TEXTE DE LA PRÉDICATION " LA PAIX MANQUÉE"
Pasteure Béatrice Cléro-Mazire, prédication pour l’Oratoire du Louvre le 29 mars 2026.
Dimanche des Rameaux « La paix manquée »
Luc 19 , 28-44
Après avoir ainsi parlé, il partit en avant et monta vers Jérusalem.
Lorsqu’il approcha de Bethphagé et de Béthanie, près du mont dit des Oliviers, il envoya deux de ses disciples, en disant : Allez au village qui est en face ; quand vous y serez entrés, vous trouverez un ânon attaché, sur lequel aucun homme ne s’est jamais assis ; détachez-le et amenez-le. Si quelqu’un vous demande : « Pourquoi le détachez-vous ? », vous lui direz : « Le Seigneur en a besoin. »Ceux qui avaient été envoyés s’en allèrent et trouvèrent les choses comme il leur avait dit. Comme ils détachaient l’ânon, ses maîtres leur dirent : Pourquoi détachez-vous l’ânon ? Ils répondirent : Le Seigneur en a besoin. Et ils l’amenèrent à Jésus ; puis ils jetèrent leurs vêtements sur l’ânon et firent monter Jésus. À mesure qu’il avançait, les gens étendaient leurs vêtements sur le chemin.
Il approchait déjà de la descente du mont des Oliviers lorsque toute la multitude des disciples, tout joyeux, se mirent à louer Dieu à pleine voix pour tous les miracles qu’ils avaient vus. Ils disaient :
Béni soit celui qui vient, le roi, au nom du Seigneur ! Paix dans le ciel et gloire dans les lieux très hauts !
Quelques pharisiens, du milieu de la foule, lui dirent : Maître, rabroue tes disciples ! Il répondit : Je vous le dis, si eux se taisent, ce sont les pierres qui crieront !
Quand, approchant, il vit la ville, il pleura sur elle en disant : Si toi aussi tu avais su, en ce jour, comment trouver la paix ! Mais maintenant cela t’est caché. Car des jours viendront sur toi où tes ennemis t’entoureront de palissades, t’encercleront et te presseront de toutes parts ; ils t’écraseront, toi et tes enfants au milieu de toi, et ils ne laisseront pas en toi pierre sur pierre, parce que tu n’as pas reconnu le temps de l’intervention divine.
Aujourd’hui, si nous nous situons dans le calendrier liturgique de la tradition chrétienne d’occident, nous fêtons le dimanche des rameaux.
Ce dimanche appelle toujours une ambivalence : en effet, comment fêter le souvenir d’une marche vers la mort ?
Car c’est bien ainsi que les Évangiles canoniques construisent le récit de la fête des rameaux : l’avancée de Jésus vers l’inévitable crucifixion.
L’entrée de Jésus dans la ville est mise en scène par Jésus lui-même, selon le texte que nous avons lu. Il demande, alors qu’il est sur la colline en face de Jérusalem, d’aller chercher dans le village voisin, un ânon. Il prévoit même la réaction du propriétaire de la bête et donne les éléments de langage, presque rituels, qui vont permettre que tout s’accomplisse comme il se doit.
Tout semble programmé pour que Jésus entre dans Jérusalem d’une façon qui fasse sens pour celles et ceux qui le verront.
Cette histoire d’ânon a donné lieu à de nombreux commentaires. Pourquoi un ânon ? Que signifiait cet animal pour les contemporains de Jésus et comment doit-on comprendre cette description précise de la monture de Jésus au moment de passer une des portes de la Ville du Temple ?
L’âne est l’animal de bât par excellence, avant les boeufs, avant le cheval, l’âne est reconnu pour ses qualités de porteur dans les lieux accidentés. Au Proche Orient, l’âne est aussi la monture des rois en raison de son pas régulier, prudent ; il est aussi l’animal de la paix, contrairement au cheval qui annonce la guerre. Pourquoi ?
Parce que l’âne ne court pas avec son chargement, il marche et n’est pas choisi pour sa vitesse, mais pour sa constance. Le cheval, lui, porte les guerriers ou les courriers et permet d’aller vite. L’âne est un animal ouvrier, il apporte les denrées venues de loin, il transporte les commerçants et les pèlerins et, quand il est chez son propriétaire, il fait tourner les meules pour presser les olives ou le raisin et foule, en troupeau, le blé répandu sur l’aire. Aucune de ces activités ne peut se faire en temps de guerre.
