LE TEXTE DE LA PRÉDICATION

LUC 20, 1-8

1 Un de ces jours-là, comme il instruisait le peuple dans le temple et annonçait la bonne nouvelle, les grands prêtres et les scribes*, avec les anciens, survinrent 2 et lui dirent : Dis-nous de quelle autorité tu fais cela ; qui est celui qui t’a donné cette autorité ? 3Il leur répondit : Moi aussi, je vais vous poser une question. Répondez-moi : 4 le baptême de Jean venait-il du ciel ou des humains ? 5 Mais ils tinrent entre eux ce raisonnement : Si nous répondons : « Du ciel », il dira : « Pourquoi ne l’avez-vous pas cru ? » 6 Et si nous répondons : « Des humains », tout le peuple nous lapidera, car il est persuadé que Jean était un prophète. 7 Ils répondirent donc qu’ils ne savaient pas d’où il venait. 8 Alors Jésus leur dit : Moi non plus, je ne vous dis pas de quelle autorité je fais cela.

Prédication 

Il n’y a plus d’autorité. Vous avez sans doute déjà entendu ou peut-être déjà entonné ce refrain. Mais c’est Hannah Arendt qui, dans son ouvrage dont le titre français est La crise de la culture affirme dans son troisième chapitre ce qui selon elle est un fait : « l’autorité a disparu du monde moderne». Ce monde moderne c’est celui de la première édition de ce livre , en 1954, et celui de la seconde, qui a été complétée en 1968.

Qu’est-ce que l’autorité? Elle pose cette question pour aussitôt la reformuler en disant « que fut l’autorité?» puisque celle-ci n’existe plus. Et c’est cet effondrement qui fait partie des facteurs qui, selon elle, ouvre aux totalitarismes (au pluriel).

Ce n’est pas le lieu ici et maintenant, bien entendu de faire une dissertation sur l’autorité, ni sur Hannah Arendt ni sur son supposé conservatisme, car le motif d’une prédication est d’ouvrir une brèche pour laisser passer ni plus ni moins que la Parole de Dieu elle-même. Cette parole se destine à ce qui devrait s’appeler uneaudience , dont fait partie le prédicateur bien entendu, même si pratiquement, celui-ci (ou celle-là) est placé là, non point de son propre chef, mais à cause de l’autorité qui lui a été conférée par tout un rouage institutionnel qui s’est conclu par le « oui » d’un conseil presbytéral.

Si bien que ce serait un peu vite dit « qu’il n’y a plus d’autorité » puisque déjà, nous sommes là, disponibles à entendre une parole de Dieu qui par définition ferait autorité puisque « de Dieu » , et qui serait mise en pratique par le moyen d’une personne à qui l’on a donné autorité d’effectuer ce service. Je me situe évidemment dans le cadre strict d’une définition protestante du culte. Mais ce n’est pas fini, puisque ce serviteur comme vous et moi mais désigné pour cette fonction particulière doit, c’est la règle du culte protestant, s’appuyer sur des écritures, qui sont en l’occurence Les Ecritures, qui elles aussi font autorité, non pas parce qu’elles seraient une sorte de parole écrite de Dieu, mais parce qu’à ces Ecritures, la tradition, l’histoire, les shismes, les conflits, la floraison des religions la passion d’interpréter et des myriades de lecteurs, ont conféré une indéniable autorité. Une autorité que le protestantisme a tenu à ré affirmer en inventant le principe bien connu de la sola scriptura.

Mais ce n’est pas fini, puisque on peut convenir aussi que, même si le prédicateur a été dument autorisé, il doit aussi avoir une autorité interne – c’est à dire s’autoriser de lui-même car sans elle , rien ne pourrait fonctionner. Mais ce que je dis est très banal. Dans n’importe quel métier, quelqu’un peut avoir toutes les autorisations institutionnelles, sans une forme d’autorité qui s’impose d’elle-même – que l’on dira naturelle – rien ne pourrait fonctionner. Et c’est le même principe pour les Écritures, celles-ci ne font pas autorité uniquement à cause de l’importance qui leur a été donné, mais aussi à cause de leur valeur intrinsèque, que j’appellerais leur beauté – parfois, souvent, insensée, profuse et dérangeante, pathétique ou folle, mais beauté qu’il est difficile de nier.

