TEXTE DE LA PRÉDICATION DU 10 MAI 2026

Pasteure Béatrice Cléro-Mazire , prédication pour l’Oratoire du Louvre le 10 mai 2026 .

1 Rois, 3, 1-15

Salomon conclut un traité de paix avec Pharaon, roi d’Égypte, en épousant sa fille. Il l’emmena à la Cité de David. À cette époque, Salomon était encore en train de construire son palais, le Temple de l’Éternel et les murailles de Jérusalem. Le Temple, dédié à l’Éternel, n’était pas encore achevé, et l’on continuait d’offrir des sacrifices d’animaux sur les autels des hauts lieux. ( .. ) Pendant que Salomon était à Gabaon, l’Éternel lui apparut en songe pendant la nuit et lui dit : « Salomon, demande-moi ce que tu veux que je te donne. » Salomon répondit : « Tu as été très bon et fidèle envers ton serviteur, mon père David. Il t’a été loyal et a mené une vie juste et intègre. Tu lui as témoigné une grande bonté en permettant à son fils de lui succéder sur le trône. Éternel, mon Dieu, tu m’as établi roi à la place de mon père, mais je suis comme un enfant. Je manque de sagesse pour accomplir ma mission. Je suis ton serviteur au milieu de ton peuple élu. Ils sont si nombreux qu’on ne peut les compter. C’est pourquoi je te prie de m’accorder la sagesse de les gouverner et de les juger avec justesse, et de m’aider à discerner le bien du mal. Sans une telle sagesse, il me serait impossible de gouverner cette grande nation. » L’Éternel se réjouit de la demande de sagesse de Salomon. Alors Dieu lui dit : « Tu n’as pas demandé une longue vie ni des richesses pour toi-même. Tu n’as pas demandé la mort de tes ennemis. Tu as demandé la sagesse pour écouter et prendre les bonnes décisions. Aussi, je te donnerai ce que tu as demandé. Je te rendrai sage et intelligent. Je te rendrai plus sage que quiconque ait jamais vécu ou vivra jamais. Et je te donnerai aussi ce que tu n’as pas demandé. Tu auras richesses et honneur toute ta vie. Il n’y aura pas de roi au monde aussi grand que toi. Et je te donnerai une longue vie si tu me suis et obéis à mes lois et à mes commandements, comme l’a fait ton père David. » Salomon se réveilla et sut que Dieu lui avait parlé en songe. Puis Salomon se rendit à Jérusalem et se tint devant l’arche de l’alliance de l’Éternel. Il offrit un holocauste et des sacrifices de communion àl’Éternel, puis donna un festin pour tous ses dignitaires.

Quel chef d’État contemporain prierait aujourd’hui comme Salomon pour demander la sagesse de gouverner et de juger avec justesse, et l’aide pour discerner le bien du mal ? Sont-ils nombreux à se voir comme des enfants qui ont besoin d’apprendre pour devenir justes ? Il faut l’espérer toujours, mais les faits vont contre l’existence d’une telle humilité et l’on a plutôt tendance à penser que certains veulent uniquement ce que leur voisin possède, sans se soucier de la justice, du bien et de la paix.

Alors, comment garantir une paix durable sans pouvoir compter sur la sagesse des gouvernants ?

Au temps du roi Salomon, comme au temps des rois européens, les mariages servaient à faire la paix entre les États et le fruit de ces alliances était une garantie plus solide que n’importe quel sceau d’argent ou d’étain au bas d’un traité signé. Mais les alliances royales par le sang ne suffisaient pas toujours à obtenir une paix durable.

Avant-hier, notre pays avec d’autres pays d’Europe, commémorait la fin d’une guerre mondiale et hier, 9 mai, était célébrée la fête de l’Europe. Entre l’Europe des conflits armés incessants et la création d’un espace de paix et de stabilité souhaité depuis l’époque des Lumières, la paix a dû se frayer un chemin avec l’aide de quelques artisans de paix qui ont imaginé les moyens de construire une entente entre des États rivaux. Au XVIe siècle, déjà, l’humaniste Érasme, lance un Playdoyer pour la paix et un siècle et demi plus tard, dans L’Essai pour la paix présente et future de l’Europe, l’anglais William Penn imagine un parlement européen et le français comme langue commune. Au XVIIIe siècle, le projet pour rendre la paix perpétuelle en Europe du prêtre bien nommé : Charles Irénée de Saint-Pierre, ou encore, après la Révolution Française, le projet sur la paix perpétuelle du philosophe Emmanuel Kant, tentent de trouver les conditions d’un apaisement durable entre les États européens. Le philosophe allemand propose des principes politiques tels que la souveraineté d’États libres, l’instauration de Républiques dont le droit permettrait un fédéralisme entre elles et un droit cosmopolitique qui n’aurait comme limite que l’hospitalité universelle.

