TEXTE DE LA PRÉDICATION DU 19 AVRIL 2026
À l’occasion du baptême de Diane, j’ai choisi le récit du baptême de Jésus dans la version de Luc, qui , depuis ce temps de Pâques, est notre évangile Alors évidemment Jésus et Diane, si je peux m’exprimer ainsi, ne se connaissent pas, ou pas encore qui sait. Mais un jour peut-être Diane se demandera quel est le rapport entre son baptême et le baptême de Jésus. Elle se le demandera peut-être lorsqu’elle regardera l’ancienne vidéo de cette cérémonie qui aura eu lieu à l’oratoire du Louvre le 26 avril 2026. Donc dans un moment pas très éloigné de son premier anniversaire. Elle se demandera et demandera peut-être pourquoi elle a été baptisée dans une chapelle Royale. Il faudrait alors lui faire un petit cours sur l’histoire particulière de ce temple protestant. Et puis, de fil en aiguille, explication après explication, remonter le temps jusqu’à justement, ce baptême de Jésus.
Joyeux anniversaire, Diane, à propos, si je peux me permettre.
Bien entendu, elle n’irait pas de sitôt s’interresser au contenu de la prédication qui va suivre. Celle qui va examiner ce qui se passe dans ce texte de l’évangile de Luc. Mais qui sait au fond? Cette prédication va se demander comment cet évangile raconte ce baptême en se distinguant des autres évangiles? Comment cet auteur particulier que la tradition a appelé Luc envoie-t-il ses messages particuliers ? Je vais donc faire une lecture pas à pas, pour aboutir à une observation peut-être plus importante que les autres. Je vais glaner, pour essayer de garder une pierre plus précieuse que les autres. On ne sait jamais ce qui peux traverser le temps.
À propos du baptême, Luc se distingue des trois autres évangiles pour différentes raisons. Parmi celles-ci, anecdotiques, on voit que chez Marc, l’histoire est racontée rapidement. On voit aussi que dans l’évangile selon Jean, le baptême est raconté par Jean le baptiste lui-même. Chacun raconte comme il veut. Mais c’est ce que nous faisons tous.
L’évangile de Matthieu a une structure parallèle à celle de l’évangile de Luc, mais avec une différence qui devrait nous sauter aux yeux.
S’il est bien clair que, dans les trois autres évangiles c’est bien Jean le baptiseur qui baptise Jésus, chez Luc, ce n’est pas du tout évident D’après le verset 19 il semble que Jean ait déjà été mis en prison par Hérode le tétrarque.
Jean le baptiste a été jeté en prison. Comme l’a dit un exégète Suisse spécialiste de Luc , François Bovon: il semble que Luc insiste beaucoup pour mettre Jean le Baptiste immédiatement hors scène.
Cela raconte qu’ il n’y a plus assez de place pour deux Christ. Tous les évangiles, d’une manière ou d’une autre, envoient un message aux disciples de Jean le baptiste qui croyaient que Jean était le Christ. Je dis ça pour informer, ce n’est pas un point capital, c’est un point d’exégèse basique, mais qui nous rappelle que les évangiles sont aussi des textes vivants et qui parfois affrontent d’autres conceptions. Aujourd’hui, nous ne percevons plus cette energie là , cette écriture polémique, et il serait donc utile de rappeler que nous avons iciune littérature mouvante et militante. Des écrits qui tracent un chemin et pas un autre. Des récits qui s’affrontent à d’autres conceptions. Il serait utile aussi de rappeler à cette occasion que c’est bien pour tout le monde de ne pas multiplier les Christ. Ou d’essayer de choisir le bon. Je pense à tous ces hommes un temps annoncés comme providentiels et qui saturent depuis des décennies notre actualité et qui, en plus de nous effrayer, nous lassent.
Luc se distingue aussi des autres quand il place Jésus parmi les gens et ne le représente pas comme un pure singularité. Une singularité nimbée de lumière apparaissant tout à coup marchant dans le fleuve du Jourdain, devant laquelle tout le monde s’écarte et s’incline. C’est une vision un peu datée de certains films. Non.
