TEXTE DE LA PRÉDICATION

Prédication donnée à l’Oratoire du Louvre le 25 janvier 2026, pasteure Béatrice Cléro-Mazire

« une espérance commune ? »

Lettre aux Éphésiens 4,1-13

Je vous y exhorte donc dans le Seigneur, moi qui suis prisonnier : accordez votre vie à l’appel que vous avez reçu ; en toute humilité et douceur, avec patience, supportez-vous les uns les autres dans l’amour ; appliquez-vous à garder l’unité de l’esprit par le lien de la paix. Il y a un seul corps et un seul Esprit, de même que votre vocation vous a appelés à une seule espérance ; un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême ; un seul Dieu et Père de tous, qui règne sur tous, agit par tous, et demeure en tous. À chacun de nous cependant la grâce a été donnéselon la mesure du don du Christ. D’où cette parole : Monté dans les hauteurs, il a capturé des prisonniers ; il a fait des dons aux hommes. Il est monté ! Qu’est-ce à dire, sinon qu’il est aussi descendu jusqu’en bas sur la terre ? Celui qui est descendu, est aussi celui qui est monté plus haut que tous les cieux, afin de remplir l’univers. Et les dons qu’il a faits, ce sont des apôtres, des prophètes, des évangélistes, des bergers et catéchètes, afin de mettre les saints en état d’accomplir le ministère pour bâtir le corps du Christ, jusqu’à ce que nous parvenions tous ensemble à l’unité dans la foi et dans la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’adultes, à la taille du Christ dans sa plénitude.

En cette semaine de prière pour l’unité des Chrétiens, le choix qu’a fait l’Église apostolique arménienne de ce passage de la Lettre aux Éphésiens a de quoi surprendre. Cette lettre est un appel à faire une la communauté des disciples du Christ, qu’ils soient Juifs ou non-Juifs, c’est-à-dire, dans le langage de l’époque : Juifs ou païens.

Aujourd’hui, au XXIᵉ siècle, serait-il possible qu’un chrétien soit le païen d’un autre chrétien ?

De plus, l’appel à l’unité contenu dans cette lettre s’adresse à des croyants réunis en communauté dans un lieu précis et qui doivent relever le défi de vivre ensemble leur culte avec ses problèmes pratiques, ses questions financières, son action solidaire, bref, qui doivent faire église.

La semaine de prière pour l’unité des Chrétiens s’adresse aux différentes dénominations chrétiennes dispersées de par le monde ; c’est d’ailleurs sa grandeur, car elle réunit des entités qui n’ont presque aucun point commun. Entre l’histoire très ancienne de l’Église apostolique arménienne et notre Église protestante unie de France, les différences sont énormes.

Il n’y a presque aucun point commun entre nos églises sauf : Jésus le Christ. Mais, là encore, de quel Jésus parle-t-on ? Comment est-il reconstitué dans telle ou telle tradition ? Comment sa part divine est-elle comprise dans une église ou une autre ? Partout les difficultés persistent.

La commission Foi et Constitution, créée au tout début du XXᵉ siècle par les épiscopaliens et d’autres églises issues de la Réforme est aujourd’hui une entité à l’œuvre au sein du Conseil œcuménique des Églises pour travailler les questions théologiques de manière à pouvoir dépasser les blocages qui empêchent encore aujourd’hui les églises chrétiennes de partager ensemble ce qu’elles ont de plus beau et de meilleur pour ce monde : la communion, par exemple. On pourrait se dire, découragés après tant de siècles de désunion, que c’est inutile. Pourtant, la présidente de cette commission, la pasteure norvégienne Stéphanie Dietrich, témoigne de l’intérêt très important des jeunes générations pour cette action œcuménique. La génération qui vient est portée à l’œcuménique par le seul fait qu’elle a des défis environnementaux à relever qui ne lui permettent pas de s’arrêter aux différences doctrinales et ecclésiologiques entre les dénominations religieuses. Stéphanie Dietrich insiste aussi sur le fait que les lieux œcuméniques permettent de cultiver une amitié qui permettra à chacun de rester ami avec l’autre, par-delà les divisions que les pouvoirs politiques divisés, les guerres, les catastrophes naturelles peuvent entraîner. L’œcuménisme est, pour elle, un vecteur de paix pour notre monde.

