PÂQUES 2026
Bienvenue à tous ceux et celles qui ont franchi, pour la première fois ou non mais en ce beau jour les portes du Temple de l’Oratoire du Louvre
En ce jour de Pâques, les deux pasteurs ont présidé le culte ( Béatrice Cléro-Mazire pour la liturgie et Robert Philipoussi pour la prédication) au Temple de l’Oratoire du Louvre 145 rue St Honoré, Paris 1.
Sarah Kim était à l’orgue, le contre-ténor Sébastien Fournier au chant. Le Choeur de l’Oratoire était avec nous.
Le texte biblique sur lequel a porté la prédication était dans l’évangile selon LUC, chapitre 24, versets 1 à 12
LE TEXTE DE LA PRÉDICATION, PAR LE PASTEUR ROBERT PHILIPOUSSI
LUC 24
1 Le premier jour de la semaine, elles vinrent au tombeau de grand matin, en apportant les aromates qu’elles avaient préparés. 2 Elles trouvèrent la pierre roulée de devant le tombeau ; 3 elles entrèrent, mais elles ne trouvèrent pas le corps du Seigneur Jésus. 4 Comme elles étaient perplexes à ce sujet, deux hommes survinrent devant elles, en habits éclatants. 5Toutes craintives, elles baissèrent le visage vers la terre ; mais ils leur dirent : Pourquoi cherchez-vous le vivant parmi les morts ? 6Il n’est pas ici, il a été réveillé. Souvenez-vous de quelle manière il vous a parlé, lorsqu’il était encore en Galilée 7 et qu’il disait : Il faut que le Fils de l’homme soit livré aux pécheurs, qu’il soit crucifié et qu’il se relève le troisième jour. 8 Et elles se souvinrent de ses paroles. 9 Elles s’en retournèrent du tombeau pour raconter tout cela aux Onze et à tous les autres. 10 C’étaient Marie-Madeleine, Jeanne, Marie de Jacques et les autres, avec elles ; elles le dirent aux apôtres ; 11 mais ces paroles leur parurent une niaiserie et ils ne crurent pas les femmes. 12 Pierre cependant se leva et courut au tombeau. En se baissant il ne vit que les bandelettes qui étaient à terre ; puis il s’en alla chez lui, s’étonnant de ce qui était arrivé.
SA PLACE AU SOLEIL
Il y a des mots religieux en français qui d’emblée bloquent toute envie de recherche et de compréhension.
Comme les mots Cène, baptême, église, salut, espérance, esprit, Christ, Pâques qui signifient respectivement souper, plongeon, assemblée, sauvetage, espoir, souffle…pour « Christ » (ou Messie) c’est un peu plus délicat car le mot on va dire concret , est « oint » mais je le reconnais en français, le résultat auditif n’est pas satisfaisant, et pour le dernier Pâques , comme vous le savez c’est « passage », mais dans un sens bien précis: c’est un passage par dessus, dans une perpective de protection et de sauvegarde, un passage par dessus le danger, le danger mortel en l’occurence, puisque tout cela vient initialement de la dixième plaie d’Égypte (la mort des premiers-nés), quand Dieu « passe par-dessus » , saute, en quelque sorte par dessus les maisons des Hébreux marquées du sang de l’agneau pour les épargner.
À nous toutes et tous, je nous souhaite un joyeux passage par dessus, un joyeux «saut» – par dessus quoi?- déjà par dessus le péril de laisser l’espoir dépérir.
Et bien entendu, il y a le mot résurrection. Je pense que la langue française nous a joué un mauvais tour en remplaçant le concept de relèvement ou de réveil par le mot théologiquement situé de résurrection. La langue anglaise a fait la même chose. À ma connaissance, seul l’allemand reste proche de l’idée concrète, du relèvement avec Auferstehung. Le terme même de résurrection nous laisse dans le ciel des idées prêtes, à être crues ou non, des idées déjà emballées, tandis que que les verbes réveiller ou relever employés dans le récit de Luc invitent simplement, à mon sens, à se demander ce que ça veut bien vouloir dire. Ce que ça veutdire. À se demander en quoi consiste le désir de l’auteur à mon égard.