Cela n’infirme en rien le constat beaucoup plus général et politique que fait Hannah Arendt – qui d’ailleurs est aussi une autorité reconnue et qui l’était déjà lorsqu’elle écrivait ce livre sans quoi il n’aurait jamais été publié- mais je voulais simplement dire qu’il existe encore des situations- et le culte en est un exemple selon moi évident- qu’il est des situations où l’autorité existe encore et où elle existe d’autant mieux qu’aucun subterfuge du pouvoir n’est y est impliqué. Personne, dans un culte, n’impose rien à personne. Il semble que si le pouvoir utilise la contrainte, l’autorité réelle ne passe que par la confiance. Et d’ailleurs, le protestant ne confère d’autorité à Dieu que par confiance, autre traduction du mot «foi» .

Parmi les textes de ces belles écritures, il y a celui que j’ai choisi pour aujourd’hui et je l’ai choisi déjà parce qu’il passe souvent sous les radars. Ce n’est pas un texte célèbre. Je l’ai choisi parce qu’il parle d’autorité, qui montre ce Jésus qui parle d’autorité, comme on dit. Et j’ai donc trouvé interessant de le placer là, pour nous, ce matin, pour nous qui pourrions être invités à penser à nos propres confrontations à des situations où par exemple notre autorité aurait pu être mise en question; des situations où nous nous serions éventuellement demandés si nous avions ou non une autorité naturelle, celle qui aurait pu nous permettre de sortir de tel ou tel piège, des situations où nous aurions rétrospectivement préféré nous autoriser de nous-mêmes, plutôt que de nous soumettre.

Les interlocuteurs de Jésus : Dis-nous de quelle autorité tu fais cela ; qui est celui qui t’a donné cette autorité?

Jésus: Moi aussi, je vais vous poser une question!

Avez-vous remarqué ? Tout s’enclenche par le « moi aussi » de Jésus face à l’équipe des grands prêtres des pharisiens et des anciens.

Les pharisiens sont représentés dans les évangiles comme une sorte de milice morale mais précisons-le, pas servile, car ils s’opposent aux dignitaires du Temple qu’ils jugent corrompus, partiaux et peu croyants. Etonnant dans ce texte qu’ils convergent ensemble contre Jésus. Les pharisiens se réfèrent à la prétendue Loi orale transmise par Moïse, une loi orale permettant selon eux d’interpréter la loi écrite, qui elle est l’apanage des prêtres du Temple qui en restent à celle-ci. Interprètes donc, ces pharisiens, qui se demandent si Jésus , interprète aussi, est l’un des leurs ou un ennemi à abattre.

Des pharisiens qui font autorité parmi le peuple, et dont le peuple soutient l’autorité, se retrouvent ici face à Jésus qui leur dit d’emblée, à eux et aux autres: «Moi aussi » . Moi aussi, j’ai l’autorité, la permission, moi aussi je m’autorise en miroir à vous poser une question, car vous n’êtes ni plus ni moins que moi. Vous me demandez de qui je tiens mon autorité ? Je ne vous répondrai pas, mais cette autorité vous allez la sentir, et déjà par ce «Moi aussi ».

Répondez-moi, leur dit Jésus, : le baptême de Jean venait-il du ciel ou des humains ?

Question piège par excellence, bien décrite par Luc – mais on note que c’est une des rares fois où Jésus utilise la question piège pour berner ses adversaires. En général, il se sauvedes pièges qui lui sont tendus par de l’intelligence pure mais pas avec ce modèle sans issue.

Si nous répondons, disent-ils : « Du ciel », il dira : « Pourquoi ne l’avez-vous pas cru ? » 6 Et si nous répondons : « Des humains », tout le peuple nous lapidera, car il est persuadé que Jean était un prophète. 7 Ils répondirent donc qu’ils ne savaient pas d’où il venait.

