LE TEXTE DE LA PRÉDICATION

PREDICATION

 

Le dilemme de la plupart des prédicateurs ces temps-ci, c’est d’être convié à prêcher au milieu de l’actualité, ou du moins dans de ce que l’on appelle malencontreusement l’actualité. C’est à dire, celle qui met en scène les envies de jeu, de pouvoir et d’emprise de quelques vieux Messieurs, qui agitent des cohortes qui leur sont soumises et qui embolisent tous les canaux d’information. C’est pourtant un très beau mot, « actualité », et on pourrait s’en inspirer pour sentir le monde; tel qu’il est et aussi tel qu’il nous échappe; l’actualité qui pourrait désigner le mouvement universel des actes; la chorégraphie permanente des actes; des actes humains certes, mais des actes non humains, comme le ressac d’une vague, comme la transformation d’une étoile en super nova, comme la coque d’un œuf dans un nid d’oiseau et qui donne naissance- pour dire qu’un acte de naissance n’est pas qu’un papier, c’est juste un acte mû par je ne sais quelle volonté et envie de naître, équivalent en valeur brute à l’acte d’une dernière expiration. Dans cette symphonie universelle des actes, il n’y a pas de comparaison, ni de scrutateur, il n’y a que du mouvement.

 

Ce n’est pas cette actualité là qui vient resserer la possibilité de la prédication; c’est l’autre, à la fois effrayante et répétitive, l’actualité des guerres impitoyables, ancrées dans des rivalités à la fois infantiles et séniles, et dopées par la circulation de l’argent qui s’investit dans la guerre et qui offre à certains un peu plus de prospérité. Air connu.

Compliqué, de prêcher sans sombrer dans le mimétisme médiatique, c’est-à-dire sans tenter de faire son prophète de malheur, sans non plus fuir le bruit du monde, donc sans construire – et c’est assez facile – avec le matériel de l’évangile un mur de protection acoustique contre ce bruit du monde. Mais surtout sans utiliser je ne sais quelle lumière artificielle, figurant un espoir artificiel, c’est compliqué.

Tout cela tournait dans ma tête quand j’ai retrouvé ce texte d’Esaïe, lu en début de culte, que j’avais déjà abordé , mais qui m’a fait dire, en un bref instant qu’en fait j’allais la reprendre à nouveaux frais.

Tout ça à cause de ce passage précisément :

 

Ne s’en faut-il pas d’un bref instant

pour que le Liban se change en verger,

et que le verger soit considéré comme une forêt ?

 

Le prophète évoque un bref instant. Un bref instant. Pour que tout change radicalement. Avec deux façons de le comprendre, et ces deux façons se repartissent dans les traductions.

Encore un bref instant, – à attendre – pour que le Liban se change en verger.

Ou pour que ce changement se produise en un bref instant.

Je vais garder les deux à l’esprit.

Je veux garder l’espoir que tout peut changer rapidement:

soit que je n’aurais pas longtemps à attendre,

soit que tout se fera en un clin d’oeil.

 

La première version désigne parfaitement la norme de l’espérance des premiers croyants au Christ, mais pour nous, qui apportons la preuve que si c’est le cas, cela prend plus de temps que prévu, il ne nous resterait que la seconde, disant que oui, tout peut changer en un bref instant.

Cette expression Ne s’en faut-il pas d’un bref instant a re convoqué le thème de la méditation de ce matin.

 

Alors, je retourne dans les textes re-convoqués, ressortis de leur statut de lettres laissées pour mortes pour aller y discerner, ces brefs instants.

 

Pour que les yeux des aveugles voient.

Pour que la brute ne soit plus.

Dit encore le prophète, Esaie.

 

Pour que la « brute ne soit plus » . Pas la peine de vous faire un dessin de la brute, elle est en permanence devant vos yeux.

J’aimerais , non pas avoir le pouvoir du prophète, car au fond, tous ceux et celles qui se succèdent à cette chaire depuis si longtemps – tous les prédicateurs et prédicatrices ont ce pouvoir de prophétie, qu’ils le veuillent ou non , ce sont les fonctionnaires de la prophétie. Ce qu’on leur demande, c’est juste de ne pas être des prophètes de cour, cette catégorie de prophète qui sont établis pour toujours et cherchent avec acharnement les meilleures formules pour plaire au Roi. C’est à dire au pouvoir, c’est à dire au présumé éternel ordre des choses, c’est à dire à l’opinion. Tels les funambules sur leur fil, veillant à ne jamais tomber ni d’un côté ni de l’autre.