Je me dis donc d’emblée qu’avant d’essayer d’interpréter Pâques, il pourrait être simplement utile d’abaisser un peu le niveau de productivité de ces mots et de les regarder d’abord tel qu’ils sont nés, dans leurs éléments naturels, et dès lors à mon sens plus susceptibles de nous intriguer, et de nous permettre de continuer à chercher, comme les terrestres que nous sommes, dans le quotidien le plus strict, de l’émerveillement.
Dans notre récit de Luc, la plus mauvaise traduction du verset 6 « il a été réveillé/ relevé » serait «il est ressuscité ». Ça a l’air d’un paradoxe, mais ça ne l’est pas. Cette traduction est un tour de magie religieuse. Le mot ressusciter n’existe pas dans le nouveau testament. Le second degré de «relever/ réveillé» n’avais pas encore été inventé.
Un autre mauvais tour à propos de ce relèvement/ réveil a été commis par les traducteurs. La nouvelle Bible Segond, j’ignore pourquoi a traduit chez Luc « il s’est réveillé » . Mais pour respecter la forme passive, il aurait pu être traduit «il a été réveillé, ou a été relevé». Dès lors, une question devient autorisée alors qu’au départ elle ne l’était pas:
«A été? Par qui ? Par Dieu? Relevé, par qui?», Aurait- t-il été simplement réanimé ? Était-il simplement en léthargie ? Certains se sont posés la question de sa mort réelle, puisque contre toute attente et contre toute habitude croyante, Jésus n’a pas subi le supplice complet de la croix, qui était censé durer beaucoup plus longtemps.
Il n’y a pas de réponse à ces questions on va dire de théologie sauvage; mais de juste pouvoir se sentir autorisé à se les poser, ces questions, nous remet sans doute dans les conditions des personnages de ce récit . Un récit emblématique commun au 4 évangiles, mais avec des divergences importantes, un récit, des récits qui reprennent un motif connu dans l’antiquité qui est celui de la disparition d’un mort. Ou d’une morte, ce personnage d’un roman de la même époque, une certaine Callirhoé, une femme aussi belle qu’aphrodite dit-on, qui est crue morte et donc enterrée. En réalité, elle est en léthargie. Des pilleurs de tombes ouvrent le sépulcre et l’enlèvent. Mais tout le monde, dont son mari, Chaéréas, pense à une intervention divine. Il y aura aussi le mythe de la disparition du corps de Romulus, un des prétendants à la fondation de Rome, dont on raconte qu’il s’est transformé en dieu.
Mais les récits des évangiles ne vont pas jusqu’à utiliser ce motif pour décrire explicitement une intervention divine, comme le font d’autres récits de la disparition d’un mort, ni pour présumer une apothéose, c’est-à-dire une transformation en Dieu.
Ce n’est pas du tout l’idée de l’apothéose ici! En tous les cas, dans les moments où ces textes ont été composés, ce n’était pas encore l’idée.
Cette histoire de relèvement/ réveil au passif n’est pas l’endroit où l’on est censé dire ou confesser : «il est Dieu».
Il y a plein d’autres endroits dans les évangiles où, en vivant intimement l’action du récit, on peut en revanche se réjouir d’avoir vu, en cet homme, en cet humain, dans ses actions et paroles, du divin.
Mais pas ici. Pas ici car de toute façon, dans ce récit, il n’est pas là, ni lui, ni son corps. Il y a juste des bandelettes.
Ici, c’est juste une disparition.
D’ailleurs, j’aurais bien intitulé ces récits les récits du mystère de la disparition du corps de Jésus. Et un autre évangile, celui de Marc, l’évangile présumé originel, n’ajoute rien. Marc conclut son évangile sur ce point mystérieux.
