TEXTE DE LA PRÉDICATION DU DIMANCHE 24 MAI (PENTECÔTE)
Prédication donnée par le pasteur Robert Philipoussi, Pentecôte 2026. Oratoire du Louvre.
«EXTRAORDINAIREMENT QUOTIDIEN» TEXTE ACTES 2, 1-13
(…) J’ai d’abord envie de partager avec vous un préambule qui n’aura pas de rapport direct avec le point central de cette prédication. Je vais dire quelque chose que tout le monde sait, mais sans forcément en percevoir l’étrangeté. Nous avons un calendrier, qui contient des fêtes dites carillonnées. Les fêtes chrétiennes. Parmi elles, deux méritent qu’on en perçoive un peu plus l’étrangeté. Beaucoup de gens sont capables d’expliquer que Pâques fête la résurrection du Christ, et la pentecôte la venue de l’Esprit sur les disciples. Ce dont moins de personnes se rendent compte, c’est que ces fêtes chrétiennes sont des substitutions. Ce qui est raconté dans les évangiles, et de diverses façons, ce sont des événements qui se sont déroulés pendant la Pâque juive, appelée Pessah, ou pendant ce que les chrétiens appelle la pentecôte juive, qui s’appelle Shavouot. Et par la suite les chrétiens ont fait de ces événements, deux fêtes, Pâques et Pentecôte, en s’éloignant progressivement des pratiques qui étaient organisées autour, mais trouvant tout de même intéressant de faire des liens entre les deux, disant par exemple que la Pâques juive célébrait la libération de l’esclavage en Egypte et que la Pâque chrétienne célébrait la libération de la mort, disant que la pentecôte juive célébrait la don de la Torah, donc écrite, et la pentecôte chrétienne le don de l’Esprit, celui qui par exemple pourrait nous inspirer et nous élever éventuellement au dessus de la lettre de la Torah. Vous voyez ce que je suis en train de vous dire. Il s’agit ici d’une appropriation et d’une transformation de deux fêtes existantes et et qui étaient codifiées et dont les chrétiens ont inventé un nouveau code. Mais tout cela par le simple prétexte que, des événements générateurs de la foi en Christ, s’étaient déroulés, selon les premiers témoins, pendant ces deux fêtes. Par exemple, s’il se passait quelque chose de vraiment extraordinaire pendant ce culte de Pentecôte, et bien peut être que vous, qui en seriez les témoins inventeraient une nouvelle fête de pentecôte, une pentecôte version 3. Je ne suis pas certain de la validité de cet exemple, sinon celle de bien appuyer sur la grande créativité, un peu sans vergogne, du christianisme, qui a , sans que nul ne le dirige, embarqué avec lui des éléments des cultures juives, grecques, romaines, pour embrasser tout le monde. Cela dit, deux choses, les fêtes juives de Pâques ou de Pentecôte ont d’abord été des fêtes pastorales ou agricoles, si bien que finalement, on pourrait dire que le processus de substitution et d’appropriation est toujours le même; et que tout part sans doute, ultimement, d’un élément bien terrestre et concret, lié à la terre nourricière. Et l’autre chose, c’est ce qui est extraordinaire ou ce qui ne l’est pas , d’où le corps de la prédication qui va suivre.
Donc nous en venons en à notre texte du jour.
Vous y avez entendu l’expression la multitude accourut et fut bouleversée, parce que chacun les entendait parler dans sa propre langue.
Il est étonnant que les croyants sincères ne s’étonnent pas, justement, que leur Dieu leur parle, et aussi qu’ils lui parlent, dans leur langue maternelle.
Ces croyants sincères ont l’habitude de prier, en privé dans leur langue maternelle, ils ont l’habitude d’écouter ou de lire dans leur langue au moins commune ce qu’ils appellent « la parole de Dieu », par exemple dans un culte, mais ils peuvent malgré tout, ne rien y voir d’exceptionnel, puisqu’ils sont croyants, et donc que tout est normal.