Le témoignage de cette responsable est exemplaire et je souscris à son diagnostic (que vous pouvez retrouver sur le site du Conseil œcuménique des Églises). Malheureusement, pour arriver à une telle liberté dans la rencontre avec la diversité religieuse, il faut avoir pris une hauteur de vue qui manque à beaucoup de responsables d’églises : nous manquons souvent de confiance, en gardant en mémoire les échecs de certains essais de dialogues.

Prendre de la hauteur, c’est précisément le parti pris par la lettre aux Éphésiens dont nous avons partagé les mots pleins d’espérance. La mention des lieux célestes comme point de vue englobant de Dieu sur ses enfants est employée à plusieurs reprises dans toute la lettre. Et l’on comprend bien que pour obtenir l’unité avec la diversité, le mieux soit de s’élever, jusqu’à ne plus voir, de loin et de haut, qu’une seule et même église, une et indivise.

Mais voilà, décréter l’unité n’est pas la faire réellement. Et quand j’entends les jeunes qui se retrouvent dans des lieux de dialogues œcuméniques, quand je les vois se marier avec des confessions chrétiennes différentes, quand je les entends parler de ce qu’ils comprennent des autres façons de vivre une foi chrétienne, ils ne semblent pas vouloir gommer les différences qui font la singularité de l’autre et l’intérêt du dialogue. Au contraire, ce qui est fascinant, c’est que l’autre se dise chrétien et qu’il ou elle ne le vive pas du tout de la même façon.

Alors, comment atteindre l’unité ?

Suffit-il d’affirmer : « Il y a un seul corps et un seul Esprit, de même que votre vocation vous a appelés à une seule espérance ; un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême ; un seul Dieu et Père de tous, qui règne sur tous, agit par tous, et demeure en tous » ?

Cet argument d’autorité qui remet chacun sous le regard de Dieu soulève une contradiction : chacun reçoit différemment la présence de Dieu dans sa vie. Les témoignages bibliques, canoniques ou non, le montrent eux aussi et la diversité des points de vue sur Dieu et comment il convient de lui être fidèle, semble bien être constitutif du christianisme.

C’est d’ailleurs dans la diversité que le christianisme s’est développé. Cette diversité se glisse même jusque dans la rédaction de l’épître, qui n’est peut-être pas Paul et qui a quelques accents qui la rapprocheraient des écrits johanniques.

L’auteur de l’Épître aux Éphésiens aurait emprunté l’identité de Paul pour jouir de son autorité auprès des destinataires de sa lettre et faire passer son message singulier. Geste intéressant qui remet au centre de la question de l’unité, la pluralité du langage.

Que cherchons-nous quand nous cherchons l’unité ? Ne suffirait-il pas de rechercher la paix ? Un pacte de non-agression et de respect de la pratique et de la foi de l’autre dans sa dénomination religieuse ? Ne pourrait-on pas être conséquent et accepter les décisions des synodes de chaque église en laissant chacun faire son chemin sans chercher à nous changer les uns les autres ?

Sans doute cette attitude minimaliste fait craindre que nos chemins finissent pas ne plus jamais se croiser. La paix, comme le respect et l’amitié ne sont pas donnés, il faut les cultiver. Et il n’est pas certain que nous soyons appelés à nous laisser scléroser, chacun, dans nos identités croyantes.

Dans son magnifique livre, Le Christ à la croisée des religions, 2003, le théologien Raphaël Picon nous retrace la christologie et le pluralisme de John Cobb, penseur de la théologie du « process ». Dans son ouvrage intitulé Theology as political Theology, 1982, Cobb soutient que, à la suite de Thomas d’Aquin, puis de Kant, nous savons du monde que nous expérimentons qu’il est toujours celui que nous construisons. Il n’existe pas en lui-même, indépendamment des êtres humains qui le pensent, l’organisent et le vivent. Cobb applique cette conviction au champ de la théologie en précisant que Dieu lui-même n’est pas une instance de l’au-delà, mais qu’il est ce que nous faisons de lui tout en nous donnant la puissance de faire de lui ce que nous en faisons. Il ne s’agit pas ici de dire que nous créons Dieu, mais qu’il est la forme même de notre pensée théologique. Il est à la fois le contenu d’une projection personnelle et la puissance qui nous permet de formuler cette projection, sans jamais se laisser réduire à cette projection subjective et personnelle. Il est le langage grâce auquel nous pouvons le penser. Dans la foi, Dieu se donne comme langue de la foi.

