beauté du Seigneur et pour admirer son temple », si je reprends les mots du psaume. Dans cette espérance de la maison du Seigneur tous les espoirs de notre psalmiste semblent converger. En disant cela, il sous-entend qu’aucun lieu, qu’aucune réalité de notre monde ne pourrait le satisfaire, si ce n’est le temple du Seigneur. Ce temple n’est pas qu’un simple lieu de culte pour les habitants du Proche-Orient ancien, il est le lieu où le divin descend sur terre et peut être rencontré. Il irradie par conséquent le lieu où il se trouve d’une sacralité suprême, au point que certains espaces ne sont pas accessibles à tous. À Jérusalem, le saint des saints, la pièce au cœur du temple où la présence du Seigneur était la plus forte, seul le grand prêtre était autorisé à y entrer et ce une fois par an, parce qu’on ne plaisante pas avec la sainteté, vous pouvez mourir si vous approchez trop de Dieu sans autorisation comprenez-vous ? C’est pour cette raison que Moïse, face au buisson ardent, se couvre les yeux car il ne se pense pas être assez pur pour voir Dieu et redoute de subir un sort funeste juste en approchant Dieu. Ésaïe est encore plus explicite là-dessus dans sa vision de Dieu sur son trône, il s’exclame : « Malheur à moi ! Je suis perdu, car je suis un homme dont les lèvres sont impures, j’habite au milieu d’un peuple dont les lèvres sont impures, et mes yeux ont vu le Roi, l’Éternel des armées » (Es 6,5).
Notre petit psalmiste alors formule une demande qui est d’une exigence suprême. Il désire être suffisamment pur pour pouvoir avoir sa place devant Dieu. Pour voir Dieu lui-même peut-être ? Il est vraiment téméraire. Il ressemble à ces enfants qui demandent la lune pour Noël. Cette demande est-elle si extravagante pour autant ? Au-delà des règles imposées par les hiérarchies sacerdotales s’ouvre ici une brèche. Quand nous lisons ce psaume dans nos prières, nous pouvons faire notre cette demande qui exprime la volonté d’avoir une relation personnelle avec Dieu, une relation qui ne repose sur aucun intermédiaire que Dieu n’approuverait pas. Et aujourd’hui, alors que le temple de Jérusalem n’existe plus, et que le Dieu de l’Ancien Testament est prié aux quatre coins du globe, tout croyant peut s’approprier ce texte hors de son contexte pour affirmer qu’il reconnaît le Seigneur comme son Seigneur, et nous pouvons nous rappeler que, si nous voulons traduire plus littéralement l’hébreu, il ne faudrait pas dire « Le Seigneur » mais « Mon Seigneur », le Dieu dont je reconnais la souveraineté sur ma vie et que je considère comme mien.
Je viens de vous parler longuement du temple de Dieu, mais ce n’est pas le terme premier qui est employé dans notre psaume. On nous parle en effet de la maison du Seigneur, et cela ne sonne pas de manière anodine à nos oreilles. La maison, c’est le lieu de la chaleur du foyer, le toit sous lequel se rassemble ceux qui s’aiment. Au cœur de notre texte, derrière les éléments de langage militaire est affirmé un souhait qui relève d’une grâce, être accueilli par Dieu comme son propre enfant. Ce n’est ni le succès à la guerre ni le malheur sur les ennemis qui est demandé. L’animosité qui sépare les hommes n’est pas enracinée dans le cœur et le Dieu que nous prions habite une maison aimante, il est un parent dont l’amour ne faiblit jamais. Quand il triomphe, ce n’est pas dans le fracas des armes, mais dans grâce à une protection ferme qui pousse les autres à baisser le glaive. Comment pourrait-on alors lui demander de détruire, de semer le carnage et la mort ? Nous pourrions nous dire que cela se justifie parce que son amour ne serait réservé qu’à certains qui seraient ses enfants, ce à quoi nous pourrions opposer les récits de la Création qui font de toute l’humanité ses enfants. Nous pourrions aussi citer des psaumes où des demandes explicites de destruction sont formulées : « Que la ruine les atteigne à l’improviste, qu’ils soient pris dans le filet qu’ils ont tendus, qu’ils y tombent et périssent ! » pouvons-nous lire par exemple dans le psaume 35 (Ps 35,8). Je me contenterai de cet exemple pour ne pas me lancer dans une énumération trop longue afin qu’on soit sûr d’aller déjeuner à l’heure. Je me contenterai de confirmer que oui, les psaumes expriment des idées différentes les uns des autres et que certains sont beaucoup plus violents que d’autres. Mais cette somme de cantiques anciens est un véritable miroir de l’âme humaine. On passe d’un texte à l’autre, d’une humeur à l’autre, comme on le fait tous les jours. Et c’est pour cela que, génération après génération, ces textes ont toujours été parmi les plus lus de la Bible, ont nourri la piété individuelle d’un nombre impossible à calculer de personnes.
