TEXTE DE LA PRÉDICATION DU DIMANCHE 31 MAI 2026
Pasteure Béatrice Cléro-Mazire , prédication pour l’Oratoire du Louvre le 31 mai 2026 .
Vous êtes la lumière du monde.
Matthieu 5, 13-16
Ce matin, nous avons baptisé une petite fille à qui cette déclaration est adressée : « C’est vous qui êtes le sel de la terre, c’est vous qui êtes lumière du monde ». Au moins fictivement, le baptême assigne une nouvelle identité dans le cadre de la foi. Une identité déclarée, qui accueille et qui appelle ; qui émancipe et qui oblige.
Par le baptême, l’appartenance à une famille religieuse devient effective pour la petite baptisée. Et sa nouvelle famille religieuse aura la tâche de lui transmettre le témoignage qui fonde ses liens. En retour, un engagement est espéré, et un appel à un certain type de vie est adressé. Mais nous ne savons rien du bien fondé de ce que nous espérons, ni de la forme que prendra sa relation à Dieu et aux autres. Le sacrement du baptême n’est que représentation et déclaration ; pourtant, il a la puissance d’un geste transformateur.
Entre prescription et hospitalité, la religion cherche souvent sa voie, et à trop vouloir se prendre pour la lumière du monde, elle est devenue bien souvent une de ses ténèbres les plus obscures.
Une religion est un système de fictions dans lequel des êtres humains, qui n’ont jamais vu Dieu, l’imaginent en projetant dans l’au-delà leurs propres valeurs, leurs propres intérêts et aussi leurs propres peurs. Ces mêmes êtres humains, croyant qu’ils ont raison d’imaginer ce qu’ils imaginent, érigent en vérité quelque chose dont ils n’ont aucune preuve quoiqu’ils cherchent très vite à faire adhérer d’autres êtres à leur conviction. Et comme Dieu est, par définition plus grand, plus fort et plus puissant que les humains, il est avantageux pour ceux qui ont envie de prendre le pouvoir, de parler en son nom pour dire ce qu’il exige des autres et ce qu’il condamne. Les lieutenants de Dieu fleurissent alors un peu partout, se prenant, petit à petit eux-mêmes pour Dieu.
À ce moment là de mon discours, je devrais descendre de la chaire, tant j’ai disqualifié le bien-fondé d’une prédication religieuse en en montrant les risques. Et nous serions tous portés à croire, qu’il vaudrait mieux ne pas baptiser que de courir le risque d’une religion qui impose ses vues par la force.
Mais heureusement, même s’il est difficile de ne pas projeter nos propres imaginations sur Dieu, il est toutefois possible de vivre sa foi autrement qu’en cherchant à instrumentaliser une conviction qui n’est vérifiée qu’à l’intérieur d’un même système de foi, pour en faire un argument d’autorité. Si je déclare que je crois au Dieu créateur parce que, de mon point de vue, il crée quelque chose dans ma vie, ce que je ressens, ce que je crois, ne peut pas être élevé à l’universel. Personne n’est obligé d’y croire. C’est d’ailleurs parce que le sentiment religieux est si intime que ceux qui veulent imposer à tous le leur, finissent pas vouloir le faire par la force. Ce recours à la force est le symptôme de leur impuissance. Ils craignent intimement que leur sentiment religieux ne soit pas partagé et préfèrent s’assurer qu’il le sera, en l’imposant par la force. Ils n’assument pas la fragilité d’un témoignage et veulent faire de leurs fictions un système, une prescription pour les autres.
Alors, la solution pour avoir une religion respectueuse de la petite baptisée serait peut-être que chacun ne cherche pas à partager sa foi. Chacun vivrait son expérience spirituelle seul et ne chercherait à convaincre personne. C’est un peu ce que préconise la laïcité mal comprise, qui fait comme si la religion n’était qu’une affaire intime et qui ne devrait se vivre que dans le for intérieur de chacun. Mais cette compréhension étroite et infidèle aux fondements de la laïcité à la française, qui promeut d’abord le droit de vivre librement sa religion, ne fait qu’aiguiser les ressentiments de celles et ceux pour qui le religieux passe par un projet social et politique. Il entre du collectif dans le religieux, et atomiser nos expériences spirituelles revient souvent à n’en rien faire pour le monde.
