LE TEXTE DE LA PRÉDICATION
LECTURES :
Luc 4.16-21
16 Il vint à Nazareth, où il avait été élevé, et il se rendit à la synagogue, selon sa coutume, le jour du sabbat. Il se leva pour faire la lecture, 17et on lui remit le livre du prophète Esaïe. Il déroula le livre et trouva le passage où il était écrit :
18 L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a conféré l’onction pour annoncer la bonne nouvelle aux pauvres ;
il m’a envoyé pour proclamer aux captifs la délivrance, et aux aveugles le retour à la vue, pour renvoyer libres les opprimés,
19 pour proclamer une année d’accueil de la part du Seigneur.
20 Puis il roula le livre, le rendit au servant et s’assit. Les yeux de tous, dans la synagogue, étaient fixés sur lui. 21Alors il se mit à leur dire : Aujourd’hui cette Ecriture, que vous venez d’entendre, est accomplie [ EST ACCOMPLIE DANS VOS OREILLES]
22 Tous lui rendaient témoignage, étonnés des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche ; ils disaient : N’est-ce pas le fils de Joseph ? 23 Il leur dit : Certainement, vous me citerez ce proverbe : Médecin, guéris-toi toi-même ; tout ce qui s’est produit à Capharnaüm, selon ce que nous avons appris, fais-le aussi ici, dans ton pays ! 24Il leur dit encore : Amen, je vous le dis, aucun prophète n’est bien accueilli dans son pays. 25 En vérité, je vous le dis, il y avait beaucoup de veuves en Israël aux jours d’Elie, lorsque le ciel fut fermé trois ans et six mois et qu’il y eut une grande famine sur tout le pays ; 26 et cependant Elie ne fut envoyé vers aucune d’elles, mais vers une veuve de Sarepta, dans le pays de Sidon. 27 Il y avait aussi beaucoup de lépreux en Israël au temps du prophète Elisée ; et cependant aucun d’eux ne fut purifié, mais Naaman le Syrien. 28 Lorsqu’ils entendirent cela, tous, dans la synagogue, furent remplis de fureur. 29 Ils se levèrent, le chassèrent hors de la ville et le menèrent jusqu’à un escarpement de la montagne sur laquelle leur ville était construite, afin de le précipiter en bas. 30Mais lui passa au milieu d’eux et s’en alla.
PRÉDICATION
« Le déroulement de la bonne nouvelle »
» Il me semble que j’essaie de vous dire un rêve – que je fais un vain effort, parce que nulle relation d’un rêve ne peut communiquer la sensation du rêve, ce mélange d’absurdité, de surprise, de confusion, dans un effort frémissant de révolte, cette notion qu’on est prisonnier de l’incroyable, qui est de l’essence même du rêve… »
C’est ainsi que s’exprime Marlow, le narrateur d’ AU COEUR DES TENEBRES, une nouvelle de Joseph Conrad.
Le prédicateur, qu’il soit de Nazareth ou d’ailleurs, est ainsi, il essaie de raconter non pas exactement son rêve mais son rêve du rêve de Dieu dont il croit qu’il a été traversé – un moment. Alors il hésite, se fraye un chemin au milieu de fragments plus ou moins opaques,, qui ont tendance à se refermer dans l’oubli, mais qu’il tente , désespérément, de relier.
« Je suis au milieu de mon peuple » dit une femme de Shounem, dans la Bible. Comme Jésus à Nazareth, dans sa ville, son clan.
Certains d’entre nous, ce matin, peuvent aussi se sentir au milieu de leur peuple. C’est important de savoir où l’on est et avec qui l’on est. Avant de dire ou d’entendre quelque chose.
(silence)
Qu’avons nous envie d’entendre ? Par exemple, qu’avons-nous envie d’entendre, quand nous nous décidons d’aller au culte ? Par exemple, dans un frêle matin du mois de février. Au milieu de tout ce bruit. Le monde était à l’origine était relativement silencieux et puis voilà que l’humain l’a rendu bruyant. Après avoir effacé la nuit avec ses lampes, et il a installé des hauts parleurs qui jacassent, crient éructent 24H7.