Alors que ces mêmes croyants sincères ont parfois un peu de mal à admettre , et je les comprends, la véracité d’un récit où des apôtres se mettent, sous l’effusion de l’esprit de Dieu à parler dans la langue maternelle de chacun des pèlerins assemblés ce jour de la fête juive de la pentecôte.
Où est ce que je veux en venir?
Est ce que je veux vous inviter à croire que tout cela s’est passé exactement tel que cela été décrit ? Non, ce n’est pas ma préoccupation.
Est ce que je veux dire par exemple que la vie spirituelle apparemment banale d’un croyant serait en fait du miracle permanent? Oui, je pourrais aller vers là, et a contrario, je pourrais considérer que ce miracle de la pentecôte relaté dans le livre des Actes serait donc tout aussi banalement exceptionnel.
Est ce que j’ai le droit, au fond, d’associer les deux termes « miracle » et « banal » ?
Oui!
Est-ce que je veux faire un lien entre la banalité et le miracle? Oui. Je veux faire ça. C’est ce que je veux faire aujourd’hui, dans cette prédication.
Et pour continuer d’explorer cette voie très simple, j’affirme que prier Dieu et espérer qu’il nous réponde ou à tout le moins qu’il nous parle dans notre langue maternelle demanderait qu’on envisage d’abord un instant le miraculeux dans cette banalité, et que d’un autre côté, on puisse dépasser l’appréhension de ce récit du livre des Actes à cause de son prétendu caractère miraculeux; puisqu’on pourrait aussi bien dire: moi, croyant lambda, ce miracle là je le vis tous les jours et pourtant je n’ai pas eu, moi, les honneurs d’être convié à apparaitre dans un texte biblique
C’est à ce moment là qu’un secret pourtant bien caché doit être révélé.
Le christianisme, comme toutes les religions, a inventé des rites, voire des sacrements. Quand on les regarde attentivement, on s’aperçoit qu’ils proviennent du quotidien le plus banal. Je l’ai déjà dit ici mais je le répète pour les nouveaux, le baptême, c’est un bain. La cène, c’est un repas du soir. La salutation du début du culte, c’est un bon-jour, lequel bonjour a toujours été une bénédiction- on ne dit pas bon jour, on le souhaite! L’exhortation finale du culte, c’est » courage ». La louange, c’est « merci », le pardon c’est une remise de dettes. Ce que ces rites disent c’est » soyez attentifs »; il y a quelque chose de sacré dans les actes les plus quotidiens; ces rites, au delà de toutes leurs significations théologiques ou toute leur emphase, sont des rites de surlignement de ce qui devrait nous apparaitre évident. Le défaut, c’est que les religions ont inventé des noms spéciaux, et cela nous conduit à croire à l’existence de deux domaines séparés. Le baptême , le geste de la confirmation ou la Cène, pour les protestants en particulier, ce sont des paroles en acte, parce que la parole verbale a ses limites. Un bain, ou un repas, c’est un langage encore plus évident qu’une langue maternelle, qui permet aux sourds de voir et aux aveugles, d’entendre, et à tous de sentir. C’est la banale réalisation d’une prophétie, » les sourds entendront, les aveugles verront » et ce à partir d’éléments qui constituent la routine la plus quotidienne.
On pourrait finalement dire que le seul miracle c’est Dieu, et aussi qu’à partir du moment où l’on admet son existence, ce qu’on appelle miracle serait largement à relativiser.
En écrivant tout ce qui précède, j’ai pensé à des objections, et je me suis dit que vous en auriez de semblables puisque nous sommes tous semblables.
La première objection est que ce n’est pas tant le fait que Dieu parle dans les langues maternelles de chacun ou dans les actes quotidiens qui est miraculeux, mais plutôt le fait qu’il parle tout court. Ou, allons plus loin, qu’il y ait un Dieu.
Cela n’est pas tant une objection qu’un rappel à l’ordre.