Après la mention que Jean est en prison, nous lisons Quand tout le peuple reçut le baptême, Jésus aussi reçut le baptême . Point.
Par qui lui est-il administré, ce n’est déjà plus la question, pour Luc . L’important est que celui qui vient demander le baptême fasse d’abord partie de ce tout, qui est le peuple, qui est nous et qu’il provienne de nous.
L’évangile de Luc en fait nous dit deux choses simultanément : 1) ne cherchez plus, il n’y a pas, et n’y aura plus d’autre Christ que Jésus , et 2) celui-ci fait partie de notre humanité, il vient de nous.
Comme Diane, finalement. Quand tout le peuple reçut le baptême, Jésus aussi reçut le baptême et Diane aussi reçut le baptême.
Luc ici dessine ce nouveau peuple, cette nouvelle citoyenneté qui devient l’église dans son sens le moins institutionnel mais le plus vif du terme. Plutôt que de parler de fraternité, on évoque déjà une concitoyenneté des baptisés.
Maintenant, voici mon point d’instance dans cette prédication.
Une autre spécificité de Luc dans sa description du baptême de Jésus.
Au moment de son baptême, Jésus reçoit certes l’esprit, sous une forme corporelle (c’est à dire pas comme une fantasme) , à savoir une colombe, mais là n’est pas la différence de Luc par rapport aux autres évangiles : la vraie différence c’est qu’il reçoit l’esprit lorsqu il est en prière. Luc est le seul à mentionner cette prière.
La mention récurrente de la prière de Jésus est d’ailleurs, comme nous l’avons quelque fois dit ici, à propos d’autres textes et récits, une solide caractéristique de la biographie de Luc sur Jésus.
Cela devrait nous enseigner sur ce préalable qu’est la prière. Que celle ci-soit une demande explicite ou une plainte, la prière, selon Luc est un préalable.
Ici cela dit que : tu ne peux pas recevoir l’esprit de Dieu si tu ne le demandes pas. Qui demande reçoit. Dans le chapitre 11 de Luc, mais aussi ailleurs on lit : 9Et moi, je vous dis: Demandez, et l’on vous donnera; cherchez, et vous trouverez; frappez, et l’on vous ouvrira .
Dans l’ordre liturgique de notre culte, nous trouvons la prière appelée « d’illumination ». Même si à l’Oratoire du Louvre, cette prière se trouve placée avant la prédication alors qu’elle l’est habituellement avant la lecture des textes, cela reste le moment le plus important du culte, en tous les cas dans la tradition calviniste. Elle est discrète, mais sans elle, ou du moins sans la réponse qu’il lui est donnée, l’esprit ne viendrait pas inspirer ni le prédicateur ni surtout l’assemblée. Celle-ci ne serait pas , de temps en temps parcourue par un étonnement, une sensation de joie, d’éclaircie ou tout simplement de paix d’être au milieu de ses concitoyens de la Cité de Dieu.
La seule chose que nous ayons à penser, c’est à la profondeur de notre demande. L »esprit, selon ce texte, il est là. L’inspiration, il suffit de la demander. Avons nous vraiment besoin de ce que nous demandons? Avons-nous assez d’intimité avec nous même pour ne serait-ce qu’oser le faire, demander , à Dieu, de nous inspirer? Jésus ose demander, puisqu’il lui s’agira pour lui d’être inspiré pour accomplir sa mission. L’histoire montrerait qu’il l’a été, inspiré, qu’il l’a reçu, cet esprit, sous une forme corporelle, comme une colombe, dit-on. L’histoire retiendra d’ailleurs la colombe en tant que telle et moins la démarche de Jésus. Trop de visuel tue l’esprit. C’est affirmation protestante.
Une gène sociale ne nous recouvre-t-elle pas au point que même seuls, nous pourrions penser : ne suis-je pas adulte ? Comment pourrais-je me mettre en scène pour demander , à Dieu ? Son souffle, son esprit ?