Alors qu’avons-nous envie d’entendre?
Je ne sais pas moi. Je pense, quant à moi, que j’aurais envie d’entendre quelque chose qui me conforte, c’est-à-dire me conforte dans ce que je fais, ce que je veux faire, je crois, je veux croire.. Oui je sais que ce n’est pas très politiquement correct d’avouer ça mais oui, si j’étais au milieu de mon peuple à Nazareth et qu’un prédicateur d’avance et déroule son discours, j’aimerais entendre quelque chose qui d’une certaine manière, me rassure.
J’aurais envie d’entendre quelque chose qui ,dans le trajet de retour de la synagogue ou du temple à chez moi me fait dire qu’au fond, tout va bien.
C’est en général ce sur quoi un prédicateur est jugé au final: est-ce qu’il exprime bien ce que les gens, ou l’institution ont envie d’entendre? Et ça peut être bien. Mais bien entendu, il y a des limites. La limite étant ici que si Jésus s’était contenté de dire ce qu’il devait dire du point de vue de son peuple ou de l’institution, personne n’en aurait jamais entendu parler.
Il y a donc ce qu’on a envie d’entendre, et puis, c’est assez différent, il y a ce qu’on a besoin d’entendre. Parfois, cela correspond, parfois non.
J’ai piqué cette phrase quelque part : « je suis assez vieux désormais pour me permettre de vous raconter des anecdotes… » . Allons-y ! Je me suis souviens d’une dame, dans la paroisse de Charenton où je suis resté 6 ans. Je me souviens qu’elle était là dans mes débuts dans cette église. Une église qui avait un peu souffert avant et il y avait encore peu de monde mais elle était déjà là. Cette dame, que son éducation dans une église protestante africaine lui faisait trouver normal, voire requis d’aller au culte. Une dame qui le jour de la fête de mon départ – on ne s’était jamais trop parlé entre temps- elle ne m’avait jamais sollicité, son truc à elle, c’était le culte, tous les dimanches- mais ce jour-là à elle m’a dit » Bon, Monsieur le Pasteur, je vais vous dire quelque chose, je viens depuis 6 ans régulièrement, et pendant 5 ans, je vous avoue que je ne comprenais rien à ce que vous disiez…pourtant, je revenais. Mais depuis un an, j’ai compris, j’ai compris que les cultes exprimaient ce que j’avais besoin d’entendre, même si a priori, je n’avais pas envie d’entendre des choses que je ne comprenais pas, que je comprends désormais, en fait tout ce que vous racontez est simple, mais ce n’est pas ce à quoi je m’attendais, ce n’était pas ce que j’attendais. » Je vous avoue maintenant que j’avais personnellement besoin d’entendre ça. La narration de cette anecdote peut sembler prétentieuse, mais pas du tout, elle illustre simplement le cœur de notre métier, à nous les pasteurs et à tous ceux et toutes celles qui veulent annoncer la bonne nouvelle, d’une façon ou d’une autre. Elle illustre l’inlassable travail de la Parole, qui se fraye un chemin, avec ou malgré, le messager offuciel.
Le récit d’aujourd’hui, bien connu, serait l’étalon du modèle de l’annonce de l’évangile. La première prédication de Jésus, à Nazareth. Modèle adressée aux premiers croyants au Christ, lisant, ou étudiant cet évangile de Luc dans leurs assemblées toute fraichement créées.
Dans vos oreilles, dans votre écoute, dans votre entendement – ce beau mot qui réunit « entendre » et « comprendre », mais nous allons garder la traduction littérale qui dit que c’est dans vos oreilles que cette Écriture s’est accomplie. Jésus dit cela à cette assemblée qui le connait certes mais qui va avoir du mal à le reconnaître et qui le fixe de tous ses yeux, dit le récit.