Ce que je voulais vous dire, c’est que plutôt que celui du prophète, j’aimerai avoir le pouvoir du poète. Comme celui qui compose le Psaume 68, qui a le pouvoir , ce Psaume, de volatiliser ces brutes qui nous agressent:

1Du chef de chœur. De David. Psaume. Chant.

2 Dieu se lève, ses ennemis se dispersent ; ceux qui le détestent fuient devant lui.3 Comme la fumée se dissipe, tu les dissipes ; comme la cire fond au feu,

les méchants disparaissent devant Dieu.

Vous connaissez peut-être mieux la plus vigoureuse version de notre cantique: On les verra soudain s’enfuir, comme l’on voit s’évanouir,une épaisse fumée,comme la cire fond au feu, ainsi des méchants devant Dieu, la force est consumée. Merci Théodore (Théodore de Bèze, poète, protestant, théologien du 16 s, succésseur de Calvin)

 

Soudain s’enfuir.

 

Mais il suffira d’ un bref instant aussi,

Pour que Dieu annonce la gaité et la joie, et que les os du Psalmiste du Psaume 51 que ces os ne soient plus broyés.

Un bref instant, pour que Dieu lui rende la gaité et la vie.

Un bref instant, celui du pardon, pour celui qui l’ espère, pour lequel il supplie. Parce qu’il ne sait pas encore le recevoir.

Il dit: Ne me rejette pas loin de toi, ne me prends pas ton souffle sacré.

14Rends-moi la gaieté de ton salut, et qu’un souffle généreux me soutienne

Ça me rappelle la complainte du prédicateur.

Mais il suffit aussi d’un bref instant:

pour décider de sortir du jardin, pour devenir comme des dieux, mais sans la vie éternelle. Cette vie d’Adam et Eve, dans leur jardin, cette vie/ jardin dans lequel ils vivaient.

Ils vivaient d’ailleurs, dans le territoire de l’instant mais sans en avoir conscience, car tout leur paraissait normal dans cette harmonie de tous les instants. Il vivaient conjugués à l’actualité de Dieu, ils en étaient. Ils étaient comme ceux qui regardent une source se déployer d’un rocher et qui constate le phénomène et le classe comme normal. Je m’imagine leur univers mythique et sans aucune distinction réflexive de leur part, et je me demande comment ils pouvaient déjà admirer quoique ce soit – parce que pour admirer il faut que quelque chose se distingue; je me demande comment ils faisaient ne serait-ce que pour s’apprécier l’un l’autre, déjà; j’irais jusqu’à me demander si, encapsulés dans leur Eden, ils pouvaient être dans la capacité d’aimer, puisqu’aimer c’est aussi décider, c’est choisir, aussi, c’est donc s’éloigner de quelqu’un, de quelque chose d’autre aussi, c’est privilégier. Je ne sais pas comment ils faisaient, mais je ne les envie pas.

Ils étaient comme ceux qui regardent une source se déployer d’un rocher sans en éprouver aucune admiration mais qui un jour tout aussi mythique vont se dire : tiens: et si je m’appropriais cette eau, que je l’encapsulais et la vendais? Bonne idée!

Adam et Eve ont en un bref instant en ce jour mythique constaté cette puissance de l’instant, ils l’ont saisi, certains diraient pour le pire, je n’en sais rien, mais ils sont sortis pour décider d’entrer dans le temps.

En un instant, ils sont passés de l’éternel, à ce qui passe: ils sont entrés, vers le chronique, comme la maladie chronique, mais aussi comme la chronique des jours, ou la chronique de la semaine que le journaliste qui ne dit rien veille à ne pas faire tomber ni d’un côté ni de l’autre; ils sont entrés dans l’histoire et le récit, ils sont allés vers le lendemain, vers la génération, vers la vie qui passe; , ils ont pris la fuite, et c’est l’origine de toute notre fuite en avant.

Mais ils sont aussi venus vers nous. Chaque jour, nous devons accueillir Adam et Eve qui sortent de leur jardin pour se réfugier chez nous, pour venir passer le temps avec nous.

 

Un bref instant aussi, l’instant de la vie éphémère d’un homme qui s’est voué ou qui a été voué ou les deux à nous sortir des conséquences de cette décision mythique mais tellement réaliste, tellement inspirée de la réelle psyché humaine. Un seul homme pour la grâce de tous, selon l’apôtre Paul.

 

Une invitation donc, à méditer sur l’instant.

Pour se dire que dans un bref instant, le Liban peut changer.

Pour se dire aussi que tout peut changer en un instant.

