LE TEXTE DE LA PRÉDICATION

Pasteure Béatrice Cléro-Mazire, prédication pour l’Oratoire du Louvre le 25 décembre 2025. 

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« Emmanuel : Dieu avec nous » 

Ésaïe 7, 10-16

Le Seigneur dit encore à Achaz : Demande un signe au Seigneur, ton Dieu, soit dans les profondeurs du séjour des morts, soit dans les lieux les plus élevés. Achaz répondit : Je ne demanderai rien, je ne provoquerai pas le Seigneur.

Ésaïe dit alors : Écoutez, je vous prie, maison de David ! Ne vous suffit-il pas de lasser la patience des hommes, que vous lassiez encore celle de mon Dieu ? C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe : la jeune fille est enceinte, elle mettra au monde un fils et l’appellera du nom d’Immanou-El (« Dieu est avec nous »). Il se nourrira de lait fermenté et de miel quand il saura rejeter ce qui est mauvais et choisir ce qui est bon. Mais avant que l’enfant sache rejeter ce qui est mauvais et choisir ce qui est bon, la terre des deux rois qui t’épouvantent sera abandonnée.

Matthieu 1, 18-25

Voici comment arriva la naissance de Jésus-Christ. Marie, sa mère, était fiancée à Joseph ; avant leur union, elle se trouva enceinte par le fait de l’Esprit saint. Joseph, son mari, qui était juste et qui ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la répudier en secret. Comme il y pensait, l’ange du Seigneur lui apparut en rêve et dit : Joseph, fils de David, n’aie pas peur de prendre chez toi Marie, ta femme, car l’enfant qu’elle a conçu vient de l’Esprit saint ; elle mettra au monde un fils, et tu l’appelleras du nom de Jésus, car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. Tout cela arriva afin que s’accomplisse ce que le Seigneur avait dit par l’entremise du prophète :

La vierge sera enceinte ; elle mettra au monde un fils et on l’appellera du nom d’Emmanuel, ce qui se traduit : Dieu avec nous. A son réveil, Joseph fit ce que l’ange du Seigneur lui avait ordonné, et il prit sa femme chez lui. Mais il n’eut pas de relations avec elle jusqu’à ce qu’elle eût mis au monde un fils, qu’il appela du nom de Jésus.

 

Le rêve de Joseph paraît limpide. Le rêveur se réveille et fait exactement ce qu’on lui a intimé de faire dans son rêve. Pourtant, Pour nous, lecteurs et lectrices du 21ème siècle, c’est, comme qui dirait : de l’hébreu. Et justement, c’est avec un mot hébreu que l’ange fait comprendre à Joseph ce qui est en train d’arriver.  Dans ce mot, on trouve trois mots : « Dieu » (El), « avec » (ime) et « nous » (anou) .  Joseph reçoit donc l’annonce d’un Dieu qui est avec son peuple, avec l’humanité, avec lui, Joseph. 

Pour comprendre comment ce mot composite est employer dans la Bible, il faut remonter au livre du prophète Esaïe et essayer de comprendre dans quelle circonstance il est employé. 

Dans le Premier Esaïe, c’est à dire le premier tiers du Livre, les événements dont on parlent sont basés, comme souvent dans les textes les plus merveilleux, sur des faits historiques. Mais une histoire interprétée au prisme de la foi en un Dieu qui aide son peuple quoi qu’il arrive. 

« Le coeur dAchaz et le coeur de son peuple se mirent à chanceler comme les arbres de la forêt sous le vent » (Esaïe 7, 2b). Voici la situation du roi de Jérusalem au moment où Esaïe va prononcer cette promesse : un enfant qui sera le signe de la présence de Dieu va naître. Les Assyriens marchent sur Samarie et annexent le royaume du nord d’Israël qui n’a pas pu résister malgré l’aide de l’Égypte ; mais, contre toute attente, une épidémie de peste va décimer les Assyriens et permettre au royaume du sud et donc à la dynastie davidique de perdurer encore pour un temps. L’épidémie va empêcher que l’invasion commencée par les Assyriens au nord,  n’arrive jusqu’à la ville sainte. La paix pour un temps au moins, est offerte au peuple de Jérusalem. Le peuple d’Israël est alors coupé en deux et le royaume du nord, dont la capitale est Samarie, veut attaquer son frère le royaume du sud, pour le forcer à entrer dans la coalition avec l’Égypte contre l’Assyrie qui marche vers la Palestine.