Dans vos oreilles, cette Écriture s’est accomplie, dit ce prédicateur dans cette synagogue de Nazareth.
Cette vieille Écriture d’Esaie – cette vieille prophétie, que Jésus a trouvé dans le rouleau, et qu’il relit à sa façon, qu’il interrompt juste avant que le texte se mette à parler de « vengeance du seigneur » . Jésus met à jour cette vieille prophétie qui évoque un nouveau Roi qui va annoncer la bonne nouvelle de la délivrance à tous ceux qui en ont besoin: les pauvres, les prisonniers, les aveugles, les opprimés, cette vieille écriture, mise à jour, s’est parfaitement accomplie dans vos oreilles.
Qu’est ce que ça peut bien vouloir dire ?
Prenons un exemple : Prenons deux personnes, un peu abstraites. Je vais d’ailleurs les appeler : «Stitpule», et «Chouchin » , je suis désolé mais cela évitera d’utiliser de vrais prénoms qui pourraient être propriété d’une personne ici présente.
Stipule et Chouchin vont nous aider à saisir ce qui se passe, ce jour là du sabbat, à Nazareth.
Stipule dit un jour dit à Chouchin:
« Je t’aime ». Allons bon !
Aussi Chouchin entend ça et forcément fait une expérience, l’expérience que cette phrase de trois mots, la plus banale du monde je-t-aime, fait l’expérience de la transformation de ces trois mots en réalité . Chouchin vit l’expérience de l’accomplissement de ces 3 mots dans ses oreilles.
Mais attention, ce n’est pas forcément une bonne expérience pour l’un comme pour l’autre.
Aussi Chouchinpeut avoir entendu cette parole s’accomplir dans ses oreilles, peut sentir la réalité de l’amour de Stipule mais peut, aussi: ne pas en vouloir de cet amour présumé.
Ou ne pas pouvoir recevoir cet amour, parce que Chouchin serait occupé.e, ailleurs.
Et pour citer de nouveau Joseph Conrad: « La vie ne nous connaît pas et nous ne connaissons pas la vie – nous ne connaissons même pas nos propres pensées. La moitié des mots dont nous nous servons n’ont aucun sens, et de l’autre moitié chaque homme comprend chaque mot à la façon de sa folie et de sa vanité. »
Chouchin peut, aussi ne pas du tout avoir de l’amour, à donner en retour. Peut-être que Chouchin ne connait même pas vraiment Stipule . Qui est Stipule en fait?
Mais cette parole s’est tout de même accomplie. Elle a accompli ce qu’on appelle sa performance. Aussi Chouchin n’est plus, ne sera plus jamais dans l’état où il était quand il n’avait pas encore entendu les trois mots de Stipule.
Mais cela peut être aussi une très bonne expérience pour Aussi Chouchin n si ces 3 mots étaient attendus, espérés, depuis si longtemps … qu’enfin ces trois mots puissent franchir la membrane de ses tympans pour aller s’accomplir directement dans son cœur.
Mais hélas peut-être que Chouchin avait mal compris ce que lui avait dit Stipule, qui lui aurait peut-être non pas déclaré un amour mais lui aurait simplement dit son amitié, peut-être que Stipule avait envie de sortir du brouillard du copinage pour dire quelque chose de plus particulier. Ce qui va entrainer évidemment de l’incompréhension et de la déception.
Mais Chouchin peut aussi devenir sourd a posteriori, peut en fait « n’avoir jamais entendu » ce que lui avait dit Stipule. Prétendre que, agir comme si, rien ne s’est jamais accompli dans ses oreilles. Chouchin n’aurait pas eu envie d’entendre cela et donc va décider de ne l’avoir jamais entendu, jusqu’à peut-être gommer l’existence de Stipule.