Je vais être plus prosaïque et illustratif . Vous croyez que s’il existait une véritable demande de justice sociale et d’égalité pour chacun, cette demande ne se réaliserait pas ? Vous croyez que si une demande, massive et prioritaire d’arrêter les guerres, celles-ci ne s’arrêteraient pas ? Et pourtant , en l’occurence, Dieu n’est même pas concerné. Pour des raisons extrêmement complexes, en particulier l’organisation de systèmes d’influences bien en place pour distraire de notre attention de ce qui devrait être les plus important, à cause de toutes nos distinctions et fractures entretenues en permanence, cette demande, là, n’existe pas. Oh certes, nous le souhaitons. Certes, nous le confessons, et j’ai encore les paroles de Martin Luther king en tête, mais, nous ne le demandons pas, collectivement, nous ne l’exigeons pas. Et tout est fait pour que nous ne la fassions pas cette demande d’ un ordre politique, social et humaniste et pour que nous continuions sans cesse à inventer des Christ.
Nous sommes distraits.
Jésus qui vient, avec tout le peuple qui est son peuple et le nôtre se faire baptiser n’était pas distrait. Il a prié, demandé et reçu l’esprit qui le guidera tout le long de son ministère.
C’est ce que je retiendrais moi, de ce texte et de cette prédication sur le début du ministère de Jésus.
Je demanderais l’esprit de Dieu, pour le recevoir. Et c’est ce que je demande pour Diane, quelle que soit sa future foi, ou la forme qu’elle prendra, je demande pour elle qu’elle demande elle-même d’être inspirée.
Mais je vais terminer sur une note plus théologique et aussi, disons-le plus hérétique. Les manuscrits les plus nombreux nous relatent ici la parole probablement divine, en tous les cas notée comme venant du ciel, en ces termes: Et il survint une voix du ciel : Tu es mon Fils bien-aimé ; c’est en toi que j’ai pris plaisir.
Or, les manuscrits les plus anciens , moins recopiées et donc pas majoritaires disent cette formule mystérieuse « Tu es mon Fils ; aujourd’hui, je t’ai engendré ». C’est certes une citation du Psaume 2, et donc aussi un éclat littéraire. Mais que s’est-il passé pour qu’on transforme la version initiale?
Sans doute a t-on ici une conception primaire du sens de la venue de Jésus.
Avant même que les récits de Noël soient intégrés au corps des évangiles de Luc et de Matthieu, et nous racontent, et avec quel style, la naissance d’un enfant fils en quelque sorte biologique de Dieu, on croyait sans doute que Jésus était un fils adoptif, dont l’engendrement est un choix.
Jésus, celui qui vient, fait partie du peuple, se fait baptiser comme tout le monde, et tout à coup, celui-ci qui n’était rien de plus important que tout le monde, et sans cesser de continuer à faire partie du peuple, a été adopté, et même « engendré » au moment de son baptême. Et c’est à ce moment là, ayant prié, ayant reçu l’esprit de Dieu qu’il est devenu son Fils.
Cette conception-là a été déclarée, très tôt comme hérétique. Cette hérésie a été appelée « l’adoptianisme » Au nom de l’autre théorie, majoritaire qui promouvait un système compliqué qui affirmait l’éternité du Fils avant et après ce qu’on appelle son incarnation. Trop compliqué. Mais au nom de cette théorie, des gens ont été brûlés parce qu’ils ne la comprenaient pas.
Un système qui interdisait qu’il soit « engendré » à ce moment là, du baptême (ou pour d’autres hérétiques, après sa résurrection) .
Votre pasteur vous confesse donc son hérésie, sur ce point particulier mais je sais par ailleurs que cette hérésie aujourd’hui ne trouble plus personne, tant elle est plus cohérente que la version officielle et dument encadrée par les conciles des premiers siècles.
Et puis, quel bonheur que les croyants puissent dire aujourd’hui que Diane est désormais une fille de Dieu.
Je le répète, ce que je retiendrais moi, de ce texte et de cette prédication sur le début du ministère de Jésus c’est que j’irais demander l’esprit de Dieu, pour le recevoir, pour sans doute espérer être engendré de nouveau avec un regard plus clair sur ma place, voire mon rôle dans cette concitoyenneté des fils et des filles de Dieu
AMEN
LITURGIE DU 19 avril 2026
Liturgie du culte du 26 avril à l’Oratoire du Louvre
Culte présidé par le pasteur Robert PHILIPOUSSI.