Mais derrière les expressions d’une individualité, nous pouvons être tentés de chercher à trancher, pour trouver ce qu’est Dieu réellement. S’il préfère que ceux qui le cherchent voient sa maison comme un rempart contre des adversaires ou comme une demeure de paix. À ce dilemme Jésus dans l’évangile selon Matthieu aura sa réponse : « aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent » (Mt 5,44). Ces déclarations impressionnent souvent par leur radicalité qui semble inatteignable. Elles imposent toutefois un changement de paradigme pour ne plus regarder l’autre comme un ennemi mais comme un frère, comme un égal qui est tout autant enfant de Dieu que moi. La haine dans l’éthique de Jésus n’a jamais le dernier mot, l’amour inconditionnel devient l’idéal qui rend obsolète tout désir de conquête ou de triomphe. Il disqualifie toute justification de guerre au nom de Dieu. C’est alors que nous pouvons imaginer que la maison du Seigneur Dieu n’est pas cloîtrée de remparts et de contrevents toujours fermés, elle est ouverte pour laisser passer la lumière, la lumière de Dieu.
Cette lumière est une dimension essentielle de la divinité d’après le psalmiste, exprimée dès le premier verset. S’il affirme qu’il n’aura peur de personne c’est parce qu’il a la conviction que cette lumière l’éclaire, que les ténèbres de sa vie sont dissipées par Dieu lui-même. « Ta parole est une lampe à mes pieds et une lumière sur mon sentier » est-il écrit dans le psaume 119 (Ps 119,105) pour peindre l’image d’un Dieu qui éclaire le chemin de celui qu’il prend sous sa protection afin de le mener sur le bon chemin, le chemin de la droiture et de la justice sur lequel il trouvera tout ce qu’il lui faut. La lumière est un attribut de la majesté divine dans l’Ancien Testament dès le livre de la Genèse, « que la lumière soit et la lumière fut », Dieu parle et la lumière surgit, Dieu parle et l’univers sort du chaos pour être ordonné, et le fondement de tout ordre, c’est cette séparation de la lumière de l’obscurité, qui sera assimilée par la suite à la distinction du bien et du mal, et puisque Dieu dispense ses biens à ses créatures, il a naturellement été assimilé à la lumière. Il est la lumière de notre psalmiste par opposition aux autres personnages qui sont donc l’obscurité qui veut l’engloutir. Alors qu’ils veulent le plonger dans la mort il se confie en Dieu qui lui a donné son souffle de vie et le conserve dans l’adversité. Mais en disant cela il doute fortement de tous les hommes qui peuvent l’entourer, jusqu’à ses propres parents qui l’abandonneraient, il ose imaginer cela ? Les parents qui m’écoutent ce matin réagiraient sans doute avec offuscation si leurs enfants, au sortir du culte, leur disait : « tu peux m’abandonner, ce n’est pas grave, Dieu est avec moi ! »
Si on continue sur cette pente le risque c’est de se retrouver seul, avec Dieu certes, mais coupé du reste de l’humanité. Considérer que Dieu est notre lumière personnelle ne conduit pas forcément à considérer le reste de l’humanité comme ténébreuse. Ce texte nous questionne sur notre rapport à autrui. Devons-nous considérer celui qui se place sur notre route comme une menace ? Dans l’Antiquité tardive, c’était les gnostiques qui pouvaient penser cela. On désigne ainsi un groupe assez difficile à identifier car essentiellement connu par les Pères de l’Église qui l’ont réfuté, de personnes qui considéraient que tout ce qui relevait de ce monde matériel était mauvais par nature, et qu’il fallait s’élever, grâce à la connaissance, vers la divinité et son monde parfait de lumière. Je ne vais pas trop m’attarder sur leurs idées, d’autant plus que le lecteur de ces lignes s’y connaît plus que moi, mais je vais souligner qu’ils ont souvent été décrits comme des personnes qui tenaient à se mettre en retrait du