Revenons à notre évangile du jour et de la semaine. Luc est un ouvrier habile dans le tissage des récits, et nous ne laissera pas facilement nous envoler car il est le seul à employer trois puissantes formules négatives, qui forment la trame de son récit à lui et qui sont peut-être placées là pour bien nous laisser bien arrimés au sol; ces formules négatives sont : elles ne trouvèrent pas le corps/ Il n’est pas ici/ ils ne crurent pas les femmes.
Chacune de ces formules négatives serait du précieux carburant pour des prédications .
«Pas de corps» – dois je donc arrêter de croire à ce qu’on m’a enseigné, à savoir la supposée incarnation ? Ceci est mon corps? Mais si celui-ci reste introuvable?
«Il n’est pas ici» provoquerait une prédication s’arc-boutant sur une première sensation concrète qui serait qu’en effet, il n’est pas ici. Puis qui se demanderait si cette absence est bien réelle ? Et s’il n’est pas ici, où est-il? Luc ne dit pas comme Matthieu et Marc « qu’il nous précède en Galilée ». Même pour l’évangile de Jean tout le monde se retrouve à la fin en Galilée. Luc ne fait pas rebrousser chemin à Jésus. Au contraire, il parle de la Galilée au passé. Luc trace le chemin. Sans retour. Nous sommes arrivés à Jérusalem, et c’est à partir d’ici que nous partirons bien plus loin.
Et bien sûr il y ce fatal « ils ne crurent pas les femmes ». Rappelons que nous sommes chez Luc, c’est-à-dire dans un évangile où les femmes sont toujours décrites comme les meilleures et les plus subtiles et les plus puissantes messagères de Dieu . À partir de ce «ils ne crurent pas les femmes» un prédicateur aurait tactiquement posé la question « et nous, nous allons les croire, ces femmes ? » . Mais si je note avec gourmandise ces trois formules négatives, je ne veux pas en faire mon miel de ce matin.
Je préfère contempler ce récit dans ses beauté et singularité intrigantes .
Beaucoup ont noté et ne cessent de de répéter que ce relèvement s’il y a eu lieu , il ne nous est pas montré du tout. Lazare, un ami de Jésus nous est décrit dans l’évangile de Jean comme s’extirpant de son tombeau. D’une certaine manière, nous l’avons tous vu. Je lis: dans l’évangile de Jean: ‘Et le mort sortit, les pieds et les mains liés de bandelettes, et le visage enveloppé d’un linge.’
Jésus, nous ne le voyons pas sortir de son sépulcre. On argumente donc à partir de ce « blanc » du récit, à partir de ce que les évangiles n’ont pas fait , à savoir : « montrer », comme ils ont «montré » la mise en croix, comme ils ont « montré » le dernier souper, comme ils ont montré Jésus qui doute et se reprend, comme ils n’ont jamais cessé de montrer Jésus, qui est le protagoniste de cette littérature. Sauf là. Ils n’auraient pas «montré » dit-on par stratégie littéraire car cette évidence, par son énormité, aurait pu dissuader l’adhésion. Ils n’auraient pas «montré» pour justement nous permettre d’envisager, de choisir, de se demander. Mais peut-être qu’ils n’ont pas montré car il n’y avait rien à montrer d’autre que le constat effaré de la disparition du corps.
Ici, c’est la seule absence de Jésus dans les évangiles, et cette absence est devenue la principale fête chrétienne. Etonnant, je vous dis.
Une autre question que l’on ne se pose en revanche que rarement, à force de répéter qu’il est ressuscité le 3e jour donc le premier jour de la semaine pour les juifs, ou le jour du soleil, pour les Romains. Le dimanche donc. Quand finalement, aurait-il été relevé ?
Cette information ne figure nulle part.