À l’orgue Alexandre KOROVITCH
Baptême de Diane Braesch-François-Martin
[en chaire]
ORGUE
[ASSIS] SALUTATION ANNONCE DE LA GRÂCE INVOCATION
La grâce et la paix nous sont données de la part de Dieu notre Père en son Fils Jésus le ressuscité
Bienvenus dans cette célébration commune où chacun apporte le don de sa présence.Des pensées, des sentiments et des prières s’élèveront vers Dieu. Des louanges aussi.
Frères et soeurs, bienvenu.e.s dans votre Eglise. Que ce moment de culte puisse vous nourrir et vous aider dans votre semaine. Bienvenue à Diane qui va être baptisée, à Maxime son grand frère, à Hélène et Clément ses parents, bienvenue, les parrain marraine Olivier et Lauriane, bienvenue à ceux et celles qui nous suivent en direct par internet
En attendant de procéder au baptême, je précise qu’aujourd’hui notre ordre liturgique sera modifié, pour laisser de la place au baptême et à leurs témoignages, nous ne chanterons pas tous les répons. Tous les chants seront annoncés, qu’ils soient des Psaumes des cantiques ou des répons.
Voici ce que dit Jésus, en citant Esaie, au moment de sa première prédication à Nazareth
« L’Esprit m’a envoyé
pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres;
pour proclamer aux captifs la libération
et aux aveugles le retour à la vue.
Et il ajoute :
Aujourd’hui cette parole quand vous l’entendez, est accomplie. » (Luc 4)
Bénissons notre Dieu, qui nous accueille, dans sa maison!
Avec le 1er chant du livret inséré au début du psautier.
Répons debout Répons : « O Seigneur ta fidélité » (Ps. 36, str. 1).
O Seigneur ta fidélité
remplit les cieux et ta bonté
Dépasse toute cime.
Ta justice est pareille aux monts
Tes jugements sont plus profonds,
Que le plus grand abîme.
De la puissance du néant
Tu veux sauver tous les vivants,
Toute chair, toute race,
Les hommes se rassembleront,
Autour de toi, ils trouveront,
Leur paix devant ta face.
[DEBOUT] LOUANGE
Dans un des psaumes de la Bible, le numéro 27, les paroles racontent une personne qui exprime sa certitude que le Seigneur est sa lumière, son salut, – de qui aurait-il peur ? –
que le Seigneur est le refuge de sa vie – de qui aurait-il crainte ?
Il ose même dire que, même si une armée, en hébreu une multitude infinie, camperait contre lui, son coeur ne se troublerait pas.
Nos coeurs peuvent louer le Seigneur en chantant le
PSAUMES 66B, strophes 1, 2, 4 Vous tous les peuples de la terre
[Au sol]
[DEBOUT] CONFESSION DE FOI
Il y a 58 ans, au début du mois d’avril, le pasteur Martin Luther King a été assassiné parce qu’il avait parlé et agi , vous êtes invités à entendre de nouveau la confession de foi qu’il a faite à Oslo lors de la cérémonie de remise du Prix Nobel de la Paix le 10 décembre 1964, une confession qui affirme qui refuse et qui ose.
Aujourd’hui, dans la nuit du monde et dans l’espérance de la Bonne Nouvelle, j’affirme avec audace ma foi en l’avenir de l’humanité.
Je refuse de croire que les circonstances actuelles rendent les hommes incapables de faire une terre meilleure. Certes, la vie sur Terre est robuste, mais c’est l’avenir de l’espèce humaine qui est en cause. Notre avenir est entre nos mains. Il faut réagir vite dans l’espérance de l’Évangile.
Je refuse de croire que l’être humain n’est qu’un fétu de paille ballotté par le courant de la vie, sans avoir la possibilité d’influencer en quoi que ce soit le cours des événements, et qu’il aura la sagesse de sauvegarder la planète, son berceau pour que la vie subsiste.
