1 – Seigneur que ton règne adorable S’affermisse enfin parmi nous, Ce règne à nul autre semblable Qu’on ne peut hâter qu’à genoux, Règne auquel ton Esprit incline Par l’attrait puissant de ta voix, Règne où la force qui domine, C’est ton amour, ô Roi des Rois !
2 – S’il est d’abord sans apparence, S’il ne grandit que lentement, Telle à nos yeux est la semence Qu’apporte ou que chasse le vent.
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Mais, ô Dieu ! Tu la vivifies : Voici l’arbre aux puissants rameaux ; Et sous ses branches agrandies S’abritent les nids des oiseaux.
3 – Ô Roi que le monde désire, Qu’il désire et ne connaît pas, Étends au loin l’heureux empire, Que tu veux fonder ici-bas ! Qu’il soit vaste autant que la terre, Qu’il soit pur autant que les cieux, Et que partout, ô notre Père, Il rende ton nom glorieux !
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