Alors, l’autre solution, pour trouver la juste place du religieux, c’est peut-être d’accepter d’être seul avec Dieu pour mieux être ensemble avec les autres. C’est-à-dire de ne rien affirmer quant à ce Dieu que personne n’a jamais vu, et chercher à voir ce que cette foi en nous produit de conversion, de transformation, pour nous rendre plus aptes à vivre dans ce monde.
Immédiatement, une difficulté apparaît, car garder sa relation intime avec Dieu pour soi et ne rien en partager peut vite donner le pire, puisque, seul, on ne remet rien en question. Il faut donc qu’il y ait de l’altérité et une réflexion, même sur ce que l’on ressent, pour pouvoir déceler la part d’erreur sur nous-mêmes et sur les autres, qu’entretient l’isolement. La théologie sert à cela, les prédications servent à cela, et les débats théologiques restent la meilleure façon de toujours se souvenir que nous ne savons pas si nous avons raison de croire ce que nous croyons.
C’est ce que Jésus montre dans son sermon sur la montagne tel qu’il est relaté dans l’Évangile de Matthieu. Jésus, dans ce passage, prêche ce qu’il croit. Il s’engage devant les foules qui le suivent et cherchent à éprouver ce qu’elles croient de Dieu et de la religion. Les foules veulent savoir en quoi mettre le foi et quel rôle a ce Dieu dont les lieutenants de la force divine brandissent la représentation pour les rendre dociles, obéissantes et soumises aux pouvoirs en place.
Jésus monte sur la montagne, lieu symbolique où les tables de la loi ont été données à Moïse, pour donner intuitivement aux foules le repère premier : la loi telle que Moïse l’aurait reçue. Mais à partir de cette loi, qui agit comme un repère rassurant pour la foule, Jésus renverse l’ordre habituel des religions d’autorité et prêche une religion d’exemplarité.
Sa prédication parle à chaque personne en prenant des exemples de situations dans la vie quotidienne : les offenses et les réconciliations ; l’adultère et les conséquences de la répudiation ; la coutume de prêter serment et ses risques, le désir de se venger et la fameuse loi du Talion qui n’a d’efficace que les apparences de justice ; l’amour du prochain confronté à ceux qu’on considère comme des ennemis, la manière de prier ou de donner. Jésus parle aux foules de la conscience individuelle de chacun. Il interpelle la bonne mauvaise conscience et accable la mauvaise bonne conscience, comme les appelle le philosophe Jankélévitch.
Mais le plus extraordinaire, et le plus fécond aussi, c’est qu’il n’utilise pas l’argument divin pour faire autorité, il parle en tant qu’humain à des humains. Et il parie sur le fait que questionner les a priori, les us et coutumes des uns et des autres fera émerger dans un même esprit, une loi intime qui n’a plus rien à voir avec un commandement, mais devient petit à petit une promesse pour qui osera se remettre en question.
Le Sermon sur la montagne est une prédication pour tous, les athées comme les croyants, ceux qui croient croire et ceux qui croient ne pas croire. Peu importe : ce qui compte, c’est ce qu’ils décident de faire et comment ils le feront.
Quand Jésus dit : c’est vous qui êtes le sel de la terre, il sait qu’il est compris par tous ces gens descendus des pâturages où les brebis gestantes ont besoin qu’on leur donne du sel pour être en bonne santé et donner la vie.
Quand Jésus dit : c’est vous qui êtes la lumière du monde et quand il prend l’exemple de la ville sur une colline qui ne peut être cachée, il sait qu’il est compris par tous ceux qui sont venus de la ville sur la montagne et voient, au soir, la lueur de leur ville dans la nuit.
Avec Jésus, la religion est ce qu’elle devrait toujours être : une question entre l’être humain et sa conscience. Un lieu de relecture, de traduction de nos pensées et de nos actes en matière vivante du monde dans lequel nous habitons ensemble.
Mais alors, où est le rôle de Dieu ?