monde, loin des lieux de sociabilité, pour vivre entre eux. La connaissance devait être réservée aux initiés, elle ne devait pas être partagée. La majorité de l’humanité est-elle condamnée à vivre ainsi dans l’obscurité ? Les gnostiques sont apparus bien après l’écriture de ce psaume, sous l’empire romain. Ce serait donc un anachronisme d’assimiler notre psaume à ce courant. Cependant j’ai fait ce détour parce qu’ils posent les mêmes questions, ils me permettent d’expliciter la question centrale de notre texte : si le Seigneur est ma lumière, brille-t-il seulement pour moi ?
On peut comprendre l’exclusivisme apparent à partir du contexte de rédaction que j’ai évoqué plus haut. Nous pouvons nous rappeler aussi que le Dieu de l’Ancien Testament appelé le Seigneur était considéré comme le Dieu exclusif des Hébreux, par opposition aux autres peuples qui avaient leur propre dieu. Sa lumière n’éclairerait que les siens. Cette lumière pour le psalmiste est intrinsèquement associée à un lieu : le temple où il promet de faire des sacrifices, de louer le Seigneur s’il est secouru. Mais ce temple dont il est question, quel qu’il soit d’ailleurs, peut-il vraiment contenir la lumière de Dieu ? Le Dieu créateur aurait créé tout l’univers pour n’entrer en contact avec ses enfants que dans un espace de quelques mètres carrés ? S’il est la lumière, s’il est ma lumière, est-ce que je peux concevoir que cette lumière n’est perceptible que dans une chambre d’un temple qui n’existe plus, dont il ne reste tout au plus que le mur d’un édifice qui l’a remplacé quelques siècles, avant d’être détruit à son tour ?
Le psalmiste lui-même, qui cherche la protection de Dieu, se rattache avec obstination à cette idée de lumière. Même s’il n’est pas dans le temple pour adorer Dieu, cette lumière brille sur lui. Il avance avec confiance car il pense au fond de son cœur que Dieu ne l’abandonnera jamais. Il n’est donc pas dans les ténèbres, il porte en lui la lumière de Dieu. Il est témoin à sa façon de de la protection que Dieu offre pour quiconque se confie en lui. Malgré son langage militaire point derrière cette première grille de sens une autre réalité où Dieu ne correspond plus à l’image d’une divinité nationale et guerrière, mais à celle d’un Dieu qui éclaire les cœurs et les esprits et qui, du même coup, répand une chaleur réconfortante.
Un nouvel horizon s’ouvre alors où la lumière de Dieu ne serait plus enfermée dans un seul lieu. Elle déborde des murs que tentent de lui imposer les hommes, elle irradie et éblouit toutes les personnes qui la rencontrent. Face à tous ceux qui veulent contenir Dieu dans les limites qu’ils lui attribuent, qui prétendent détenir la véritable interprétation de ce que Dieu est, Jésus répondra en déplaçant la lumière dans l’évangile selon Matthieu, au début du sermon sur la montagne il dit à ses auditeurs : « Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée ; et on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais on la met sur le chandelier, et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison. Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes œuvres, et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux. » (Mt 5,14-16). Ceux qui sont éclairés par Dieu sont transformés et irradient à leur tour leur entourage de leur lumière. Il ne s’agit cependant pas d’une déification puisqu’ils n’ont pas de puissance divine, mais ceux qui répandent cette lumière répandent la lumière de Dieu. Ils partagent avec tous ceux qu’ils rencontrent la lumière qui les a transformés. Dès lors ce ne sont plus les rites et les pratiques cultuelles que l’on fait dans son coin qui rendent hommage à Dieu, c’est le partage de ce qui a changé notre existence au-delà de nos portes. Et cela est possible parce qu’avec cette lumière vient le salut.