Quand la guerre sévit, les portes des fortifications se ferment au commerçant, et la ville se barricade devant l’étranger. Quand il y a la guerre, les moissons ne peuvent se faire, et le blé, le raisin et l’olive pourrissent sur pied. Quand il y a la guerre, l’âne meurt assoiffé, lui qui est réputé pour sa soif inextinguible.
Alors, quand Jésus met en scène son entrée, c’est pour signifier à la ville qu’il est le prince de la paix attendu depuis les temps prophétiques. Jésus parle à la tribu de Juda, et l’ânon dont il dit avoir besoin, rappelle celui de cette description que l’on trouve dans le livre de la Genèse au moment où Jacob bénit ses fils dont les noms symbolisent les douze tribus d’Israël : « Juda, tes frères te célèbreront ; ta main sera sur la nuque de tes ennemis ; les fils de ton père se prosterneront devant toi. Juda est un jeune lion. Tu remontes du carnage, mon fils ! (…) Le septre ne sera pas retiré à Juda, ni le bâton de commandement qui est à ses jambes. (…) il attache son âne à la vigne, le petit de son ânesse à un cep de qualité ; il lave son vêtement dans le vin, son habit dans le sang des raisins. » ( Gn 49, 8-11)
Le vêtement teint dans le vin est celui des rois. Il est de la même couleur pourpre que le manteau qu’on mettra sur Jésus au moment de sa flagellation.
Tout, dans le texte que nous avons lu aujourd’hui, nous place dans une ambiguïté. L’Évangile met en scène l’arrivée d’un prince de la paix que la tradition biblique réfère à un peuple constamment confronté à la guerre. Et si le peuple jette son manteau sur le chemin de ce nouveau roi, cet ânon encore monté par aucun humain avant Jésus, devient porteur de toute l’histoire d’un peuple. De symbole en citation, comme celle du Psaume 118 : « Béni soit celui qui vient, le roi, au nom du Seigneur ! Paix dans le ciel et gloire dans les lieux très hauts ! » ( Ps 118, 26). L’Évangile de Luc nous parle de la paix comme espérance de tout un peuple, mais aussi comme le risque que prennent tous les justes, quand ils s’opposent àl’injustice. Ce que porte le petit ânon, ce jour-là, va se payer d’une vie humaine, et déjà les craintes des pharisiens qui veulent faire taire ceux qui suivent Jésus, révèlent le danger que constitue le fait de faire entrer le juste dans la ville. Plus haut, le Psaume 118 dit aussi : « « Ouvrez-moi les portes de la justice : par elles j’entrerai, je célèbrerai le Seigneur : C’est par elles qu’entrent les justes. » ( Ps 118, 19-20). Jésus se prendrait-il pour le nouveau roi David ? Est-il en train de dire qu’il est, lui, l’élu de Dieu ? Le Christ ? Celui qui a reçu l’onction d’huile parfumée pour devenir le roi ?
L’Évangile de Luc relit les événements qui ont secoué son peuple jusqu’à le disséminer dans tout l’empire. Son auteur écrit alors que Jérusalem n’est plus la ville du Temple, puisque du temple, il ne reste pas une seule pierre sur pierre.
Luc superpose les époques et place Jésus en visionnaire. Comme les prophètes qui l’ont précédé, Jésus voit la catastrophe qui arrivera en l’an 70, avant la Pâque juive : les Romains s’emparent de la ville de Jérusalem dans la fameuse guerre des Juifs après des combats dans toute la Galilée et des révoltes incessantes du peuple contre l’occupant romain.
Alors quand les pharisiens veulent faire taire les disciples qui intronisent leur nouveau roi, c’est le peuple séditieux qu’ils veulent faire taire. Mais Jésus répond : « Je vous le dis, si eux se taisent, ce sont les pierres qui crieront ! » Extraordinaire réplique qui montre combien la révolte naît toujours d’abord d’une soif inextinguible de justice. Combien il est impossible de l’arrêter quand elle est là et qu’elle sourd de chaque pierre.