C’est dans cette période de guerre que cette promesse vient rejoindre un peuple dans sa peur. Un enfant va naître et on l’appellera : « Immanou-el » : Dieu avec nous. Cette naissance présente l’enfant comme étant déjà dans la Terre Promise : il se nourrira de lait et de miel, et il reviendra au jardin d’Eden , là où se trouve l’arbre de la connaissance du bien et du mal.
Et avant même que l’enfant atteigne l’âge de raison et sache rejeter ce qui est mauvais et choisir ce qui est bon, la « terre des deux rois qui t’épouvantent sera abandonnée ». Eh oui, la coalition contre Jérusalem sera vaincue, par une épidémie qui vient à point nommé.
Le petit enfant qui naît dans ce contexte historique est vu comme un signe de l’amour de Dieu pour son peuple.

Cet enfant n’est pas mythique, il est fils de roi, c’est le fils d’Achaz lui-même, un descendant du roi David et 

le signe que la dynastie des rois de Juda ne s’éteindra pas car Dieu est avec elle. La jeune fille qui enfantera est la jeune reine, il n’est pas dit en hébreu qu’elle est vierge, mais seulement que c’est une jeune fille. La Septante, version grecque de la Bible a traduit en grec par « vierge », mais le texte d’Esaïe en hébreu ne le dit pas.
Ainsi, cette naissance devient miraculeuse au fil des siècles et des traductions, interprétant la naissance comme l’oeuvre de salut de Dieu pour son peuple à travers le motif des matriarches stériles qui enfantent quand même et des vierges qui mettent au monde des rois.

L’Évangile de Matthieu va retenir ce passage prophétique pour parler du salut contenu dans la vie de ce petit enfant qui naît contre toute attente de cette jeune fille qui n’est pas encore mariée avec Joseph.
Comment comprendre cette présence de Dieu dont parle ce nom ?

Dans l’histoire racontée par Esaïe, l’intervention de Dieu est reconnue à son efficacité contre la destruction d’un royaume pourtant affaibli et qui semble très vulnérable. Dans l’histoire racontée par Matthieu, cette vulnérabilité se retrouve dans la situation de Joseph, qui doit épouser une jeune fille déjà enceinte. Les deux situation n’évoque pas du tout la même situation et ne se situent pas sur le même plan. Chez Esaïe, la question est politique et évoque la guerre. Chez Matthieu, le problème est plutôt d’ordre morale et ne semble pas, à nos yeux en tout cas, d’une gravité très grande. Car après tout, qu’est-ce que risque Joseph réellement, dans sa vie, en prenant pour femme Marie ? 

D’un récit qui met en scène un royaume et tout une population, l’Évangile nous fait passer à une situation bien plus personnelle, qui met en cause l’honneur d’un homme et de son épouse. 

Le Dieu des armées, le Dieu des grands équilibres du monde se fait intime, et la figure de l’ange qui parle à joseph nous le rappelle, comme le mode de communication onirique nous le fait comprendre. Là où les prophètes prédisaient la marche du monde politique aux rois qu’ils accompagnaient, Matthieu parle d’un ange du Seigneur qui parle à Joseph en l’inscrivant dans une dynastie royale : celle de David et qui l’encourage à ne pas craindre. 

L’ange convoque des événements historiques terrifiants que Joseph, ayant entendu les prophéties d’Esaïe racontées au temple, connaît forcément. C’est dans le trésor scripturaire de Joseph, dans les textes qui font tradition pour lui, ceux qui règlent sa vie et ses moeurs que l’ange va fouiller, afin de trouver les récits qui pourraient faire sens pour Joseph. Le futur marié est accablé, il semble qu’il ait besoin d’aller dans cette grande bibliothèque de promesses pour trouver une sortie honorable à son problème. Même si ce n’est pas l’invasion des assyriens qui le met dans cet état, c’est une guerre intérieure qui  tourmente Joseph. 

On appellera l’enfant à naître : « Dieu avec nous ». Est-ce à dire que c’est précisément quand la conscience se disloque en crainte et en doutes que Dieu est avec nous ? 