Dans notre psaume en effet, l’auteur affirme sans cesse que quoiqu’il arrive, il est entre les mains de Dieu. Le Seigneur dispose de sa vie. Malgré toutes les épreuves qu’il connaîtra, la fin de son existence repose entre les mains de Dieu. Il cherche le sentier de la droiture car il représente un idéal par rapport à ce qu’il peut voir autour de lui, quand la nature humaine faillit. Même s’il n’est pas parfait, il en est bien conscient sinon il ne prierait pas, il ne se fierait qu’en ses propres forces, il croit que Dieu, par sa lumière peut vraiment aider l’humanité à approcher la justice. Le salut dans ce psaume n’est pas forcément à chercher dans le concept de vie éternelle. Je laisse à chacun le soin d’approcher cette question en son for intérieur. Je remarque juste que dans ce psaume ce n’est pas le sujet. Le salut en effet ne renvoie pas forcément à l’au-delà, il peut aussi concerner la vie d’ici-bas.
Et que nous dit le psalmiste là-dessus ? « Oh ! si je ne croyais pas voir la bonté du Seigneur sur la terre des vivants ! » Ce n’est pas pour après que Dieu nous réserve ses bienfaits, il commence ici et maintenant. La lumière et le salut ne sont pas des concepts abstraits, ils s’incarnent dans notre existence qui selon le psalmiste est parsemée de biens. Le Salut est donc une bénédiction, une grâce qui nous est donnée aujourd’hui et qui nous pousse à voir le monde avec un regard nouveau, qui nous pousse à ne pas garder la lumière qui nous éclaire pour nous seuls, mais à la répandre partout où nous passons, à irradier notre prochain de notre joie pour dissiper les nuages de son quotidien. C’est alors que nous pouvons rendre un culte agréable à Dieu, non dans la recherche de la perfection rituelle, mais dans le partage et l’assistance envers notre prochain. C’est alors que la lumière est décloisonnée pour rayonner partout où elle passe.
LITURGIE DU 10 MAI 2026
CULTE À L’ORATOIRE DU LOUVRE , 17 MAI 2026
PRÉDICATION JOEY COMMES – LITURGIE ROBERT PHILIPOUSSI
ORGUE, Alexandre KOROVITCH
LA SALUTATION
Toute grâce nous est donnée de la part de Dieu Père Fils et Esprit, créateur, libérateur et défenseur.
Bienvenue au culte ! Aujourd’hui, c’est Joey Commes, étudiant en théologie, que nous avons invité pour la prédication, qu’il en soit déjà remercié. Aujourd’hui, c’est Alexandre Korovitch qui nous accompagne à l’orgue et merci à lui.
Bienvenue vous qui êtes venus dans ce temple de l’Oratoire du Louvre à Paris, et bienvenue à vous aussi qui vivez ce culte par le moyen de l’internet.
Préparons nous à ce moment avec le Psaume 30
Que tout mon être te chante, En toi, que je ne sois pas muet. Éternel, mon Dieu ! Je te célébrerai toujours.
Ou avec avec les mots du Psaume 143, que Jean Calvin plaçait au seuil de sa prière du matin : :Fais-moi entendre, dès le matin, ta bonté, car je me suis confié en toi ; fais-moi connaître le chemin où je dois marcher, car j’ai élevé mon âme à toi. (…) ; je me suis retiré vers toi. Enseigne-moi à faire ta volonté, car tu es mon Dieu. Que ton bon Esprit me conduise dans le droit chemin. (Ps 143 ,8-10)
De la part du Dieu vivant: salutation, paix et joie pour chacun et chacune d’entre vous, et pour toute notre assemblée de ce jour!