Chacun a dans sa vie vécu ça. Par exemple décider en un instant de dire une parole, ou de faire un acte, qui aura de fait changé tout le cours de son existence. Oh certes, nous n’en avons pas conscience car nous avons appris à nous représenter notre existence comme linéaire, comme une ligne où chaque point de cette ligne est relié à au un autre point de cette ligne. Alors qu’en réalité nous passons à chaque instant d’un monde de possibilités à un autre monde de possibilités.

En un bref instant, il y a quelques jours, je m’étais décidé pour un texte à vous présenter, mais dans un autre bref instant, finalement je me suis décidé pour trois autres textes, si bien que le culte n’a pas été le même que celui qu’il aurait pu être, c’est une évidence; mais je vous invite à saisir de façon palpable qu’avec ce choix d’un bref instant, j’ai changé le cours de notre dimanche matin. Et si je ne vous l’avais pas dit, vous auriez pensé que c’était simplement un culte supplémentaire, alors qu’il s’agit simplement d’un autre culte, il s’est produit un avenir qui a été changé d’une simple impulsion électrique dans un cerveau banal.

Ces éclats, ces bagatelle de tout petit peu, comme certains traduisent cette expression du « bref instant » du prophète Esaïe, ce sont des éclats de l’éternité, envoyés comme des grêlons à partir de ce fameux 7e jour où Dieu se repose, envoyés sur nous, peuplade du territoire des ombres qui croyons intensément que rien ne peut vraiment jamais changer. Grêlons desquels hélas nous nous protégeons et que nous laissons fondre plutôt que nous les cogner.

Combien l’appel à l’évangile devrait être cet appel d’être sensible à cette dimension du bref instant.

Un bref instant qui change le cours d’une histoire, d’un parcours de vie. Nous envoie là où nous n’avions pas du tout prévu d’aller.

Cela peut être le bref instant de la catastrophe, ou de la décision qui pourrait générer la catastrophe – par exemple, la décision du fonctionnaire qui ira valider le rapport du niveau de sécurité d’une centrale nucléaire , rapport qui s’appuie sur l’analyse des risques déjà connus. Le bref instant de la signature d’un document qui va engager des travaux. Un rapport qui ne pouvait pas voir et inclure les risques inconnus. Si bien que cette signature inclut potentiellement la survenue d’une catastrophe, sans qu’aucune personne n’ait commis la moindre faute.

 

Dans un bref instant, ou « en un clin d’oeil » chacun peut décider de retourner avec Dieu, et à l’intérieur de ce choix, se cogner les éclats d’éternité plutôt que de rester dans une attente morne .

Chacun, peut changer le cours de sa vie en un instant, ou dans un instant, pour le meilleur, pour le pire, ou même pour des changements anodins. Amusez vous à jouer le jeu de la décision. Par exemple, changez votre itinéraire parfois, ou votre routine: il ne se passera rien d’extraordinaire, sauf la perception étonnante que vous auriez pu être ailleurs et que vous êtes là.

La bonne nouvelle est de le savoir. En un bref instant, tout peut changer. C’est ça la conversion.

Tout ce qui nous semblait écrit et recopié sans cesse, prend la forme d’une nouvelle page blanche ou tout se recompose.

Ce phénomène, Dieu le connait. Et nous, les réfugiés dans le temps qui passe, nous le savons aussi, même si nous n’osons pas vraiment nous l’avouer.

Pour éviter que ces instants décisifs soient générateurs de catastrophes nous avons l’évangile du Christ, qui nous apprend à apprivoiser cette dimension extraordinaire de notre existence

Cette bagatelle de tout petit peu.

 

Cette expression surranée ou étrange que vous n’auriez jamais entendue si j’avais choisi un autre texte. AMEN.

LES TEXTES DE LA LITURGIE

ORGUE

SALUTATION ANNONCE DE LA GRACE

Frères et sœurs, pour le nom du Dieu vivant, bienvenu.e.s dans ce temple de l’Oratoire du Louvre. Bienvenu.e.s à ceux et celles qui nous rejoignent par internet.

Merci au Seigneur pour cette semaine écoulée, pour tout ce qu’elle nous a appris, pour tout ce qu’elle nous a pris et qui nous encombrait. Une semaine en ta présence. Merci de donner cette nouvelle semaine pour apprendre et comprendre mieux ce qu’être ton disciple veut dire. Puissions nous dans cette semaine qui vient, accomplir tout notre ouvrage pour de nouveau t’adorer librement.

Que le seigneur bénisse ce moment de culte en ce premier jour d’une semaine.

 

Pour prolonger ce moment d’accueil, je vous lis dès maintenant un des textes choisis pour la prédication du jour.

