TEXTES DES PRÉDICATIONS ET DE LA LITURGIE DU DIMANCHE 14 JUIN 2026

Culte du 14 juin 2025

Culte à l’Oratoire du Louvre

Fête de l’éducation biblique

Culte par les enfants de l’éducation biblique

Préparé par l’équipe de l’éducation biblique
Culte accompagné à l’orgue par David Cassan

Et le Choeur de l’Oratoire

Jeu dorgue

Annonce de la grâce
La grâce et la paix nous sont données de la part de Dieu notre Père en son Fils Jésus, notre Sauveur et notre frère.

Accueil :

Chers amis, chères amies,

Aujourd’hui c’est la fête, c’est la fête des enfants, c’est la fête des Parents et de toutes celles et ceux qui aiment les enfants et les accompagnent dans leurs découvertes, leurs questionnement, leurs joie d’enfants. Monitrices, moniteurs, pasteurs, nous avons vécu une année pleine de création, de couleurs et de musique.

Cette fête est l’expression de tout ce que nous avons vu cette année en éducation biblique sur le thème « Une bonne nouvelle pour aujourd’hui ». De l’hospitalité d’Abraham à la promesse d’être lumière du monde, en passant par la bonne nouvelle de la naissance des enfants ; du Petit Prince de la paix aux pêcheurs d’hommes en passant par l’enfant bien-aimé de Dieu : la bonne nouvelle de Dieu pour nous s’est révélée dans chaque séance, au plus près de notre vie humaine. C’est un Dieu proche qui s’est fait connaître à travers tous ces textes bibliques.

C’est à ce Dieu aimant que nous allons rendre grâce aujourd’hui dans ce culte.

En priant, en chantant, avec le choeur et son chef : Alexandre Korovitch et notre organiste : David Cassan. Mais aussi en apportant nos offrandes pour que cette église les convertissent en vie spirituelle, dans les événements de toute l’année qui vient.

Alors bienvenue à cette fête de l’Oratoire du Louvre.

Louange :

Du chef de chœur. Psaume. De David.

Le ciel raconte la gloire de Dieu,

la voûte céleste dit l’œuvre de ses mains.

Le jour l’annonce au jour,

la nuit l’explique à la nuit.

Ce n’est pas un langage, ce ne sont pas des paroles,

on n’entend pas leur voix.

Leurs mesures apparaissent sur toute la terre,

leurs accents vont aux extrémités du monde ;

c’est là qu’il a placé une tente pour le soleil.

Celui-ci, tel un marié sortant de sa chambre,

tout content, se met en route, tel un vaillant guerrier.

Il s’élance des extrémités du ciel

et achève sa course à l’autre extrémité ;

rien n’est à l’abri de sa chaleur.

La loi du Seigneur est parfaite, elle restaure la vie ;

le témoignage du Seigneur est sûr, il rend sage le naïf.

Les directives du Seigneur sont droites, elles réjouissent le cœur ;

le commandement du Seigneur est limpide, il fait briller les yeux.

La crainte du Seigneur est pure, elle subsiste à jamais ;

les règles du Seigneur sont vérité, elles sont toutes justes ;

elles sont plus précieuses que l’or, que beaucoup d’or fin ;

plus douces que le miel, que le miel qui coule des rayons.

Moi-même, ton serviteur, je suis averti par elles ;

pour qui les observe l’avantage est grand.

Qui peut connaître ses erreurs involontaires ?

Tiens-moi pour innocent de ce qui m’est caché.

Préserve-moi aussi des gens arrogants ;

qu’ils ne dominent pas sur moi !

Alors je serai intègre, innocent de toute transgression grave.

Que les paroles de ma bouche

et le murmure de mon cœur soient agréés de toi,

Seigneur, mon rocher et mon rédempteur !

