TEXTE DE LA PRÉDICATION DU 19 AVRIL 2026
Pasteure Béatrice Cléro-Mazire , prédication pour l’Oratoire du Louvre le 3 mai 2026 .
Entre crucifixion et résurrection : l’accomplissement du salut. Luc 24, 26-49
Comme les disciples parlaient, Jésus lui-même se présenta au milieu d’eux et leur dit : Que la paix soit avec vous ! Saisis de frayeur et de crainte, ils pensaient voir un esprit. Mais il leur dit : Pourquoi êtes-vous troublés ? Pourquoi des doutes vous viennent-ils ? Regardez mes mains et mes pieds, c’est bien moi ; palpez-moi et regardez ; un esprit n’a ni chair ni os, comme vous voyez que j’en ai. Et en disant cela, il leur montra ses mains et ses pieds. Comme, dans leur joie, ils ne croyaient pas encore et qu’ils s’étonnaient, il leur dit : Avez-vous ici quelque chose à manger ? Ils lui présentèrent un morceau de poisson grillé. Il le prit et le mangea devant eux.
Puis il leur dit : C’est là ce que je vous disais lorsque j’étais encore avec vous ; il fallait que s’accomplisse tout ce qui est écrit à mon sujet dans la loi de Moïse, dans les Prophètes et dans les Psaumes. Alors il leur ouvrit l’intelligence pour comprendre les Écritures. Et il leur dit : Ainsi il est écrit que le Christ souffrirait, qu’il se relèverait d’entre les morts le troisième jour et que le changement radical, pour le pardon des péchés, serait proclamé en son nom à toutes les nations, à commencer par Jérusalem. Vous en êtes témoins. Moi, j’envoie sur vous ce que mon Père a promis ; vous, restez dans la ville, jusqu’à ce que vous soyez revêtus de la puissance d’en haut.
Qu’est-ce qu’un récit d’apparition peut signifier pour nous aujourd’hui ? Comment cette histoire de spectre qui montre ses blessures pour être reconnu peut nous convaincre du bien fondé d’un tel témoignage rendu à Jésus ? Ne préférons-nous pas le Jésus vivant dont on raconte les bienfaits et l’immense miséricorde ? Le salut n’est-il pas dans l’accueil des pauvres de son époque et dans la guérison des souffrances de son temps ? Il n’est pas aisé, en effet, de lire ces récits étranges qui nous amènent à la lisière du crédible, soi-disant pour attester que Jésus est bien le sauveur que ses disciples attendaient. Et nous aujourd’hui, quel salut attendrions-nous de lui, à l’heure où les sciences et la médecine apportent des solutions plus efficaces que jamais aux maux de notre fragilité humaine. Comment pouvons-nous rendre compte de sa présence dans nos vies ?
Que peut encore nous apporter la foi au crucifié-ressuscité ?
On dira : « tout cela est métaphorique et la faiblesse immense du crucifié est transcendée par la foi dans une vie éternelle après la mort ». On dira encore : « la crucifixion, symbole de don de soi, est le dernier sacrifice offert à Dieu pour qu’il donne sa grâce aux humains » ; ou bien on dira : « peu importe le corps et sa résurrection, puisque tout est symbolique et donc spirituel ».
Oui mais voilà : la résurrection du corps n’était pas un détail pour les témoins dont parle Luc, sinon, le texte que nous avons lu n’existerait pas. En dessinant une grande boucle qui part de la ville sainte pour y revenir enfin, l’Évangile de Luc parle d’une foi dans la résurrection des corps, et si la nourriture est si importante dans ces récits d’apparition, c’est qu’elle dit quelque chose de ce salut qui s’accomplit dans la résurrection des corps. Des corps qui se nourrissent, des corps qui ne vivent pas seulement de l’amour de Dieu.