Il est le goût du sel, il est la clarté de la lumière, il est ce qui ne peut être changé, ce qui est manifeste quand les êtres humains sont accordés avec leur prochain et avec eux-mêmes. Il est la vérité d’une parole, la justesse d’un geste, la probité d’une attitude. Il est dans tous les cas éthiques que Jésus décrit aux foules, le moment où chacun se demande ce qu’il doit faire ? Et dans tous ces cas, il y a le bien et le mal. Non le bien et le mal que décrivent les doctrines, mais ce qui rend malheureux ou heureux l’autre comme soi-même. Ce qui fait que le monde est acceptable ou invivable pour celles et ceux avec qui nous vivons, selon qu’on se comporte d’une manière ou de la manière contraire.
Dans le Sermon sur la montagne, Jésus dit à plusieurs reprises : « il est écrit, et moi je vous dis ». Sa méthode est celle de l’incarnation et de l’exemplarité. Sa lecture passe par le filtre de la vie humaine. Pas l’exemplarité qui hiérarchise les uns et les autres du plus moral au moins moral, mais l’exemplarité qui invite à commencer par soi-même. Celle qui fait de nous des lettres vivantes, des manifestations incarnées de l’amour de Dieu.
Jésus envoie en mission les foules pour que chacun se sente envoyé dans le monde comme responsable des ténèbres ou de la lumière, responsable du sel qui donne le goût de la vie ou l’éteint.
Bien sûr la lumière, dans la culture du texte que nous avons lu, est celle de la compréhension, mais une compréhension qui prend corps, et ne s’arrête pas à la doctrine. Sa foi en Dieu est d’abord foi en l’être humain. « Vous êtes la lumière du monde ». Quel compliment ! Quelle déclaration de foi en chacune des personnes qui sont dans cette foule !
N’est-ce pas ce que nous expérimentons quand un enfant naît dans une famille ? Un petit être, sans autre force que sa présence, qui dépend de ses parents pour tout et qui pourtant est capable de changer l’organisation du monde qui l’entoure par ses seuls besoins, sa seule fragilité et sa force extraordinaire d’illumination du monde. La petite fille que nous avons baptisé aujourd’hui a changé le monde autour d’elle et le monde entier était en elle pour toute celles et ceux qui l’aiment, dès le premier jour de sa vie. Par son baptême, elle nous rappelle ce que c’est qu’être enfant de Dieu : non pas adhérer à une doctrine, mais vivre en nous demandant si notre vie illumine le monde.
Aujourd’hui cette parole nous est adressée : « c’est nous qui sommes la lumière du monde » et cette parole, loin de nous accabler de responsabilité, doit nous élever dans la foi d’un Dieu qui croit plus en nous que nous ne serons jamais capables de croire en lui.
Jésus a incarné cette foi en son prochain, au-delà de tout le mal qui est commis dans ce monde, sa foi l’a amené à relire les prescriptions de sa religion pour en faire des promesses de vie meilleure. Il a témoigné de la foi de Dieu en nous, renversant l’ordre habituel des religions et faisant de la sienne un trait de lumière dans l’obscurité.
Heureux sommes-nous d’avoir entendu son appel, heureux sommes-nous de connaître son exemple, il nous précède sur notre chemin de vie.
AMEN.
LITURGIE DU 31 MAI 2026
Orgue
Annonce de la grâce
la grâce et la paix nous sont données de la part de Dieu notre Père en son Fils Jésus notre frère.
Accueil
Bonjour à toutes et à tous et bienvenue ce matin au temple de l’Oratoire du Louvre. Vous toutes et tous qui êtes ici, mais aussi vous tous qui êtes au loin et qui partagez ce culte avec nous sur internet. Nous nous retrouvons ce matin pour partager une parole qui fait vivre, et c’est cette parole qui fera du signe que nous allons vivre ensemble ce matin, le sacrement du baptême.
Invocation
Prions ensemble.
Éternel, toi qui nous réunis ce matin, donne à ce culte la saveur de la foi. Celle qui nous met en route, celle qui nous libère de nos paralysie, celle de ton fils Jésus Christ, toujours en chemin avec nous. Amen.
Réunissons-nous dans la communion fraternelle avec le 1er chant du livret inséré au début du psautier.
Chant spontané :
(l’assemblée s’assied)
Louange lecture à trois voix du Psaume 91
Lena- Celui qui habite au secret du Très-Haut
repose à l’ombre du Puissant.
Regis-Je dis au Seigneur : Mon abri et ma forteresse,
mon Dieu en qui je mets ma confiance !