Avec une telle définition de Dieu, le pluralisme des religions et des confessions est assumé et valorisé comme révélation de la foi de chaque personne. Loin de nous enfermer chacun dans notre sphère singulière de foi, cette pluralité des façons d’être en relation avec Dieu, est comme une richesse immense qu’il convient de découvrir par le dialogue.

John Cobb soutient que c’est dans le dialogue avec les autres religions que se révèle le christianisme, justement par la découverte, au contact de l’autre, différent, de ce qui est singulier dans le christianisme.

On pourrait aisément élargir cela aux confessions chrétiennes, qui, si elles dialoguaient sans peur de perdre un peu de leur âme, pourraient puiser de ces rencontres une révélation sur elles-mêmes et une transformation vers plus d’intelligence du monde et ne notre propre foi.

Dans la théologie de John Cobb, le Christ est à la croisée des chemins de ce pluralisme ; il est «  la voie qui n’en exclut aucune ». Figure inclusive par excellence, le Christ révèle le pluriel dans l’Un sans le réduire à lui seul. Il est dans les relations qu’il tisse et il est tissé de ces relations.

C’est une anthropologie qui connaît la limite de ses connaissances, que nous propose John Cobb. La pluralité m’aide à connaître ce qui est « impensé » dans ma foi.

Si l’on en croit John Cobb, ce n’est pas d’un point de vue divin surplombant que nous viendra l’unité, ni d’une figure christique une et indivise, mais du débat que le Christ suscite, débat sur l’humanité, débat sur la divinité, mais surtout, débat entre les théologies que nous construisons, chacun, chacune, à sa manière, dans le langage où nous évoluons.

Rencontrer une personne d’une autre religion, d’une autre confession, c’est d’abord recevoir sa différence et la révélation des raisons pour lesquelles nous ne sommes pas de sa religion ou de sa confession. Sans animosité, sans rejet, seulement parce qu’alors sa foi se révèle dans sa singularité qui ne peut être que la sienne, mais qui enrichit ma compréhension.

Lépitre aux Éphésiens insiste sur la descente sur la terre de Jésus et sa montée vers le ciel, pour dire, dans son langage très spatialisé, la rencontre que le Christ provoque entre le divin et l’humain. C’est sans doute à ce débat toujours ouvert que nous pouvons arrimer nos rencontres plurielles, non pas un affrontement dogmatique qui oppose des doctrines les unes aux autres, mais un débat existentiel dans lequel chacun se pose sincèrement la question de ce qui est christique dans son existence. Ce point de rencontre entre ciel et terre, cette croisée des chemins de foi qui me construise et construisent une espérance commune.

Oser ensemble ce débat nous fera nous rencontrer en cœur à cœur, dans ce que chacun a sans doute de plus précieux et de plus intime, mais aussi de plus vrai.

AMEN.

TEXTES DE LA LITURGIE

Culte
25 janvier 2026

« Espérer ensemble ? »

Dans le cadre de la semaine de prière pour l’unité des chrétiens

Culte par la Pasteure Béatrice Cléro-Mazire
Culte accompagné par David Cassan à l’orgue et le Chœur de l’Oratoire dirigé par Alexandre Korovitch

Orgue

Annonce de la grâce
La grâce et la paix nous sont données de la part de Dieu notre Père en Jésus notre frère.

Accueil :
Bienvenue à toutes et à tous dans ce culte.
R
éunissons-nous avec le 1er chant du livret inséré au début du psautier.

Chant spontané :

Bénissons Dieu le seul Seigneur

Nous qu’il choisit pour serviteurs,

Levons nos mains dans sa maison,

Pour bénir et louer son nom.

Louange :

Les Odes de Salomon sont un recueil de quarante-deux poèmes chrétiens composés en syriaque par un chantre inconnu au début ou au milieu du deuxième siècle. Le texte provient sans doute de la Syrie du nord, à Édesse.

Ode 6

Tel le souffle glissant sur la harpe

Et les cordes parlent ;

Ainsi le souffle du Seigneur parle-t-il par mes membres.