Luc se souvient de ce qui engendra la perte de Jérusalem en 70. Il se souvient des divisions qui empêchèrent le peuple de Jérusalem de l’emporter sur les Romains. L’historien Flavius Joseph décrit dans son ouvrage intitulé : La guerre des Juifs, les dissensions qui empêchèrent les assiégés de Jérusalem de s’organiser et de résister à l’ennemi sous un commandement clair. Il décrit aussi ce que Luc reprend dans l’Évangile : « tes ennemis t’entoureront de palissades, t’encercleront et te presseront de toutes parts ; ils t’écraseront, toi et tes enfants au milieu de toi et ils ne laisseront pas en toi pierre sur pierre ». Ici, le verbe écraser est aussi celui qui décrit, en grec, le nivellement du sol. Et c’est un détail que Flavius Joseph décrit précisément : les Romains, pour mieux s’emparer de cette ville bâtie sur un escarpement, réussissent à aplanir les abords accidentés de la ville àforce de travaux titanesques, déplaçant les pierres pour faciliter l’installation des troupes au pied des fortifications.
Étrange mémoire de Luc où la Pâque de l’an 70 vient rencontrer celle que Jésus vient vivre, l’année de sa mort, soit quarante ans avant la destruction du temple.
Jésus pleure sur un futur qui fait partie du passé de Luc. Comme si la foi de Luc trouvait dans la figure de Jésus la rédemption d’une faute restée inexpiée : avoir laissé la ville sainte aux mains des colonisateurs. Avoir laissé la deuxième diaspora s’accomplir.
Que vient faire Jésus, en ce jour de liesse ? Il vient pour la fête de la Pâque, il vient pour renouveler l’alliance avec Dieu, il vient pour le sacrifice de l’agneau qui garantit la paix. Mais il prévient : la ville sera assaillie, parce que Jérusalem n’aura pas su reconnaitre la présence du Messie en son sein.
« Si toi aussi tu avais su, en ce jour, comment trouver la paix ! »
Une nouvelle ambiguïté apparaît dans ce regret : Jésus voulait-il que Jérusalem fasse la paix avec Rome ? Voulait-il que les chefs d’Israël s’entendent tous sous l’autorité du même Dieu pour combattre efficacement ? Voulait-il que Jérusalem fasse la paix avec son Dieu pour pouvoir l’emporter ?
À l’entrée de la semaine sainte, nos têtes, à nous aussi sont pleines des guerres qui menacent de toute part notre avenir. Et nous voyons, d’une part, la soif de justice de toutes celles et ceux qui demandent plus d’humanité, plus de solidarité, pour affronter ensemble les défis qui nous attendent collectivement ; et d’autre part, la difficulté de nos États, de nos pouvoirs, à entrer dans une communauté de justes, prêts à s’unir pour peser en faveur de la paix.
À l’entrée de cette semaine pascale, nous entendons les civils écrasés par les conflits, crier sous les pierres des villes détruites. Seront-nous làquand il faudra les soutenir ? Serons-nous de ces justes qui abandonnent leur tranquillité pour aller défendre la véritable paix, celle qui ne se gagne qu’avec le droit et la justice ? Et plus tard, quand nous relirons l’histoire, que ferons-nous de nos responsabilités, et que dirons-nous de la place de Dieu dans nos actes ?
En relisant l’histoire de la chute du Temple de Jérusalem, des théologiens chrétiens ont fait de cette catastrophe la légitimation de l’hégémonie chrétienne contre le judaïsme et ont développé ce qu’on a appelé la théologie de la substitution qui promeut l’idée selon laquelle le christianisme devait se substituer au judaïsme parce que Dieu l’aurait voulu.
Cette relecture est un exemple de ce que la mauvaise bonne conscience peut faire dire aux fanatiques. Ce sont les mots de haine, les manipulations de l’histoire et les récits arrogants qui nient l’existence de l’autre, qui nous font, à chaque génération, manquer la paix véritable, celle qui construit l’avenir.
En entrant dans sa ville, Jésus pleure comme pleurent toutes celles et tous ceux qui voient après coup, le gâchis irréparable de la guerre et de la violence.
Pour tous ces civils qui meurent aujourd’hui dans l’embrasement de guerres qu’ils n’ont pas voulues ; pour toutes les victimes de ceux qui ne mettront jamais leur propre vie dans la balance de l’avenir, de peur d’y perdre un peu de leur orgueilleuse assurance ; pour les femmes, les hommes et les enfants qui payent de leur vie la mégalomanie d’une poignée de chefs autoritaires, il nous faut prier sans cesse, afin d’être un peuple attentif et préparé. Préparé à résister au mal, préparé à résister à l’égoïsme, préparé à résister à la haine de l’autre, et ne jamais croire que détester l’autre pourrait nous grandir un seul instant.