Lena-Car c’est lui qui te délivre du filet de l’oiseleur,
de la peste terrible.
Il te couvrira de son plumage,
tu trouveras un abri sous ses ailes ;
sa loyauté est un grand bouclier et une cuirasse.
Tu ne craindras ni la frayeur de la nuit,
ni la flèche qui vole de jour,
ni la peste qui marche dans l’obscurité,
ni l’épidémie qui frappe en plein midi.
Que mille tombent à ton côté,
dix mille à ta droite,
rien ne t’atteindra ;
Regis-Car tu es mon abri, Seigneur !
Lena-Tu fais du Très-Haut ton refuge.
Aucun malheur ne t’arrivera,
aucun fléau n’approchera de ta tente.
Car il donnera pour toi des ordres à ses messagers
pour te garder dans toutes tes voies ;
ils te porteront sur leurs mains,
de peur que ton pied ne heurte une pierre.
Tu marcheras sur le lion et sur la vipère,
tu piétineras le jeune lion et le dragon.
Béatrice -Puisqu’il s’est épris de moi, je lui donnerai d’échapper ;
je le protégerai, puisqu’il connaît mon nom.
Il m’invoquera, et je lui répondrai ;
je serai moi-même avec lui dans la détresse,
je le délivrerai et le glorifierai.
Je le rassasierai de la longueur des jours
et lui ferai voir mon salut.
Cantique de Louange : Psaume 92,1,2,3,4.
Volonté de Dieu
Dans le livre du Prophète Esaïe il est écrit : J’envoie devant toi mon messager pour frayer ton chemin ; c’est celui qui crie dans le désert : « Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers »
Préparons les chemins du Seigneur dans nos vies.
Chant spontané :
Repentance
Seigneur, mon Dieu, je ne sais pas où je vais, je ne vois pas la route devant moi, je ne peux pas prévoir avec certitude où elle aboutira.
Je ne me connais pas vraiment moi-même et, si je crois sincèrement suivre ta volonté,
cela ne veut pas dire que je m’y conforme.
Je crois cependant que mon désir de te plaire te plait.
J’espère avoir ce désir au coeur en tout ce que je fais,
et ne jamais rien faire à l’avenir sans ce désir.
En agissant ainsi, je sais que tu me conduiras sur la bonne route,
même si je ne la connais pas moi-même.
Je te ferai donc toujours confiance.
Même quand j’aurai l’impression que je me suis perdu et que je marche à l’ombre de la mort.
Je n’aurai nulle crainte car tu es toujours avec moi et jamais tu ne me laisseras seul dans le péril. AMEN.
Chant spontané :
Annonce du pardon
Dès que Jésus remonta de l’eau du Jourdain, il vit les cieux se déchirer et l’Esprit descendre vers lui comme une colombe. Et une voix survint des cieux : Tu es mon Fils bien-aimé ; c’est en toi que j’ai mis ma joie.
Chant spontané debout :
Accueil de la famille
Léna et Régis vous avez demandé que votre fille reçoive le baptême. Avec les parrain et marraine, veuillez vous approcher. L’Eglise, aujourd’hui accueille votre désir avec joie.
Confession de foi (debout )
Nous croyons en Dieu, qui nous aime et croit en notre capacité à apprendre de lui.
Il nous commande de l’aimer de tout notre coeur
de toute notre force et de toute notre intelligence,
Et d’aimer notre prochain du même amour.
Sa présence nous appelle à construire un monde meilleur
Nous croyons en Jésus, qui nous précède sur le chemin de la sagesse.
Il a sans cesse cherché à vivre selon la promesse que Dieu lui avait faite
Son enseignement nous libère de toute mort et avec lui nous sommes suscités de nouveau.
Nous croyons en l’Esprit, qui nous rassemble dans la communion fraternelle.
Il nous inspire le désir de connaître ce qui nous dépasse
Il élargit nos vies et nous donne à vivre l’éternité.
AMEN.
Chant spontané :
Les parents rejoignent la Pasteure
Institution du baptême (assis)
Voici la volonté de Jésus-Christ pour son Église :
« Toute autorité m’a été donnée dans le ciel et sur la terre.
Allez de toutes les nations faites des disciples.
Baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit et apprenez-leur à garder tout ce que je vous ai enseigné.
Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde ».
Instruction (assis)
Votre enfant va être baptisée au nom du Père qui lui donne le souffle de vie.
Elle va être baptisée au nom du Fils.
Jésus-Christ, mort et ressuscité pour lui et qui l’appelle à son service.
Elle va être baptisée au nom du Saint-Esprit qui fera naître en elle, c’est notre souhait, la foi, l’espérance et l’amour.
L’eau qui est ici est de l’eau ordinaire, qui aurait pu servir à donner à boire à un ami, à laver les mains d’un enfant, à faire pousser une plante, mais avec la Parole de Dieu, cette eau devient l’eau du sacrement du baptême, eau d’une nouvelle naissance avec Dieu.
Chaque jour notre baptême nous rappelle que nous dépendons de Dieu seul et qu’ensemble nous vivons de son amour.
Nous croyons que cela est vrai pour nos enfants, même s’ils ne le savent pas encore. En effet, « nous aimons Dieu parce qu’il nous a aimés le premier ».
Baptême (debout)
J’invite l’assemblée à ce lever pour être témoin de ce baptême.
Dieu nous l’a promis : nous sommes à lui, il nous connaît chacun par notre nom.
Léna et Régis quel prénom avez-vous choisi pour votre enfant ? Olympe
Olympe, Je te baptise au nom du père, du fils et du saint-esprit.
Imposition des mains
Pour toi aussi cette parole est vraie : « Dieu a tellement aimé le monde qu’Il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle ».
Voeux des parents :
Éternel, nous te louons et nous t’exprimons notre bonheur et notre infinie gratitude pour la venue au monde d’Olympe.
Son arrivée parmi nous n’a pas été un long fleuve tranquille. Elle nous a traversé d’inquiétudes, d’attentes et parfois d’incertitudes. Mais à travers ces épreuves, Olympe nous a rappelé l’essentiel : ralentir, prendre du recul, accueillir chaque instant précieux et reconnaître ce qui compte vraiment dans la vie : l’amour, la présence des êtres chers, le soutien et l’espérance.
Olympe, nous souhaitons t’accompagner avec confiance sur ton chemin de vie. C’est pourquoi, àtravers ce baptême, nous t’accueillons au sein de la Communauté Protestante. Que cette famille t’offre un ancrage, une paix intérieure et une lumière vers laquelle te tourner dans les moments de doute comme dans les jours heureux. Puisse-t-elle t’apporter la sagesse dans tes choix, l’espérance dans les épreuves et la paix dans ton cœur.
Que ton parrain, Louis, et ta marraine, Eva, soient des repères et des guides lumineux, attentifs et rassurants : qu’ils t’encouragent avec bienveillance, t’aident à croire en toi, partagent tes joies et t’épaulent dans les difficultés.
Olympe, que Dieu t’offre sa lumière et son amour. Que ces derniers ne cessent de grandir et d’éclairer ta vie ainsi que celle de ceux qui t’entourent.
Et nous, tes parents, nous te promettons notre amour inconditionnel, notre soutien et notre tendresse éternels
Exhortation à l’assemblée
Frères et sœurs, voici Olympe
Par ce baptême, nous attestons qu’elle est enfant de Dieu.
Elle est ici chez elle, vous êtes sa famille spirituelle.
Vous lui accorderez, ainsi qu’à sa famille, le soutien de votre prière.
Aucune contrainte ne la retiendra dans la communauté chrétienne mais si elle venait à s’en séparer, vous affirmerez qu’elle peut toujours y retrouver sa place. Vous serez ainsi pour elle, des témoins de l’amour inconditionnel de Dieu.
Lecture des béatitudes:
3Heureux les pauvres en esprit,
car le royaume des cieux est à eux !
4Heureux ceux qui pleurent,
car ils seront consolés !
5Heureux ceux qui sont doux,
car ils hériteront la terre !
6Heureux ceux qui ont faim et soif de justice,
car ils seront rassasiés !
7Heureux ceux qui sont compatissants,
car ils obtiendront compassion !
8Heureux ceux qui ont le cœur pur,
car ils verront Dieu !
9Heureux les artisans de paix,
car ils seront appelés fils de Dieu !
10Heureux ceux qui sont persécutés à cause de la justice,
car le royaume des cieux est à eux !