Nous suivons aujourd’hui pour la dernière fois de l’année les répons du temps de Pâques et je vous invite à saisir votre Psautier Français et à chanter le premier d’entre eux.
Répons: « O Seigneur ta fidélité » (Ps. 36, str. 1).
O Seigneur ta fidélité remplit les cieux et ta bonté Dépasse toute cime.
Ta justice est pareille aux monts Tes jugements sont plus profonds,
Que le plus grand abîme. De la puissance du néant
Tu veux sauver tous les vivants, Toute chair, toute race,
Les hommes se rassembleront, Autour de toi, ils trouveront,
Leur paix devant ta face.
[DEBOUT] LA LOUANGE (psaume 23)
Le Seigneur est mon berger, je ne manque de rien.
Il me fait reposer dans l’herbe fraîche, il me mène vers les eaux calmes.
Il me rend la vie, il me conduit sur des chemins de justice, par fidélité à son nom.
Même quand je traverse la vallée de l’ombre, je ne crains aucun mal,car tu es avec moi.
Ta présence me garde, ta main me soutient. Tu prépares pour moi une table, sous le regard de mes adversaires. Tu répands l’huile sur ma tête, ma coupe est plus que pleine.
Oui, la bonté et la grâce marcheront avec moi
tous les jours de ma vie. Et je demeurerai
dans la maison du Seigneur, jusqu’au bout de mes jours. AMEN
CHANT PSAUMES 72, strophes 1 à 4 Revêts, Seigneur, de ta justice
[ASSIS] L’EXPRESSION DE LA VOLONTÉ DE DIEU
Extrait Psaume 1
Heureux l’humain qui ne marche pas selon le conseil des méchants,
Qui ne s’arrête pas sur la voie des pécheurs,
Et qui ne s’assied pas en compagnie des moqueurs,
Mais qui trouve son plaisir dans la parole de l’Eternel, Et qui la médite jour et nuit !
Il est comme un arbre planté près d’un courant d’eau,
Qui donne son fruit en son temps, Et dont le feuillage ne jaunit pas :
Tout ce qu’il fait lui réussit.
Répons: [voir livret]
LA PRIÈRE DE CONVERSION
Devant Dieu, nous nous recueillons,
CORNEILLE, D’APRÈS LE PSAUME 63
Dieu, que je reconnais pour l’auteur de mon être, De qui dépend mon avenir,
Sitôt que la lumière a commencé de naître, Je m’éveille pour te bénir.
Pour apaiser l’ardeur qui dessèche mon âme, Ma soif n’a de recours qu’à toi ;
Et ma chair que dévore une pareille flamme Se fait une pareille loi.
Dans un climat sans eaux, sans habitants, sans vie, Devant toi je me suis offert,
Pour mieux voir les vertus que ta bonté déploie, Et ta gloire dans ce désert.
Cette bonté, Seigneur, vaut mieux que mille vies, Que mille empires à la fois
Nous t’en devons louer, et nos âmes ravies Y vont unir toutes nos voix.
Puissé-je de mes jours n’employer ce qui reste, Qu’aux éloges d’un Dieu si bon ;
Et n’élever les mains vers la voûte céleste Que pour en exalter le nom.
Se puisse ainsi mon âme enivrer de ta grâce, Et s’enrichir de tes présents,
Que ma joie à ma langue en confiera l’audace Jusqu’à la fin de mes ans.
Au milieu de la nuit dans le fond de ma couche, J’en veux prendre un soin amoureux,
Et dès le point du jour, mon esprit et ma bouche Béniront ton secours heureux.
En l’appui de ton bras, sous l’ombre de tes ailes, J’ai mis mon bonheur souverain ;
Et mon âme attachée à tes lois éternelles A reçu l’aide de ta main.