Je refuse de partager l’avis de ceux qui prétendent que l’homme est à ce point captif de la nuit sans étoiles, du racisme et de la guerre que l’aurore radieuse de la paix et de la fraternité ne pourra jamais devenir une réalité.
Je refuse de faire mienne la prédiction cynique que les peuples descendront l’un après l’autre dans le tourbillon du militarisme vers l’enfer de la destruction nucléaire.
Je crois que la vérité et l’amour sans condition auront le dernier mot effectivement. La vie, même vaincue provisoirement, demeure toujours plus forte que la mort.
Je crois fermement que, même au milieu des obus qui éclatent et des canons qui tonnent, il reste l’espoir d’un matin radieux.
J’ose croire qu’un jour tous les habitants de la terre pourront recevoir trois repas par jour pour la vie de leur corps, l’éducation et la culture pour la santé de leur esprit, l’égalité et la liberté pour la vie de leur cœur.
Je crois également qu’un jour toute l’humanité reconnaîtra en Dieu la source de son amour. Je crois que la bonté salvatrice et pacifique deviendra un jour la loi. Le loup et l’agneau pourront se reposer ensemble, chaque homme pourra s’asseoir sous son figuier, dans sa vigne, et personne n’aura plus raison d’avoir peur.
Je crois fermement que nous l’emporterons car l’homme et la femme ont la capacité de résister au Mal par la vertu du Christ qui nous a apporté la Bonne Nouvelle.
Amen.
Répons : « Mon Rédempteur est vivant » (L&P n°149 ou Arc-en-Ciel n°475, str.3)
Dans ma vie de chaque jour,
Je partagerai ta gloire ;
Je vivrai dans ton amour
Le bonheur de ta victoire.
Et dans ton éternité,
Nous chanterons ta beauté.
INSTITUTION DU BAPTEME
les protestants ne reconnaissent comme « sacrements » uniquement les gestes qu’ils considèrent être ordonnés dans les Écritures : « faites ceci en mémoire de moi pour la Cène et, pour le baptême, cette parole d’église très ancienne qui a été ajoutée à la fin d’évangile de Matthieu :
“Toute autorité m’a été donnée dans le ciel et sur la terre, allez, de toutes les nations faites des disciples (élèves) . Baptisez-les au (pour le) nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit (Souffle sacré) et apprenez-leur à garder tout ce que je vous ai enseigné.
Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde”.
Appel à s’approcher aux parents, Hélène (FRANCOIS-MARTIN). et Clément (BRAESCH)et aux marraine et parrain, Lauriane (BRAESCH)
Olivier (FRANCOIS-MARTIN).
INSTRUCTION
Votre enfant va être baptisée au nom du Père qui lui a donné le souffle de la vie. Elle va être baptisée au nom du Fils. Jésus-Christ, mort et ressuscité (relevé, réveillé) pour elle
Elle va être baptisée au nom du Saint-Esprit qui fera naître en elle la foi (la confiance) , l’espérance et l’amour.
SILENCE
Chaque jour notre baptême nous rappelle que nous dépendons de Dieu seul et qu’ensemble nous vivons de son amour. Nous croyons que cela est vrai pour nos enfants, même s’ils ne le savent pas encore. En effet, “nous aimons Dieu parce qu’Il nous a aimés le premier”.
Dieu nous l’a promis : nous sommes à lui, Il nous connaît chacun par notre nom.,
– mais vous, parents, Clément et Hélène quel prénom avez-vous choisi pour votre enfant ?
Parents : Diane
– Et que demandez-vous pour Diane ?
Parents: nous demandons qu’elle reçoive le baptême.
– Il y a une demande, il y a de l’eau et il y a une assemblée pour témoigner, alors:
Diane, je te baptise au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Amen !
Pour toi aussi, cette parole est vraie : « Je t’ai gravée sur les paumes de mes mains» (Esaïe 49, 16)
ENGAGEMENTS
Parents, nous avons baptisé Diane
Vous, ses parents, vous promettez, en comptant sur la grâce de Dieu, de prier pour elle, de lui permettre de connaître l’Evangile, le culte et la vie de l’Eglise.