Chant du Psaume : n° 138 «que tout mon coeur soit dans mon chant », strophes 1 à 3 [cliquer ici]

Volonté de Dieu :

Ce que Dieu veut, sans doute, c’est que nous vivions !
Il met devant chacun de nous le bien et le mal. Il nous demande de choisir l’amour, la joie, la patience, la bonté, la douceur, la paix, la bienveillance, la fidélité et la maîtrise de soi.
Si nous avons envie de vivre ainsi, nous avons une chance de devenir lumière pour ce monde. Nous nous rappelons ce que Jésus a enseigné. Et ce qu’il a enseigné se résume de cette manière : tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée. C’est là le premier et le grand commandement. Et voici celui qui lui est semblable : tu aimeras ton prochain comme toi-même.

Spontané de la volonté de Dieu:

Prière de conversion :

Nous sommes depuis longtemps

Comme ceux que tu ne gouvernes pas,

Et sur qui ton nom n’est pas proclamé

Ah ! si tu déchirais les cieux

Et si tu descendais,

Les montagnes s’ébranleraient devant toi,

( Esaie 63, 19)

Spontané de la repentance

Grâce :

Spontané de l’annonce de la grâce

Confession de Foi :

Je crois en un Dieu unique, un Dieu d´Amour, libre et puissant, 
Créateur des choses visibles et invisibles. 
Il parle à tous les coeurs et nous aime sans conditions.

 

Je crois en Jésus-Christ, notre Seigneur, Dieu et homme, 
venu pour annoncer la grâce que Dieu donne gratuitement à tous. 
Toujours vivant, Il nous appelle à construire, aux cotés de Dieu, 
un monde de justice, d´amour et de paix.

 

Je crois au Saint-Esprit, puissance créatrice, présence et sagesse de Dieu, 
qui atteste que nous sommes enfants de Dieu.

 

Je crois que la véritable nature de l´homme, image de Dieu, est de faire le bien.
Je crois que par l´Amour, la vie touche à la Vie éternelle 
et qu´en Dieu, nous demeurons dans la dignité et la liberté.

 

Amen.

Spontané de la confession de foi

Prière avant la prédication à deux voix :

Orgue ou Choeur

Prédication : « Une bonne nouvelle pour aujourd’hui ».

Introduction : Lors de notre séance portant sur la bonne nouvelle de la résurrection, Christine, monitrice de l’école biblique nous a proposé de créer un livre pauvre. Pas un pauvre livre ! Un livre pauvre, qui a la particularité de se créer à deux, l’un complétant une face de livre et l’autre complétant l’autre face.

Une sorte de dialogue créatif.

Chaque enfant est reparti de la séance avec son livre et un peu des autres.

Alors, nous avons eu l’idée de vous proposer le livre pauvre des bonne nouvelles pour aujourd’hui. Avec Sidonie, et Sylvia, nous avons collecté tous les travaux menés par les enfants avec l’aide d’Hermeline, de Thiebault, de Julie et Miora et nous avons fabriqué un livre pauvre d’une richesse extraordinaire ! Ce sera à vous de compléter l’autre face avec vos bonnes nouvelles !

PRÉDICATIONS PAR BÉATRICE CLÉRO-MAZIRE

La première page du livre nous parle d’une bonne nouvelle qu’a accueillie un vieux couple : Abraham et Sarah.

IMAGE 1, la bonne nouvelle de l’hospitalité sous les chênes de Mamré : « Permettez qu’on apporte un peu d’eau pour vous lavez les pieds et reposez-vous sous cet arbre. J’irai prendre un morceau de pain pour vous restaurer, puis vous continuerez votre route (…) » GENESE 18, 4-5

Dans la chaleur du jour, en plein midi, Abraham est assis à l’entrée de sa tente au lieu dit : les chênes de Mamré. Sur la route des nomades, les arbres majestueux sont des repères plus efficaces que n’importe quel panneau signalétique. Je me souviens d’un chêne, à mi-chemin de la route de mon hameau, que nous appelions : « le chêne ». Les enfants s’y donnaient rendez-vous et pour nos courses à vélo, nous nous donnions comme défi : « le premier arrivé au chêne ! »

Abraham, lui, n’a pas de vélo, et les chênes qui sont devant lui pourraient bien être des chênes sacrés qui servent de sanctuaires pour le culte d’Ashéra : une déesse des temps anciens que l’on priait pour qu’elle accorde une descendance.