A Nazareth, quand Jésus s’assoit, et qu’il leur dit « aujourd’hui cette écriture s’est accomplie dans votre écoute, dans vos oreilles », il n’est pas sur que quoi que ce soit ait pu s’accomplir. Certes, d’abord les gens semblent contents, mais quand Jésus fait son commentaire,l’audience commence par s’étonner, se poser des questions et puis va se remplit de fureur.
Luc est un écrivain subtil. Il dit : « les yeux de tous, dans la synagogue étaient fixés sur lui ». Il suggère que c’étaient leurs yeux qui étaient fixés sur lui, et pas leurs oreilles, et la suite du récit le démontrera puisqu’ils voudront jusqu’à tuer Jésus, qui était l’un des leurs, je le rappelle. Dans une grande cacophonie – déjà, tant de bruit !
Les gens veulent le jeter du haut d’un escarpement d’une montagne, d’une colline, qui n’existe d’ailleurs pas. Bon, Luc est un écrivain, il avait besoin d’un escarpement sur une hauteur et il la créé. De toutes façons Jésus à la fin « passe à travers eux » dit le récit, et s’en va, comme si de rien n’était, comme si tout cela n’avait été qu’un rêve pénible.
Voici donc le cas, cruel, qui indique comment l’écriture peut ne pas s’accomplir.
Ils regardent Jésus, mais ils ne l’entendent pas. Ils voient Jésus, mais ils ne lui offrent pas leur écoute. Ils n’ouvrent pas leurs oreilles. Ils ne laissent pas ces quelques mots, ces vieux mots, passer de leurs oreilles à leurs cœurs.
Cette Écriture s’est accomplie dans vos oreilles, mais ils n’ont pas d’oreilles.
Il avaient envie d’entendre quelque chose, et ce n’est pas cette chose qui a été dite, alors ils deviennent sourds non pas à ce qu’ils entendent, mais à ce qu’ils ont entendus. Une surdité après coup,
Voilà donc comment ce fameux Chouchin n’aurait pas entendu pas ce que Stipule vient de lui dire, et voilà donc comment ces mots ne s’accomplissent pas dans ses oreilles. Et voilà Stipule dans sa solitude.
Voilà donc comment le message du Christ ne s’accomplit pas pour tous ceux et celles qui n’ont pas eu envie de l’entendre. Voilà donc pourquoi le chemin semble encore long pour que la bonne nouvelle soit annoncée aux pauvres , aux captifs, aux aveugles, aux opprimés, voilà pourquoi le chemin est long pour l’espoir naisse , et qu’il s’accomplisse en délivrances.
Il est là, le secret, le mystère de Dieu.
Ce n’est pas un Dieu intrusif, pas un Dieu qui force les portes, qui casse les oreilles, même si certains s’en prétendent devenir ses haut parleurs.
C’est le Dieu dont la parole ne s’accomplit que si nous lui ouvrons notre écoute, nos oreilles, notre cœur, le besoin de notre coeur. C’est tellement simple.
Il est là, le secret, le mystère, de ce Dieu, de cet espoir de délivrance, dont on peut se demander toujours en vain, s’ils existent, ou s’ils n’existent pas.
Ce n’est pas le problème.
Ce Dieu, cette espérance ne commencent à exister que si quelqu’un ouvre ses oreilles une façon de parler, bien sûr.
Sans notre écoute, notre entendement, notre désir, notre consentement, ce Dieu, cette espérance, n’existent pas, et donc ne peuvent pas s’accomplir, malgré toute la force de cette première prédication de Jésus à Nazareth qui va se trouver confrontée à un mur de surdité.
Ce texte nous invite à rejoindre cette synagogue de Nazareth, à traverser l’espace et le temps, et à entendre Jésus, contrairement à toute cette assemblée qui n’a rien voulu entendre, à entendre, à ouvrir nos oreilles, tout simplement, pour ce qu’il ne reste pas seul, pour que ce qu’il dise devienne vrai, devienne chair.
Bien sûr, comme pour Chouchin cette parole peut être gênante, dérangeante comme peut l’être toute manifestation d’un amour surprenant, voire déplacé, bien sûr, il n’y aura pas forcément d’amour immédiat en retour.