Cantique 204: Seigneur dirige et sanctifie. 1,2
Lecture du passage de la Bible. Matthieu, 5, 13-16
13C’est vous qui êtes le sel de la terre. Mais si le sel devient fade, avec quoi le salera-t-on ? Il n’est plus bon qu’à être jeté dehors et foulé aux pieds par les gens.
14C’est vous qui êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. 15On n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais on la met sur le porte-lampe, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. 16Que votre lumière brille ainsi devant les gens, afin qu’ils voient vos belles œuvres et glorifient votre Père qui est dans les cieux
Psaume 23, Dieu mon berger me conduit et me garde, 1,2,3
Prière :
Seigneur, donne-nous ton Esprit.
Pour que nous sachions
où aller quand nos chemins se perdent,
que faire quand notre avenir est incertain,
que pouvoir quand nous sommes au bout de nos forces,
Seigneur, donne-nous ton Esprit.
Pour que nous puissions bâtir ton Royaume,
en annonçant, en guérissant & en aimant
Seigneur, de notre espérance, et de notre foi,
nous te cherchons dans la méditation de cette écriture ancienne,
à l’écoute de la Parole source de nouveauté…
Jeu d’orgue :
Prédication :
Silence :
Jeu d’orgue:
Liturgie de sainte-cène
Préface
Louez sois-tu toi qui nous annonce ta grâce à travers la vie humaine de Jésus. Dans sa foi, dans son courage, dans sa bonté, tu nous annonce qu’il est possible de vivre ton salut dans notre monde, malgré le mal, malgré la précarité de nos vies, malgré tout ce qui ne dépend pas de nous et dont nous dépendons. Parce qu’un être humain comme nous a manifesté ton amour par sa vie jusqu’à en mourir nous pouvons avancé sur les chemins que tu traces avec nous. Aussi, nous te bénissons et nous chantons :
Chant spontané : Pare-toi pour une fête
Pare-toi pour une fête,
Ô mon âme tiens-toi prête
Monte plus haut que la terre,
Vers la céleste lumière.
Ton Seigneur t’offre une place,
Au grand banquet de sa grâce.
Ce maître au pouvoir immense
Avec toi fait alliance.
Institution
Le soir venu, Jésus se mit à table avec les douze.
Pendant le repas, il prit du pain et après avoir rendu grâce,
il le rompit et le leur donna en disant: “Prenez, mangez, ceci est mon corps”.
Ayant aussi pris la coupe et rendu grâces,
il la leur donna en disant: “Buvez-en tous, car ceci est mon sang, le sang de l’alliance qui est répandu pour beaucoup, pour la rémission des péchés.
Je vous le dis désormais, je ne boirai plus de ce fruit de la vigne jusqu’au jour où je le boirai, nouveau, avec vous dans le Royaume de mon Père”.
Prière d’intercession :
Notre Père
Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne,
Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel,
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour,
Pardonne-nous nos offenses
Comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés,
Et ne nous laisse pas entrer en tentation,
Mais délivre-nous du mal,
Car c’est à toi qu’appartiennent le règne, la puissance et la gloire,
Pour les siècles des siècles, amen.
Chant spontané : Jésus, ta voix nous convie
Jésus, ta voix nous convie
A ce festin de la vie
En ce lieu tout me retrace
Les prodiges de ta grâce,
Fais qu’aujourd’hui
Je contemple,
Tes charités sans exemple,
Avant de me nourrir d’elles,
A tes tables éternelles.
Invitation
Tout est prêt dit le Seigneur.
Nous sommes toutes et tous invités.
Fraction
le pain que nous partageons est signe de la présence de Jésus Christ parmi nous.
La coupe de bénédiction pour laquelle nous rendons grâce à est signe du don de la vie de Jésus Christ pour nous.
Communion
Cantique : Louange et Prière n° 150, A toi la gloire
Bénédiction
Frères et soeurs, allez annoncer l’Evangile dans ce monde, allez proclamer sa grâce.
Recevons la bénédiction de Dieu :
Le Seigneur nous bénit et nous dit : « tu es ma fille et mon fils bien aimé, en toi j’ai mis ma joie »
Chant spontané debout :
Jeu d’orgue.
Le culte en video
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