Psaumes
Texte original : Clément Marot. Modernisé en 1970 par Roger Chapal.
Harmonisation d’après Claude Goudimel.
Pourquoi chanter les psaumes ? Jésus et ses apôtres chantaient les Psaumes de David (Évangiles selon Matthieu 26, 30 // Marc 14, 26). Le Psaume 8 est même cité par Jésus dans l’Évangile selon Matthieu 21, 16. C’est un héritage millénaire du Premier testament, commun aux juifs et aux chrétiens.
À la Renaissance, les psaumes sont retraduits de l’hébreu par les humanistes, mis en vers par des poètes, et en musique par les Réformateurs, comme le théologien huguenot Jean Calvin puis son successeur Théodore de Bèze. Ils ont été chantés par des générations de protestants réformés, en résistance aux persécutions puis pour célébrer la tolérance.
Aujourd’hui, ils sont particulièrement chéris dans les Églises libérales, en dialogue avec la modernité : contrairement aux cantiques du Réveil du XIXe siècle et aux chansons contemporaines — qui tournent en rond sur un christocentrisme sacrificiel et morbide « le sang qui nous lave du pêché… » — les Psaumes ouvrent des perspectives sur une vie portée à l’incandescence, un Dieu autre, à la fois sublime et proche des hommes, une nature foisonnante. Ils sont tour à tour militants, combatifs, ou méditatifs et descriptifs.
Fédération musique et chants de la réforme, Le Psautier français, Réveil publications, mai 1995