L’ânon qui entre à Jérusalem porte sur son dos la parole de Dieu. Figure de la diplomatie contre la cavalerie guerrière, il marche à pas prudents et mesurés, sans autre force que sa constance.
L’entrée de Jésus à Jérusalem que nous raconte Luc n’est pas le triomphe d’un homme seul contre la violence de tous les autres, mais le triomphe du courage d’être juste pour que tous les autres le deviennent. AMEN.
LITURGIE DU 29 MARS 2026
Culte des Rameaux à l’Oratoire du Louvre
29 mars 2026
« la paix manquée »
Culte présidé par la Pasteure Béatrice Cléro-Mazire
Accompagné à l’orgue par Aurélien Peter
Orgue
Annonce de la grâce
La grâce et la paix nous sont données de la part de Dieu notre Père Jésus le ressuscité.
Accueil
Chant spontané :
Louange
Ouvrez-moi les portes réservées aux justes, et que j’entre pour louer le Seigneur !
Voici la porte qui mène auprès du Seigneur : que les personnes qui sont justes entrent par là !
Je te louerai, Seigneur, car tu m’as répondu, tu es venu à mon secours.
La pierre dont les bâtisseurs ne voulaient pas est maintenant la pierre d’angle.
Cela vient du Seigneur ; c’est une chose admirable à nos yeux !
Ce jour de fête est l’œuvre du Seigneur ; crions notre joie, soyons dans l’allégresse !
« Nous t’en prions, Seigneur, viens à notre secours ! Seigneur, donne-nous la victoire, nous t’en prions ! »
Que Dieu bénisse celui qui vient au nom du Seigneur !
Depuis la maison du Seigneur, nous vous bénissons. Le Seigneur est le seul Dieu. Il nous a éclairés de sa lumière !
Formez le cortège, rameaux en main, jusqu’aux angles de l’autel. Tu es mon Dieu, je veux te louer,
mon Dieu, je proclamerai ta grandeur :
Louez le Seigneur, car il est bon et son amour dure toujours !
( Psaume 118, 19-29 )
Psaume : Le Psautier Français n°24 strophes 1, 2, 3 et 4
Volonté de Dieu
Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ton intelligence.
C’est là le premier et le grand principe, et voici le second, qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
Chant spontané : « »
Proclame ta Parole,
Lumière pour nos vies,
Rassemble tous les membres
En un seul corps, unis,
Et fais de tous les hommes
Tes instruments de paix
Pour restaurer le monde,
Selon ta volonté !
Repentance :
Seigneur,
Tu sais de quelle miséricorde nous avons besoin. Tu sais nos obscurités, nos silences, nous oublis, nos vanités.
C’est à chacun, comme un secret, que tu les révèles. C’est à chacun, comme un secret, que tu les pardonnes.
C’est à chacun, comme un secret, que tu donnes l’ordre de se relever Et de marcher pour un nouveau service, pour un nouvel amour.
Aussi, c’est avec confiance que nous te disons : fais-nous grâce !
Amen
Chant spontané :
Annonce de la grâce
Mais le Seigneur nous redit sa grâce et dit à chacun de nous : « Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse ».
Chant spontané :
Confession de foi
Toi, le Vivant, Tu es sorti du tombeau, Tu t’es relevé de la mort. Ni la haine, ni la souffrance, ni le mal n’ont pu T’anéantir. Au-delà de la mort, le Père T’a tendu la main Et la joie de Pâques rayonne sur ton Visage.
Nous croyons en Toi, Seigneur ressuscité, Toi, notre frère en humanité. Apprends-nous à vivre en ressuscités dès maintenant,
Avec Toi, le Vivant, pour les siècles des siècles. Amen.
Chant spontané :
Doxologie: « gloire à Dieu dans les cieux et sur la terre et d’éternité en éternité »
Lecture du passage de la Bible médité : Évangile selon Luc, chapitre 19,28-44 [cliquer ici]
Cantique : Psaume n°107 « », strophes 1 et 4 [cliquer ici]
Prière d’illumination
Martin Luther a écrit :
« Là où les œuvres et l’amour ne jaillissent pas, la foi n’est pas vraie,
l’Évangile n’a pas encore de prise et le Christ n’est pas vraiment connu.