Après avoir fait entendre que tous ces «sachants» ne savent pas (encore une pique de plus), Jésus conclut brillamment: Moi non plus, je ne vous dis pas de quelle autorité je fais cela.

Mais la brillance n’est pas uniquement contenue dans la rhétorique de combat appliquée par Jésus.

Manifestement, l’autorité indéniable de Jésus n’est pas constituée que de son autorité propre, n’est pas non plus uniquement celle que lui confère celui qu’il appelle son père – en passant, et il est le seul à avoir osé appelé Dieu « son père », ce qui lui a sans doute nuit évidemment, mais cette audace a aussi construit son autorité. Et si cette familiarité montrait qu’il était réellement le fils de Dieu?

La joute rhétorique de Jésus n’aurait jamais pu fonctionner sans le peuple derrière, qui honore encore la figure de Jean le Baptiste, et qui serait susceptible de lapider ces mécréants de pharisiens et de grand-prêtres et d’anciens qui auraient osé dire que sa pratique du baptême de Jean n’était motivée que par des ressorts humains. C’est donc ce peuple qui, par ricochet, soutient dans cette joute, l’autorité de Jésus.

Et c’est exactement ce qui se passe aussi dans le fameux récit dit de la femme adultère (interessant, ces titres traditionnels qui arrivent en forme de sentence définitive), un récit qui se trouve dans Jean mais tout le monde pense qu’il aurait été plutôt écrit par l’auteur de l’évangile de Luc. Rappelons-nous quand Jésus dit à ceux qui sont prêts à lapider cette femme: « Que celui de vous qui est sans péché lui jette le premier une pierre ! » Tout le monde s’accorde a priori à penser que c’est la force de cette phrase de Jésus qui a permis la débandade de ces hommes, mais quand on y réfléchit, c’est impossible, personne n’a jamais résolu une situation de violence collective en train d’arriver par une phrase, aussi belle et profonde soit elle.

La première hypothèse pour imaginer que cette femme ait pu finalement être sauvée, c’est l’autorité de Jésus, de sa personne, avant même qu’il dise quoi que ce soit, mais aussi et bien sûr, le peuple derrière lui, encore, à cet instant. Peuple qui comme les évangiles le décrivent si bien, finira un jour par le lâcher, et il se retrouvera sur une croix, c’est-à-dire à l’exact emplacement où il n’y plus d’autre autorité que celle de la mort. Pourquoi m’as tu abandonné, dira-t-il sur la croix, ouPourquoi m’as-tu enlevé cette autorité que tu m’avais donnée?

Bien que nous entrions dans ce que les protestants appellent aussi le carême, nous n’en sommes pas là. Nous sommes encore avec Jésus, muni de son autorité intérieure personnelle, de celle qui le poussera parfois à dire, par exemple 6 fois dans son sermon sur la montagne: « Vous avez entendu qu’il a été dit … mais moi je vous dis … »

Mais, moi, je vous dis, ce qui est de la même teneur que ce « moi aussi » que nous trouvons dans notre texte de Luc.

Jésus était un créateur de théologie. Celui qui s’autorise de lui-même comme il a souvent l’audace de le faire est un créateur. Ceux qui disent qu’il n’y a plus d’autorité, seraient les mêmes qui disent qu’il n’y a plus de créativité. À mon sens, les deux affirmations sont fausses. La différence aujourd’hui c’est qu’il est sans doute de plus en plus dangereux d’exprimer un contre-point. Dangereux de s’autoriser de soi-même, ou comme Jésus de dire « mon père » en désignant ce Dieu qui était initialement fait pour assimiler tout le monde et pas pour faire surgir des rejetons singuliers tels que lui.