Certes, il y a la fameuse prophétie de Jésus lui-même, dans Matthieu: « Il ne lui sera donné [au peuple] d’autre miracle que celui du prophète Jonas. Car, de même que Jonas fut trois jours et trois nuits dans le ventre d’un grand poisson, de même le Fils de l’homme sera trois jours et trois nuits dans le sein de la terre»
Or, cette prophétie ne colle pas avec le récit de Pâques, qui selon la chronologie habituelle inclut bien une succession de 3 jours, mais pas de 3 nuits.
Pour la faire concorder, une théorie a rappelé l’existence, au moment de la Pâque, de l’autre «Sabbat» un jour de congé exceptionnel dans la semaine, ce qui permettait de situer la croix un mercredi, et le relèvement vers la fin du second sabbat, le sabbat officiel.
Selon cette théorie, «la résurrection» aurait eu lieu non pas au petit matin du dimanche, mais vers la fin du samedi. Mais tout cette théorie n’est là que pour faire coïncider la prophétie du signe de Jonas dans Matthieu. Il y a bien d’autres paroles dans les évangiles parlant simplement du 3e jour. Mais l’étude des récits des évangiles laisse quand même cette question, même si elle n’est que littéraire, en suspens. Chez Jean par exemple, les femmes arrivent au tombeau dans la pénombre de la nuit, le 3e jour n’étant pas encore levé, le tombeau était-il déjà vide à ce moment-là et donc depuis quand ?
Qu’aurait été la foi chrétienne si celle-ci avait retenu l’hypothèse que Jésus aurait été relevé d’entre les morts le 7e jour ? Cela aurait sans doute tout changé. Peut-être que nous aurions gardé le 7e jour. Personne ne le saura jamais. Cela dit, j’avoue qu’une croyance au relèvement le jour du sabbat aurait eu une grande vertu théologique. Cela aurait permis l’application parfaite de la doctrine subversive de Jésus: l’humain n’est pas fait pour le sabbat mais le sabbat est fait pour l’humain. Pour qu’il ressuscite ! Chaque semaine ! Qu’il cesse sa fuite en avant qui le tue.
Mais ce n’est pas la voie qu’a choisi la tradition chrétienne. Celle-ci, comme un corps vivant, je dirais extraordinaire dans sa vitalité, semblait désirer le dimanche. Pourquoi ?
Pour manifester son élan briseur de frontière. Cette nouvelle tradition à peine née, voulait le jour du soleil – qui entre parenthèses est resté ce jour en allemand et en anglais: sonntag, sunday. Mais pas en français, qui a christianisé, en bon catholique, son 1er jour en intitulant dimanche qui est un dérivé d’une expression latine qui veut dire le jour du Seigneur.
On dirait que cette fabrique de nouveaux concepts qu’était le christianisme naissant voulait le soleil, voulait sortir, voulait sortir de sa terre initiale, de ses codes initiaux, de son temple initial, elle voulait, cette fabrique d’une nouvelle alliance, elle voulait du pain , elle voulait du vin, elle se voulait une assemblée universelle, et pas être confinée dans son ancienne maison ni s’établir dans une maison de plus, elle voulait s’étirer, elle voulait, cette nouvelle alliance, sortir, elle voulait pour sa pâque à elle sauter par dessus le 7e jour, non pas pour faire concurrence au soleil, mais pour avoir sa place au soleil. C’est son exode à elle. Sa libération à elle.
C’est notre pâque à nous, nous en ce dimanche.
Même s’il fait gris aujourd’hui, c’est notre sortie des ténèbres vers le soleil que nous fêtons. Et en ce sens, nous aussi, avons été relevés par la vertu de toute cette passion et de tout ce respect et de tout cet amour porté vers celui dont l’exemple et la parole et les actes n’ont jamais cessé de nous parler, à tel point que nous oserions croire qu’il a été relevé, qu’il a été réveillé, pour de bon, et pour tout le bon fruit que nous pourrons porter et distribuer à sa suite, des fruits gorgés de soleil. AMEN.