Dans ce passage de l’Évangile, Luc conclut le récit des faits dont il disait en introduction : « les faits qui se sont accomplis parmi nous, tels que leur ont transmis ceux qui, dès le commencement, en ont été les témoins oculaires et sont devenus serviteurs de la Parole » ( Lc 1, 1-2) . Ainsi, durant tout le déroulement de cet écrit, une ambiguïté est conservée : Luc raconte ce qui s’est accompli parmi sa génération, puisqu’il dit : « parmi nous », mais il le raconte tel que cela a été raconté et transmis par les témoins oculaires des faits, donc : les témoins de la génération d’avant. Luc distingue donc, dès l’introduction de son Évangile, de sa bonne nouvelle de Jésus Christ, entre les témoins directs et les serviteurs de la Parole qui vont se succéder de génération en génération. À la première génération de disciples, ceux qui ont vu sont aussi ceux qui en font le récit, puis, de témoins en témoins, le récit continue son cours, se chargeant tel un fleuve, des alluvions circonstancielles qui entourent sa transmission. Luc insiste sur le témoignage qui rend indirect tout accomplissement de la Parole de Dieu. Il parle bien des faits qui se sont accomplis « parmi nous », donc : pour lui aussi, pour sa communauté, mais à travers la voix et le témoignage de celles et ceux qui ont transmis. Au moment de conclure son récit, il revient au lieu où tout a commencé d’après lui : Jérusalem, lieu où Zacharie avait reçu l’annonce de la naissance de Jean le baptiste, préparateur de la réception du sauveur. À chaque fois, le Christ, le sauveur envoyé par Dieu, ne se laisse pas appréhender directement, mais par des temps et des personnes intermédiaires qui préparent les chemins pour que le salut s’accomplisse. Mais une unité de lieu persiste : Jérusalem, la ville où Dieu se fait connaître.
Des corps témoins sont disposés tout du long de cette voie que suit le témoignage. Si le temps est compressé à tel point que la bonne nouvelle a la même actualité pour Luc que pour les témoins oculaires présents il y a cinquante ans, l’espace se dessine de corps en corps, d’étape de témoignage en étape de témoignage. La disparition du corps de Jésus a laissé place à des corps parlants et des corps écoutants.
La toponymie du salut, le nom du lieu où le salut s’accomplit, s’appelle désormais : Jésus Christ, l’homme du chemin, l’homme en route vers l’accomplissement du salut. Qu’il soit à Jérusalem avant sa naissance, dans la prophétie de Zacharie ou après sa mort au milieu de ses disciples, Jésus Christ est le lieu saint que Luc crée par son récit théologique. Quand je dis qu’il le crée, je ne dis pas que c’est une pure invention, mais plutôt que son expérience de foi le pousse à considérer son lieu saint en Jésus le Christ. Un point de repère sur la ligne que dessine la course du témoignage.
On comprend dès lors que ni le pain rompu devant les pèlerins d’Emmaüs, ni le poisson grillé devant les onze rassemblés, ne sont des détails, ni même de purs symboles. Il est essentiel que cet esprit qui rencontre les témoins sur leur chemin de vie, soit lui aussi vivant comme le sont les corps humains. Et pour cela il ne faut pas édulcorer les souffrances et les blessures de la croix, ni les besoins fondamentaux du corps.
Si Jésus apparaît comme un esprit, pneuma en grec, dans ce texte, il apparaît d’abord comme souffle de vie, comme fait de la même vie que celle qui anime les onze corps qui le regardent.
Pourquoi le ressuscité mange-t-il et montre-t-il ses plaies ?
Les auditeurs de l’Évangile de Luc sont sans doute issus des milieux hellénistes de son époque. Ils peuvent bien croire à l’immortalité de l’âme, mais il leur est difficile de croire à celle du corps, qui, dans leur compréhension des choses, est considéré comme une prison de l’âme. Dans le Phédon de Platon, Socrate explique ceci sur l’union de l’âme et du corps : « Chaque plaisir et chaque peine possède une sorte de clou, avec lequel ils clouent l’âme au corps ; ils la fixent ainsi comme par une griffe, ils lui donnent un caractère corporel, et elle croit vrai ce que le corps lui dit l’être. Se conformant au corps dans ses jugements, et se plaisant aux mêmes objets, elle est nécessairement amenée, je pense, à conformer ses attitudes , à conformer ses goûts, à ceux du corps ; elle devient incapable de jamais arriver dans l’Hadès en état de pureté, elle reste toujours contaminée par le corps quand elle s’en sépare. ( …) Au contraire, une âme de philosophe (…) met au calme ses passions, elle suit les pas du raisonnement, elle ne cesse d’y être attentive, elle contemple le vrai, le divin, ce qui n’est pas objet d’opinion, elle en fait sa nourriture. Elle croit qu’elle doit vivre ainsi toute sa vie, et qu’une fois venue l’heure de sa fin, elle s’en ira vers ce qui est conforme à sa nature, vers ce qui lui ressemble, et qu’elle sera délivrée de l’humaine misère ». (Platon, Phédon, 83d-84b Paris, Belles Lettres, 1983, p 50-51).