« Moi aussi, Moi non plus » « Mais moi je vous dis » , nul doute que dans ces évangiles nous assistons ébahis à la manifestation, à la venue au monde d’une personne. Bien avant, des siècles avant, que des philosophes s’emparent de la problématique de l’individu et de la personne, nous voyons sous nos yeux la naissance de la personne, sous les traits de ce Christ, ce qui nous donne un précieux indice que l’autorité ne peut être que personnelle, et que jamais une foule, une masse, une opinion, qui se repaissent en miroir de leur force et donnent ou abandonnent cette force ou ce pouvoir à un individu servile mais qui se retournera fatalement contre elles (toujours), jamais aucune foule, ni son représentant servile, n’aura une quelconque autorité, ou mériterait qu’on lui en confère une.

Et même dans ce récit, au-delà de la sortie par le haut du piège qui lui avait été tendu, Jésus créé de la théologie destinée à celui qui a envie de lire.

Non seulement, il invite au « Moi aussi » , non seulement il invite à ressentir notre propre autorité, notre propre capacité d’être inspiré, bref, ce récit est un véritable vade mecum de combat pour les premiers croyants au Christ, mais sa dernière phrase est extraordinaire, et je conclus cette prédication en sa compagnie. Il dit :

Moi non plus, je ne vous dis pas de quelle autorité je fais cela.

Il ne le dira pas à ses adversaires, certes, mais fondamentalement, il ne le dira réellement à personne, et c’est très bien. Pourquoi ?

Parce que cette autorité, pour qu’elle ne soit pas confondue avec le pouvoir, doit rester mystérieuse. Est-ce son autorité intérieure, qui le pousse à tant d’audace? Est-ce son père qui l’inspire en permanence? Est-ce au nom du peuple qu’il parle ? Nous n’en saurons rien, et c’est pourquoi la figure de Jésus reste fascinante. AMEN

 

* dans cette prédication, les « scribes » et les pharisiens ont été assimilés, tout simplement parce qu’ils sont plus qu’étroitement liés, les scribes sont plutôt des enseignants,  tandis que l’expression les « pharisiens » désigne le global de ce mouvement religieux moral et politique.

TEXTES DE LA LITURGIE

Bénis sois-tu Seigneur toi qui parles et racontes, au-delà en deçà des lettres et des pages, des chapitres et des chaires, des institutions et des lois, bénis sois-tu pour ta parole qui devient chair et humanité et vient nous donner ce courage inattendu

Orgue

Salutation ( Assis)

La grâce et la paix vous sont données, de la part de Dieu notre Créateur et de Jésus-Christ, son Fils, notre libérateur et notre frère.

Accueil

Bienvenue , vous qui vous êtes déplacés pour vivre ce culte à l’Oratoire du Louvre. Bienvenue, vous qui vivez ce culte par le web. Aujourd’hui Sarah Kim est à la tribune de l’orgue. Aujourd’hui, nous célébrerons le sacrement de la Cène à laquelle tous et toutes sont invitées, mais dès maintenant entrons en communion par la prière.

 

Prière

Merci notre Dieu d’offrir des moments favorables pour qu’au lieu de t’oublier en chemin, nous te retrouvions au milieu de nous. Bénis ce culte, ses accents, ses silences, ses chants et ses musiques, ses paroles et ses gens. Amen.

Spontané ( debout) : « Bénissons Dieu le seul Seigneur »

Louange

Voici une prière/ louange du pasteur et théologien André Dumas

« O dieu de vérité, d’amour et de paix, nous te remercions des contraintes que tu nous imposes, de l’œuvre que nul n’a faite et qu’il nous faut faire, de la vérité que nul n’a dite et qu’il nous faut dire. Empare-toi de nous. Sois fort avec nous, afin que nous soyons forts pour faire ta volonté. Au nom de celui qui nous appelle à l’héritage de son Royaume de paix, d’amour et de vérité. Amen »

Psaume 81 strophes 1,2,3,4,5 Que nos chants joyeux

( assis) Volonté de Dieu

Une expression de la volonté de Dieu, tirée du livre du prophète Jérémie, chapitre 29:

«Je connais les projets que j’ai formés pour vous, dit l’Eternel, projets de paix et non de malheur, afin de vous donner un avenir et de l’espérance. Vous m’invoquerez, vous me prierez et je vous exaucerai. Vous me chercherez et vous me trouverez. Si vous me cherchez de tout votre cœur, je me laisserai trouver par vous, dit l’Eternel»

( assis) Spontané : « Parle parle Seigneur »

( assis) Prière de conversion

Je me pose et j’attends, j’attends ta parole, j’attends que ta parole me parle, m’enseigne, me convertisse et m’émerveille, j’attends. Puis je me relève et je sors et je marche. Je marche et j’entends le bruit de la ville, le tintamarre d’un camion poubelle, et parfois la symphonie presque effrayante des enfants en récréation derrière un mur. Je rentre. Puis je me couche et je rève. J’oublie mon rève et me relève et puis enfin, je dis, presque malgré moi:Pardonne-moi. AMEN

( assis) Spontané : « j’aime mon Dieu car il entend ma voix »

( debout) Annonce du Pardon

Jubile, puisque le Seigneur te relève de ta dette réelle ou imaginaire qui empesait ton existence.

Il te pardonne puisqu’il ne tient pas les comptes de tes péchés réels ou imaginaires.

Jubile parce que Celui qui pardonne te précède de sa grâce bien avant la création de ton monde.

Jubile, puisqu » il t’est offert de t’en rendre compte.

( debout) Spontané : « Ô que c’est chose belle »

( debout) Confession de foi.

Je crois en l’esprit qui chuchote à toute personne qu’elle est la bien-aimée de dieu.

parmi ces personnes

il y a celles que tes feux dévorent, il y a celles que l’esprit couves sous la cendre,

celles qui gémissent vers lui, comme des branches incendiées,

celles qui protègent entre leurs mains une modeste lueur,

celles qui se souviennent de son étincelle, jadis,

et celles qui l’ont oubliée ; celles qu’il éclaire, et celles qui s’enfument,

celles qui n’ont plus d’âtre, celles qui ont le cœur en loques,

et dans la tête un grand abîme.

mais il n’en est pas une, à qui, l’esprit auquel je crois, au travers de la nuit, n’ait dit la nouvelle,

et ne sache son âme façonnée par son amoureuse éternité.

AMEN

Spontané : « grand Dieu nous te bénissons »

Doxologie : « Gloire à Dieu dans les cieux et sur la Terre et d’éternité en éternité »

Lecture biblique Luc 20, 1-8

1 Un de ces jours-là, comme il instruisait le peuple dans le temple et annonçait la bonne nouvelle, les grands prêtres et les scribes, avec les anciens, survinrent 2et lui dirent : Dis-nous de quelle autorité tu fais cela ; qui est celui qui t’a donné cette autorité ? 3Il leur répondit : Moi aussi, je vais vous poser une question. Répondez-moi : 4 le baptême de Jean venait-il du ciel ou des humains ? 5 Mais ils tinrent entre eux ce raisonnement : Si nous répondons : « Du ciel », il dira : « Pourquoi ne l’avez-vous pas cru ? » 6 Et si nous répondons : « Des humains », tout le peuple nous lapidera, car il est persuadé que Jean était un prophète. 7 Ils répondirent donc qu’ils ne savaient pas d’où il venait. 8

Alors Jésus leur dit : Moi non plus, je ne vous dis pas de quelle autorité je fais cela.

Psaume 23, 1, 2, 3 « Dieu mon berger »

Prière d’illumination

Trouvons nous un asile pour écouter la Parole de Dieu qui s’exprime parmi et par les humains mais aussi par tellement de truchements subtils ou pas. Trouvons nous un moment, des moments pour entendre qu’elle résonne. Bénis sois tu Seigneur toi qui parles et racontes, au-delà en deça des lettres etdes pages, des chapitres et des chaires, des institutions et des lois, bénis sois-tu pour ta parole qui devient chair et humanité et vient nous donner ce courage inattendu. AMEN.