Répons : « Mon Rédempteur est vivant » (L&P n°149 ou Arc-en-Ciel n°475, str.1)
Mon Rédempteur est vivant, C’est en lui seul que j’espère,La mort le tenait gisant
Dans l‘étreinte de la terre ; Mais Dieu reste le plus fort, Jésus a vaincu la mort.
[DEBOUT] L’ANNONCE DU PARDON avec le Psaume 46
Dieu est pour nous un refuge et un appui,Un secours qui ne manque jamais dans la détresse. C’est pourquoi nous sommes sans crainte quand la terre est bouleversée,
quand les montagnes chancellent au cœur des mers, quand les flots de la mer mugissent, écument, Se soulèvent jusqu’à faire trembler les montagnes.
L’Éternel est un fleuve dont les courants réjouissent la cité de Dieu, Le sanctuaire des demeures du Très-Haut. Dieu est au milieu d’elle : elle n’est point ébranlée; Dieu la secourt dès l’aube du matin.
Répons « Mon Rédempteur est vivant » (L&P n°149 ou Arc-en-Ciel n°475, str.2)
Je ne craindrai désormais Aucun pouvoir de ce monde Car tu nous donnes la paix
Où toute autre paix se fonde, Garde-nous dans ta clarté,
Ô Jésus ressuscité.
[DEBOUT] LA CONFESSION DE FOI
Dietrich Bonhoeffer, « Quelques articles de foi sur l’action de Dieu dans l’histoire», dans Résistance et soumission, trad. fr., Genève, Labor et Fides, 1973, p. 21.
Je crois que Dieu peut et veut faire naître le bien à partir de tout, même du mal extrême. Pour cela, il a besoin d’êtres humains pour lesquels, « toutes choses concourent au bien ». Je crois que Dieu veut nous donner dans toute situation difficile la force de résistance dont nous avons besoin. Mais il ne la donne pas d’avance, afin que nous ne comptions pas sur nous-mêmes, mais sur lui seul. Dans une telle foi, toute peur de l’avenir devrait être surmontée. Je crois que nos fautes et nos erreurs aussi ne sont pas vaines et qu’il n’est pas plus difficile à Dieu d’en venir à bout que de nos prétendues bonnes actions. Je crois que Dieu n’est pas une fatalité hors du temps, mais qu’il attend nos prières sincères et nos actions responsables et qu’il y répond.
Répons: « Mon Rédempteur est vivant » (L&P n°149 ou Arc-en-Ciel n°475, str.3)
JOEY EN CHAIRE
DOXOLOGIE «Gloire à Dieu dans les cieux et sur la Terre et d’éternité en éternité»
[ASSIS]
LECTURE DU PSAUME 27
1 De David.
Le Seigneur est ma lumière et mon salut :de qui aurais-je peur ?
Le Seigneur est la forteresse de ma vie :qui pourrait m’effrayer ?
2 Quand les mauvais s’approchent de moi pour me dévorer,
mes adversaires et mes ennemis,ce sont eux qui trébuchent et qui tombent.
3 Si une troupe dressait son camp contre moi, mon cœur n’aurait aucune crainte ;
si une guerre s’élevait contre moi, malgré cela j’aurais confiance.
4 Je demande au Seigneur une seule chose, que je recherche ardemment : habiter tous les jours de ma vie dans la maison du Seigneur, pour voir la beauté du Seigneur
et pour admirer son temple.
5 Car il me protégera dans sa hutte au jour du malheur, il me cachera au secret de sa tente ; il m’élèvera sur un rocher.
6 Maintenant ma tête s’élève au-dessus des ennemis qui m’entourent ;
j’offrirai des sacrifices dans sa tente, des sacrifices d’acclamation ; je chanterai, je jouerai des psaumes pour le Seigneur.