Mais voilà, cette notion de miracle pour celui dont la représentation du monde n’inclut pas l’existence de Dieu ne serait pas, loin de là, inexistante.
Celui-ci sans croire en Dieu, pourrait par exemple s’étonner avec quelle vitesse son éventuel bébé, qui jusqu’ici savait déjà communiquer et échanger avec ses semblables ou avec des adultes, avec quelle vitesse ce bébé se met à comprendre et ensuite à parler la langue qui l’entoure, et cette facilité, oh certes tout à fait neurologiquement traçable voire explicable, reste tout de même fantastique. Car en comparaison, pensons à toutes nos années horribles de seconde langue étrangère dans notre scolarité et mesurons ce qu’il nous reste de ce pénible apprentissage, et pourtant nous n’étions pas si vieux.
Paradoxalement, le non croyant sincère mais ouvert à la beauté du monde pourrait davantage trouver du miracle partout où il passe, alors que le croyant sincère, professionnel aguéri à trouver l’origine divine de tout ce qui se passe, en arrive jusqu’à trouver normal, encore un exemple au hasard, que les arbres communiquent entre eux, s’avertissent des dangers liés aux parasites, voire même se déplacent, certes, très lentement. Parfois la croyance ou la foi sont des véritables aspirateurs à magie et à contemplation. Alors que le jardinier athée, le biologiste agnostique des plantes pourrait toute sa vie trouver cela épatant.
Pourquoi je vous raconte tout cela, une fois de plus.
Mais simplement pour brouiller les pistes. Parce que c’est la fête de Pentecôte, et c’est la fête pour cela.
Pour dire que ce n’est pas parce que vous incluez Dieu dans votre représentation du monde, que ce Dieu existe, ce n’est pas non plus parce que des milliards de gens s’adressent à Dieu dans leur langue habituelle ou maternelle que celui ci existe, mais ce n’est pas non plus parce que vous n’incluez pas Dieu dans vos représentations du monde que celui-ci n’existe pas. Croyant ou non, ce n’est pas notre psyché qui fait que Dieu existe ou qu’il n’existe pas. Aucun d’entre nous n’a le pouvoir, par son psychisme, par sa croyance, par sa raison, ou par sa volonté, de faire exister Dieu ou de faire qu’il n’existe pas.
Le problème n’est pas là.
Le problème, que nous soyons croyant ou non, consisterait à renoncer à s’étonner, à s’émerveiller, puisque croyant ou pas, nous sommes, et nous vivons dans un monde, miraculeux, spectaculaire, déroutant.
Ce récit des Actes, au delà de sa vertu théologique, nous parle d’étonnement, d’effervescence, de foi, de doute, d’incrédulité, face à un même phénomène.
Alors j’invite les croyants ce matin à voir du miracle dans la banalité supposée de leur existence spirituelle ou de leur existence tout court. Vous priez? Comment pouvez vous trouver cela banal? Ou comment pouvez-vous ne pas vous réjouir du merveilleux de ce banal? Vous respirez? C’est à dire vous faites entrer dans des petits sacs vides de l’oxygène indispensable à votre survie, et cela sans en avoir conscience? Bravo, sincèrement.
Et j’invite les incroyants à faire pareil, à prendre exemple sur ce botaniste agnostique savant et épaté.
S’il y a quelque chose à dire dans cette fête de Pentecôte , c’est le brouillage des frontières, c’est la convocation à une unité beaucoup plus vraie, beaucoup plus résistante que nos clivages illusoires et très souvent mortels, c’est une convocation à voir la banalité du miracle, et le miraculeux dans sa parfaite banalité, c’est être convié fermement à entendre et à apprendre la langue pas si étrangère que ça, mais peut-être éminemment maternelle, qui résonne et qui s’exprime dans tout ce qui vit.
Le baptême de Céleste, les confirmations d’Arthur et de Livia, deviennent pour moi des gestes merveilleux une fois qu’on a pris le soin de avoir réintroduits dans notre réalité la plus quotidienne.