Jeu d’orgue

Prédication

 

Silence

Orgue

Cantique 171 1,2 Rends toi maitre de nos âmes

Annonces Collecte ( conseillers) Orgue

Préface (assis)

Louons Dieu:

Du cœur bondissant sur ma langue, de ma langue jusqu’au Ciel, ma louange jaillit comme un feu longtemps tenu secret; d’une flamme, elle devient mille flammes.

Que n’ai-je plus de feu encore pour donner toute lumière à toutes tes œuvres, tes infinis miroirs où jouent les infinis reflets de ton visage !

C’est toi qui nourris le feu, c’est toi qui œuvres, c’est toi qui tends le miroir.

Où vont toutes les beautés des astres, des fleurs, leurs parfums et leurs éclats, les mondes et leur immensité, et l’amour des amants et leurs joies, quand tous ils auront passés, et que ce qui est ne sera plus ?

Tout languit après son repos, et me murmure ton nom, tout me parle de toi.

Puisse le feu de ma louange se mêler au feu de ton foyer, là où beauté, éclat, immensité, amour et joie ne meurent plus! Et quand tout sera passé, ce sera comme à travers un voile, et cette petite lumière, qui t’aura cherché à travers tant de miroirs, verra enfin la lumière de tes yeux.

spontané: Pare-toi pour cette fête 205

Institution

Le soir venu, Jésus se mit à table avec les douze. Pendant le repas, il prit du pain et, après avoir rendu grâces, il le rompit et le leur donna en disant : “Prenez, mangez, ceci est mon corps.” Ayant aussi pris la coupe et rendu grâces, il la leur donna en disant : “Buvez-en tous, car ceci est mon sang, le sang de l’alliance qui est répandu pour la multitude, pour le pardon des péchés. Je vous le dis, désormais, je ne boirai plus de ce fruit de la vigne jusqu’au jour où je le boirai, nouveau, avec vous, dans le Royaume de mon Père.”

Prière de communion et d’intercession

Père invités à ta Sainte cène, nous faisons mémoire des paroles et des gestes de Jésus-Christ, de sa mort, de sa résurrection, et dans la confiance nous te présentons notre monde. Nous te prions pour tous ceux que tu nous mets en mémoire.

Seigneur nous te prions pour que notre monde vive ces paroles

que tu nous as laissées.
Nous te remettons tous ceux que tu confies à notre prière,

Et particulièrement ceux qui ne trouvent pas la joie,

Ceux qui ne sont pas en paix,

Ceux qui ne vivent pas la grâce,

Parce que parfois l’épreuve est trop lourde,

La ténèbre trop épaisse

L’espérance trop lointaine.

Seigneur nous voici devant toi Les mains ouvertes, pour que tu nous donnes ta joie, ta grâce et ta paix.
Et si, d’une manière ou d’une autre,

Nous pouvons être des messagers de tes commandements

Et les répandre autour de nous,Montre-nous le chemin, Ouvre nos yeux, éveille notre imagination.

 

Que ta volonté soit faite.

Notre Père ( debout)

spontané: Pare-toi pour cette fête 205

Formation du cercle

Invitation

Fraction

Le pain que nous rompons est communion au corps du Christ

Cette coupe de bénédiction pour laquelle nous rendons grâce est communion au sang du Christ, le sang de l’alliance nouvelle, ce sang précieux qui veut dire la vie, celle qui circule entre nous qui devenons par notre communion prophètes de la réconciliation

Formation du cercle

Distribution

Communion

Cantique 150 : A toi la gloire.

Exhortation et bénédiction

Soyez en paix entre vous. Soutenez les faibles, Soyez patients envers tous. Soyez toujours joyeux. Priez sans cesse. Rendez grâces en toutes choses, car c’est à votre égard la volonté de Dieu en Jésus-Christ.

Que le Seigneur vous bénisse et vous garde, qu’il tourne son visage vers vous et vous donne la paix

AMEN

Spontané :

Orgue

Le culte entier du 22 février 2026

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