7 Seigneur, entends-moi, je t’invoque ; fais-moi grâce, réponds-moi !
8 Pour toi mon cœur dit : Recherchez-moi ! Je te recherche, Seigneur !
9 Ne te détourne pas de moi, ne me repousse pas avec colère, moi, ton serviteur !
Tu es mon secours, ne me délaisse pas, ne m’abandonne pas,
Dieu de mon salut ! 10 Car mon père et ma mère m’abandonnent,
mais le Seigneur me recueillera. 11 Seigneur, enseigne-moi ta voie,
conduis-moi dans le sentier de la droiture, à cause de mes détracteurs.
12 Ne me livre pas au désir de mes adversaires, car de faux témoins se dressent contre moi, respirant la violence.
13 Oh ! si je ne croyais pas voir la bonté du Seigneur sur la terre des vivants !
14 Mets ton espérance dans le Seigneur ! Sois fort, que ton cœur soit courageux !
Mets ton espérance dans le Seigneur !
[TOUJOURS ASSIS]
LA PRIÈRE D’ILLUMINATION
Eternel notre Dieu, tu as choisi des pages vieilles de plusieurs siècles pour nous parler. Nous croyons que tu continues ainsi de te révéler à nous au-delà de nos contextes historiques, géographiques ou culturels. Nous croyons qu’ainsi tu n’es pas inaccessible mais que tu veux être à nos côtés.
Alors illumine nos esprits, pour qu’à travers ces mots anciens nous entendions la parole que tu veux nous adresser aujourd’hui. Éclaire nos pensées afin que nous puissions repartir dans le monde ressourcés par ce que tu nous dis et que nous agissions en conséquence.
CHANT PSAUMES 97, strophes 1 à 4 Dieu le Seigneur est roi
ORGUE
LA PRÉDICATION
ORGUE
CHANT Ct 250, strophes 1 à 3 Mon Dieu, mon Père, écoute-moi
AU SOL
LES ANNONCES
(…) Annonce d’un atelier de lecture par Elyane Dezon Jones, obsèques de Jean-Louis MARMIER, mort dimanche dernier à l’âge de 82 ans, célébrées mardi 19 à 10H en ce Temple.
L’OFFRANDE // ORGUE
LA PRIÈRE D’INTERCESSION (improvisée, ci dessous texte de secours)
que se lève sur la dureté de notre coeur la douceur de ton visage; que se lève sur la folie de notre orgueil l’humilité de ton coeur; que se lève sur la tristesse de nos fautes la joie de ton pardon;
que se lève sur le sommeil de notre mort la clarté de ton éternité; que se lève sur notre esclavage la liberté des enfants de Dieu; que se lève sur notre angoisse la paix de ton amour.
Seigneur, tu vois notre monde, notre humanité: avec confiance, nous te les remettons.
Nous te prions pour tous les peuples qui avancent dans l’obscurité des guerre sans fin, sans pitié.
Nous te prions pour notre pays, celles et ceux qui l’habitent.
Inspire à chacun du discernement, de l’immunité mentale, face aux délires collectifs, du quant à soi et donne-nous de ton Esprit de résistance et de courage.
Nous te prions pour celles et ceux qui se sentent exclus, à cause de leur maladie, de leur origine ethnique ou sociale, à cause de leur pauvreté matérielle ou culturelle, pour celles et ceux qui se sentent inutiles, méprisés.
Nous te présentons toutes les personnes frappées par le deuil
Seigneur fais de nous et de tous les chrétiens des témoins de ta justice
Seigneur, nous te le demandons : que partout dans le monde s’accomplisse ta promesse. Nous avons confiance en toi : tu nous exauces bien au-delà de ce que nous attendons.
LE NOTRE PÈRE
LA BÉNÉDICTION
Que le Dieu vivant vous bénisse et vous garde. Au travail ou au repos, dans le tumulte ou dans le calme. Chaque jour et chaque moment qu’il créé, qu’il soit à vos côtés et que sa présence illumine vos jours et ceux de vos bien-aimé.e.s.
Notre Dieu, à toi seul soit le règne et la gloire Amen.
Répons : « Ô Seigneur, tu nous as fait voir » (Ps. 68, str.5).
ORGUE
Le culte en video
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