Et peut être il faudra du temps pour entendre la qualité insurpassable de cette parole d’amour, ndu temps pour qu’elle s’accomplisse et vienne toucher notre cœur comme une évidence.
Le chrétien est celui qui fait exister l’amour de Dieu, en le laissant s’accomplir comme la réalisation d’un besoin de vérité profonde.
Et il devient celui qui va inviter ses contemporains non pas à croire en Dieu, mais juste à écouter, à ouvrir aussi leurs oreilles, leur entendement à la parole toujours proche de Dieu qui n’attend rien d’autre que notre choix pour s’accomplir, pour exister. AMEN.
TEXTES DE LA LITURGIE
ORGUE, par David Cassan
SALUTATION ANNONCE DE LA GRACE
Le Seigneur nous accueille tels que nous sommes, il inaugure pour nous cette journée importante, importante parce que c’est dimanche, et le dimanche c’est le 1er jour de la semaine, et ce premier jour nous le passons avec le Seigneur en faisant église, toutes générations associées, puisque c’est la journée de l’éducation biblique.
Rendons nous disponible, pour apprécier, et sentir, la présence de Dieu et de nos frères et de nos sœurs, et nous demandons à Dieu de venir parfaire cette disponibilité, cette ouverture, pour que la grâce de Dieu en nous devienne une évidence.
Bienvenue à tous, et aussi à ceux qui nous suivent par le web.
répons du temps de l’EDUCATION BIBLIQUE
LOUANGE
Eternel c’est toi qui est Dieu et il n’y a pas d’autre Dieu que toi,
Nous sommes le peuple dont tu es le berger, le troupeau que ta main conduit,
A Toi seul la gloire, dans l’Église pour le nom de Jésus-Christ Amen.
Psaume 25 strophes, 1,3,5
VOLONTÉ DE DIEU
Au titre de l’expression de la volonté de Dieu, nous pouvons entendre cette parole de Jésus relatée dans l’évangile selon Jean : Ce que je vous dis maintenant ne vient pas de moi, mais cela vient du Père qui m’a envoyé. 25J e vous ai dit ces choses pendant que je suis encore avec vous. 26Le Père enverra en mon nom l’Esprit Saint, celui qui doit vous aider. Il vous enseignera tout et il vous rappellera tout ce que je vous ai dit. 27 « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous la donne pas comme le monde la donne. Ne soyez pas inquiets et n’ayez pas peur.
répons du temps de l’EDUCATION BIBLIQUE
PRIÈRE DE CONVERSION (repentance)
La vie n’attend pas, Seigneur, elle nous fait signe à chaque instant,à chaque tournant et nous marchons souvent tête baissée sur nos soucis, sur nos replis. La vie n’attend pas, les autres sont là à chaque instant,à chaque tournant et nous sommes souvent mal-entendants, paresseux dans nos empressements. La vie n’attend pas, Seigneur, c’est toi qui nous attends! Toi qui nous cherches inlassablement, qui nous veux vivants à chaque instant, à chaque tournant. Ouvre en nous l’espace pour ton pardon, qui est toujours un commencement, et donne-nous de vivre de ta patience qui nous rend à la belle urgence d’aimer la vie » en la faisant passer de visage en visage, à chaque instant,
à chaque tournant !
Francine Carrillo
(pasteure, théologienne, écrivaine)
répons du temps de l’EDUCATION BIBLIQUE
PROCLAMATION DU PARDON
Quand les montagnes s éloigneraient, Quand les collines chancelleraient, Mon amour ne s’éloigne pas de toi, Et mon alliance de paix ne chancelle pas , Dit l’Eternel, qui a compassion de toi
[Esaie 54:10]
répons du temps de l’EDUCATION BIBLIQUE
CONFESSION DE FOI
Je crois en Dieu qui a créé le monde
Pour que nous le cultivions et en célébrions la beauté
Il est la source de notre vie.