Esaïe 29.13-24

13Le Seigneur dit : Ainsi, quand ce peuple s’approche de moi, il me glorifie de la bouche et des lèvres, mais son cœur est loin de moi, et la crainte qu’il a de moi n’est qu’un commandement appris des hommes. 14C’est pourquoi je continue à étonner ce peuple en lui donnant sujet d’étonnement sur sujet d’étonnement ; la sagesse des sages s’y perdra, et l’intelligence des intelligents ira se cacher.

15Quel malheur pour ceux qui se terrent loin du SEIGNEUR afin de cacher leurs projets ! Leurs œuvres se font dans les ténèbres, et ils disent : Qui nous voit ? Qui nous connaît ?16 Quelle perversité que la vôtre !

Le potier doit-il être considéré comme l’argile, pour que l’ouvrage dise de l’ouvrier : Il ne m’a pas fait ?

pour que le pot dise de son potier : Il n’a pas d’intelligence ?

 

17 Ne s’en faut-il pas d’un bref instant pour que le Liban se change en verger, et que le verger soit considéré comme une forêt ?

18En ce jour-là, les sourds entendront les paroles du livre ; de l’obscurité et des ténèbres, les yeux des aveugles verront.

19Les affligés auront dans le SEIGNEUR une joie débordante, et les plus pauvres des humains feront du Saint d’Israël leur allégresse.

20Car la brute ne sera plus, l’insolent aura disparu,

tous ceux qui se tenaient à l’affût pour faire du mal seront retranchés

21— ceux qui condamnaient l’homme en justice,

qui tendaient des pièges à celui qui accusait à la porte de la ville,

et qui écartaient le juste sans motif.

 

Chant spontané : Bénissons Dieu le seul Seigneur Psaume 134

Bénissons Dieu le seul Seigneur,

Nous qu’il choisit pour serviteurs.

Levons nos mains dans sa maison,

Pour bénir et louer son nom.

 

LOUANGE

 

Qu’il est heureux l’humain dont la mémoire,
Aux limites de l’oubli, se souvient de l’instant pur de la parole de Dieu qui l’a traversé.

Qu’il est heureux l’humain qui se le rappelle


Quand les pensées viennent en foule
 au-dedans de lui.

Heureux encore , encore heureux , l’humain qui, près de lui,
Dans le temps ou dans l’espace, a des compagnons de foi,
Des visages marqués des affirmations contre l’épreuve de ne plus rien savoir ni comprendre . Heureux donc , l’humain escorté,
 Plus que par des anges, par des visages humains
Puissions-nous être les uns pour les autres ces visages.

 

CHANT PSAUMES 19 , strophes 1, 2, 3, 4

 

 

 

 

 

 

 

 

VOLONTÉ DE DIEU

Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Allez apprendre ce que veut dire cette parole : C’est la miséricorde que je désire », dit Jésus dans l’évangile selon Matthieu.

 

Chant spontané Parle, parle Seigneur, ton serviteur écoute

 

Parle, parle Seigneur, ton serviteur écoute :

Je dis ton serviteur, car enfin je le suis.

Je le suis, je veux l’être, et marcher dans ta route,

Et les jours et les nuits.

 

PRIÈRE DE CONVERSION (repentance)

Viens toi-même retrouver en nous ce qui est perdu,

viens au secours de notre faiblesse,

et calmer nos peurs et nos souffrances.

Merci pour ta présence qui exauce notre prière.

 

Chant spontané J’aime mon Dieu car il entend ma voix

 

J’aime mon Dieu car il entend ma voix,

Quand la frayeur ou le tourment m’oppresse,

Quand j’ai prié au jour de ma détresse,

Dans sa bonté, il s’est tourné vers moi.

PROCLAMATION DU PARDON

J’annonce le pardon de Dieu à travers une promesse du livre du prophète Ezekiel : Des jours viennent, dit Dieu, où je conclurai avec la communauté de mon peuple une alliance nouvelle. Je répandrai sur vous une eau pure et vous serez purifiés. De toutes vos compromissions et de toutes vos idoles, je vous délivrerai. Je vous donnerai un cœur nouveau et je mettrai en vous un souffle intact. J’ôterai le cœur pétrifié qui est dans votre poitrine et vous donnerai un cœur vif. Je déposerai mon inspiration au fond de vous-même et j’insufflerai en vous mon esprit. En effet, je pardonne vos fautes, votre péché, je ne m’en souviens plus.

 

Chant spontané Combien grande est ta gloire

Combien grande est ta gloire, en tout ce que tu fais,

Et combien tes hauts faits sont dignes de mémoire !

Tes œuvres sans pareilles ont réjoui mon cœur,

Je veux chanter, Seigneur, tes divines merveilles !