Peut-être le vieux couple de nomades : Sara et Abraham ont ils pris l’habitude de planter leur tente à cet endroit-là pour demander à la déesse qu’elle leur donne un fils. Abraham et Sarah, auraient été des païens priant les déesses du panthéon des grandes civilisations de leur époque ?

Et pourquoi pas ? Quand on n’a plus de recours, il arrive qu’on essaie tout. Mais l’histoire nous dit que ce sanctuaire des trois chênes de Mambré va devenir un lieu de révélation. Un lieu où la parole d’un Dieu qui parle aux êtres humains et fait même alliance avec eux va se faire comprendre.

Abraham, dans la lumière intense qui traverse les arbre va voir trois visiteurs. Sont-ils réels ? Sont-ils les ombres des grands arbres ? En tout cas, Abraham exerce à leur égard, l’hospitalité nécessaire et vitale des nomades. Et ce ne sont pas trois vieilles branches qui viennent manger chez lui, mais de véritables messagers de Dieu qui apportent une nouvelle extraordinaire : La naissance d’un fils !

Abraham, se tint lui-même aux cotés des trois visiteurs, sous l’arbre, et il mangèrent le veau qu’il leur avait offert.

Où est la bonne nouvelle dans cette histoire ?

Est-ce que la prière du vieux couple ait été enfin entendue et qu’ils ne sont plus seuls dans leur demande ? Est-ce que c’est l’accueil de la lumière de Dieu qui a supplanté les anciennes croyances qu’on accordait à Ashéra ? Est-ce la naissance d’un fils qui leur donnerait cette vie éternelle, qui continue après eux dans leur descendance ?

En tout cas, la nouvelle a bien fait rire Sarah ! Elle enceinte ! à son âge !

Ce n’est pas une bonne nouvelle, c’est une blague !

Mais les trois inconnus qu’on appelle maintenant : l’Éternel, n’ont pas le même sens de l’humour et la réponse à cette réaction bien naturelle sonne comme une menace : « Au temps fixé, je reviendrai vers toi, à cette même époque ; et Sara aura un fils ».

La deuxième page du livre nous parle de naissances qui auraient pu se transformer en mauvaises nouvelles, mais, par la grâce de Dieu ….la conversion en bonne nouvelle s’est accomplie.


IMAGE 2, Verset « regarde vers le ciel, compte les étoiles, (…) telle sera ta descendance  » GENESE 15, 5

L’histoire familiale d’Abraham est un peu chaotique; Et quand il accueille la bonne nouvelle de la naissance d’un fils, en fait, il en a déjà un : Ismaël. La promesse semble avoir le hoquet et Abraham se retrouve à la tête d’une famille recomposée avec sa servante, qui va porter un enfant pour Sarah.

Pourtant, Dieu avait promis : « « regarde vers le ciel, compte les étoiles, (…) telle sera ta descendance  » GENESE 15, 5 Abraham aurait pu attendre, Sarah aurait pu faire confiance à la toute puissance de Dieu, mais voilà, la façon la plus simple à l’époque était que les servantes portent des enfants pour le couple chez qui elles servaient. Et c’est Agar qui va avoir ce rôle. Sans doute malgré elle au départ, elle n’avait pas trop le choix.Rien à voir avec les consentements d’aujourd’hui, Sarah a droit de vie et de mort sur Agar, et elle va en user.

Et l’histoire se complique et le récit met en scène la souffrance que génère l’esclavage d’Agar et la jalousie de Sarah. La naissance d’Ismaël tourne au cauchemar, Sarah voit sa servante avec ce bébé qu’elle n’a pas porté et décidément, la situation si évidente du point de vue de la coutume, devient impossible du point de vue affectif. Dès qu’Isaac naîtra, Sarah enverra Agar dans le désert avec son fils, les vouant à une mort certaine. Extraordinaire texte ancien qui met en évidence le droit des femmes et leurs sentiments, la Genèse nous parle du désir d’enfant et de tout ce que cela implique de frustration, de peine, de désir et de pouvoir aussi.