Est-ce pour comparer Jésus à un être capable de se détacher de l’humaine misère que Luc racontera ensuite la montée de Jésus vers le ciel dans son récit d’ascension ? Ou cherche-t-il à proposer une nouvelle compréhension du corps, réconcilié jusque dans sa misère, jusque dans sa dépendance et sa fragilité ?
Le corps de Jésus, nous l’avons vu, est devenu le véritable lieu saint pour ceux qu’on appelait: « les disciples de la Voie ». En cela, il est aussi le lieu où se méditent les Écritures, temple où l’enseignement se fait, où la vie humaine se comprend en Dieu grâce à la Torah. Dans cette apparition comme dans celle de la route d’Emmaüs, l’insistance est mise sur l’ouverture de l’intelligence des disciples au sens profond des Écritures, ce moment où la vie du lecteur se relit elle-même dans les lignes des prophètes et de la loi de Moïse. Le moment où les Écritures deviennent la langue de la vie.
La véritable rencontre que Jésus veut susciter chez ces onze, c’est la rencontre avec la lettre vivante, avec les mots qui font vivre, comme la philosophie fait vivre le philosophe de Platon. Et ce qui est exemplaire dans cette histoire, c’est que Luc ajoute à la loi et aux prophètes, un autre recueil propre à faire émerger une vie nouvelle : le livre des Psaumes.
Et ce n’est sans doute pas un hasard si c’est ce livre que Luc ajoute comme source de compréhension de l’accomplissement des promesses de Dieu ; en effet, depuis les temps les plus anciens, les chants qui s’élèvent vers Dieu sont le lieu où les passions humaines s’expriment sans être réprimées. La peur, la plainte, la louange et la reconnaissance, tous ces sentiments sont présents dans les Psaumes. La félicité et l’adversité, tour à tour se déploient comme pour nous dire que Dieu est présent dans tous les moments de vie. Lieu de relecture intime, le psaume parle du coeur au coeur ; il dit en chantant ce qu’aucune pudeur normale ne consentirait à laisser émerger. Ainsi, la vie de Jésus et son destin funeste ont pu être lus comme un psaume exemplaire, où la fidélité, la persécution et le rétablissement se succèdent tout en conservant le soutien sans faille de Dieu à celui qui a reçu l’onction royale ou prophétique sur sa tête. Tel David en son temps. Là encore, le temps se condense entre la royauté de David ou de Salomon et l’élévation du Christ en la personne de Jésus de Nazareth. Mais le lieu, lui, reste le même, référence inchangée, le même hier et aujourd’hui : le Christ, l’élu de Dieu qui accomplit sa parole.
Alors que faire de cette apparition dans notre foi aujourd’hui ?
Le texte envoie en mission les onze : « Ainsi il est écrit que le Christ souffrirait, qu’il se relèverait d’entre les morts le troisième jour et que le changement radical, pour le pardon des péchés, serait proclamé en son nom à toutes les nations, à commencer par Jérusalem. Vous en êtes témoins ». Voici la mission : témoigner et dire que ce qui est écrit s’est accompli. Devenir lieu du témoignage rendu à la parole de Dieu, à la foi de ceux qui l’ont transmise, à la confiance en Dieu de génération en génération. Devenir une des haltes sur la Voie du ressuscité.
Mais de quelle résurrection parlerons-nous ? D’un tombeau qui doit être vide, parce que ce n’est pas la place des enfants de Dieu de reposer dans les tombeaux, puisqu’ils sont attendus toujours ailleurs, sur le chemin de vie qui continue au-delà de la mort.