Je crois en Dieu
Qui a remis son pouvoir à Jésus le Christ,
Le serviteur mort et ressuscité
Pour le pardon et la liberté des hommes. Il est le prix de notre vie.
Je crois en Dieu
Qui par son Esprit nous unit à son fils
Pour que nous combattions le mal
Et construisions une juste paix
répons du temps de l’EDUCATION BIBLIQUE
Doxologie : « Gloire à Dieu dans les cieux et sur la terre, et d’éternité en éternité ».
LECTURES :
Luc 4.16-21
16 Il vint à Nazareth, où il avait été élevé, et il se rendit à la synagogue, selon sa coutume, le jour du sabbat. Il se leva pour faire la lecture, 17et on lui remit le livre du prophète Esaïe. Il déroula le livre et trouva le passage où il était écrit :
18 L’Esprit du Seigneur est sur moi,
parce qu’il m’a conféré l’onction
pour annoncer la bonne nouvelle aux pauvres ;
il m’a envoyé
pour proclamer aux captifs la délivrance,
et aux aveugles le retour à la vue,
pour renvoyer libres les opprimés,
19 pour proclamer une année d’accueil de la part du Seigneur.
20 Puis il roula le livre, le rendit au servant et s’assit. Les yeux de tous, dans la synagogue, étaient fixés sur lui. 21Alors il se mit à leur dire : Aujourd’hui cette Ecriture, que vous venez d’entendre, est accomplie [ S’EST ACCOMPLIE DANS VOS OREILLES]
22 Tous lui rendaient témoignage, étonnés des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche ; ils disaient : N’est-ce pas le fils de Joseph ? 23 Il leur dit : Certainement, vous me citerez ce proverbe : Médecin, guéris-toi toi-même ; tout ce qui s’est produit à Capharnaüm, selon ce que nous avons appris, fais-le aussi ici, dans ton pays ! 24Il leur dit encore : Amen, je vous le dis, aucun prophète n’est bien accueilli dans son pays. 25 En vérité, je vous le dis, il y avait beaucoup de veuves en Israël aux jours d’Elie, lorsque le ciel fut fermé trois ans et six mois et qu’il y eut une grande famine sur tout le pays ; 26 et cependant Elie ne fut envoyé vers aucune d’elles, mais vers une veuve de Sarepta, dans le pays de Sidon. 27 Il y avait aussi beaucoup de lépreux en Israël au temps du prophète Elisée ; et cependant aucun d’eux ne fut purifié, mais Naaman le Syrien. 28 Lorsqu’ils entendirent cela, tous, dans la synagogue, furent remplis de fureur. 29 Ils se levèrent, le chassèrent hors de la ville et le menèrent jusqu’à un escarpement de la montagne sur laquelle leur ville était construite, afin de le précipiter en bas. 30Mais lui passa au milieu d’eux et s’en alla.
Psaume 133, strophes 1, 2
PRIÈRE D’ ILLUMINATION
Seigneur, tu es celui qui, en Jésus-Christ, a voulu être l’un d’entre nous, tu es celui qui incline son oreille vers nous et qui écoute intensément les voix qui montent de la terre. Tu es celui qui demande à être écouté car, inlassablement, tu parles aux hommes et aux femmes, par eux et au travers des événements de leur histoire.
ORGUE
ORGUE
Cantique 403 strophes 1, 3,4
Annonces et Collecte
PRIERE D’INTERCESSION (improvisée)
NOTRE PERE
ENVOI BENEDICTION
Le temps est venu pour chacun d’entre nous de poursuivre sa route.
Le psaume dit : Le Seigneur est mon berger. Rien ne manque. En lui j’ai mon repos et ma justice puisqu’il m’aime, Même au fort de l’obscurité, je ne crains rien.
Que la paix de Dieu soit avec vous
AMEN
répons du temps de l’EDUCATION BIBLIQUE
ORGUE
LA VIDÉO DU CULTE ENTIER
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