Avoir une descendance aussi nombreuse que les étoiles n’est pas de tout repos, et déjà, avec deux fils, Abraham s’en sort mal. Il devra pousser Agar dans le désert, avec son fils, le premier né jamais vraiment légitime.

Une bonne nouvelle est en fait compliqué à garder dans sa fraîcheur, dans sa nouveauté, dans l’espérance qu’elle représente.

Mais de ce gâchis monumental, l’histoire nous dit que l’Éternel va faire quelque chose de bon. Ismaël et sa mère seront sauvés, et l’on raconte qu’ Agar, à force de faire les cent pas pour chercher de l’eau pour son enfant, aurait creusé la vallée où se mit à couler la source zamzam. Une eau providentielle au milieu du désert, et que dans cette vallée on aurait construit le sanctuaire le plus saint pour les descendants d’Ismaël : La Mecque.

Le père des croyants est devenu le père de deux religions et la Bible leur donne leur place dans la fraternité.

Alors où est la bonne nouvelle de cette histoire de naissance ? Les étoiles du ciel de la promesse sont sans doute tous ces hommes et toutes ces femmes qui croient en prêtant à Dieu leurs désirs, leur aspirations, leur peurs aussi. De deux petits garçons déclarés concurrents par Sarah, Dieu a fait deux frères, vivants sur des terres voisines avec un même père. Vues d’en bas, les étoiles sont toutes brillantes.

C’est comme pour les lumières d’une ville située sur une montagne, vues d’en bas, les lumières de la ville semblent toutes les mêmes.

La troisième page du livre nous montre les lumières d’une ville située sur une montagne, comme autant de points lumineux dans les ténèbres.

IMAGE 3, la bonne nouvelle de la lumière que nous sommes : « Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut pas être cachée » MATTHIEU 5,14

« C’est beau une ville la nuit, quand l’instant paisible allume ses étoiles, quand vu du ciel Paris se fait Grande Ourse » Richard Borhinger

SAYNÈTES DES CATÉCHUMÈNES : « VOUS ÊTES LA LUMIÈRE DU MONDE »

Jeu d’orgue 

PRÉDICATIONS PAR ROBERT PHILIPOUSSI

La quatrième page nous parle d’un Prince de la paix attendu, espéré.

IMAGE 4, « On l’appellera Merveilleux conseiller, Dieu puissant, Père éternel, Prince de la paix « 

 Cette phrase du prophète Ésaïe est très étonnante. Elle sonne comme un précipité d’une espérance disparate. On dirait la pochette surprise de l’espoir. On ne sait déjà pas de qui l’on parle, si c’est d’un humain ou d’un dieu, ou des deux. On lit d’abord « merveilleux conseiller ». 

Un jour, quelqu’un est venu m’expliquer ce qu’était un conseiller presbytéral. J’écoutais, toujours partant pour apprendre de nouvelles choses. Il me dit : « un conseiller, c’est quelqu’un qui donne des conseils au pasteur ».  Si dans ce jour dans ma jeunesse, j’avais eu le sens de la repartie qui s’est un peu amélioré depuis, j’aurais pu lui répondre «  merci de cet excellent conseil » . Mais je me suis tu. À jamais. Mais je ne m’attendais pas à ce que cette anecdote me permette de tenter de dire quel type de conseiller il s’agit dans le texte d’Esaïe. En fait, ce conseiller là n’est, pas plus qu’un conseiller presbytéral d’ailleurs, quelqu’un qui donne des conseils, c’est plutôt  un stratège, il est quelqu’un qui voit loin et indique non seulement la direction, mais les meilleurs chemins pour s’y rendre. C’est plus un conseiller étonnant qu’un merveilleux conseiller. Etonnant dans le sens qu’il ne donne pas forcément les conseils qu’on attend. Puis, dans cette phrase prophétique, cette fonction assez humaine reçoit l’agrégation de la mention de Dieu. Celui qu’on attend sera donc appelé , en plus, Dieu. Et même Dieu puissant. Et là, je me fais un plaisir libéral. Puissant, pas « tout-puissant ». On le sait, dès qu’on met « tout » dans une phrase, il y a de forte chance de sombrer dans l’erreur. Dieu, tout puissant, tout autre, omni (qui veut dire tout) présent etc. Peut-être que Dieu est puissant mais pas tout puissant, et présent et pas forcément omni présent. Ou pas forcément omniscient. Je ne sais pas dire dieu, de de toute façon. Si je savais vraiment dire dieu, je serais omniscient. Et ce dieu, ce serait moi, et je serais fou.