Et sur ce chemin, ce ne sont pas des âmes égarées qui flottent éternellement, mais le corps animé du pneuma de Dieu, du souffle de vie qui lui a été donné. Le corps, avec ses clous socratiques, ses attaches charnelles. Le corps en tant qu’il a aimé, qu’il a étreint, qu’il a oeuvré, qu’il a pensé, qu’il a été blessé et qu’on l’a soigné, ce corps qui porte nos vies et sans lequel nous ne serions que de purs spectres sans consistance, sans lieu réel. Chaque geste, chaque caresse, chaque main tendue, chaque repas partagé sont en route sur le chemin du Christ dans ce corps qui n’est pas une prison, mais la condition même de notre humanité. Éprouver la vie, comme un psalmiste qui pleure et qui rit, qui danse et se repend sur le sac et la cendre, éprouver notre vie humaine, et tout ce que notre corps nous fait comprendre de la relation à l’autre : les regards, les chocs, et même les outrages qui nous dévastent et nous montrent des chemins incroyables de résilience. C’est cette résurrection que Luc aime à faire sentir, comme les pierres du temple déja perdu à son époque, comme un lieu où se déploie la vie avec Dieu et avec le prochain. Les Écritures, pour Luc, ont pris corps, nous en sommes les témoins, entre crucifixion et résurrection, sur le chemin de vie où nos corps sont engagés, un point de référence nous guide vers l’accomplissement :
le Christ, là où les Écritures s’incarnent. AMEN.
LITURGIE DU 3 MAI 2026
Dimanche 03 mai 2026 Oratoire du Louvre
Orgue : Aurélien Peter
Musique :
Annonce de la grâce :
Accueil
Tu serais seul.
Si tu es fatigué,
repose ta tête sur notre épaule.
Si tu as soif,
bois à la source de notre foi.
Si tu as faim,
mange le pain de notre amour.
Si tu es menacé,
que nos cœurs soient ton épée
et nos corps ton bouclier.
Si ton chemin est semé d’épines,
marche quand même
nous t’accompagnerons
Mais ne quitte jamais
le chemin de la liberté.
de l’honneur,
de la vérité.
Sur une autre route
tu serais seul.
Ne quitte jamais
le chemin de l’espérance
sur une autre route
tu serais seul.
Ecrit sur les murs de Prague en 1968
Spontané après le salutation ::
Louange :
De David.
Mon âme, bénis l’Éternel !
Que tout en moi (bénisse) son saint nom !
Mon âme, bénis l’Éternel,
Et n’oublie aucun de ses bienfaits !
C’est lui qui pardonne toutes tes fautes,
Qui guérit toutes tes maladies,
Qui rachète ta vie du gouffre,
Qui te couronne de bienveillance et de compassion,
Qui rassasie de biens ta vieillesse,
Qui te fait rajeunir comme l’aigle.
L’Éternel fait justice,
Il fait droit à tous les opprimés.
Il a fait connaître ses voies à Moïse,
Ses hauts faits aux fils d’Israël.
L’Éternel est compatissant et il fait grâce,
Il est lent à la colère et riche en bienveillance ;
Il ne conteste pas sans cesse,
Il ne garde pas (sa colère) à toujours ;
Il ne nous traite pas selon nos péchés
Et ne nous rétribue pas selon nos fautes.
Mais autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre,
Autant sa bienveillance est efficace pour ceux qui le craignent ;
Autant l’orient est éloigné de l’occident,
Autant il éloigne de nous nos offenses.
Comme un père a compassion de ses fils,
L’Éternel a compassion de ceux qui le craignent.
Car il sait de quoi nous sommes formés,
Il se souvient que nous sommes poussière.
Cantique : Psaume 138, 1,2,3
Volonté de Dieu :
On t’a fait connaître ce qui est bien, et ce que l’Eternel veut de toi c’est que tu pratiques la justice que tu aimes la bonté et que tu marches humblement avec ton Dieu. Michée.
Spontané après la volonté de Dieu :
Prière de conversion
Nous marchons avec toi éternel, et nous ne savons pas très bien ce que nous devons faire pour que ce monde change.
Mais peut-être faut-il commencer par nous changer nous-mêmes.
Ou, mieux encore, nous laisser changer par toi.
Petit à petit, examiner nos sentiments mauvais,
Comprendre nos frustrations pour ne jamais les faire porter par personne.