Est-ce bien-là ce que vous voulez ? Dites après moi : « Oui, nous le voulons »
Parents Oui, nous le voulons!
Vous, ses parrain et marraine, vous promettez,
en comptant sur la grace de Dieu, de l’entourer de votre affection
et d’accompagner sa famille avec fidélité.
Est-ce bien là ce que vous voulez ? Dites après moi : Oui « nous le voulons »
Parrain et Marraine :
-Oui, « nous le voulons »
LE TÉMOIGNAGE DES PARENTS
(…)
L’ASSEMBLÉE SE RELÈVE
EXHORTATION A L’ASSEMBLEE
L’OFFICIANT OU L’UN DES PARENTS PRESENTE L’ENFANT A LA COMMUNAUTE
Frères et soeurs, voici Diane
Par ce baptême, nous attestons qu’ elle est enfant de Dieu. Elle est ici chez elle; vous êtes sa famille spirituelle. Vous lui accorderez, ainsi qu’à sa famille, le soutien de votre prière.
Aucune contrainte ne la retiendra dans la communauté chrétienne mais, si elle vient à s’en séparer, vous affirmerez qu’ elle peut toujours y retrouver sa place. Vous serez ainsi pour elle des témoins de l’amour de Dieu. Ce sera notre joie qu’elle confesse un jour que Jésus-Christ est le Seigneur et qu’elle trouve son chemin avec Dieu Est-ce bien là ce que vous promettez ? Si oui, dites après moi : « Oui, que Dieu nous soit en aide ». Assemblée: « Oui, que Dieu nous soit en aide ».
CANTIQUE 403, strophes 1, 2, 3 Prends ma main dans la tienne
PRIERE D’ACTION DE GRACES
Nous prions :
Père, nous te disons notre joie et notre reconnaissance pour Diane qui vient de recevoir le signe de ta grâce. Nous te prions pour elle et pour sa famille. Nous te remercions pour notre propre baptême et pour la fidélité de ton amour. Amen.
APPLAUDISSEMENTS
Répons : « Mon Rédempteur est vivant » (L&P n°149 ou Arc-en-Ciel n°475, str.2)
Je ne craindrai désormais
Aucun pouvoir de ce monde
Car tu nous donnes la paix
Où toute autre paix se fonde,
Garde-nous dans ta clarté,
Ô Jésus ressuscité.
Peut-être ici un passage musical à l’orgue, intermédiaire et vif ?
[ en chaire]
Doxologie : « Gloire à Dieu dans les cieux et sur la terre, et d’éternité en éternité ».
LECTURES
LUC 3
15 Comme le peuple était dans l’attente, et que tous se demandaient si Jean n’était pas le Christ, 16 il leur répondit à tous : Moi, je vous baptise d’eau, mais il vient, celui qui est plus puissant que moi, et ce serait encore trop d’honneur pour moi que de délier la lanière de ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit saint et le feu. 17 Il a sa fourche à la main, il va nettoyer son aire ; il recueillera le blé dans sa grange, mais il brûlera la paille dans un feu qui ne s’éteint pas.
18 Jean annonçait la bonne nouvelle au peuple avec beaucoup d’autres encouragements.
19 Mais Hérode le tétrarque, à qui Jean faisait des reproches au sujet d’Hérodiade, femme de son frère, et au sujet de toutes les mauvaises actions qu’Hérode avait commises, 20 ajouta encore à toutes les autres celle d’enfermer Jean en prison.
21 Quand tout le peuple reçut le baptême, Jésus aussi reçut le baptême ; et, pendant qu’il priait, le ciel s’ouvrit, 22 et l’Esprit saint descendit sur lui sous une forme corporelle, comme une colombe. Et il survint une voix du ciel : Tu es mon Fils bien-aimé ; c’est en toi que j’ai pris plaisir.
PRIÈRE D’ILLUMINATION Seigneur, tu es celui qui, en Jésus-Christ, a voulu être l’un d’entre nous, tu es celui qui incline son oreille vers nous et qui écoute intensément les voix qui montent de la terre. Tu es celui qui demande à être écouté car, inlassablement, tu parles aux hommes et aux femmes, par eux et au travers des événements de leur histoire.