Je parlerai par son amour.

Il fait disparaître ce qui est étranger

Parce que tout appartient au Seigneur.

Ainsi en était)il dès le commencement

Et jusqu’à la fin.

Pour que rien ne le contrarie

Ni ne se dresse contre Lui.

Le Seigneur a multiplié sa connaissance.

Il s’emploie avec zèle

A faire connaître par sa grâce ce qu’il nous a donné.

Sa louange, Il nous l’a donnée pour son nom,

Et son Esprit Saint, nos esprits le louent.

Un ruisseau a jailli,

Il est devenu un fleuve grand et large,

Il a tout entraîné, il a broyé,

Il a tout emporté au Temple.

Les barrages des hommes n’ont pu l’arrêter

Ni l’art des constructeurs de digues.

Il a submergé toute la face de la terre

Et il a inondé toutes choses.

Tous les assoiffés de la terre ont bu,

Et la soif fut étanchée, apaisée.

C’est du Très-Haut que fut donné le breuvage

A qui ses eaux furent confiées.

Ils ont désaltéré les lèvres desséchées,

Soutenu la volonté paralysée

Les âmes sur le point de sortir,

Ils les ont empêché de mourir.

Les membres défaillants,

Ils les ont restaurés, redressés.

Ils ont donné force à leur marche

Et lumière à leurs yeux ?

Car tous les ont reconnus dans le Seigneur,

Et par l’eau vivante et éternelles ils ont vécu.

Alleluia

Les Odes de Salomon, traduction Ephrem AZAR, les Ed. du Cerf. 1996. Chantons notre louange.

Psaume de Louange : Le Psautier Français n°138 « Que tout mon cœur soit dans mon chant », strophes 1,2,3

Volonté de Dieu


Heureux l’homme qui ne marche pas selon le conseil des méchants,

Qui ne s’arrête pas sur le chemin des pécheurs,

Et qui ne s’assied pas sur le banc des moqueurs,

Mais qui trouve son plaisir dans la loi de l’Éternel,

Et qui médite sa loi jour et nuit !

Il est comme un arbre planté près d’un cours d’eau,

Qui donne son fruit en son temps,

Et dont le feuillage ne se flétrit pas (Psaume 1)

Chant spontané :

Parle parle Seigneur, ton serviteur écoute.

Je dis ton serviteur, car enfin je le suis,

Je le suis je veux l’être et marcher dans ta route,

et les jours et les nuits.

Repentance

Oui, l’homme se promène comme une ombre,

Il s’agite, mais c’est un souffle !

Il amasse et ne sait qui recueillera.

Maintenant, Seigneur, que puis-je espérer ?

En toi est mon attente. (Psaume 39)

Chant spontané

J’aime mon Dieu car il entend ma voix,

quand la frayeur ou le tourment m’oppresse,

quand j’ai prié au jour de ma détresse,

dans sa bonté il s’est tournée vers moi.


Annonce de la grâce

Ode de Salomon 13

Voici que notre miroir est le Seigneur ;

Ouvrez les yeux, et voyez-les en Lui.

Apprenez comment sont vos visages,

Et à son Esprit clamez votre louange.

La crasse de votre visage, épongez-la ;

aimez sa sainteté, et revêtez-là.

Pour être sans tache auprès de lui à jamais.

Alléluia

Chant spontané

Combien grande est ta gloire en tout ce que tu fais ;

Et combien tes hauts faits sont dignes de mémoire !

Tes oeuvres sans pareilles ont réjoui mon coeur,

Je veux chanter Seigneur tes divines merveilles !

Confession de foi

Nous ne sommes pas seuls,
nous vivons dans le monde qui appartient à Dieu.
Nous croyons quil fait le monde pour le bonheur et pour la vie ;
malgré les limites de notre raison et les révoltes de notre cœur,
Nous croyons en Dieu.
Nous croyons quil travaille en nous par son Esprit
pour nous apporter la réconciliation et le renouveau,
Nous avons confiance en lui.
Il nous appelle à nous rassembler :
pour célébrer sa présence, pour aimer et servir les autres,
pour rechercher ce qui est juste et résister au mal.
Nous proclamons le Royaume de Dieu,
Dans la vie, dans la mort, dans la vie après la mort,
il est avec nous. Nous ne sommes pas seuls.
Nous croyons en Dieu.