 

CONFESSION DE FOI

Je crois que l’Eternel parle aux humains par son Christ.

Je crois que Jésus actualise la Parole qui fait vivre.

Lorsque j’ai peur, lorsque j’ai froid, je me souviens :

Je crois au don d’une puissance qui recrée dans

un souffle subtil et léger ; Souffle de communion et de pardon.

 

Chant spontané Grand Dieu nous te bénissons

Grand Dieu, nous te bénissons, nous célébrons tes louanges,

Éternel, nous t’exaltons, de concert avec les anges,

Et prosternés devant toi, nous t’adorons, ô grand Roi !

Et prosternés devant toi, nous t’adorons, ô grand Roi !

 

Doxologie : « Gloire à Dieu dans les cieux et sur la terre, et d’éternité en éternité ».

 

LECTURES :

Genèse 2.7-9 ;

7Le SEIGNEUR Dieu façonna l’humain de la poussière de la terre ; il insuffla dans ses narines un souffle de vie, et l’ humain devint un être vivant. 8Le SEIGNEUR Dieu planta un jardin en Eden, du côté de l’est, et il y mit l’ humain qu’il avait façonné. 9 Le SEIGNEUR Dieu fit pousser de la terre toutes sortes d’arbres agréables à voir et bons pour la nourriture, ainsi que l’arbre de la vie au milieu du jardin, et l’arbre de la connaissance de ce qui est bon ou mauvais.

 

 

 

3.1-7

1Le serpent était le plus avisé de tous les animaux de la campagne que le SEIGNEUR Dieu avait faits. Il dit à la femme : Dieu a-t-il réellement dit : «Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin ! » 2La femme dit au serpent : Nous pouvons manger du fruit des arbres du jardin. 3Mais quant au fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : « Vous n’en mangerez pas, vous n’y toucherez pas, sinon vous mourrez ! » 4Alors le serpent dit à la femme : Pas du tout ! Vous ne mourrez pas ! 5 Dieu le sait : le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront et vous serez comme des dieux qui connaissent ce qui est bon ou mauvais. 6 La femme vit que l’arbre était bon pour la nourriture et plaisant pour la vue, qu’il était, cet arbre, désirable pour le discernement. Elle prit de son fruit et en mangea ; elle en donna aussi à son mari qui était avec elle, et il en mangea. 7Leurs yeux à tous les deux s’ouvrirent, et ils surent qu’ils étaient nus. Ils cousirent des feuilles de figuier pour se faire des pagnes.

 

Cantique L&P 190, strophes 1, 2, 3, 4

 

 

PRIÈRE D’ ILLUMINATION

Viens toi-même retrouver en nous ce qui est perdu,

viens au secours de notre faiblesse,

et calmer nos peurs et nos souffrances.

Merci pour ta présence qui exauce notre prière.

 

ORGUE

PREDICATION

 

 

ORGUE

 

Cantique L&P 311, strophes 1, 2, 3, 4

Annonces et Collecte

 

 

PRIERE D’INTERCESSION (improvisée)

Seigneur , nous adressons à toi, pour les frères et les sœurs qui nous portent souci nous les confions à ta grâce

nous voulons à travers ces quelques mots, pour ton Eglise, son rafraichissement, son évolution, ses capacités d’accueil de l’autre, et son sens de la Joie

Nous prions pour sa conversion et pour la conversion d’un monde; cupidité, lâcheté, égoïsme et matérialisme, nous ne les voulons plus comme horizon, nous ne voulons plus Seigneur cet allant de soi simplificateur, nous te prions seigneur de nous rendre incroyants aux pseudo évidences Seigneur exauce nous.

 

NOTRE PERE

ENVOI BENEDICTION

 

Le temps est venu pour chacun d’entre nous de poursuivre sa route.

Le psaume dit : Le Seigneur est mon berger. Rien ne manque. En lui j’ai mon repos et ma justice puisqu’il m’aime, Même au fort de l’obscurité, je ne crains rien.

 

Que la paix de Dieu soit avec vous

 

AMEN

 

Chant spontané Bénis ô Dieu nos routes

 

Bénis ô Dieu nos routes, nous les suivrons heureux,

Car toi qui nous écoutes, tu les sais, tu les veux.

Chemins riants ou sombres, j’y marche par la foi,

Même au travers des ombres, ils conduisent à toi.

 

ORGUE

 

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TOUS LES DIMANCHES, À 10H30, CULTE AU 145 RUE ST HONORÉ, PARIS 1

M° PALAIS ROYAL-MUSÉE DU LOUVRE (ligne 7), LOUVRE-RIVOLI (ligne 1)