Celui qui est espéré sera aussi appelé  « père éternel ». On le sait, cette façon de dire « père » dans ces cultures et temps anciens désignait le créateur, l’inséminateur originel puisque la lecture patriarcale n’envisageait pas la possibilité d’un féminin aussi engagé dans le processus de pro création que le masculin. Gardons donc père, mais gardons le avec les pincettes historiques nécessaires, gardons en fait l’éternellement créateur. Enfin, cette dernière formule « prince de la paix ». Déjà , en hébreux, ce n’est pas « prince de la paix » mais prince  de paix. Une petite nuance utile qu’on éclaire en ajoutant que ce n’est pas tout à fait Prince mais tout simplement « chef ». Un chef de paix . Donc un chef de paix plutôt plutôt qu’un chef de guerre. Là on comprend mieux qu’il y a dans cette espérance prophétique une substitution . On comprend que le règne des chefs de guerre, ce sera terminé, et que si on l’espère dès maintenant, c’est en quelque sorte déjà terminé puisque de fait nous n’y croyons plus. Et que deviennent la guerre et ses chefs quand plus personne n’y croit ?

Résumons. Celui qui vient ne sera pas un conseiller courtisan mais celui qui va éclairer le dessein du Seigneur de façon étonnante, et on peut compter sur lui car il est puissant – s’il est appelé Dieu, il ne sera pas un Dieu inutile ou décoratif. Il sera puissant , c’est à dire qui peut , et pas simplement qui est . Il est rappelé qu’il sera là mais aussi qu’il l’a toujours été là, en tant qu’ éternel créateur . Et notre espérance nous le ressuscite à nos yeux , et enfin, il nous dispensera à jamais de tous ces chefs de guerre.

 

La cinquième page nous montre un paysage marin où des animaux semble vivre dans la lumière d’un jour d’été. Eau du baptême, de la joie, la bonne nouvelle de la vie prend sens.

IMAGE 5 : « Celui-ci est mon enfant bien aimé, qui a toute mon affection » MATTHIEU 3,17

 On a vu récemment qu’une variante des manuscrits de l’évangile de Luc disait, à la place de ce qui est indiqué dans Matthieu et aussi dans la version classique de Luc, à la place de  cette parole qui dit au baptême de Jésus « celui qui a toute mon affection ou en qui j’ai pris plaisir » dit  : «  Tu es mon Fils, aujourd’hui, je t’ai engendré » . Cette version de l’engendrement je dirais adoptif a longtemps circulé dans l’église ancienne. Elle nous réveille à une possibilité extraordinaire. Celle de pouvoir dépasser , un jour quand ce sera nécessaire,  les conditions qui nous ont fait. Et sans les renier, vivre un nouvel engendrement, ce que les chrétiens ont très tôt appelé « nouvelle naissance » , une notion que d’autres chrétiens plus contemporains ont hélas rendus pathétique en valorisant leur soi disant conditions de « born again » qui consiste très souvent à avoir simplement des convictions d’extreme droite, misogynes, homophobes, anti science, et militaristes. Mais il faut aller au delà de ces chrétiens  qui sont eux, presque tout puissant pour nous empêcher , voire nous dégouter de croire. Aller au delà  et repenser à cette possibilité, toujours offerte avec Dieu, de re-naître. Ce qui ne veut pas dire oublier le passé. Même le nouveau né a un passé, et ce passé le lie jusqu’à l’origine de la vie sur la terre. Mais cet « aujourd’hui, je t’ai engendré » nous permet de voir un avenir auparavant impossible à discerner, un nouvel avenir, ce fameux avenir qui n’est pas écrit, et qui se distingue de celui déjà  qui avait déjà été écrit par notre passé et qui dès lors pourrait devenir page presque blanche.