Toutes ces tentatives pour instaurer une paix durable en Europe n’éviteront pas les guerres sanglantes et les idéaux des Lumières seront piétinés par des boucheries sans nom.

Finalement, c’est par le pragmatisme et par la production industrielle de charbon que l’Europe trouvera la voie d’une interdépendance qui oblige à la paix. Organiser l’Europe autour de ses intérêts économiques était plus sage que de vouloir faire adhérer à des idéaux abstraits de paix, des États qui se méfiaient toujours les uns des autres.

On retrouve ce pragmatisme dans l’histoire que nous conte la Bible à propos du Roi Salomon. Fils de David, qui fut un roi guerrier, Salomon est réputé pour sa capacité à garder son royaume en paix avec ses voisins.

Son nom même semble porter en lui le récit de cette histoire pacifique. En français, on traduit le mot hébreu shalôm par la paix. Mais le shalôm n’est pas que l’absence de conflit entre deux camps, c’est aussi l’harmonie du monde, la plénitude de la vie humaine et le bonheur.

En fait, les récits qui mettent en valeur Salomon ne sont pas si nombreux. Traditionnellement, c’est le roi David qui a la préférence des récits et même avec tous ses défauts et toutes ses fautes, il reste souvent l’archétype du souverain providentiel du royaume voulu par Dieu.

C’est dans la période du retour d’exil que la littérature biblique va prendre le roi Salomon comme archétype du roi messianique, artisan de paix et surtout : bâtisseur de la maison de Dieu.

Dans le Livre des Chroniques, écrit sans doute vers 350 avant Jésus Christ, le récit du Livre des Rois est relu et réinterprété dans un sens messianique. Le prince de la Paix attendu comme sauveur est alors reconnu en Salomon. Dans le premier Livre des Chroniques, au chapitre 22, on peut lire l’annonce de la naissance de Salomon faite à David par Dieu lui-même qui lui dit : « Tu as répandu beaucoup de sang , tu as fait de grandes guerres ; tu ne bâtiras pas une maison pour mon nom, car tu as répandu devant moi beaucoup de sang sur la terre. Il naît de toi un fils, qui sera un homme de repos ; je lui accorderai le repos en le délivrant de tous les ennemis qui l’entourent : son nom (shemô) sera Salomon (Shelomoh), et j’accorderai la paix ( shalôm) et la tranquillité à Israël pendant ses jours. C’est lui qui bâtira une maison pour mon nom. Lui, il sera mon fils, et je serai son père. » (I Ch 22, 8-10)

L’annonce de la naissance de Salomon nous fait inévitablement penser à celle de Jésus, et constitue une clé de compréhension précieuse pour saisir les notions de fils de Dieu et de Messie. Bien qu’étant le fils de David, un roi guerrier, Salomon est Fils de Dieu par la paix qui lui est accordée et par la vocation de bâtisseur qui lui est donnée. Cette annonce, prend un accent poétique par le jeu des assonances entre les mots : shalôm, shemô, et Shelomoh, faisant du nouveau roi, le schème de la paix de Dieu, le paradigme de la véritable paix.

Il est intéressant de noter que David, ayant répandu beaucoup de sang, ne peut être celui qui fait la paix. On retrouve ici un des principes proposés par le philosophe Emmanuel Kant dans son essai intitulé Vers la paix perpétuelle : Aucun État, en guerre avec un autre, ne doit se permettre des hostilités de nature à rendre impossible la confiance réciproque lors de la paix future.

David avait sans doute, aux yeux de l’auteur des Chroniques, trop de sang sur les mains pour pouvoir construire la paix avec les royaumes voisins.En voyant les exactions commises dans les conflits qui se déroulent aujourd’hui aux portes de l’Europe, on a peine à croire qu’une telle confiance soit encore possible entre les belligérants. Pourtant, c’est ce qu’ont réussi à gagner, les ouvriers de l’Union Européenne.

C’est dans l’époque de reconstruction de l’après-guerre que la construction européenne a pu exister, autour d’une ressource essentielle pour l’Allemagne et la France : le charbon.

Le commerce et la construction, sont les deux activités humaines qui ont fédéré les États dans des relations pacifiques plus sûrement qu’une décision morale qui viserait à ne plus vouloir détruire des vies.

Cela peut sembler étonnant, puisqu’à nos yeux, la vie humaine est plus précieuse que n’importe quelle matière première, mais l’histoire nous montre qu’à vouloir la paix pour elle-même, on ne parvient pas à l’obtenir. Alors que les ambitions économiques, elles, permettent bien souvent de modérer les ardeurs belliqueuses. Pour ne pas risquer de perdre plus de richesse dans des conflits dont l’issue est souvent incertaine, les États hésitent, la plupart du temps, à entrer en conflit ouvert, avec leur voisins. Et quand la guerre éclate malgré toute sagesse, le levier économique reste une arme très puissante pour faire pression sur les agresseurs sans entrer dans leur spirale de violence.