LITURGIE DU 24 MAI 2026
LITURGIE POUR LE CULTE DU 24 MAI 2026
à l’Oratoire du Louvre
Culte présidé par les pasteurs Robert PHILIPOUSSI et Béatrice CLÉRO-MAZIRE
À l’orgue Alexandre KOROVITCH
Orgue
[ASSIS]
BÉATRICE ANNONCE DE LA GRÂCE INVOCATION
La grâce et la paix soient sur nous toutes et tous en ce dimanche de Pentecôte.
« Je répandrai de mon Esprit sur tous ; vos fils et vos filles parleront en prophètes, vos jeunes gens auront des visions et vos vieillards auront des rêves. Oui, sur mes serviteurs, hommes et femmes, en ces jours-là, je répandrai mon Esprit, et ils parleront en prophètes. » Livre du Prophète Joël.
Aujourd’hui, nous allons célébrer ce moment où le souffle déplacé par l’aile d’une colombe vient nous surprendre sur le chemin. Le moment où l’âme frissonne à la présence d’une présence autre, qui nous bouleverse, qui nous relie par des liens invisibles, qui nous élève loin des contrantes et des contingences pour venir soulever le meilleur de chacun.
Aujourd’hui, nous célébrons le don de l’Esprit qui fait de nous des humains.
Bienvenue à toutes et tous, petits et grands, habitués de ce lieu ou dans la nouveauté d’une première fois. Bienvenue si vous croyez croire, si vous croyez ne pas croire, nous sommes ensemble ce matin, avec mon confrère Robert Philipoussi, notre organiste Alexandre Korovitch et avec toutes celles et ceux qui nous regardent loin d’ici.
Chantons ensemble :
RÉPONS : « Bénissons Dieu le seul Seigneur » (Ps. 134, str.1).
Bénissons Dieu le seul Seigneur,
Nous qu’il choisit pour serviteurs.
Levons nos mains dans sa maison,
Pour bénir et louer son nom.
[DEBOUT]
BÉATRICE LOUANGE
Psaume 19
Au chef des chantres. Psaume de David. (19:2) Les cieux racontent la gloire de Dieu, Et l’étendue manifeste l’oeuvre de ses mains.
Le jour en instruit un autre jour, La nuit en donne connaissance à une autre nuit.
Ce n’est pas un langage, ce ne sont pas des paroles Dont le son ne soit point entendu:
Leur retentissement parcourt toute la terre, Leurs accents vont aux extrémités du monde, Où il a dressé une tente pour le soleil.
Et le soleil, semblable à un époux qui sort de sa chambre, S’élance dans la carrière avec la joie d’un héros;
Il se lève à une extrémité des cieux, Et achève sa course à l’autre extrémité: Rien ne se dérobe à sa chaleur.
La loi de l’Éternel est parfaite, elle restaure l’âme; Le témoignage de l’Éternel est véritable, il rend sage l’ignorant.
Les ordonnances de l’Éternel sont droites, elles réjouissent le coeur; Les commandements de l’Éternel sont purs, ils éclairent les yeux.
La crainte de l’Éternel est pure, elle subsiste à toujours; Les jugements de l’Éternel sont vrais, ils sont tous justes.
Ils sont plus précieux que l’or, que beaucoup d’or fin; Ils sont plus doux que le miel, que celui qui coule des rayons.
Ton serviteur aussi en reçoit instruction; Pour qui les observe la récompense est grande.
Qui connaît ses égarements? Pardonne-moi ceux que j’ignore.
Préserve aussi ton serviteur des orgueilleux; Qu’ils ne dominent point sur moi! Alors je serai intègre, innocent de grands péchés.
Reçois favorablement les paroles de ma bouche Et les sentiments de mon coeur, O Éternel, mon rocher et mon libérateur!