Voilà, maintenant plonge-toi dans les livres du Nouveau Testament afin que tu saches les lire de cette manière-là. »
(Martin Luther, Préfaces à la Bible, Oeuvres, Tome XX, Labor et Fides p.199)
Seigneur, permets que nous sachions lire les témoignages de l’Évangile avec ce même cœur.
Orgue
Prédication :
Musique :
Cantique : Louange et Prière n°115 « », strophes 1 à 3
Annonces et Collecte
Musique
Liturgie de Sainte Cène
Préface
Louons Dieu :
Seigneur notre Dieu et notre Père, quel bonheur de t’adorer partout et à tout moment. Quelle joie de te dire merci pour Jésus-Christ ton Fils Sa venue dans le monde a fait lever l’aube de ton règne d’amour. Humain parmi les humains, vivant jusqu’au bout ton pardon et ta paix, il nous a fait découvrir notre véritable humanité. Condamné au supplice de la croix, il s’est dépouillé de tout pouvoir et de tout prestige, pour nous rendre libres de te servir. Ressuscité, il est le messager d’un monde nouveau, d’où toute oppression, toute larme et tout mal disparaîtront. C’est pourquoi, avec celles et ceux qui ont vécu et proclamé cette espérance pendant tant de siècles, avec ton peuple assemblé ici et partout, nous célébrons ton nom et nous te chantons.
« Pare-toi pour une fête» (L&P n°205, str. 1&2)
Strophe 1
Pare-toi pour une fête
O mon âme tiens-toi prête,
Monte plus haut que la terre
Vers la céleste lumière.
Ton Seigneur t’offre une place
Au grand banquet de sa grâce ;
Ce Maître au pouvoir immense
Avec toi fait alliance.
Institution
Le soir venu, Jésus se mit à table avec les douze. Pendant le repas, il prit du pain et, après avoir rendu grâces, il le rompit et le leur donna en disant : “Prenez, mangez, ceci est mon corps.” Ayant aussi pris la coupe et rendu grâces, il la leur donna en disant : “Buvez-en tous, car ceci est mon sang, le sang de l’alliance qui est répandu pour la multitude, pour le pardon des péchés. Je vous le dis, désormais, je ne boirai plus de ce fruit de la vigne jusqu’au jour où je le boirai, nouveau, avec vous, dans le Royaume de mon Père.”
Prière de communion et d’intercession
Père, invités à ta Sainte Cène, nous faisons mémoire des paroles et des gestes de Jésus-Christ, de sa mort, de sa résurrection, et dans la confiance nous te présentons notre monde. Nous te prions pour tous ceux que tu nous mets en mémoire. Que ta volonté soit faite.
Prière d’intercession
…
Notre Père
Notre Père qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour ; pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. Ne nous laisse pas dans la tentation mais délivre-nous du mal, car c’est à toi qu’appartiennent le règne, la puissance et la gloire, aux siècles des siècles. Amen.
« Pare-toi pour une fête» (L&P n°205, str. 1&2)
Strophe 2
Jésus, ta voix nous convie
A ce festin de la vie ;
En ce lieu tout me retrace
Les prodiges de ta grâce ;
Fais qu’aujourd’hui je contemple
Tes charités sans exemple,
Avant de me nourrir d’elles
A tes tables éternelles !
Invitation
Vous êtes toutes et tous invités au repas, c’est Jésus lui-même qui vous invite à sa table. Aucune institution humaine ne peut faire obstacle à cette invitation .
Fraction
Le pain que nous partageons est signe de la présence de Jésus, le Crucifié. Le vin que nous partageons est le mémorial du sang du Christ, le Ressuscité.
Communion
Cantique : Louange et Prière n°150 « A toi la Gloire », strophes 1 à 3
Prière d’action de grâce :
Père, nous te remercions pour ce repas. Tu nous as rendus proches de toi. Élargis l’espace de notre vie. Donne-nous de cueillir, d’accueillir, de recueillir les êtres et les événements qui surviennent sur nos chemins. Nous ne pouvons pas faire cela sans toi. Accorde-nous, Seigneur, ta force et ton amour.
Bénédiction
Frères et sœurs, allez annoncer l’Évangile dans ce monde, allez proclamer la résurrection.
Recevons la bénédiction de Dieu :
Le Seigneur qui fait grâce nous bénit et nous garde.
Répons :
Orgue
Culte du 29 mars 2026
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