Salomon avait compris cette logique et fit de son règne un espace commercial où tous les pays voisins pouvaient participer à une prospérité partagée.

Les puissances étrangères sont considérées comme des pourvoyeuses de denrées, mais aussi de talents, qu’on ne détient pas en propre et représentent donc une richesse dont on ne doit pas se passer.

Ainsi, la construction du temple, pour Salomon, va catalyser tous les efforts diplomatiques avec ses voisins afin de faire de l’édifice, le résultat d’une coopération entre États interdépendants.

Construction fédératrice, la maison de Dieu permet aux Phéniciens, les habitants de Tyr et de Sidon, de vendre la richesse de leur pays, le bois de cèdre, en échange de la richesse des terres fertiles de Palestine : l’huile d’olive et le blé. Dans le premier Livre des rois au chapitre 5 on peut lire : « Hiram donna à Salomon autant de bois de cèdre et de cyprès qu’il voulut. De son côté, Salomon donna à Hiram 20 000 kors de blé pour l’entretien de sa maison ainsi que 20 kors d’huile d’olive vierge. Voilà ce que Salomon donna chaque année à Hiram. L’Éternel avait donné de la sagesse à Salomon, comme il le lui avait promis. La paix régna entre Hiram et lui, et ils firent alliance ensemble ».

On le voit : savoir que l’autre possède ce que l’on n’a pas soi-même peut être soit un motif de prédation, soit une occasion d’alliance.

Robert Schuman et Jean Monnet avaient compris que les idées pacifiques ne prendraient corps que si les États concernés servaient leur propre intérêts à travers les alliances contractées avec leurs voisins.

Nous sommes héritiers, à la fois du roi messianique exemplaire que nous présente Salomon et de la construction européenne comme maison commune pacifiée par le marché commun.

Mais ces deux édifices sont fragiles. À la fin de règne de Salomon, on lui reprocha d’avoir laissé proliférer les dieux étrangers dans son royaume et d’avoir eu tant d’épouses et de concubines que le sang de son peuple s’en trouvait mêlé. Les partisans de la pureté du peuple, xénophobes d’alors, ressemblaient aux xénophobes de toutes les époques et, voyant que le commerce et la prospérité avaient mené à bien l’œuvre de pacification de Salomon, ils utilisèrent l’argument populiste qui prétendait redonner sa fierté à un peuple supposée menacée par la diversité et l’ouverture que Salomon avait initiées.

À notre époque, alors que les bases équitables des échanges du marché européen sont encore à consolider et toujours à travailler, les voix de la xénophobie s’élèvent pour mettre en avant les nationalisme de l’exclusion et de la pureté.

C’est à nous d’écrire les pages suivantes de la chronique d’une amitié européenne, à nous de cultiver la fraternité dont parle l’Ode à la joie de Schiller : « plus de haine sur la terre, que renaisse le bonheur. Tous les hommes sont des frères, quand la joie unit les cœurs ».

Et c’est en ne laissant pas proliférer les discours de haine et de xénophobie que nous pourrons construire une maison de paix, alors nous serons filles et fils de Dieu, artisans de la paix de Salomon.

AMEN

Liturgie du culte du 10 Mai 2026

« 

J’ai besoin que cessent les regrets et les tourments
qui ne délivrent personne et surtout pas moi.

« 

LITURGIE DU 10 MAI 2026

Orgue

Annonce de la grâce
La grâce et la paix nous sont données de la part de Dieu notre Père en Jésus notre frère et notre sauveur .

Accueil

Bienvenue à toutes et à tous dans ce culte, que vous soyez protestants ou non, croyants ou non, de passage ou ancrés dans cette communauté de longue date, cest au nom de Jésus que nous nous accueillons aujourdhui les uns les autres pour rendre gloire à Dieu.
Bienvenue à vous qui êtes avec nous grâce à internet, nous vivrons ce culte accompagné par Aurélien Peter à l’orgue.


Réunissons-nous avec le chants du 1er répons

Chant spontané :

Louange :

Psaume de reconnaissance.

Lance une joyeuse clameur vers l’Éternel,

Terre entière !

Servez l’Éternel avec joie,

Venez avec des acclamations en sa présence !

Reconnaissez que l’Éternel est Dieu !

C’est lui qui nous a faits, et nous sommes à lui :

Son peuple et le troupeau de son pâturage.

Entrez dans ses portes avec reconnaissance,

Dans ses parvis avec la louange !