CHANT PSAUME 118, STROPHES 1,2, 6 CÉLÉBREZ DIEU, RENDEZ-LUI GRÂCE
[ASSIS] BÉATRICE VOLONTÉ DE DIEU
« Soyez toujours joyeux, priez sans cesse, remerciez Dieu en toute circonstance. Voilà ce que Dieu demande de vous, dans votre vie avec Jésus-Christ. Ne faites pas obstacle à l’action du Saint-Esprit; ne méprisez pas les messages inspirés. Mais examinez toutes choses: retenez ce qui est bon, et gardez-vous de toute forme de mal ». 1 Tessaloniciens, 5, 16
RÉPONS : « Parle, parle Seigneur, ton serviteur écoute » (L&P n°193, str.1) Parle, parle Seigneur, ton serviteur écoute :Je dis ton serviteur, car enfin je le suis. Je le suis, je veux l’être, et marcher dans ta route, Et les jours et les nuits.
[ASSIS] ROBERT REPENTANCE / PRIÈRE POUR LE CULTE
Seigneur, nous nous remettons à toi et nous nous recueillons pour que Toi, tu nous recueilles. Merci de nous avoir invités ici, en présence de ton peuple, le peuple qui n’a pas de frontière mais qui parfois a un lieu, pour assembler une partie de lui-même; cette assemblée devient, on le croit et le veut, un témoin discret de la création tout entière. Nous, qui sommes ici et momentanément assemblés, nous te remettons ce temps de culte pour que tu le bénisses; inspire les paroles, les silence et les musiques, inspire l’audience de ta parole, donne du souffle à Arthur et Livia ainsi qu’aux parents et porte paroles de Céleste. AMEN
RÉPONS « J’aime mon Dieu, car il entend ma voix ». (Ps. 116, str.1)
J’aime mon Dieu car il entend ma voix, Quand la frayeur ou le tourment m’oppresse,
Quand j’ai prié au jour de ma détresse, Dans sa bonté, il s’est tourné vers moi.
[ASSIS] BÉATRICE ANNONCE DE LA GRÂCE OU PARDON
RÉPONS « Combien grande est ta gloire » (Ps 92 selon L&P n° 38 str.2).
Combien grande est ta gloire, en tout ce que tu fais, Et combien tes hauts faits sont dignes de mémoire ! Tes œuvres sans pareilles ont réjoui mon cœur, Je veux chanter, Seigneur, tes divines merveilles !
NB PAS DE CONFESSION DE FOI (cf témoignages + sainte cène)
BÉATRICE BAPTÊME DE CÉLESTE.
Accueil de la famille de la petite baptisée
Benoît et Emmanuel vous avez demandé que votre fille reçoive le baptême. Avec les parrain et marraine, veuillez vous approcher. L’Eglise, aujourd’hui accueille votre désir avec joie.
Les parents rejoignent la Pasteure
Institution du baptême (assis)
Voici la volonté de Jésus-Christ pour son Église :
« Toute autorité m’a été donnée dans le ciel et sur la terre.
Allez de toutes les nations faites des disciples.
Baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit et apprenez-leur à garder tout ce que je vous ai enseigné.
Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde ».
Instruction (assis)
Votre enfant va être baptisée au nom du Père qui lui donne le souffle de vie.
Elle va être baptisée au nom du Fils.
Jésus-Christ, mort et ressuscité pour lui et qui l’appelle à son service.
Elle va être baptisée au nom du Saint-Esprit qui fera naître en elle, c’est notre souhait, la foi, l’espérance et l’amour.
L’eau qui est ici est de l’eau ordinaire, qui aurait pu servir à donner à boire à un ami, à laver les mains d’un enfant, à faire pousser une plante, mais avec la Parole de Dieu, cette eau devient l’eau du sacrement du baptême, eau d’une nouvelle naissance avec Dieu.
Chaque jour notre baptême nous rappelle que nous dépendons de Dieu seul et qu’ensemble nous vivons de son amour.