TEXTES DE LA LITURGIE DE PÂQUES, COMPOSÉE PAR LA PASTEURE BÉATRICE CLÉRO-MAZIRE
Culte de Pâques 2026 à l’Oratoire du Louvre
5 avril 2026
« SA PLACE AU SOLEIL »
Culte présidé par les Pasteurs Béatrice Cléro-Mazire et Robert Philipoussi, avecSarah Kim, à l’orgue, le Choeur de l’Oratoire dirigé par Alexandre Korovitch, et le contre ténor Sébastien Fournier.
Orgue
Annonce de la grâce
Il est ressuscité !
La grâce et la paix nous sont données de la part de Dieu notre Père en Jésus le ressuscité.
Accueil
Chant spontané : « Ô Seigneur, ta fidélité » (Ps. 36, str.1)
O Seigneur ta fidélité
remplit les cieux et ta bonté
Dépasse toute cime.
Ta justice est pareille aux monts
Tes jugements sont plus profonds,
Que le plus grand abîme.
De la puissance du néant
Tu veux sauver tous les vivants,
Toute chair, toute race,
Les hommes se rassembleront,
Autour de toi, ils trouveront,
Leur paix devant ta face.
Louange
J’aime l’Eternel, car il entend Ma voix, mes supplications;
Car il a penché son oreille vers moi; Et je l’invoquerai toute ma vie.
Les liens de la mort m’avaient environné, Et les angoisses du sépulcre m’avaient saisi; J’étais en proie à la détresse et à la douleur.
Mais j’invoquai le nom de l’Eternel: O Eternel, sauve mon âme!
L’Eternel est miséricordieux et juste, Notre Dieu est plein de compassion;
L’Eternel garde les simples; J’étais malheureux, et il m’a sauvé.
Mon âme, retourne à ton repos, Car l’Eternel t’a fait du bien.
Oui, tu as délivré mon âme de la mort, Mes yeux des larmes, Mes pieds de la chute.
Je marcherai devant l’Eternel, Sur la terre des vivants.
J’avais confiance, lorsque je disais: Je suis bien malheureux!
Je disais dans mon angoisse: Tout homme est trompeur.
Comment rendrai-je à l’Eternel Tous ses bienfaits envers moi?
J’élèverai la coupe des délivrances, Et j’invoquerai le nom de l’Eternel;
J’accomplirai mes voeux envers l’Eternel, En présence de tout son peuple.
Elle a du prix aux yeux de l’Eternel, La mort de ceux qui l’aiment.
Ecoute-moi, ô Eternel! car je suis ton serviteur, Ton serviteur, fils de ta servante. Tu as détaché mes liens.
Je t’offrirai un sacrifice d’actions de grâces, Et j’invoquerai le nom de l’Eternel;
J’accomplirai mes voeux envers l’Eternel, En présence de tout son peuple,
Dans les parvis de la maison de l’Eternel, Au milieu de toi, Jérusalem! Louez l’Eternel!
Psaume :
Volonté de Dieu
Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur,
de toute ton âme, de toute ta force et de toute ton intelligence.
C’est là le premier et le grand principe,
et voici le second, qui lui est semblable :
Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
Chant spontané :
Proclame ta Parole,
Lumière pour nos vies,
Rassemble tous les membres
En un seul corps, unis,
Et fais de tous les hommes
Tes instruments de paix
Pour restaurer le monde,
Selon ta volonté !
Repentance :
C’est dans un vase d’argile frêle que nous autres Humains portons le Très Saint ; mais toi, Ô Saint Esprit ! Quand tu habites un humain, tu habites bien alors dans ce qui est infiniment inférieur : toi, esprit de sainteté, tu habites l’impureté et la souillure ; toi, esprit de sagesse , tu habites la sottise ; toi, esprit de vérité, tu habites la tromperie !