Célébrez-le, bénissez son nom !

Car l’Éternel est bon ; sa bienveillance dure toujours,

Et sa fidélité de génération en génération.


Psaume : 107, 1,2,3,4

Volonté de Dieu

Le jeûne que je préconise, nest-ce pas plutôt ceci : détacher les chaînes de la méchanceté, dénouer les liens de loppression, renvoyer libres ceux qu’on écrase, et rompre toute oppression ?

Ne s’agit-il pas de partager ton pain avec celui qui a faim et de ramener à la maison les pauvres sans abri ? De couvrir celui que tu vois nu, et de ne pas tesquiver devant celui qui est ta propre chair ?

Alors ta lumière poindrait comme l’aurore, et tu te rétablirais bien vite ; ta justice marcherait devant toi, et la gloire du SEIGNEUR serait ton arrière-garde.

Alors tu appellerais, et le SEIGNEUR répondrait ; tu appellerais au secours, et il dirait : Je suis là ! Si tu éloignes du milieu de toi le joug, les gestes menaçants et les discours malfaisants, si tu offres à l’affamé ce que tu désires toi-même, si tu rassasies l’affligé, ta lumière se lèvera dans les ténèbres, et ton obscurité sera comme le midi.

Le SEIGNEUR te conduira constamment, il te rassasiera dans les lieux arideset redonnera de la vigueur àtout ton corps.Tu seras comme un jardin abreuvécomme un point deau dont leau ne déçoit pas.

Grâce à toi, on rebâtira sur les ruines dautrefois, tu relèveras les fondations des générations passées ; on tappellera « Celui qui répare les brèches », « Celui qui restaure les sentiers, pour rendre le pays habitable ».( Esaïe 58)

Chant spontané :

Repentance 

Seigneur Dieu,
J’ai besoin de déposer devant toi le poids lassant de mon péché.

J’ai besoin que cessent les alibis et les excuses
qui ne trompent personne et surtout pas moi.

J’ai besoin que cessent les regrets et les tourments
qui ne délivrent personne et surtout pas moi.

J’ai besoin de déposer entre tes mains
ce sac de nœuds où je m’étouffe en vain.

J’ai besoin de quelqu’un auprès de qui
je puisse confesser mon trouble et mon secret.

J’ai besoin den finir avec les soucis
qui massaillent du dehors et avec les tourments qui me rongent du dedans.

J’ai besoin de la tranquillité de ta bonté.
Oh Dieu, jai besoin de toi.

André Dumas


Chant spontané :

Annonce de la grâce

Mais le Seigneur nous redit sa grâce et dit à chacun de nous : « Ma grâce te suffit, car ma puissance saccomplit dans la faiblesse ».

Chant spontané :

Confession de foi

Nous croyons en Dieu.

Malgré son silence et son secret, nous croyons quIl est vivant.

Malgré le mal et la souffrance, nous croyons quIl a fait le monde

pour le bonheur de la vie.

Malgré les limites de notre raison et les révoltes de notre cœur,

nous croyons en Dieu.

Nous croyons en Jésus-Christ. Malgré les siècles qui nous séparent

du temps où il est venu, nous croyons en sa Parole.

Malgré nos incompréhensions et nos refus, nous croyons

en sa résurrection.

Malgré sa faiblesse et sa pauvreté, nous croyons en son règne.

Nous croyons en lEsprit saint.

Malgré les apparences, nous croyons quil conduit lEglise.

Malgré la mort, nous croyons à la vie éternelle.

Malgré l’ignorance et l’incrédulité, nous croyons que le Royaume

de Dieu est promis à tous. Amen

 

Chant spontané :


Doxologie : « Gloire à Dieu dans les cieux et sur la terre, et d’éternité en éternité ».

Lecture du passage de la Bible :

Psaume 24, 1,2,3,4


Prière dillumination :

Eternel, apprends-nous à écouter ta Parole. Quelle entre dans nos coeurs et nous inspire aujourdhui comme elle inspira les hommes et les femmes dhier qui ont transmis leur témoignage de foi dans la Bible. Que ta Parole anime nos pensées et nos actes, pour que nous devenions tes prophètes pour ce monde. Amen.

Orgue

Prédication : 

Orgue

Psaume 72, 1,2,3,4

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Orgue

Prière dintercession :


Notre Père
Notre Père qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourdhui notre pain de ce jour ; pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. Ne nous laisse pas entrer en tentation mais délivre-nous du mal, car cest à toi quappartiennent le règne, la puissance et la gloire, aux siècles des siècles. Amen.

Bénédiction finale
Recevons la bénédiction de Dieu :
L’Éternel qui fait grâce nous bénit et nous garde.

Chant spontané

Le culte en video

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