Comprendre ce qui nous sépare de toi pour mieux t’accueillir.
Alors un petit bout de ce monde commencerait à changer.
Spontané après la prière de repentance :
Annonce du pardon
Mais le Seigneur nous redit sa grâce et dit à chacun de nous : « Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse ».
Spontané après l’annonce de la grâce :
Confession de foi
Je crois en Dieu sans pouvoir le définir,
il est la transcendance qui donne une autre dimension à ma vie.
je ne connais pas son nom je n’ai de lui aucune image
mais toujours dans ma vie il est là,
comme une lumière qui éclaire mon chemin,
un vis à vis dans la solitude des jours.
je crois que si ma foi vacille, il croit en moi sans se désespérer et c’est mon espérance.
Je crois en Jésus et je crois qu’il est le Christ
Dieu s’est révélé à lui et l’a pris pour fils
il a cru en l’amour de Dieu et a aimé son prochain inconditionnellement
il a été fidèle jusqu’au bout, loyal jusqu’à en mourir
son exemple me conduit,
Jésus est pour moi un maître de sagesse
sa résurrection a lieu chaque foi que nous marchons dans ses pas
Je crois en l’Esprit Saint,
Et je ressens son action entre les humains
qui veulent faire advenir le royaume de Dieu
Il nous réunit dans la communion fraternelle,
il me reprend quand je m’égare
et il éclaire les ténèbres de ma vie
j’ai confiance en son souffle, il m’a tant de fois sauvée.
Je crois en l’humanité , quand elle transforme le monde
pour le rendre plus juste, plus beau et habitable pour tous.
Je crois que nous faisons ce que nous pouvons
même si ce n’est pas assez
et j’ose croire que la foi, l’espérance et l’amour
président à l’action de beaucoup sur cette terre.
Je crois qu’il me faut ressusciter chaque jour.
Béatrice Cléro-Mazire
Spontané après la confession de foi
Doxologie : Gloire à Dieu dans les cieux et sur la terre, d’éternité en éternité !
Lecture biblique : Luc 24,26-49
Comme ils disaient cela, lui-même se présenta au milieu d’eux et leur dit : Que la paix soit avec vous ! Saisis de frayeur et de crainte, ils pensaient voir un esprit. Mais il leur dit : Pourquoi êtes-vous troublés ? Pourquoi des doutes vous viennent-ils ? Regardez mes mains et mes pieds, c’est bien moi ; palpez-moi et regardez ; un esprit n’a ni chair ni os, comme vous voyez que j’en ai. Et en disant cela, il leur montra ses mains et ses pieds. Comme, dans leur joie, ils ne croyaient pas encore et qu’ils s’étonnaient, il leur dit : Avez-vous ici quelque chose à manger ? Ils lui présentèrent un morceau de poisson grillé. Il le prit et le mangea devant eux.
Puis il leur dit : C’est là ce que je vous disais lorsque j’étais encore avec vous ; il fallait que s’accomplisse tout ce qui est écrit à mon sujet dans la loi de Moïse, dans les Prophètes et dans les Psaumes. Alors il leur ouvrit l’intelligence pour comprendre les Ecritures. Et il leur dit : Ainsi il est écrit que le Christ souffrirait, qu’il se relèverait d’entre les morts le troisième jour et que le changement radical, pour le pardon des péchés, serait proclamé en son nom à toutes les nations, à commencer par Jérusalem. Vous en êtes témoins. Moi, j’envoie sur vous ce que mon Père a promis ; vous, restez dans la ville, jusqu’à ce que vous soyez revêtus de la puissance d’en haut
Cantique : Psaume 91, 1,2,3,4
Prière
Musique
Prédication : « Entre crucifixion et résurrection : l’accomplissement du salut. »
Musique
Choral 22, 1,2,3,4
Annonces
Offrande
Intercession
NOTRE PERE
Ensemble, nous te disons avec confiance :
Notre Père qui es aux cieux,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel,
donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour,
pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.
Ne nous laisse pas entrer en tentation,
mais délivre-nous du mal,
car c’est à toi qu’appartiennent le règne, la puissance et la gloire,
aux siècles des siècles, amen.
Exhortation
Bénédiction
Sortie
Spontané après la bénédiction :
Musique
Le culte en video
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