 

IMAGE 6: « N’aie pas peur, désormais tu seras pêcheur d’hommes » Luc 5,10

 Pécheurs d’humains, ce n’est pas un métier. Et puis, qu’est ce qu’on irait faire de tous ces humains. Mais quand même ça fait réfléchir. Dans cette formule on va dire imagée, si on pêche des humains, c’est qu’on dit qu’ils vivent dans l’eau. L’eau pour ces hébreux on le sait, c’est le lieu de tous les maléfices. Pécher des humains, c’est donc les sortir de là, de cette forme d’obscurité là. On dira que contrairement aux poissons qu’on pourrait laisser tranquille plutôt que les exterminer par la pêche industrielle, sortir ces humains là de ce lieu là serait une action noble, car au fond, disons le, cet endroit de tous ces démons qui grouillent, selon la mentalité de cette époque, ce n’est pas le milieu naturel des humains. Lesquels ne sont non seulement pas des poissons avec des branchies, mais ne sont même pas non plus des mammifères marins, car leur possibilité d’apnée est assez réduite. Mais on a beau extrapoler sur cette formule, on reste quand même un peu déçu. Un peu mal à l’aise « venez, je vais vous faire pécheurs d’humains » « heu, non en fait.. » « merci, mais non »

On pense aux cargaisons luisantes sur les chalutiers et finalement ça fait peur. Jusqu’à ce qu’on réalise de quoi finalement parle le baptême, ce mot qui veut dire plongeon. Baptiser ça veut dire non seulement inviter quelqu’un à se plonger dans l’eau et le faire méditer sur son existence pendant ces quelques secondes d’apnée. Mais baptiser c’est surtout retirer cette personne de l’eau. Le geste de baptiser exprime de façon ultime un sauvetage de la mort et se conclut par l’accompagnement  sur la terre ferme, pour rejoindre les frères et les soeurs. Ce sauvetage c’est le sens même du mot salut qui n’a jamais signifié salut c’est à dire un mot dont personne ne connait la définition, mais sauvetage, mot dont tout le monde connaît la définition. Venez, dit Jésus, participons au sauvetage du monde, avec l’aide de Dieu. AMEN

Jeu dorgue

Temps d’offrande

« Écris ta bonne nouvelle pour aujourd’hui »

Vous avez reçu en entrant dans le temple une enveloppe avec une jolie silhouette de poisson, à vous d’écrire votre bonne nouvelle, votre promesse pour notre monde, pour nos enfants.

Quand vous aurez écrit, ces cartes seront collectées et nous les retrouverons lors de la prochaine fête de l’éducation biblique avant Noël.

Dans l’enveloppe, vous pouvez glisser votre chèque d’offrande nominative.

Ou votre billet avec vos noms et adresse pour recevoir un reçu fiscal.

Mais peut-être avez-vous ajouté l’APEROL comme bénéficiaire , sur votre application bancaire sur votre smartphone, si c’est le cas, vous pouvez faire votre don et indiquer : offrande fête de l’Oratoire.

Vous pouvez aussi vous connecter et appuyer sur le bouton don joyeux !

L’Oratoire c’est vous ! Alors que chacun s’engage et participe à la vie de son église.


Jeu dorgue pendant l’Offrande

Annonces :

Intercession :

Notre Père :

Bénédiction

Que l’Éternel fasse briller sa face sur toi et t’accorde sa grâce !

Que l’Éternel lève sa face vers toi et te donne la paix !

Nombres 6 : 25-26

Cantique :

Le culte en video

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