Chant spontané

Grand dieu nous te bénissons ,

Nous célébrons tes louanges,

Éternel nous t’exaltons

De concert avec les anges

Et prosternés devant toi,

Nous t’adorons, Ô grand Roi !

Et prosternés devant toi,

Nous t’adorons, Ô grand roi !


Doxologie : « Gloire à Dieu dans les cieux et sur la terre, et d’éternité en éternité ».

Lecture du passage de la Bible : Lettre aux Éphésiens 4, 1-13

1Je vous y exhorte donc dans le Seigneur, moi qui suis prisonnier : accordez votre vie à l’appel que vous avez reçu ; 2en toute humilité et douceur, avec patience, supportez-vous les uns les autres dans l’amour ; 3appliquez-vous à garder l’unité de l’esprit par le lien de la paix.

4Il y a un seul corps et un seul Esprit, de même que votre vocation vous a appelés à une seule espérance ; 5un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême ; 6un seul Dieu et Père de tous, qui règne sur tous, agit par tous, et demeure en tous.

7A chacun de nous cependant la grâce a été donnéselon la mesure du don du Christ. 8D’où cette parole :

Monté dans les hauteurs, il a capturé des prisonniers ;

il a fait des dons aux hommes.

9Il est monté ! Qu’est-ce à dire, sinon qu’il est aussi descendu jusqu’en bas sur la terre ? 10Celui qui est descendu, est aussi celui qui est monté plus haut que tous les cieux, afin de remplir l’univers. 11Et les dons qu’il a faits, ce sont des apôtres, des prophètes, des évangélistes, des bergers et catéchètes, 12afin de mettre les saints en état d’accomplir le ministère pour bâtir le corps du Christ, 13jusqu’à ce que nous parvenions tous ensemble à l’unité dans la foi et dans la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’adultes, à la taille du Christ dans sa plénitude.

Cantique : 

Strophe 1
À l’horizon le jour s’éloigne,
L’obscurité descend sur nous.
Comme au matin, nos mains se joignent,
Et nous te louons à genoux. 

Strophe 2
Seigneur, tandis que notre terre,
Poursuit sa course dans les cieux,
Toujours l’église, à ta lumière,
Est vigilante en quelques lieux.

Strophe 3
Puisqu’à chaque heure avec l’aurore,
Le soleil luit sur un sommet,
La voix qui prie et qui t’adore,
Seigneur, ne se taira jamais.

Strophe 4
Quand je repose, d’autres veillent,
A l’occident sous ta clarté,
Et chantant bien haut tes merveilles,
Ne cessent pas de t’exalter.

Strophe 5
Jamais le soleil ne se couche,
Sur ton royaume, ô Dieu puissant,
Il faut qu’un jour, toutes les bouches
Chantent ta gloire, en saints accents.

 

Prière d’illumination :

Méditation d’Ephrem le Syrien sur la Parole de Dieu.

Qui donc est capable de comprendre toute la richesse dune seule de tes paroles, Seigneur ?

Ce que nous en comprenons est bien moindre que ce que nous en laissons. Comme des gens assoiffés qui boivent à une source.

Les perspectives de ta parole sont nombreuses, comme sont nombreuses les orientations de ceux qui l’étudient.

Le Seigneur a colorer sa parole de multiples beautés, pour que chacun de ceux qui la scrute puisse contempler ce quil aime.

Et dans sa parole il a caché tous les trésors, pour que chacun de nous trouve une richesse dans ce quil médite.

La parole de Dieu est un arbre de vie qui, de tous côtés, te présente des fruits bénis ; elle est comme ce rocher, qui sest ouvert dans le désert pour offrir à tous les hommes une boisson spirituelle.

Selon l’Apôtre, ils ont mangé un aliment spirituel, ils ont bu à une source spirituelle.

Celui qui obtient en partage une de ces richesses ne doit pas croire quil y a seulement dans la parole de Dieu, ce quil y trouve. Il doit comprendre au contraire quil a été capable dy découvrir une seule chose parmi bien dautres.

Jeu dorgue

Prédication : Espérer ensemble ?