Et toi qui ne recherches pas les aises d’un logis désirable, qu’en vain tu chercherais, toi qui crées et régénères et te fais toi-même ta maison,
Ô habite-moi à demeure ! Pour qu’un jour tu finisses par te complaire à cette maison que tu t’es préparée toi-même dans les souillure, les méchancetés et les tromperies de mon coeur.
Chant spontané : « Mon Rédempteur est vivant » (L&P n°149 ou Arc-en-Ciel n°475, str.1)
Mon Rédempteur est vivant,
C’est en lui seul que j’espère,
La mort le tenait gisant
Dans l‘étreinte de la terre ;
Mais Dieu reste le plus fort,
Jésus a vaincu la mort.
Annonce de la grâce
Chant spontané : «Mon Rédempteur est vivant » (L&P n°149 ou Arc-en-Ciel n°475, str.2)
Je ne craindrai désormais
Aucun pouvoir de ce monde
Car tu nous donnes la paix
Où toute autre paix se fonde,
Garde-nous dans ta clarté,
Ô Jésus ressuscité.
Confession de foi
Toi, le Vivant, Tu es sorti du tombeau,
Tu t’es relevé de la mort.
Ni la haine, ni la souffrance, ni le mal n’ont pu T’anéantir.
Au-delà de la mort, le Père T’a tendu la main et la joie de Pâques rayonne sur ton Visage.
Nous croyons en Toi, Seigneur ressuscité,
Toi, notre frère en humanité.
Apprends-nous à vivre en ressuscités dès maintenant,
Avec Toi, le Vivant,
pour les siècles des siècles. Amen.
Chant spontané : «Mon Rédempteur est vivant » (L&P n°149 ou Arc-en-Ciel n°475, str.2)
Dans ma vie de chaque jour,
Je partagerai ta gloire ;
Je vivrai dans ton amour
Le bonheur de ta victoire.
Et dans ton éternité,
Nous chanterons ta beauté.
Doxologie: « gloire à Dieu dans les cieux et sur la terre et d’éternité en éternité »
Lecture du passage de la Bible médité :
Cantique :
Prière d’illumination
Orgue
Prédication :
Musique :
Cantique :
Annonces et Collecte
Musique
Liturgie de Sainte Cène
Préface
Autour de cette table, nous sommes venus avec nos espoirs, nos soucis, nos peines et le souvenir de proches qui ne sont plus là. A cette table, c’est Jésus le ressuscité qui nous accueille.
Invitation
Vous êtes toutes et tous invités au repas, c’est Jésus lui-même qui vous invite à sa table. Aucune institution humaine ne peut faire obstacle à cette invitation .
À nous de revêtir l’habit de noce pour répondre à cette invitation.
Je vous invite à chanter.
« Pare-toi pour une fête» (L&P n°205, str. 1&2)
Strophe 1
Pare-toi pour une fête
O mon âme tiens-toi prête,
Monte plus haut que la terre
Vers la céleste lumière.
Ton Seigneur t’offre une place
Au grand banquet de sa grâce ;
Ce Maître au pouvoir immense
Avec toi fait alliance.
Invitation
Vous êtes toutes et tous invités au repas, c’est Jésus lui-même qui vous invite à sa table. Aucune institution humaine ne peut faire obstacle à cette invitation .
Dans l’égalité parfaite devant Dieu, nous allons maintenant faire cercle autour de ce temple.
(Formation du cercle)
Cette communion que nous célébrons tous autour de cette table est un bouleversement de l’ordre social, un ferment de réformes sans limites, une image de l’humanité future, le germe de la “nouvelle terre où la justice habitera”. Ce pain et cette coupe sont au centre du monde pour nous ce matin, comme pour beaucoup de chrétiens qui célèbrent ce même repas en ce même jour : par le fruit de la vigne, par les épis de blé et le travail des hommes, nous nous souvenons de Jésus-Christ, qui s’est présenté à nous comme le Pain vivant, et comme la vigne. Il a vécu parmi nous, mais nous ne l’avons pas accueilli. Il a été trahi et mené jusqu’à l’abîme de la mort. Aujourd’hui, il est ressuscité et nous invite à la table de l’alliance.