Nous croyons que cela est vrai pour nos enfants, même s’ils ne le savent pas encore. En effet, « nous aimons Dieu parce qu’il nous a aimés le premier ».
Baptême (debout)
J’invite l’assemblée à ce lever pour être témoin de ce baptême.
Dieu nous l’a promis : nous sommes à lui, il nous connaît chacun par notre nom.
Benoît et Emmanuel quel prénom avez-vous choisi pour votre enfant ? Céleste.
Céleste Je te baptise au nom du père, du fils et du saint-esprit.
Imposition des mains
Pour toi aussi cette parole est vraie : « Dieu a tellement aimé le monde qu’Il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle ».
Mot des parrains et marraine.
DES PARENTS
ORGUE ASSEZ BREF
ROBERT . CONFIRMATIONS DE ARTHUR PUIS DE LIVIA
APPEL D’ARTHUR, «INSTRUCTION» DIALOGUE, CONFIRMATION, TÉMOIGNAGE
– Comment t’appelles-tu ?
– ARTHUR
ARTHUR, croire en Jésus Christ, c’est mettre sa confiance en Celui qu’il désigne, le Dieu vivant qui vient nous sauver
C’est s’engager à suivre la route qu’il nous trace car il est notre guide,
Avec le secours du Saint Esprit, veux-tu vivre en aimant Dieu en toute liberté, de tout ton cœur et ton prochain comme toi-même ?
Est-ce bien là ton intention ?
– OUI
– Que ce soit aussi ta joie.
Toute la vie de l’Eglise, le culte, la prière, la lecture et l’étude de la Bible et le service du prochain sont les moyens que Dieu te donne pour grandir dans la confiance
-Que demandes-tu, ARTHUR?
-Je demande la confirmation de l’alliance de mon baptême
– Avec l’Église Universelle, veux-tu confesser la foi chrétienne ?
– Oui, Jésus-Christ est le Seigneur
– Je te confirme dans l’alliance de ton baptême au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit AMEN
C’est à toi, maintenant de prendre ta Parole et de nous annoncer la bonne nouvelle.
TEMOIGNAGE D’ARTHUR
(NB LE TEXTE D’ARTHUR SERA BIENTÔT INSÉRÉ ICI)
Merci Seigneur, pour les personnes qui se lèvent et viennent témoigner de Toi
APPEL DE LIVIA
– Comment t’appelles-tu ?
– LIVIA
– LIVIA , croire en Jésus Christ, c’est mettre sa confiance en Celui qu’il désigne, le Dieu vivant qui vient nous sauver
C’est s’engager à suivre la route qu’il nous trace car il est notre guide,
Avec le secours du Saint Esprit, veux-tu vivre en aimant Dieu en toute liberté, de tout ton cœur et ton prochain comme toi-même ?
Est-ce bien là ton intention ?
– OUI
– Que ce soit aussi ta joie. Toute la vie de l’Eglise, le culte, la prière, la lecture et l’étude de la Bible et le service du prochain sont les moyens que Dieu te donne pour grandir dans la confiance
Que demandes-tu, LIVIA ?
– Je demande la confirmation de l’alliance de mon baptême
– Avec l’Église Universelle, veux-tu confesser la foi chrétienne ?
-
– Oui, Jésus-Christ est le Seigneur
– Je te confirme dans l’alliance de ton baptême au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit AMEN
C’est à toi, maintenant de prendre ta Parole et de nous annoncer la bonne nouvelle.
TEMOIGNAGE DE LIVIA
(NB LE TEXTE DE LIVIA SERA BIENTÔT INSÉRÉ ICI)
Merci Seigneur, pour les personnes qui se lèvent et viennent témoigner de Toi.
[ DEBOUT] ENGAGEMENTS DE L’ASSEMBLÉE
BÉATRICE Pour Celeste.
Exhortation à l’assemblée
Frères et sœurs, voici Céleste
Par ce baptême, nous attestons qu’elle est enfant de Dieu.