N’est-ce pas dans les interstices du cas de conscience, dans la division intime que se dévoile la présence d’un principe plus grand que soi qui enjoint de décider seul avec courage et confiance ? Aujourd’hui nous avons baptisé Akihisa. La découverte d’un Dieu avec lui a été son moteur pour demander le baptême. Pourquoi maintenant ? Pourquoi ici ? Seul son ange intérieur pourrait le dire et ce n’est pas le lieu d’exposer au grand jour ce qui est intime. Mais nous comprenant que L’Emmanuel qui naît à Noël n’est pas un être merveilleux qui existerait en tant que tel quelque part comme une entité substantielle. L’Emmanuel qui naît à Noël est contenu dans ce avec qui n’existait pas pour nous et qui se met à exister dans la conscience qui cherche son fondement. Jésus est un enfant certainement comme les autres, mais c’est dans le fait même que sa naissance pose problème que se trouve la manifestation d’un Dieu avec nous. C’est parce que sa naissance surmonte les a priori et les conventions qu’elle peut évoque le « avec » de Dieu. Joseph ne sera plus jamais seul. Il saura, dans toutes ses décisions, dans tous ses tourments, que là où est sa peur, là aussi est Dieu qui veille sur lui et l’encourage à faire ce qui est juste contre tous les arguments rationnels qui lui intimerait l’ordre contraire. 

Noël est la naissance de la foi, cette foi qui contrarie la peur, qui encourage l’audacieux à être juste et à faire advenir le règne de Dieu sur cette terre alors même que tout semble si difficile et perdu d’avance. Le bruit de la guerre semble envahir notre monde, et la violence semble s’étendre telle l’invasion assyrienne sur Achaz, mais c’est précisément dans cette peur que Dieu nous rejoint Un enfant est né malgré le mal, et c’est la vie qui l’emporte. Que la foi de Joseph nous habite, le sauveur est avec nous. Amen. 

UN BAPTÊME LE JOUR DE NOËL

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Culte à lOratoire du Louvre

 

25 décembre 2025
Liturgie pour le jour de Noël. 

BAPTÊME DE AKIHISA

Culte présidé par la pasteure Béatrice Cléro-Mazire
Culte accompagné à l
orgue par David Cassan, organiste co-titulaire,  

 

 

Annonce de la grâce (debout)

Recevez de la part de Dieu, la grâce, la joie et la paix, dans votre cœur et dans votre vie. 

Accueil 

Invocation (debout)

Père, tu nous donnes ton esprit, comme tu nous l’as promis par Jésus-Christ, pour nous et nos enfants. Nous te prions pour ce moment de culte où les deux sacrements vont être célébrés. Rappelle-nous que seul ce que tu place en nous est sacré. Donne-nous d’être en communion avec le monde ce matin. Amen. 

Répond 1 :

Louange (debout)

1Alors un rameau sortira du tronc de Jessé,

un rejeton de ses racines sera fécond.

2Le souffle du Seigneur reposera sur lui :

souffle de sagesse et d’intelligence,

souffle de conseil et de vaillance,

souffle de connaissance et de crainte du Seigneur.

3Il respirera la crainte du Seigneur ;

il ne jugera pas sur l’apparence,

il n’arbitrera pas sur un ouï-dire.

4Il jugera les pauvres avec justice,

il arbitrera avec droiture

en faveur des affligés du pays ;

il frappera la terre du sceptre de sa bouche,

et du souffle de ses lèvres il fera mourir le méchant.

5La justice sera la ceinture de ses reins,

et la probité, la ceinture de ses hanches.

Le loup séjournera avec le mouton

6Le loup séjournera avec le mouton,

la panthère se couchera avec le chevreau ;

le taurillon, le jeune lion et les bêtes grasses seront ensemble,

et un petit garçon les conduira.

7La vache et l’ourse auront un même pâturage,

leurs petits une même couche ;

le lion, comme le bœuf, mangera de la paille.

8Le nourrisson s’ébattra sur l’antre de la vipère,

et l’enfant sevré mettra sa main dans le trou de l’aspic.

9Il ne se fera aucun mal, il n’y aura aucune destruction,

dans toute ma montagne sacrée ;

car la connaissance du Seigneur remplira la terre

comme les eaux recouvrent la mer.

Cantique 1 : O peuple fidèle 1, 2, 3 

Volonté de Dieu : 

Voici la volonté de Jésus-Christ pour son Eglise : 

« Toute autorité m’a été donnée dans le ciel et sur la terre. 

Allez de toutes les nations faites des disciples. 

Baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit et apprenez-leur à garder tout ce que je vous ai enseigné. 

Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde »

Repentance (assis)

Seigneur, nous sommes tes enfants et par le baptême tu fais de chacun ton enfant bien aimé. Pourtant, nous avons du mal a te faire confiance dans nos vies, et nous ne te servons pas avec constance. Redis-nous ton alliance, redis-nous ta grâce. Amen. 