ORGUE
PRÉDICATION
Silence ORGUE
CANTIQUE 527 , une seule strophe, deux fois .
Sur le chemin ou tu m’appelles. ta force affermira mes pas, Seigneur à l’ombre de tes ailes, heureux celui que tu tiendras.
[AU SOL]
[assis] Annonces et Collecte ( faites par les conseillers )
[ASSIS]Orgue (jusqu’à la fin de la collecte)
Liturgie de Sainte Cène
Préface
Louons Dieu :
Seigneur notre Dieu et notre créateur, quel bonheur de t’adorer partout et à tout moment. (…) C’est pourquoi, avec celles et ceux qui ont vécu et proclamé cette espérance pendant tant de siècles, avec ton peuple assemblé ici et partout, nous célébrons ton nom et nous te chantons.
« Pare-toi pour une fête» (L&P n°205, str. 1&2)
Strophe 1
Pare-toi pour une fête
O mon âme tiens-toi prête,
Monte plus haut que la terre
Vers la céleste lumière.
Ton Seigneur t’offre une place
Au grand banquet de sa grâce ;
Ce Maître au pouvoir immense
Avec toi fait alliance.
Institution
Le soir venu, Jésus se mit à table avec les douze. Pendant le repas, il prit du pain et, après avoir rendu grâces, il le rompit et le leur donna en disant : “Prenez, mangez, ceci est mon corps.” Ayant aussi pris la coupe et rendu grâces, il la leur donna en disant : “Buvez-en tous, car ceci est mon sang, le sang de l’alliance qui est répandu pour la multitude, pour le pardon des péchés. Je vous le dis, désormais, je ne boirai plus de ce fruit de la vigne jusqu’au jour où je le boirai, nouveau, avec vous, dans le Royaume de mon Père.”
Prière de communion et d’intercession
Envoie ici ton Esprit, pour que nous recevions, en ce pain et ce vin, une pleine communion des concitoyens.
Comme ce pain est fait d’épis autrefois dispersés et maintenant réunis, qu’ainsi nous soyons tous rassemblés dans ton amour, et unis
Prière d’intercession (…)
…
Notre Père
Notre Père qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour ; pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. Ne nous laisse pas dans la tentation mais délivre-nous du mal, car c’est à toi qu’appartiennent le règne, la puissance et la gloire, aux siècles des siècles. Amen.
Strophe 2
Jésus, ta voix nous convie
A ce festin de la vie ;
En ce lieu tout me retrace
Les prodiges de ta grâce ;
Fais qu’aujourd’hui je contemple
Tes charités sans exemple,
Avant de me nourrir d’elles
A tes tables éternelles !
Invitation
Vous êtes toutes et tous invités au repas, c’est Jésus lui-même qui vous invite à sa table. Aucune institution humaine ne peut faire obstacle à cette invitation .
Fraction
Communion
Cantique n°150, strophes 1 à 3 « A toi la Gloire »
Prière d’action de grâce :
Père, nous te remercions pour ce repas. Tu nous as rendus proches de toi. Élargis l’espace de notre vie. Donne-nous de cueillir, d’accueillir, de recueillir les êtres et les événements qui surviennent sur nos chemins. Nous ne pouvons pas faire cela sans toi. Accorde-nous, Seigneur, ta force et ton amour.
Bénédiction
Frères et sœurs, allez annoncer l’Évangile dans ce monde, allez proclamer la résurrection.
Recevons la bénédiction de Dieu :
Le Seigneur qui fait grâce nous bénit et nous garde.
Répons : « Ô Seigneur, tu nous as fait voir » (Ps. 68, str.5).
O Seigneur, tu nous as fait voir
Et ton amour et ton pouvoir
Dans mainte délivrance.
Fais-nous voir encore aujourd’hui
L’œuvre que ton amour construit
Et quelle est ta puissance.
Toute la terre et tous les cieux
Ensemble tournés vers leur Dieu
Célèbrent sa présence :
A toi qui fais notre bonheur,
A toi, grand Dieu, soient tout honneur,
Force et magnificence.
Le culte en video
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