Elle est ici chez elle, vous êtes sa famille spirituelle.
Vous lui accorderez, ainsi qu’à sa famille, le soutien de votre prière.
Aucune contrainte ne la retiendra dans la communauté chrétienne mais si elle venait à s’en séparer, vous affirmerez qu’elle peut toujours y retrouver sa place. Vous serez ainsi pour elle, des témoins de l’amour inconditionnel de Dieu. I
ROBERT Pour Arthur et Livia
Chère assemblée en ce jour de pentecôte 2026, voici Arthur et voici Livia qui ont demandé chacun et chacune leur confirmation, et qui l’ont reçue. Allez vous les considérer comme membres à part entière de l’église universelle, allez vous prier pour eux pour qu’ils grandissent encore comme nous sommes tous appelés à le faire, sinon en taille, tout au moins en humanité , en générosité et en courage ? Etes vous prêts à être là pour eux et les considérer pleinement comme des prochains comme vous-memes? Si vous d’accord vous pouvez dire après moi « Oui, nous le voulons, que le Seigneur nous soit en aide »
APPLAUDISSEMENTS
ORGUE ASSEZ BREF (ET JOYEUX)
EN CHAIRE (ROBERT)
Doxologie : « Gloire à Dieu dans les cieux et sur la terre, et d’éternité en éternité ».
[ASSIS] LECTURES
ACTES 2, 1 À 13 1 Lorsque arriva le jour de la Pentecôte, ils étaient tous ensemble en un même lieu. 2Tout à coup, il vint du ciel un bruit comme celui d’un violent coup de vent, qui remplit toute la maison où ils étaient assis. 3Des langues leur apparurent, qui semblaient de feu et qui se séparaient les unes des autres ; il s’en posa sur chacun d’eux. 4Ils furent tous remplis d’Esprit saint et se mirent à parler en d’autres langues, selon ce que l’Esprit leur donnait d’énoncer. 5 Or des Juifs pieux de toutes les nations qui sont sous le ciel habitaient Jérusalem. 6Au bruit qui se produisit, la multitude accourut et fut bouleversée, parce que chacun les entendait parler dans sa propre langue. 7Etonnés, stupéfaits, ils disaient : Ces gens qui parlent ne sont-ils pas tous Galiléens ? 8Comment se fait-il que chacun de nous les entende dans sa langue maternelle ? 9Parthes, Mèdes, Elamites, habitants de Mésopotamie, de Judée, de Cappadoce, du Pont, d’Asie, 10de Phrygie, de Pamphylie, d’Egypte, de Libye cyrénaïque, citoyens romains, 11Juifs et prosélytes, Crétois et Arabes, nous les entendons dire dans notre langue les œuvres grandioses de Dieu ! 12Tous étaient stupéfaits et perplexes ; ils se disaient les uns aux autres : Qu’est-ce que cela veut dire ? 13Mais d’autres se moquaient en disant : Ils sont pleins de vin doux !
[ DEBOUT ] CT 178 STROPHES 1,2, 3, 6 QU’AUJOURD’HUI TOUTE LA TERRE
[ DEBOUT ] PRIÈRE D’ILLUMINATION
Seigneur souffle sur les pages de notre Bible et retourne les dans tous les sens pour que des mots anciens reprennent vie et que dans nos vies des pages se tournent. AMEN
[ASSIS] Orgue
[ASSIS] PRÉDICATION ROBERT
[ASSIS] Orgue
[ DEBOUT ] CT 163 STROPHES 1, 2, 3 VIENS O CRÉATEUR
[assis] Annonces et Collecte ( faites par un.e conseillèr.e)
Liturgie de la Cène BÉATRICE
[ASSIS] PRÉFACE
Jusque-là, seule la mort pouvait prétendre nous rendre tous égaux face à elle. Toutefois, la mort crée, brutalement, une égalité involontaire entre les personnes, tandis que l’Évangile suscite, harmonieusement, une égalité des vivants consciente et volontaire. Cette communion que nous célébrons tous autour de cette table est un bouleversement de l’ordre social, un ferment de réformes sans limites, une image de l’humanité future, le germe de la “nouvelle terre où la justice habitera”.