Pardon (debout)

“ Je suis l’Eternel ton Dieu qui saisit ta main et qui te dit :

sois sans crainte, je viens à ton secours ” (Es 41.13)

Confession de foi du baptisé (debout)

Bonjour à toutes et tous. Je m’appelle Akihisa.  Je remercie tout d’abord la pasteure Béatrice Cléro-Mazire qui m’a accompagné tout au long de la préparation de mon baptême et d’avoir proposé que mon baptême ait lieu le jour de Noël. C’est un grand honneur pour moi d’être devant vous aujourd’hui. Je suis très heureux que vous soyez toutes et tous mes témoins.

Je présente ici mon parcours, celui qui m’a amené à pouvoir dire « oui, je crois en Dieu ».

M’étant détourné de Dieu pendant longtemps, j’espère que ce témoignage ne vous semblera pas trop long.

Je suis né dans une famille sans pratique religieuse, une situation relativement courante au Japon, où la religion est souvent vécue davantage comme une tradition culturelle que comme un engagement de foi personnel. 

Mon enfance a été marquée par une quête de sens et par la recherche de mon existence. Je ne parvenais pas à trouver ma raison d’être ; j’avais même parfois l’impression que personne ne reconnaissait ou n’affirmait mon existence. Je me sentais, et je vivais, comme dans un naufrage permanent.

Pourtant, la vie continuait, indifférente à mes questions ontologiques. C’est alors que je me suis tourné vers la philosophie, dans l’espoir d’y trouver un secours. J’ai voulu atteindre une compréhension profonde de la fragilité de mon existence, afin que mon être trouve une présence plus intrinsèque au monde. 

Ma première rencontre avec le christianisme a eu lieu à l’âge de 15 ans, lorsque je suis entré au lycée, un établissement fondé par un chrétien japonais de tradition calviniste.

Chaque matin à 8 heures, un culte avait lieu à la chapelle, et les professeurs étaient chrétiens. Lors des lectures bibliques et des prédications, le pasteur parlait constamment de l’amour. La conversion n’étant pas obligatoire et mon école n’étant pas une école missionnaire, je n’ai pas eu l’occasion d’approfondir ma foi d’autant plus que j’évitais de penser à Dieu.

Pourtant, j’ai poursuivi mes études à l’université, qui appartenait au même groupe scolaire que mon lycée. C’est une université chrétienne calviniste.

Après mes études de littérature anglaise, j’ai travaillé au Japon environ un an et je suis parti du Japon pour apprendre le français car j’aimais la littérature et la philosophie française. 

Je suis arrivé en France à l’âge de 23 ans et cela fait déjà 18 ans je suis en France.

Il y a environ cinq ans, j’ai commencé à ressentir que j’étais protégé par quelqu’un, sans en connaître le nom, ou peut-être en m’en étant détourné. 

Pourtant, cette voix intérieure me revenait régulièrement et me touchait profondément. C’est ainsi que j’en suis venu à commencer mes études de théologie à l’université de Genève à distance. J’ai voulu plus connaître celui qui frappe mon esprit. 

Aujourd’hui, je me tiens devant vous avec le courage d’affirmer ma foi en Dieu, le courage de vivre avec Jésus, le courage de recevoir la grâce de l’Esprit-Saint, car auparavant, j’étais toujours retenu par la peur d’avouer que je croyais en Dieu.

Je suis conscient que la signification du baptême est un engagement auprès de vous. Je vous remercie que vous soyez les témoins de ma nouvelle naissance

Instruction (assis)

Akihisa va être baptisé au nom du Père qui lui donne le souffle de vie. 

Il va être baptisé au nom du Fils. 

Jésus-Christ, mort et ressuscité pour lui et qui l’appelle à son service. 

Il va être baptisé au nom du Saint-Esprit qui a fait naître en lui la foi, l’espérance et l’amour.

Baptême(debout)

Akihisa, 

Je te baptise au nom du père, du fils et du saint-esprit. 

Imposition des mains

Pour toi aussi cette parole est vrai : « Dieu a tellement aimé le monde qu’Il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle ».

 

Voeux de son épouse pour Akihisa  : 

Aki, quel beau jour pour ton baptême !

Aujourd’hui, alors que nous fêtons Noël, la naissance du Christ, tu choisis toi aussi de répondre à son appel et de t’engager avec Lui.

C’est un moment rempli de de sens, de joie et de promesse.

Que ce baptême soit pour toi la source de paix intérieure, de joie profonde et de confiance, chaque jour renouvelée en Dieu.