Musique :

Psaume 107 : « Louez Dieu pour sa grâce » . strophes 1 à 6

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Musique : Orgue

Liturgie de Sainte Cène
Préface 

Nous allons partager du pain, ensemble, sans nous demander aux uns et aux autres d’où nous nous venons, à quel titre nous sommes là et en quoi chacun croit. Nous allons faire cercle, et ce cercle sera signe de l’égalité à laquelle nous appelle notre frère Jésus qui est pour nous le Christ si nous le laissons entrer dans nos vies pour y apporter son salut.

Nous allons manger ensemble, comme les disciples le firent à la veille du suplice de leur maître et ami. Ce repas est signe d’une communion humaine où la solidarité a remplacé la concurrence, où l’amour du prochain a remplacé la méfiance.

Nous allons partagé le fruit de la vigne et le pain quotidien, signes de la simple subsistance, mais aussi d’une nourriture spirituelle à l’oeuvre en nous.
Le pasteur Wilfred Monod disait : «  Ce pain et cette coupe sont au centre du monde pour nous ce matin, comme pour beaucoup de chrétiens qui célèbrent ce même repas en ce même jour : par le fruit de la vigne, par les épis de blé et le travail des hommes, nous nous souvenons de Jésus-Christ, qui sest présenté à nous comme le Pain vivant, et comme la vigne. Il a vécu parmi nous, mais nous ne lavons pas accueilli. Il a été trahi et mené jusqu’à l’abîme de la mort. » (fin de citation)

Que ce repas nous enseigne la vocation des enfants de Dieu et que jamais nous ne soyons de ceux qui défigure l’humanité.
 Amen.


Spontané :

Pare toi pour une fête, Ô mon âme tiens-toi prête,

Monte plus haut que la terre

Vers la céleste lumière.

Ton Seigneur t’offre une place

Au grand banquet de sa grâce,

Ce maître au pouvoir immense,

Avec toi fait alliance.

Institution 

Le soir venu, Jésus se mit à table avec les douze. Pendant le repas, il prit du pain et, après avoir rendu grâces, il le rompit et le leur donna en disant : Prenez, mangez, ceci est mon corps.Ayant aussi pris la coupe et rendu grâces, il la leur donna en disant : Buvez-en tous, car ceci est mon sang, le sang de lalliance qui est répandu pour la multitude, pour le pardon des péchés. Je vous le dis, désormais, je ne boirai plus de ce fruit de la vigne jusquau jour où je le boirai, nouveau, avec vous, dans le Royaume de mon Père.”  

Prière de communion
P
ère invités à ta table, nous faisons mémoire des paroles et des gestes de Jésus-Christ, de sa mort, de sa résurrection,  et dans la confiance nous te présentons notre monde. Nous te prions pour tous ceux que tu nous mets en mémoire.
Prière dintercession (spontanée) 

Notre Père
Notre Père qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourdhui notre pain de ce jour ; pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. Ne nous laisse pas entrer en tentation mais délivre-nous du mal, car cest àtoi quappartiennent le règne, la puissance et la gloire, aux siècles des siècles. Amen.  

Spontané :

Jésus, ta voix nous convie

À ce festin de la vie,

En ce lieu tout me retrace

Les prodiges de ta grâce,

fais qu’aujourd’hui je contemple

Tes charités sans exemple,

Avant de me nourrir d’elles

À tes tables éternelles.

[Invitation à faire un cercle]

Fraction
Le pain que nous partageons est signe de la présence de Jésus, le Crucifié. Le vin que nous partageons est le mémorial du sang du Christ, le Ressuscité.

Communion

Cantique : Louange et Prière n°150  « A toi la gloire », strophes 1 à 3

Bénédiction finale
Recevons la bénédiction de Dieu :
Le Seigneur qui fait grâce nous bénit et nous garde

Chant spontané :

Bénis, Ô Dieu nos routes,

Nous les suivrons heureux

Car toi qui nous écoutes, tu les sais tu les veux.

Chemins riants ou sombres, j’y marche par la foi :

Même au travers des ombres, ils conduisent à toi.

Sortie / Orgue

VIDÉO DU CULTE ENTIER + LIVRES ET SPIRITUALITÉ SUR " JÉSUS, AVANT TOUT" DE PIERRE-JEAN RUFF

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