Ce pain est la nourriture la plus noble qui existe ; c’est le sacrement de la communion avec la nature généreuse et c’est le sacrement de la solidarité humaine, solidarité avec l’humanité au travail, qui a permis que cette nourriture soit sur cette table. Mais ce pain est aussi le symbole d’une inégalité meurtrière. Qui possède le pain, est maître de celui qui ne le possède pas. Le morceau de pain est au centre du monde ; le jour où toute l’humanité sera pleinement assurée d’en manger, marquera l’avènement du genre humain à la dignité humaine ; c’est alors qu’il se dégagera, définitivement, de l’animalité. Ce pain et cette coupe sont au centre du monde pour nous ce matin, comme pour beaucoup de chrétiens qui célèbrent ce même repas en ce même jour : par le fruit de la vigne, par les épis de blé et le travail des hommes, nous nous souvenons de Jésus-Christ, qui s’est présenté à nous comme le Pain vivant, et comme la vigne. Il a vécu parmi nous, mais nous ne l’avons pas accueilli. Il a été trahi et mené jusqu’à l’abîme de la mort.
RÉPONS PARE-NOUS POUR CETTE FÊTE STR. 1
[ASSIS] INSTITUTION
Le soir venu, Jésus se mit à table avec les douze. Pendant le repas, il prit du pain et, après avoir rendu grâces, il le rompit et le leur donna en disant : “Prenez, mangez, ceci est mon corps.” Ayant aussi pris la coupe et rendu grâces, il la leur donna en disant : “Buvez-en tous, car ceci est mon sang, le sang de l’alliance qui est répandu pour la multitude, pour le pardon des péchés. Je vous le dis, désormais, je ne boirai plus de ce fruit de la vigne jusqu’au jour où je le boirai, nouveau, avec vous, dans le Royaume de mon Père.”
Prière de communion
Père invités à ta Sainte cène, nous faisons mémoire des paroles et des gestes de Jésus-Christ, de sa mort, de sa résurrection, et dans la confiance nous te présentons notre monde. Nous te prions pour tous ceux que tu nous mets en mémoire. Que ta volonté soit faite.
[ASSIS] PRIÈRE D’INTERCESSION BÉATRICE
[DEBOUT] Notre Père
Notre Père qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta
volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce
jour ; pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont
offensés. Ne nous laisse pas entrer en tentation mais délivre-nous du mal, car c’est à
toi qu’appartiennent le règne, la puissance et la gloire, aux siècles des siècles. Amen.
RÉPONS PARE-NOUS POUR CETTE FÊTE STR.2
INVITATION
[FRACTION
Le pain que nous partageons est signe de la présence de Jésus, le Crucifié. Le vin que nous partageons est le mémorial du sang du Christ, le Ressuscité.
ADRESSE DE LA PRÉSIDENTE DU CONSEIL AUX CONFIRMÉS:
ACCUEIL COMME MEMBRES À PART ENTIÈRE DE L’ÉGLISE
MOT DE CAROLE ( MÈRE DE LIVIA),
DONATION D’UN PETIT CADEAU AUX CONFIRMÉS PAR STEFAN
COMMUNION
CT 150 STROPHES 1, 2, 3 À TOI LA GLOIRE
ROBERT LOUANGE (improvisée)
BÉATRICE BÉNÉDICTION
RÉPONS : « Confie à Dieu ta route » (L&P n°309, str.5) Bénis ô Dieu nos routes, nous les suivrons heureux,Car toi qui nous écoutes, tu les sais, tu les veux.Chemins riants ou sombres, j’y marche par la foi,Même au travers des ombres, ils conduisent à toi.
Orgue
Le culte en video
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