J’aimerais te laisser ces mots du prophète Esaïe

« Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu une grande lumière ; sur ceux qui habitaient le pays de lombre, une lumière a resplendi. » Esaïe chapitre 9 verset 1

Que cette lumière du Christ, celle que nous célébrons à Noël, t’accompagne et te guide tout au long de ta vie. 

Présentation à l’assemblée. 

Frères et sœurs, voici Akihisa 

Par ce baptême, nous attestons qu’il est enfant de Dieu. 

Il est ici chez lui, vous êtes sa famille spirituelle. 

Vous lui accorderez, ainsi qu’à sa famille, le soutien de votre prière. 

Aucune contrainte ne le retiendra dans la communauté chrétienne mais s’il venait à s’en séparer, vous affirmerez qu’il peut toujours y retrouver sa place. Vous serez ainsi pour lui, des témoins de l’amour de Dieu. 

Ce sera notre joie qu’il confesse un jour que Jésus-Christ est le Seigneur. 

Cantique : Choral 1, après la longue attente 

Prière avant de lire les écritures

Donne-nous, Seigneur, d’être à l’écoute de ce que tu veux nous dire ce matin.

Accorde-nous la grâce du silence intérieur

pour que ta Parole nous rejoigne et qu’elle parle à notre cœur.

Que par ton Esprit, le passage de l’Ecriture que nous venons d’écouter.

devienne Bonne Nouvelle pour nos vies. Amen.

Lectures  bibliques : Esaïe chapitre 7, versets 10 à 16 Matthieu 1 

Prédication

Cantique : Quel est cet astre radieux 91, 1, 2, 3 

Annonces 

Offrandes  (musique)

Invitation à la cène 

Matthieu 25, 31-40. 

Le Seigneur dit : « Venez, vous que mon Père bénit. Recevez le Royaume que Dieu vous a préparé depuis la création du monde. En effet, j’ai eu faim et vous m’avez donné à manger, j’ai eu soif et vous m’avez donné à boire. J’étais un étranger et vous m’avez accueilli. J’étais nu et vous m’avez donné des vêtements. J’étais malade, et vous m’avez visité. J’étais en prison et vous êtes venu me voir. Alors ceux qui auront obéi à Dieu diront : (…) « Quand donc avons-nous fait cela ? »

Et le roi leur répondra : « je vous le dis, c’est la vérité : chaque fois que vous avez fait cela à l’un de mes frères, à l’un des plus petits, c’est à moi que vous l’avez fait. »

Voici le repas du Seigneur, vous êtes tous invités, venez tout est prêt. 

Préface

« Un jour au milieu de nous

Il y eut un homme, un homme comme nous qui vécu et mourut comme nous ; 

Un homme qui éprouva la peur, la colère, la  confiance et la joie, comme nous. 

Cet homme est le langage par lequel toi notre Dieu tu as adressé au monde la bonne nouvelle de ton amour inconditionnel. 

Cet homme est un signe de ta grâce pour nous aujourd’hui et pour ce don que tu nous fais, nos te disons merci et nous chantons ta gloire. 

Rappel de l’institution

Le soir venu, Jésus se mit à table avec les douze. Pendant le repas, il prit du pain et après avoir rendu grâces, il le rompit et le leur donna en disant : « prenez, mangez, ceci est mon corps. »

Ayant aussi pris la coupe et rendu grâces, il la leur donna en disant : 

« Buvez-en tous, car ceci est mon sang, le sang de l’alliance qui est répandu pour la multitude, pour le pardon des péchés. 

Je vous le dis, désormais, je ne boirai plus de ce fruit de la vigne jusqu’au jour où je le boirai nouveau, avec vous dans le royaume de mon Père. »

Prière de communion et d’intercession 

Notre père 

Notre Père qui est aux cieux,

que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, 

que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. 

Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour, 

pardonne-nous nos offenses 

comme nous pardonnons aussi

 à ceux qui nous ont offensés 

et ne nous soumets pas à la tentation,

mais délivre nous du mal, amen. 

Fraction élévation

Voici le pain de vie que nous partageons, signe visible de la communion au corps du Christ. 

Voici la coupe de l’alliance pour laquelle nous rendons grâce, signe visible de la communion au sang du Christ. 

Communion 

Envoi

Allez, vous aussi qui êtes là, avec audace et reconnaissance. 

Bénédiction

Le Seigneur de toute espérance vous donne son espérance et vous bénit. 

AMEN. 

LA VIDÉO DU CULTE DE NOËL

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