« Pare-toi pour une fête» (L&P n°205, str. 1&2)
Strophe 1
Pare-toi pour une fête
O mon âme tiens-toi prête,
Monte plus haut que la terre
Vers la céleste lumière.
Ton Seigneur t’offre une place
Au grand banquet de sa grâce ;
Ce Maître au pouvoir immense
Avec toi fait alliance.
Institution
Le soir venu, Jésus se mit à table avec les douze. Pendant le repas, il prit du pain et, après avoir rendu grâces, il le rompit et le leur donna en disant : “Prenez, mangez, ceci est mon corps.” Ayant aussi pris la coupe et rendu grâces, il la leur donna en disant : “Buvez-en tous, car ceci est mon sang, le sang de l’alliance qui est répandu pour la multitude, pour le pardon des péchés. Je vous le dis, désormais, je ne boirai plus de ce fruit de la vigne jusqu’au jour où je le boirai, nouveau, avec vous, dans le Royaume de mon Père.”
Prière de communion et d’intercession
Père, invités à ta Sainte Cène, nous faisons mémoire des paroles et des gestes de Jésus-Christ, de sa mort, de sa résurrection, et dans la confiance nous te présentons notre monde. Nous te prions pour tous ceux que tu nous mets en mémoire. Que ta volonté soit faite.
Prière d’intercession
…
Notre Père
Notre Père qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour ; pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. Ne nous laisse pas dans la tentation mais délivre-nous du mal, car c’est à toi qu’appartiennent le règne, la puissance et la gloire, aux siècles des siècles. Amen.
« Pare-toi pour une fête» (L&P n°205, str. 1&2)
Strophe 2
Jésus, ta voix nous convie
A ce festin de la vie ;
En ce lieu tout me retrace
Les prodiges de ta grâce ;
Fais qu’aujourd’hui je contemple
Tes charités sans exemple,
Avant de me nourrir d’elles
A tes tables éternelles !
Invitation
Vous êtes toutes et tous invités au repas, c’est Jésus lui-même qui vous invite à sa table. Aucune institution humaine ne peut faire obstacle à cette invitation .
Fraction
Le pain que nous partageons est signe de la présence de Jésus, le Crucifié.
Le vin que nous partageons est le mémorial du sang du Christ, le Ressuscité.
Communion
Cantique : Louange et Prière n°150 « A toi la Gloire », strophes 1 à 3
Prière d’action de grâce :
Père, nous te remercions pour ce repas. Tu nous as rendus proches de toi. Élargis l’espace de notre vie. Donne-nous de cueillir, d’accueillir, de recueillir les êtres et les événements qui surviennent sur nos chemins. Nous ne pouvons pas faire cela sans toi. Accorde-nous, Seigneur, ta force et ton amour.
Bénédiction
Frères et sœurs, allez annoncer l’Évangile dans ce monde, allez proclamer la résurrection.
Recevons la bénédiction de Dieu :
Le Seigneur qui fait grâce nous bénit et nous garde.
Répons : « Ô Seigneur, tu nous as fait voir » (Ps. 68, str.5)
O Seigneur, tu nous as fait voir
Et ton amour et ton pouvoir
Dans mainte délivrance.
Fais-nous voir encore aujourd’hui
L’œuvre que ton amour construit
Et quelle est ta puissance.
Toute la terre et tous les cieux
Ensemble tournés vers leur Dieu
Célèbrent sa présence :
A toi qui fais notre bonheur,
A toi, grand Dieu, soient tout honneur,
Force et magnificence.
Orgue
LA VIDÉO COMPLÈTE DU CULTE DE PÂQUES 2026 À L'ORATOIRE DU LOUVRE
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